QCM : Entérocolite ulcéro-nécrosante (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) ?

Une malformation congénitale du tube digestif, fréquente parmi les urgences néonatales
Une pathologie inflammatoire du tube digestif, fréquente parmi les urgences digestives néonatales
Une infection sanguine néonatale, fréquente parmi les urgences néonatales
Une pathologie respiratoire aiguë, fréquente parmi les urgences néonatales

Une pathologie inflammatoire du tube digestif, fréquente parmi les urgences digestives néonatales

Explication

L’ECUN est une pathologie inflammatoire du tube digestif et la plus fréquente des urgences digestives néonatales. La pathologie respiratoire déplace l’atteinte vers les poumons, la malformation la confond avec une anomalie congénitale, et l’infection sanguine situe l’atteinte hors du tube digestif.

2. Dans une population de nouveau-nés dont le poids de naissance est inférieur à 1 000 g, quelle prévalence de l’ECUN peut être observée ?

Environ 3 à 5 %
Environ 15 à 40 %
Environ 10 à 15 %
Environ 2 à 10 %

Environ 10 à 15 %

Explication

La prévalence peut atteindre 10 à 15 % chez les enfants de moins de 1 000 g à la naissance. La fourchette de 3 à 5 % correspond à la prévalence générale, 15 à 40 % à la mortalité rapportée pour certains grands prématurés, et 2 à 10 % au facteur multiplicatif du risque de décès.

3. Un nouveau-né atteint d’ECUN est né avant 32 semaines d’aménorrhée. Jusqu’à quelle fourchette la mortalité peut-elle atteindre dans ce groupe ?

Deux à dix fois la mortalité de référence
10 à 15 %
3 à 5 %
15 à 40 %

15 à 40 %

Explication

La mortalité de l’ECUN peut atteindre 15 à 40 % chez les enfants dont l’âge gestationnel à la naissance est inférieur à 32 SA. La fourchette de 3 à 5 % est la prévalence générale, celle de 10 à 15 % concerne les enfants de moins de 1 000 g, et le facteur deux à dix décrit une multiplication du risque de décès.

4. Un nouveau-né de 1 420 g présente un trouble digestif significatif. Quelle conduite de suspicion s’impose au regard du risque d’ECUN ?

Le considérer comme suspect d’ECUN jusqu’à preuve du contraire
Le considérer comme suspect seulement si son poids est inférieur à 1 000 g
Le considérer comme suspect seulement si son âge gestationnel est inférieur à 32 SA
Écarter la suspicion jusqu’à confirmation diagnostique

Le considérer comme suspect d’ECUN jusqu’à preuve du contraire

Explication

Un poids de naissance inférieur à 1 500 g associé à un trouble digestif significatif justifie de considérer l’enfant comme suspect d’ECUN jusqu’à preuve du contraire. Le seuil de 32 SA constitue un autre critère, la confirmation préalable n’est pas requise pour suspecter la maladie, et le seuil de 1 000 g concerne une prévalence accrue.

5. Chez un nouveau-né prématuré, un microbiote intestinal déséquilibré déclenche une réponse inflammatoire excessive. Quelle combinaison de caractéristiques intestinales contribue au mécanisme de l’ECUN ?

Une motilité désorganisée, une barrière muqueuse pleinement efficace et une vascularisation pleinement développée
Une motilité organisée, une barrière muqueuse partiellement inefficace et une vascularisation incomplètement développée
Une motilité désorganisée, une barrière muqueuse partiellement inefficace et une vascularisation incomplètement développée
Une motilité organisée, une barrière muqueuse pleinement efficace et une vascularisation incomplètement développée

Une motilité désorganisée, une barrière muqueuse partiellement inefficace et une vascularisation incomplètement développée

Explication

L’ECUN résulte d’une réponse inflammatoire excessive à un déséquilibre du microbiote dans un intestin immature, marqué par ces trois caractéristiques. Une barrière et une vascularisation pleinement développées inversent le profil d’immaturité, tandis qu’une motilité organisée ne correspond pas à la désorganisation décrite.

