QCM : Traitements des cancers digestifs (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel trajet et quel enchaînement décrivent correctement le côlon dans le tube digestif ?

Il fait suite au rectum et se poursuit par l’intestin grêle ; il comprend le caecum, les côlons droit, transverse et gauche.
Il fait suite à l’intestin grêle et se poursuit par le rectum ; il comprend le caecum, les côlons droit, transverse et gauche, dont le sigmoïde.
Il fait suite à l’intestin grêle et se poursuit par le rectum ; il comprend le caecum, les côlons droit et transverse, sans côlon gauche.
Il fait suite à l’intestin grêle et se poursuit par le rectum ; il comprend le caecum, le côlon droit, le rectum et le canal anal.

Il fait suite à l’intestin grêle et se poursuit par le rectum ; il comprend le caecum, les côlons droit, transverse et gauche, dont le sigmoïde.

Explication

Le côlon suit l’intestin grêle et précède le rectum ; ses segments comprennent le caecum ainsi que les côlons droit, transverse et gauche, ce dernier incluant le sigmoïde. L’inversion du trajet place les organes dans le mauvais ordre, tandis que l’inclusion du rectum ou l’omission du côlon gauche déforme la succession anatomique.

2. Une tumeur est située dans la partie gauche du côlon transverse. Quel réseau vasculaire en assure la vascularisation ?

Les vaisseaux mésentériques inférieurs.
Les vaisseaux du drainage lymphatique colique.
Les vaisseaux mésentériques supérieurs.
Les vaisseaux mésentériques supérieurs et inférieurs à parts égales.

Les vaisseaux mésentériques inférieurs.

Explication

Les vaisseaux mésentériques inférieurs vascularisent la partie gauche du transverse, le côlon gauche et le sigmoïde. Le réseau supérieur dessert la partie droite du transverse et le côlon droit ; le drainage lymphatique est une fonction distincte.

3. Une personne passe de 50 à 70 ans. Selon l’évolution du risque colorectal décrite après 50 ans, comment celui-ci évolue-t-il sur ces deux décennies ?

Il est multiplié par deux.
Il est multiplié par quatre.
Il reste inchangé.
Il est multiplié par huit.

Il est multiplié par quatre.

Explication

Le risque double tous les dix ans après 50 ans : deux décennies correspondent donc à deux doublements, soit un facteur 2×2=42 \times 2 = 4. Un seul doublement correspondrait à dix ans, tandis qu’un rythme quinquennal ou un risque stable ne respecte pas la règle donnée.

4. Quel ensemble réunit des facteurs environnementaux mentionnés comme favorisant le cancer colorectal ?

Une alimentation riche en légumes et fibres, l’activité physique, l’alcool et le tabac.
Des antécédents familiaux, des polypes adénomateux, l’alcool et le tabac.
Un test de dépistage positif, une coloscopie, la sédentarité et l’alcool.
Une alimentation riche en viandes et graisses, un apport calorique élevé, la sédentarité, l’alcool et le tabac.

Une alimentation riche en viandes et graisses, un apport calorique élevé, la sédentarité, l’alcool et le tabac.

Explication

Les facteurs environnementaux favorisant cités sont l’alimentation riche en viandes et graisses, l’apport calorique élevé, la sédentarité, l’alcool et le tabac. Les légumes, les fibres et l’activité physique sont présentés comme protecteurs ; les antécédents et polypes relèvent d’autres facteurs de risque, et le test ainsi que la coloscopie sont liés au dépistage.

5. Que désigne le dépistage organisé par Hémoccult II dans la population à risque moyen ?

Un bilan génétique, proposé tous les deux ans aux personnes porteuses d’une pathologie inflammatoire digestive
Un test de recherche de sang occulte dans les selles, proposé tous les deux ans aux personnes asymptomatiques de 50 à 75 ans
Une imagerie abdominale, proposée tous les cinq ans aux personnes âgées de plus de 75 ans sans symptômes
Une coloscopie de surveillance, proposée chaque année aux personnes présentant des antécédents familiaux avant 60 ans

Un test de recherche de sang occulte dans les selles, proposé tous les deux ans aux personnes asymptomatiques de 50 à 75 ans

Explication

Le dépistage organisé consiste en un test Hémoccult II recherchant du sang occulte dans les selles, chez les personnes asymptomatiques à risque moyen âgées de 50 à 75 ans, à intervalle de deux ans. La coloscopie relève plutôt du dépistage individuel des personnes à risque élevé.

6. Quel nombre minimal de ganglions est recommandé pour l’examen anatomopathologique dans le bilan d’un cancer colorectal ?

Au moins 15 ganglions
Au moins 12 ganglions
Au moins 20 ganglions
Au moins 8 ganglions

Au moins 12 ganglions

Explication

L’examen d’au moins 12 ganglions est recommandé, et le nombre de ganglions examinés comme celui des ganglions envahis a une valeur pronostique. Un seuil de 15 ganglions n’est pas celui indiqué pour cette recommandation.

