★ À maîtriser
📌 La gravité de l’embolie pulmonaire dépend de l’importance de l’obstruction artérielle pulmonaire et de son retentissement sur le cœur droit.
Compléments
Obstruction artérielle → surcharge du ventricule droit → choc
📌 L’embolie pulmonaire à haut risque associe une hypotension et des signes de choc, tandis que l’embolie pulmonaire sans hypotension est classée selon le sPESI et la présence d’une dysfonction cardiaque droite.
📌 L’insuffisance respiratoire aiguë est le mode de révélation le plus fréquent de l’EP grave et se manifeste par une détresse respiratoire brutale souvent discordante avec une auscultation pulmonaire, des gaz du sang ou une radiographie thoracique normaux.
Choc cardiogénique contre détresse respiratoire aiguë
★ À maîtriser
📌 Une hypotension prolongée de plus de 15 minutes est un signe de haut risque si la pression artérielle systolique est inférieure à 90 mmHg ou si elle baisse de plus de 40 mmHg, sans autre cause rythmique, hypovolémique ou septique.
Compléments
CHOC : froideur, hypotension, oligurie, marbrures
★ À maîtriser
📌 L’ECG n’est pas diagnostique de l’embolie pulmonaire, mais il doit être réalisé rapidement et peut montrer des signes de cœur pulmonaire aigu comme un bloc de branche droit, une déviation axiale droite ou un aspect S1Q3.
Compléments
📌 L’expansion volémique doit rester inférieure à 500 ml de cristalloïdes, car elle améliore la précharge du ventricule droit mais un remplissage excessif peut le distendre et altérer sa contractilité.
Oxygéner → remplir prudemment → vasopresser
★ À maîtriser
📌 L’anticoagulation curative doit être débutée dès que la suspicion d’EP est forte afin de prévenir l’extension du thrombus et les récidives.
📐 Formule — L’héparine non fractionnée est administrée à raison de en bolus puis en perfusion continue pour maintenir une activité anti-Xa entre et .
📌 La fibrinolyse intraveineuse est discutée en cas d’EP associée à un état de choc pour lyser le thrombus et restaurer la circulation artérielle pulmonaire, après recherche d’une contre-indication hémorragique.
Compléments
📌 L’héparinémie doit être contrôlée 4 à 6 heures après le début de la perfusion d’héparine ou après chaque changement de posologie.
★ À maîtriser
📌 En présence de signes de gravité, les scores de Genève et de Wells ne sont pas utilisés et les D-dimères n’ont pas de place, car la probabilité clinique est considérée comme forte.
📌 Chez un patient en choc ou hypotendu, l’angioscanner thoracique est réalisé s’il est immédiatement disponible et si le patient est transportable et stabilisé, sinon l’échographie cardiaque est l’alternative immédiate.
L’angioscanner thoracique est l’examen de confirmation de première intention chez le patient hémodynamiquement stable, et un résultat négatif permet d’éliminer l’EP, surtout dans les formes graves.
Chez un patient sans choc ni hypotension, une probabilité clinique non forte conduit au dosage des D-dimères, dont la négativité adaptée à l’âge après 50 ans écarte l’EP, tandis qu’un résultat positif ou une probabilité forte conduit à une imagerie.
Compléments
📌 L’échographie cardiaque peut exceptionnellement visualiser directement un thrombus dans les cavités droites ou le tronc pulmonaire, tandis que la dilatation des cavités droites, le septum paradoxal et l’hypertension pulmonaire sont des signes indirects non sensibles ni spécifiques.
Patient choqué : imagerie immédiate ; patient stable : probabilité puis D-dimères
★ À maîtriser
📌 Un patient sans choc présentant un sPESI supérieur ou égal à 1, une dilatation des cavités droites et une élévation d’un biomarqueur est classé à gravité intermédiaire haute et justifie une surveillance initiale en soins intensifs.
Compléments
📌 Une scintigraphie ventilation-perfusion normale écarte avec certitude l’EP, mais sa faible disponibilité et son inadaptation à l’urgence la rendent inutile dans l’EP à haut risque.
Dysfonction droite et biomarqueurs élevés → risque intermédiaire haut → soins intensifs
Examens selon la stabilité hémodynamique
| Situation | Examen privilégié | Interprétation |
|---|---|---|
| Choc ou hypotension, patient stable et scanner disponible | Angioscanner thoracique | Confirme l’EP ; un résultat positif justifie le traitement spécifique |
| Choc ou hypotension, scanner non disponible ou patient non transportable | Échographie cardiaque | Recherche une dysfonction du ventricule droit ou exceptionnellement un thrombus |
| Absence de choc ou d’hypotension, probabilité non forte | D-dimères | Un résultat négatif adapté à l’âge écarte l’EP |
| Absence de choc ou d’hypotension, D-dimères positifs ou probabilité forte | Angioscanner, scintigraphie ou échographie veineuse | Confirme selon les résultats et le contexte |
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1. Comment reconnaît-on une embolie pulmonaire à haut risque par rapport à une embolie sans hypotension ?
2. Que renseignent principalement la troponine et le BNP ou NT-proBNP dans l’embolie pulmonaire ?
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Qu'est-ce que l'embolie pulmonaire ?
Une obstruction totale ou partielle de l'artère pulmonaire ou de ses branches.
De quoi dépend la gravité de l'embolie pulmonaire ?
De l'importance de l'obstruction artérielle pulmonaire et de son retentissement sur le cœur droit.
Quelle est l'incidence annuelle de l'embolie pulmonaire aiguë ?
70 pour 100 000 habitants.
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