6. Lors de l’examen des expositions d’un prématuré, laquelle appartient aux facteurs favorisants médicamenteux de l’ECUN ?

Le lait maternel
La corticothérapie anténatale
L’hémisuccinate d’hydrocortisone
Le soutien hémodynamique

L’hémisuccinate d’hydrocortisone

Explication

L’hémisuccinate d’hydrocortisone figure parmi les médicaments favorisants l’ECUN. La corticothérapie anténatale est citée comme mesure préventive, tandis que le lait maternel et le soutien hémodynamique relèvent de mesures de prévention et non de facteurs médicamenteux favorisants.

7. Un prématuré stable commence une alimentation entérale préventive. Quel schéma initial et quelle progression correspondent aux mesures recommandées ?

Différer l’alimentation entérale, puis commencer à 10–20 ml/kg par jour après une attente fixe
Commencer à 10–20 ml/kg par jour, puis augmenter de 10–20 ml/kg chaque jour selon la tolérance
Commencer à 10–20 ml/kg par jour, puis augmenter de 30–40 ml/kg chaque jour selon la tolérance
Commencer à 30–40 ml/kg par jour, puis augmenter de 10–20 ml/kg chaque jour selon la tolérance

Commencer à 10–20 ml/kg par jour, puis augmenter de 10–20 ml/kg chaque jour selon la tolérance

Explication

La prévention prévoit une alimentation trophique initiale de 10–20 ml/kg par jour, suivie d’augmentations progressives de 10–20 ml/kg par jour selon la tolérance. Une hausse de 30–40 ml/kg accélère excessivement la progression, une ration initiale de 30–40 ml/kg dépasse la ration trophique, et l’attente fixe ne correspond pas au début dès que possible selon la stabilité individualisée.

8. Quelle est la fréquence de l’ECUN chez les enfants nés à terme ?

0,06 à 0,07 pour 1000 naissances
0,06 à 0,07 pour 100 naissances
0,6 à 0,7 pour 1000 naissances
6 à 7 pour 1000 naissances

0,06 à 0,07 pour 1000 naissances

Explication

Chez l’enfant né à terme, l’ECUN est exceptionnelle et sa fréquence est de 0,06 à 0,07 pour 1000 naissances. Les valeurs plus élevées surestiment sa fréquence ou modifient l’échelle indiquée.

9. Un nouveau-né à terme développe une ECUN pendant ses premiers jours de vie, avec une atteinte colique. Quel mécanisme est principalement associé à ce tableau ?

Une infection bactérienne primaire du côlon
Une obstruction mécanique de l’intestin
Une immaturité digestive liée à la prématurité
Une ischémie ou une hypoxie mésentérique

Une ischémie ou une hypoxie mésentérique

Explication

Chez l’enfant à terme, l’ECUN touche souvent le côlon, survient tôt et est principalement liée à une ischémie ou une hypoxie mésentérique. L’infection primaire, l’immaturité du prématuré et l’obstruction ne correspondent pas au mécanisme décrit.

10. Chez un enfant né à terme présentant une ECUN, quelle affection faut-il rechercher pour l’éliminer du diagnostic ?

Une aganglionose, notamment la maladie de Hirschsprung
Une cardiopathie cyanogène
Une hémorragie intraventriculaire
Une septicémie digestive

Une aganglionose, notamment la maladie de Hirschsprung

Explication

Devant une ECUN chez un enfant à terme, il faut éliminer une aganglionose, notamment la maladie de Hirschsprung. Une cardiopathie peut être un facteur de risque, tandis que la septicémie digestive et l’hémorragie intraventriculaire sont des complications possibles.

11. Un nouveau-né reçoit un traitement pour un canal artériel et doit être transfusé. Quelle conduite concernant son alimentation entérale est soutenue par les recommandations disponibles ?

La stabilisation des apports est consensuelle pendant la transfusion
L’arrêt de l’alimentation est recommandé pendant le traitement du canal
Aucune recommandation consensuelle ne préconise son arrêt ou sa stabilisation
La transfusion impose une suspension temporaire de l’alimentation

Aucune recommandation consensuelle ne préconise son arrêt ou sa stabilisation

Explication

Il n’existe pas de consensus recommandant l’arrêt ou la stabilisation de l’alimentation entérale dans ces situations. L’arrêt pendant le traitement du canal ou la transfusion et la stabilisation systématique ne sont donc pas des conduites consensuelles.

12. Deux nouveau-nés développent une ECUN aiguë : l’un est né à 28 semaines de gestation et l’autre à 34 semaines. Lequel devrait, selon la relation avec l’âge gestationnel, présenter l’ECUN à un âge postnatal plus élevé ?

Les deux au même âge postnatal
Celui dont le poids de naissance est le plus élevé
Celui né à 28 semaines
Celui né à 34 semaines

Celui né à 34 semaines

Explication

L’âge de survenue de l’ECUN est inversement proportionnel à l’âge gestationnel : un enfant né plus tardivement tend donc à développer l’affection à un âge postnatal plus élevé. L’option fondée sur un âge identique ignore cette relation, et le poids de naissance n’est pas le critère indiqué.

13. Sur quels types d’arguments repose le diagnostic d’ECUN ?

Des arguments radiologiques, pronostiques et génétiques
Des arguments cliniques, radiologiques et biologiques
Des arguments cliniques et biologiques
Des arguments cliniques, microbiologiques et génétiques

Des arguments cliniques, radiologiques et biologiques

Explication

Le diagnostic d’ECUN repose sur la combinaison d’arguments cliniques, radiologiques et biologiques. L’évaluation pronostique ou génétique ne remplace pas ces éléments, et les signes cliniques et biologiques seuls omettent l’imagerie.

14. Dans quelle situation alimentaire survient l’ECUN dans plus de 90 % des cas ?

Chez des enfants à jeun depuis plusieurs jours
Chez des enfants recevant une alimentation entérale
Chez des enfants recevant une alimentation parentérale
Chez des enfants après introduction de protéines de lait de vache

Chez des enfants recevant une alimentation entérale

Explication

Dans plus de 90 % des cas, l’ECUN survient chez des enfants recevant une alimentation entérale. L’alimentation parentérale, le jeûne et l’introduction de protéines de lait de vache ne correspondent pas à cette fréquence rapportée.

15. Un nouveau-né prématuré présente une suspicion d’ECUN après une aggravation de son intolérance digestive. Quelle démarche constitue l’évaluation clinique appropriée ?

Préciser l’introduction alimentaire et palper l’abdomen, sans examiner les selles ni l’état général
Inspecter l’abdomen et les selles, sans recueillir l’évolution digestive ni le contexte alimentaire
Préciser le contexte et l’évolution, puis examiner l’état général, l’abdomen, les selles et l’état hémodynamique
Recueillir l’anamnèse et évaluer l’état général, sans palper l’abdomen ni apprécier l’état hémodynamique

Préciser le contexte et l’évolution, puis examiner l’état général, l’abdomen, les selles et l’état hémodynamique

Explication

L’évaluation clinique associe l’anamnèse et l’examen physique, en précisant le contexte et l’évolution digestive et en évaluant l’état général, l’abdomen, les selles et l’état hémodynamique. L’inspection seule, l’absence de palpation ou l’omission de l’état général et des selles rendent l’évaluation incomplète.

16. Chez un nourrisson suspect d’ECUN, quel examen d’imagerie est essentiel à la fois au diagnostic et au suivi radiologique ?

Le bilan biologique
L’examen clinique abdominal
L’abdomen sans préparation
L’échographie abdominale

L’abdomen sans préparation

Explication

L’abdomen sans préparation est essentiel au diagnostic de l’ECUN et permet d’en suivre l’évolution radiologique. L’examen clinique et le bilan biologique ne sont pas l’examen radiologique indiqué, tandis que l’échographie n’est pas désignée comme essentielle ici.

17. Une radiographie abdominale montre des anses intestinales dilatées et fixes ainsi qu’un air dans les veines portes, sans signe de perforation. Quelle interprétation regroupe correctement ces signes ?

Des anses sentinelles et une pneumatose portale
Une pneumatose intestinale et un pneumopéritoine
Des anses sentinelles et un pneumopéritoine
Une répartition normale des opacités et une pneumatose intestinale

Des anses sentinelles et une pneumatose portale

Explication

Les anses dilatées et fixes sont des anses sentinelles, et l’air dans les veines portes correspond à une pneumatose portale. Le pneumopéritoine est associé à une perforation, tandis que l’air dans la paroi intestinale désigne la pneumatose intestinale.

18. Chez un nouveau-né évalué pour une ECUN, quelle interprétation des anomalies biologiques est la plus juste ?

Aucune anomalie biologique ne permet à elle seule de spécifier l’ECUN, mais plusieurs types de modifications peuvent être présents.
Une hyperglycémie constitue à elle seule un signe biologique spécifique de l’ECUN.
L’absence de signe biologique spécifique signifie qu’aucune anomalie biologique n’accompagne l’ECUN.
Les modifications inflammatoires constituent les seules anomalies biologiques possibles dans l’ECUN.

Aucune anomalie biologique ne permet à elle seule de spécifier l’ECUN, mais plusieurs types de modifications peuvent être présents.

Explication

Les anomalies biologiques de l’ECUN peuvent comprendre hyperglycémie, troubles ioniques et modifications hématologiques ou inflammatoires, sans qu’aucune soit spécifique. L’hyperglycémie prise isolément est une fausse spécificité, l’absence de spécificité ne signifie pas absence d’anomalies, et les anomalies possibles ne se limitent pas à l’inflammation.

19. Un nourrisson présentant une ECUN présumée a une CRP normale au début des symptômes, puis une élévation qui persiste les jours suivants. Quelle interprétation convient le mieux ?

La CRP normale au début écarte l’ECUN, car elle devrait être élevée dès les premiers symptômes.
La persistance d’une CRP élevée confirme spécifiquement l’ECUN, indépendamment du tableau clinique.
La CRP peut être normale au début, puis son élévation et sa persistance renseignent sur l’intensité inflammatoire.
La CRP initiale est le seul indicateur de l’intensité inflammatoire, quelle que soit son évolution.

La CRP peut être normale au début, puis son élévation et sa persistance renseignent sur l’intensité inflammatoire.

Explication

La CRP est souvent normale au tout début de l’ECUN, puis augmente dans les heures ou les jours suivants ; l’importance de son élévation et sa persistance renseignent sur l’intensité du syndrome inflammatoire. Une valeur initiale normale n’exclut donc pas l’ECUN, la valeur initiale ne suffit pas à apprécier l’évolution et la CRP n’est pas spécifique.

20. Un très grand prématuré, durant ses deux premières semaines de vie et après exposition à l’hémisuccinate d’hydrocortisone associé à un anti-inflammatoire non stéroïdien, présente une lésion iléale localisée « à l’emporte-pièce », sans inflammation majeure. Quel diagnostic différentiel correspond le mieux à ce tableau ?

Une perforation intestinale spontanée.
Une allergie aux protéines du lait de vache.
Une ECUN avec atteinte inflammatoire majeure.
Une aganglionose intestinale, ou maladie de Hirschsprung.

Une perforation intestinale spontanée.

Explication

La perforation intestinale spontanée survient surtout précocement chez les très grands prématurés et produit souvent une atteinte iléale localisée, sans inflammation majeure. Le tableau ne correspond pas à l’atteinte inflammatoire majeure de l’ECUN ; l’allergie est évoquée après introduction des protéines de lait, tandis que l’aganglionose peut favoriser occlusion et dysmicrobisme.

21. Après l’introduction de protéines de lait de vache, un nourrisson présente des troubles digestifs avec rectorragie isolée. Quel élément est le plus important pour évaluer une allergie aux protéines de lait de vache ?

L’anamnèse, car aucun examen paraclinique fiable ne confirme le diagnostic.
Un examen paraclinique fiable qui confirme à lui seul le diagnostic.
La mise en évidence d’une inflammation majeure caractéristique de l’ECUN.
La présence conjointe de plusieurs troubles digestifs plutôt que l’histoire alimentaire.

L’anamnèse, car aucun examen paraclinique fiable ne confirme le diagnostic.

Explication

Des troubles digestifs, souvent une rectorragie isolée après introduction des protéines de lait de vache, peuvent évoquer une allergie ; l’anamnèse est essentielle car aucun examen paraclinique fiable ne confirme le diagnostic. L’attente d’un test confirmatoire méconnaît cette limite, et ni la multiplicité des symptômes ni une inflammation majeure ne sont requises par cette unité.

22. Un prématuré présente les premiers symptômes d’une ECUN. Quelle conduite médicale urgente faut-il mettre en place ?

Réduire l’alimentation entérale, placer une sonde nasogastrique en aspiration et instaurer une analgésie adaptée
Arrêter l’alimentation entérale, placer une sonde nasogastrique en siphonage et instaurer une antibiothérapie empirique
Arrêter l’alimentation entérale, maintenir une sonde nasogastrique sans siphonage et instaurer une analgésie adaptée
Arrêter l’alimentation entérale, placer une sonde nasogastrique en siphonage et instaurer une analgésie adaptée

Arrêter l’alimentation entérale, placer une sonde nasogastrique en siphonage et instaurer une analgésie adaptée

Explication

La prise en charge urgente dès les premiers symptômes associe l’arrêt de l’alimentation entérale, le siphonage par sonde nasogastrique et une analgésie adaptée. La poursuite de l’alimentation, l’absence de siphonage ou le remplacement de l’analgésie par une antibiothérapie ne correspond pas à cette conduite initiale.

23. Chez un nourrisson atteint d’ECUN, l’état initial est grave et l’évolution s’aggrave. Quel principe doit guider l’adaptation du traitement médical ?

Adapter les soutiens respiratoire, hémodynamique et hydro-électrolytique ainsi que la prévention des risques hémorragique et infectieux
Adapter les soutiens respiratoire et nutritionnel, en écartant la prévention des risques hémorragique et infectieux
Maintenir un traitement fixe, sans tenir compte de la gravité initiale ni de l’évolution
Adapter le soutien hémodynamique et hydro-électrolytique, en réservant le soutien ventilatoire aux seuls risques infectieux

Adapter les soutiens respiratoire, hémodynamique et hydro-électrolytique ainsi que la prévention des risques hémorragique et infectieux

Explication

Le traitement médical dépend de la gravité initiale et de l’évolution; il peut comprendre une assistance ventilatoire, un soutien hémodynamique et hydro-électrolytique, et la prévention des risques hémorragique et infectieux. Se limiter aux mesures digestives, figer le traitement ou associer le soutien ventilatoire au risque infectieux confond les dimensions de cette prise en charge.

24. Une ECUN est classée au stade II chez un nourrisson. Quelle démarche concernant l’équipe chirurgicale convient ?

Alerter l’équipe chirurgicale et discuter la prise en charge au cas par cas
Attendre l’échec du traitement médical avant d’alerter l’équipe chirurgicale
Poursuivre la surveillance digestive sans alerter l’équipe chirurgicale
Alerter l’équipe chirurgicale et programmer d’emblée une intervention

Alerter l’équipe chirurgicale et discuter la prise en charge au cas par cas

Explication

Une ECUN significative, définie à partir du stade II, justifie d’alerter l’équipe chirurgicale; les modalités de prise en charge sont ensuite discutées au cas par cas. La surveillance digestive sans alerte correspond à la confusion avec les stades Ia et Ib, tandis que l’alerte ne signifie pas qu’une intervention est automatiquement décidée.

25. Un nourrisson atteint d’ECUN présente une perforation fortement suspectée. Quelle conduite chirurgicale est indiquée ?

Envisager le traitement chirurgical uniquement après une absence d’amélioration
Envisager le traitement chirurgical en raison de la forte suspicion de perforation
Écarter le traitement chirurgical tant qu’une aggravation secondaire n’est pas observée
Poursuivre le traitement médical jusqu’à confirmation certaine de la perforation

Envisager le traitement chirurgical en raison de la forte suspicion de perforation

Explication

Une perforation avérée ou fortement suspectée constitue une indication au traitement chirurgical; celui-ci peut aussi être nécessaire en cas d’absence d’amélioration ou d’aggravation secondaire. Exiger une confirmation certaine méconnaît le rôle de la forte suspicion, et les deux autres réponses négligent des indications reconnues.

26. Lors d’une chirurgie pour ECUN, quelle stratégie opératoire respecte les objectifs généraux de l’intervention ?

Préserver l’intestin nécrosé et contrôler l’infection intra-abdominale par une résection limitée aux tissus sains
Retirer l’intestin nécrosé et contrôler l’infection intra-abdominale en sacrifiant une longueur intestinale importante
Retirer une longueur intestinale maximale et laisser le contrôle de l’infection à la seule prise en charge médicale
Retirer l’intestin nécrosé, contrôler l’infection intra-abdominale et préserver autant d’intestin que possible

Retirer l’intestin nécrosé, contrôler l’infection intra-abdominale et préserver autant d’intestin que possible

Explication

La chirurgie vise à retirer l’intestin nécrosé et à contrôler l’infection intra-abdominale tout en préservant la plus grande longueur intestinale possible. Une résection étendue au détriment de l’intestin viable contredit cet objectif, tandis que préserver les tissus nécrosés ou omettre le contrôle de l’infection ne répond pas aux principes opératoires.

27. Un nourrisson au stade II reçoit un traitement médical complet, mais son état ne s’améliore pas. Quelle conduite faut-il envisager en fonction de son état clinique ?

Reprendre l’alimentation sans autre évaluation
Poursuivre le traitement médical sans réévaluation
Envisager une intervention chirurgicale
Proposer un drainage péritonéal malgré un état stable

Envisager une intervention chirurgicale

Explication

Une évolution péjorative, notamment un stade II qui ne s’améliore pas sous traitement médical complet, conduit à envisager une chirurgie selon l’état clinique. Poursuivre sans réévaluer méconnaît l’absence d’amélioration, tandis que la réalimentation et le drainage ne sont pas la conduite décrite dans cette situation.

28. Un enfant a présenté une ECUN de grade 2. À quel moment faut-il programmer le lavement opaque de contrôle pour rechercher une sténose cicatricielle ?

Huit à dix jours après l’épisode initial
Six semaines après l’épisode initial
Entre deux et six semaines après l’épisode initial
Douze semaines après l’épisode initial

Six semaines après l’épisode initial

Explication

Après une ECUN de grade supérieur ou égal à 2, le lavement opaque est réalisé six semaines après l’épisode initial pour rechercher une sténose cicatricielle. Le délai de deux à six semaines correspond à la période où la sténose peut se constituer, tandis que huit à dix jours concerne généralement la reprise de l’alimentation.

29. Après une évolution favorable, un nourrisson tolère bien la reprise alimentaire. Quelle conduite est adaptée avant le lavement de contrôle ?

Attendre six semaines avant toute reprise alimentaire, puis augmenter rapidement les apports
Reprendre après huit à dix jours, mais suspendre les apports dès que la ration augmente
Atteindre la ration complète avant huit jours, sans surveiller la tolérance digestive
Reprendre généralement l’alimentation après huit à dix jours, puis progresser jusqu’à la ration complète sous surveillance

Reprendre généralement l’alimentation après huit à dix jours, puis progresser jusqu’à la ration complète sous surveillance

Explication

Après une évolution favorable, la réalimentation est généralement possible huit à dix jours après l’épisode et peut atteindre la ration complète avant le lavement si la tolérance digestive est satisfaisante. Attendre le contrôle confond son calendrier avec celui de la reprise, et une progression sans surveillance ignore la tolérance digestive.

30. Un nouveau-né présente les mêmes signes généraux, digestifs, biologiques et radiologiques que ceux du stade Ia, avec des rectorragies. À quel stade de Bell correspond ce tableau ?