7. Quel est l’objectif principal du curage ganglionnaire réalisé lors de la chirurgie d’un cancer colorectal ?

Diminuer le risque de complications digestives en évitant une anastomose après résection
Retirer les ganglions drainant la région tumorale afin de compléter la résection oncologique
Préserver les ganglions régionaux afin d’éviter une perturbation du drainage lymphatique
Réduire la vascularisation de la tumeur afin de limiter les saignements opératoires

Retirer les ganglions drainant la région tumorale afin de compléter la résection oncologique

Explication

Le curage ganglionnaire consiste à retirer les ganglions drainant la région tumorale, en plus de la tumeur primitive et des marges de sécurité. La réduction de la vascularisation peut accompagner la section des vaisseaux, mais ce n’est pas l’objectif du curage ganglionnaire.

8. En présence de métastases colorectales résécables, quand la tumeur primitive et les métastases peuvent-elles être opérées par rapport à la chimiothérapie ?

En deux temps avant toute chimiothérapie, indépendamment des symptômes et des localisations.
En un ou deux temps selon les symptômes et les localisations, avec une chimiothérapie entre les interventions.
Après une chimiothérapie première, en opérant les métastases avant la tumeur primitive dans tous les cas.
En un temps après une chimiothérapie adjuvante administrée uniquement après toutes les résections.

En un ou deux temps selon les symptômes et les localisations, avec une chimiothérapie entre les interventions.

Explication

Les métastases résécables permettent de réséquer la tumeur primitive et les métastases en un ou deux temps, avec une chimiothérapie d’intervalle. L’ordre et le nombre d’interventions ne sont pas fixes : ils dépendent des symptômes et des localisations.

9. En quoi l’indication de chimiothérapie adjuvante diffère-t-elle entre un cancer colorectal de stade III et un cancer de stade II à haut risque ?

Au stade III avec atteinte ganglionnaire, une surveillance sans chimiothérapie est privilégiée ; au stade II à haut risque, un FOLFOX de six mois est indiqué.
Au stade III, une chimiothérapie par 5FU oral peut être proposée ; au stade II à haut risque, un FOLFOX de six mois est indiqué.
Au stade III comme au stade II à haut risque, un FOLFOX de six mois est indiqué selon la même recommandation.
Au stade III avec atteinte ganglionnaire, un FOLFOX de six mois est indiqué ; au stade II à haut risque, une chimiothérapie par 5FU oral peut être proposée.

Au stade III avec atteinte ganglionnaire, un FOLFOX de six mois est indiqué ; au stade II à haut risque, une chimiothérapie par 5FU oral peut être proposée.

Explication

Pour un stade III avec atteinte ganglionnaire, le traitement adjuvant recommandé est le FOLFOX intraveineux pendant six mois, tandis qu’au stade II à haut risque, le 5FU oral peut être proposé. L’option qui attribue le FOLFOX de six mois au stade II et le 5FU oral au stade III inverse les recommandations décrites.

10. Chez un patient atteint d’un cancer du rectum localement évolué ou avec envahissement ganglionnaire, quel effet est associé à la radiothérapie ou radiochimiothérapie préopératoire ?

Elle diminue le risque de rechute locorégionale, avec une toxicité possible et une légère hausse des complications postopératoires.
Elle améliore principalement le contrôle des métastases à distance, sans modifier les rechutes pelviennes.
Elle remplace la chirurgie et supprime le risque de complications liées à l’intervention.
Elle augmente le risque de rechute pelvienne tout en réduisant les complications postopératoires.

Elle diminue le risque de rechute locorégionale, avec une toxicité possible et une légère hausse des complications postopératoires.

Explication

Le traitement préopératoire réduit le risque de rechute locorégionale pelvienne chez ces patients, mais peut entraîner une toxicité et augmenter légèrement les complications après l’opération. Il ne vise pas principalement le contrôle des métastases à distance, qui constitue une autre dimension de la maladie.

11. Pourquoi peut-on envisager une chimiothérapie avec une thérapie ciblée dans le cancer colorectal métastatique, malgré un risque accru de toxicité ?

Parce que cette association permet de remplacer la chimiothérapie par une chirurgie.
Parce que cette association peut augmenter le taux de réponse et la survie.
Parce que cette association diminue le risque de rechute locorégionale pelvienne.
Parce que cette association réduit les effets toxiques de la chimiothérapie.

Parce que cette association peut augmenter le taux de réponse et la survie.

Explication

Les thérapies ciblées associées à la chimiothérapie peuvent améliorer le taux de réponse et la survie, même si la toxicité augmente aussi. Contrairement à l’idée que cette association diminue les effets indésirables, le traitement peut au contraire être plus toxique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Traitements des cancers digestifs.

Quelles fonctions le côlon assure-t-il ?

Il absorbe l’eau et les électrolytes et stocke les déchets alimentaires.

Combien de nouveaux cancers colorectaux étaient estimés en 2018 ?

43 000 nouveaux cas.

Après 50 ans, à quelle fréquence le risque de cancer colorectal double-t-il ?

Tous les 10 ans.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Traitements des cancers digestifs.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM