Qu’est-ce que l’entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) ?
Une pathologie inflammatoire du tube digestif.
Quelle est la prévalence de l’ECUN ?
De 3 à 5 %.
Quelle mortalité l’ECUN peut-elle atteindre avant 32 SA ?
De 15 à 40 %.
Quel diagnostic suspecter devant un trouble digestif significatif chez un enfant de moins de 1 500 g ?
Une ECUN.
À quoi résulte l’ECUN dans un intestin immature ?
À une réponse inflammatoire excessive à un déséquilibre du microbiote intestinal.
Quels facteurs favorisent l’ECUN ?
L’immaturité intestinale, certains traitements, des pratiques alimentaires, un déséquilibre du microbiote et des facteurs périnataux.
Quels laits faut-il éviter pour prévenir l’ECUN ?
Les laits à osmolalité supérieure à 400–450 mosm/l.
Quelle alimentation initiale est recommandée pour prévenir l’ECUN ?
Une alimentation trophique de 10 à 20 ml/kg par jour.
Quelle est la fréquence de l’ECUN chez l’enfant né à terme ?
0,06 à 0,07 pour 1 000 naissances.
Quelle cause est principalement liée à l’ECUN de l’enfant à terme ?
Une ischémie ou une hypoxie mésentérique.
Quelle maladie faut-il notamment éliminer devant une ECUN chez l’enfant à terme ?
La maladie de Hirschsprung.
Existe-t-il un consensus sur l’alimentation entérale lors d’un traitement du canal artériel ou d’une transfusion ?
Non, il n’existe pas de consensus recommandant son arrêt ou sa stabilisation.
Quelle est la présentation habituelle de l’ECUN ?
Elle se présente le plus souvent de façon aiguë.
Comment l’âge gestationnel influence-t-il l’âge de survenue de l’ECUN ?
L’âge de survenue est inversement proportionnel à l’âge gestationnel à la naissance.
Sur quels arguments repose le diagnostic d’ECUN ?
Sur des arguments cliniques, radiologiques et biologiques.
Dans quel contexte alimentaire survient plus de 90 % des cas d’ECUN ?
Chez des enfants recevant une alimentation entérale.
Quels éléments comprend l’évaluation clinique de l’ECUN ?
L’anamnèse et l’examen physique.
Quel élément alimentaire faut-il préciser dans le contexte clinique d’une ECUN ?
L’introduction de protéines de lait de vache.
Quelle évolution digestive récente faut-il rechercher lors de l’évaluation d’une ECUN ?
L’évolution récente d’une intolérance digestive.
Quels éléments généraux faut-il évaluer lors de l’examen clinique d’une ECUN ?
L’état général et les signes initiaux.
Quelles parties faut-il inspecter lors de l’examen clinique d’une ECUN ?
L’abdomen et les selles.
Quel aspect faut-il apprécier en plus de la palpation abdominale dans l’ECUN ?
L’état hémodynamique.
Quel examen est essentiel au diagnostic et au suivi radiologique de l’ECUN ?
L’abdomen sans préparation.
Quels signes radiologiques caractérisent les anses sentinelles de l’ECUN ?
Des anses dilatées et fixes.
Quel signe radiologique peut accompagner une perforation intestinale dans l’ECUN ?
Un pneumopéritoine.
Les anomalies biologiques sont-elles spécifiques de l’ECUN ?
Aucun signe biologique n’est spécifique de l’ECUN.
Quelles anomalies métaboliques peuvent accompagner l’ECUN ?
Une hyperglycémie ou des troubles ioniques.
Comment évolue la CRP au début de l’ECUN ?
Elle est souvent normale au tout début, puis augmente dans les heures et les jours suivants.
Que renseigne la persistance de l’élévation de la CRP dans l’ECUN ?
Elle renseigne sur l’intensité du syndrome inflammatoire.
Quand survient surtout la perforation intestinale spontanée chez les très grands prématurés ?
Durant les deux premières semaines de vie.
Quels médicaments favorisent la perforation intestinale spontanée chez les très grands prématurés ?
L’hémisuccinate d’hydrocortisone et les anti-inflammatoires non stéroïdiens associés.
Quelle caractéristique distingue la perforation intestinale spontanée de l’ECUN ?
Elle forme une atteinte localisée « à l’emporte-pièce », sans inflammation majeure.
Que prévoit le traitement médical urgent de l’ECUN dès les premiers symptômes ?
L’arrêt de l’alimentation entérale, une sonde nasogastrique en siphonage et une analgésie adaptée.
De quoi dépend le traitement médical de l’ECUN ?
De la gravité initiale et de l’évolution.
Quels soutiens le traitement médical de l’ECUN peut-il inclure ?
Une assistance ventilatoire et un soutien hémodynamique et hydro-électrolytique.
Quelles mesures préventives le traitement médical de l’ECUN peut-il inclure ?
La prévention des risques hémorragique et infectieux.
À quel stade d’ECUN l’équipe chirurgicale doit-elle être alertée ?
Dès que l’ECUN est considérée comme significative, au stade II ou supérieur.
Quand le traitement chirurgical est-il indiqué d’emblée ?
En cas de perforation avérée ou fortement suspectée.
Dans quelles situations une chirurgie peut-elle devenir nécessaire sans perforation suspectée ?
En l’absence d’amélioration malgré un traitement médical bien conduit ou en cas d’aggravation secondaire.
Quels sont les deux objectifs de la chirurgie intestinale ?
Enlever l’intestin nécrosé et contrôler l’infection intra-abdominale.
Quelle longueur intestinale la chirurgie cherche-t-elle à préserver ?
La plus grande longueur intestinale possible.
Qu’est-ce qui conduit à envisager une chirurgie pour une ECUN ?
Une évolution péjorative, notamment un stade II réfractaire au traitement médical complet ou un stade III.
Quand réaliser un lavement opaque après une ECUN de grade au moins égal à 2 ?
Six semaines après l’épisode initial.
Quand une sténose intestinale cicatricielle peut-elle se constituer après une ECUN ?
Deux à six semaines après l’épisode initial.
Quand la réalimentation est-elle généralement possible après une évolution favorable ?
Huit à dix jours après l’épisode initial.
Quel signe supplémentaire distingue le stade Ib du stade Ia de Bell ?
Des rectorragies.
Quels signes du stade Ia retrouve-t-on aussi au stade Ib de Bell ?
Les signes généraux, digestifs, biologiques et radiologiques du stade Ia.
De combien le risque de décès augmente-t-il chez le grand prématuré atteint d’ECUN ?
D’un facteur deux à dix, selon le degré de prématurité.
Quelles zones digestives l’ECUN touche-t-elle principalement chez le prématuré ?
L’iléon terminal et le côlon proximal.
Comment se présentent généralement les tableaux actuels d’ECUN ?
Ils sont plutôt tardifs et peuvent être fulminants.
Quelle était la temporalité habituelle des anciens tableaux d’ECUN ?
Ils apparaissaient volontiers précocement.
Quelle mesure hémodynamique prévient les facteurs liés à l’hypoxie-ischémie de l’ECUN ?
Un soutien hémodynamique efficace.
Quels moyens sont cités pour prévenir le déséquilibre de la flore intestinale lié à l’ECUN ?
Le lait maternel et les probiotiques.
Comment un canal artériel significatif peut-il affecter l’intestin ?
Il peut altérer la qualité du flux mésentérique.
Qu’a démontré la suspension de l’alimentation entérale pendant une transfusion contre l’ECUN ?
Aucune efficacité préventive.
Quel pronostic vital présente l’ECUN de l’enfant à terme par rapport au prématuré ?
Un meilleur pronostic vital.
Quels facteurs de risque sont associés à l’ECUN chez l’enfant à terme ?
Restriction de croissance intra-utérine, polyglobulie, anoxo-ischémie périnatale et cardiopathie cyanogène.
Dans quelle proportion des ECUN à terme aucun facteur de risque n’est-il retrouvé ?
Dans 40 % des cas.
Quel effet du retrait du cathéter artériel ombilical sur l’ECUN est démontré ?
Aucun effet préventif n’est démontré.
Que peut-on prédire au début de l’ECUN concernant l’inflammation digestive ?
Ni son évolution ni sa sévérité ne sont prévisibles.
Quelle conséquence l’imprévisibilité de l’inflammation digestive a-t-elle sur le pronostic de l’ECUN ?
Le pronostic vital et fonctionnel ne peut pas être prédit.
Pourquoi faut-il informer régulièrement les parents pendant l’évolution de l’ECUN ?
En raison de l’incertitude pronostique et de la gravité potentielle.
Quand faut-il évoquer avec les parents la possibilité de troubles digestifs liés à l’ECUN ?
Dès le début du séjour.
De quoi faut-il informer les parents dès le début du séjour en cas d’ECUN ?
De la possibilité de troubles digestifs plus ou moins sévères.
Chez un prématuré ayant une rectorragie, que peut évoquer du sang non mélangé aux selles ?
Une fissure anale.
Que désigne la pneumatose intestinale ?
La présence d’air dans la paroi intestinale, visible sous forme d’opacités linéaires fines.
Que désigne la pneumatose portale ?
La présence de gaz dans la circulation mésentérique, avec de l’air dans les veines portes.
Quel examen peut faciliter le diagnostic du pneumopéritoine en cas de perforation intestinale ?
Un cliché de profil.
Quelles anomalies l’échographie Doppler abdominale peut-elle repérer dans l’ECUN ?
Une pneumatose, un épanchement autour des anses ou un magma dense intestinal.
De quels facteurs dépend l’échographie Doppler abdominale dans l’ECUN, et son usage est-il universel ?
Elle dépend de l’opérateur et son usage n’est pas universel.
Quelle anomalie métabolique peut accompagner une nécrose intestinale étendue ?
Une hyperkaliémie ou une acidose métabolique.
Quelles anomalies hématologiques peuvent survenir dans l’ECUN ?
Une hyperleucocytose, une neutropénie ou une coagulation intravasculaire disséminée.
À quoi sert le suivi des anomalies biologiques dans l’ECUN ?
Il permet d’adapter le traitement symptomatique.
Quels risques le suivi biologique aide-t-il à limiter dans l’ECUN ?
Les complications infectieuses ou hémorragiques.
Quel signe digestif évoque le plus souvent une allergie aux protéines de lait de vache ?
Une rectorragie isolée.
Quel élément est essentiel au diagnostic d’allergie aux protéines de lait de vache ?
L’anamnèse.
Quel examen confirme de façon fiable l’allergie aux protéines de lait de vache ?
Aucun examen paraclinique fiable ne confirme le diagnostic.
Quelle complication intestinale l’aganglionose de Hirschsprung peut-elle provoquer chez le prématuré ?
Une occlusion intestinale.
Comment l’aganglionose de Hirschsprung peut-elle favoriser la survenue d’une ECUN ?
Elle peut provoquer un dysmicrobisme.
Quels traitements peuvent prévenir le risque hémorragique lors d’une ECUN ?
Une transfusion plaquettaire ou du plasma frais congelé.
Quel traitement peut prévenir le risque infectieux lors d’une ECUN ?
Une antibiothérapie adaptée.
Quel est le statut du consensus sur l’antibiothérapie empirique de l’ECUN ?
Il n’existe pas de consensus.
Quelle condition clinique permet de proposer une intervention chirurgicale chez l’enfant ?
L’état clinique de l’enfant doit être suffisamment stable.
Quand l’évolution est-elle plus compliquée après une résection intestinale ?
Lorsque la résection dépasse 20 cm ou comprend la valvule iléo-caecale.
Quelles sont les options chirurgicales indiquées pour cette affection ?
La ponction évacuatrice, le drainage péritonéal et la laparotomie avec stomie d’attente ou anastomose primaire après résection.
Quel rôle le drainage péritonéal peut-il avoir avant une chirurgie définitive ?
Il peut stabiliser l’enfant.
Quelle alternative proposer si l’état de l’enfant ne permet pas une laparotomie ?
Un drainage péritonéal sous surveillance stricte.
Quand faut-il rediscuter l’indication chirurgicale après un drainage péritonéal ?
Dès la stabilisation de l’enfant.
À quoi sert la stomie après une laparotomie pour ECUN ?
À attendre la cicatrisation et la croissance de l’enfant avant de rétablir la continuité intestinale.
Que faire du lavement opaque de contrôle si une occlusion récidive lors de la réalimentation ?
L’anticiper.
Quels signes généraux et digestifs caractérisent le stade Ia de Bell ?
Fatigue, bradycardies, apnées, instabilité thermique, résidus, vomissements et distension abdominale.
Quels résultats biologique et radiologique caractérisent le stade Ia de Bell ?
Le bilan biologique est normal et l’abdomen sans préparation est normal ou montre une simple dilatation des anses.
Comment l’alimentation entérale est-elle ajustée au stade Ia de Bell ?
Elle est prudemment augmentée, stabilisée ou suspendue selon l’évolution.
Quelle conduite thérapeutique est entreprise au stade Ib de Bell ?
La tolérance digestive est surveillée, l’alimentation entérale peut être suspendue, et un bilan infectieux avec antibiothérapie est entrepris.
Quand l’antibiothérapie du stade Ib de Bell est-elle arrêtée ?
Après 48 heures si le bilan est négatif, avec CRP normale et hémocultures négatives.
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1. Quelle définition décrit le mieux l’entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) ?
2. Dans une population de nouveau-nés dont le poids de naissance est inférieur à 1 000 g, quelle prévalence de l’ECUN peut être observée ?
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