Au stade Ib
À un tableau non classable selon Bell
Au stade Ia
Au stade IIa

Au stade Ib

Explication

Le stade Ib reprend les signes du stade Ia et s’en distingue par la présence de rectorragies. Le stade Ia ne comporte pas cette distinction, et les rectorragies ne suffisent pas à classer le tableau au stade IIa.

31. Un nourrisson au stade Ib reçoit une antibiothérapie et son bilan infectieux est négatif après 48 heures, avec une CRP normale et des hémocultures négatives. Quelle conduite antibiotique convient ?

Maintenir l’antibiothérapie jusqu’à la reprise complète de l’alimentation
Arrêter l’antibiothérapie dès le premier résultat négatif
Arrêter l’antibiothérapie après 48 heures
Poursuivre l’antibiothérapie malgré le bilan négatif

Arrêter l’antibiothérapie après 48 heures

Explication

Au stade Ib, une antibiothérapie est entreprise puis arrêtée après 48 heures si le bilan est négatif, avec CRP normale et hémocultures négatives. L’arrêt immédiat escamote le délai prévu, tandis que prolonger le traitement malgré ces critères ne suit pas la conduite indiquée.

32. Chez un nouveau-né au stade IIa de l’ECUN, quelle combinaison caractérise les signes digestifs et radiologiques ?

Rectorragies, radiologie sans anomalie nouvelle et bruits intestinaux présents
Signes de péritonite, ascite et distension abdominale majeure
Absence de bruits intestinaux, distension des anses, iléus et pneumatose intestinale
Distension abdominale marquée, paroi inflammatoire et pneumatose portale

Absence de bruits intestinaux, distension des anses, iléus et pneumatose intestinale

Explication

Au stade IIa, les signes digestifs du stade Ib s’accompagnent d’une absence de bruits intestinaux, et l’imagerie révèle une distension des anses, un iléus et une pneumatose intestinale. La pneumatose portale relève du stade IIb, tandis que la péritonite et l’ascite évoquent le stade IIIa.

33. Un nourrisson atteint d’une ECUN de stade IIa présente un sepsis confirmé. Quelle conduite associe les mesures adaptées à ce stade ?

Suspendre l’alimentation, mettre une sonde en siphonage, surveiller toutes les 6 à 8 heures et administrer des antibiotiques adaptés pendant 7 à 10 jours
Maintenir l’alimentation, mettre une sonde en aspiration continue et réserver les antibiotiques aux signes radiologiques
Suspendre l’alimentation, mettre une sonde en siphonage, surveiller quotidiennement et administrer des antibiotiques pendant 48 heures
Suspendre l’alimentation, corriger la thrombopénie par des inotropes et attendre l’apparition d’une pneumatose portale

Suspendre l’alimentation, mettre une sonde en siphonage, surveiller toutes les 6 à 8 heures et administrer des antibiotiques adaptés pendant 7 à 10 jours

Explication

Au stade IIa, la prise en charge comprend le repos entéral, une sonde nasogastrique en siphonage, une surveillance clinique et radiologique toutes les 6 à 8 heures, l’alerte chirurgicale et l’évaluation de la douleur; si le sepsis est confirmé, les antibiotiques couvrent les germes gram positif, gram négatif et anaérobies pendant 7 à 10 jours. La durée de 48 heures correspond à un bilan infectieux négatif, et les inotropes ainsi que la correction de la thrombopénie concernent le soutien du stade IIb.

34. Chez un nourrisson dont l’ECUN est classée au stade IIIb, quel élément radiologique distingue ce stade du stade IIIa ?

La présence d’un iléus
La présence d’un pneumopéritoine
La présence d’une pneumatose portale
La présence d’une ascite

La présence d’un pneumopéritoine

Explication

Le stade IIIb conserve les signes cliniques et biologiques du stade IIIa, mais l’imagerie y met en évidence un pneumopéritoine. La pneumatose portale appartient aux signes radiologiques du stade IIb, et l’ascite est associée au stade IIIa.

35. L’imagerie d’un nourrisson atteint d’une ECUN de stade IIIb montre un pneumopéritoine. Quelle conduite s’impose ?

Organiser une chirurgie urgente
Envisager une chirurgie sans caractère urgent
Poursuivre la surveillance clinique et radiologique rapprochée
Attendre la persistance d’une pneumatose portale avant de décider

Organiser une chirurgie urgente

Explication

Au stade IIIb, le pneumopéritoine impose une chirurgie urgente. La surveillance rapprochée est une mesure du stade IIa, tandis qu’une chirurgie simplement envisagée ne répond pas à l’urgence créée par ce signe.

36. Un nourrisson atteint d’ECUN présente un météorisme abdominal compliqué d’une dégradation respiratoire. Quelle orientation médico-chirurgicale convient ?

Réaliser une résection de sténose, puis reprendre l’alimentation avec du lait maternel
Poursuivre le traitement médical et attendre la reprise du transit avant toute intervention
Maintenir le repos digestif et surveiller la tolérance sans envisager de chirurgie
Recourir à une chirurgie, par exemple un drainage péritonéal ou une stomie en zone saine

Recourir à une chirurgie, par exemple un drainage péritonéal ou une stomie en zone saine

Explication

Un météorisme abdominal compliqué d’une dégradation respiratoire ou d’une anurie constitue une indication chirurgicale, avec notamment un drainage péritonéal ou une stomie en zone saine. La résection de sténose concerne une complication secondaire, tandis que l’attente de la reprise du transit ne répond pas à la dégradation respiratoire.

37. Après une ECUN, un nourrisson présente une masse abdominale persistante sans reprise du transit. Quelle décision découle de cette situation ?

Indiquer une chirurgie urgente
Prévoir une résection de sténose après confirmation d’une sténose
Maintenir le traitement médical jusqu’à la normalisation de l’imagerie
Poursuivre une reprise surveillée de l’alimentation entérale

Indiquer une chirurgie urgente

Explication

Une masse abdominale sans reprise du transit fait partie des situations qui conduisent à une chirurgie urgente, tout comme la persistance d’un pneumopéritoine, de signes de péritonite, d’un syndrome infectieux ou d’une thrombopénie. La reprise alimentaire relève d’une stratégie après stabilisation, et la résection de sténose concerne une complication distincte.

38. Après une entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN), quel est l’état des recommandations concernant la reprise de l’alimentation ?

Elle suit un protocole uniforme de reprise.
Elle impose une préparation pour nourrissons.
Elle ne fait l’objet d’aucun consensus.
Elle privilégie les hydrolysats extensifs.

Elle ne fait l’objet d’aucun consensus.

Explication

Les modalités de reprise de l’alimentation après une ECUN ne font l’objet d’aucun consensus. Un protocole uniforme supposerait précisément un accord qui n’existe pas, et les préparations artificielles ou les hydrolysats ne constituent pas une règle générale de reprise.

39. Un nourrisson reprend l’alimentation après une ECUN et tolère encore moins qu’une ration complète. Quel lait et quel objectif de ration sont souhaitables au début de la reprise ?

Du lait maternel non fortifié avec 160 ml/kg dès le premier apport.
Du lait du lactarium jusqu’à 160 ml/kg par jour.
Du lait maternel non fortifié jusqu’à 160 ml/kg par jour.
Du lait maternel fortifié jusqu’à 160 ml/kg par jour.

Du lait maternel non fortifié jusqu’à 160 ml/kg par jour.

Explication

Il est souhaitable de reprendre avec du lait maternel non fortifié jusqu’à ce que l’enfant tolère la ration complète de 160 ml/kg par jour. Le lait fortifié modifie la recommandation, le lait du lactarium est proposé si la mère n’a pas de lait, et la ration complète est un objectif de tolérance plutôt qu’un apport initial.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Entérocolite ulcéro-nécrosante.

Qu’est-ce que l’entérocolite ulcéro-nécrosante (ECUN) ?

Une pathologie inflammatoire du tube digestif.

Quelle est la prévalence de l’ECUN ?

De 3 à 5 %.

Quelle mortalité l’ECUN peut-elle atteindre avant 32 SA ?

De 15 à 40 %.

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Consultez la fiche de révision complète sur Entérocolite ulcéro-nécrosante.

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