★ À maîtriser
Le côlon fait suite à l’intestin grêle et se poursuit par le rectum ; il comprend le caecum, le côlon droit, le côlon transverse et le côlon gauche, dont le sigmoïde.
Le côlon absorbe l’eau et les électrolytes et stocke les déchets alimentaires.
Les artères et veines mésentériques supérieures vascularisent le caecum, le côlon droit et la partie droite du côlon transverse ; les vaisseaux mésentériques inférieurs vascularisent la partie gauche du transverse, le côlon gauche et le sigmoïde.
📌 Le rectum comprend le haut, le moyen et le bas rectum, et la localisation de la tumeur parmi ces trois parties détermine le type d’intervention chirurgicale.
Compléments
Le côlon, ou gros intestin, est un tube de 1,20 à 1,50 m de long et de 3 à 8 cm de diamètre, situé autour de la cavité abdominale et de l’intestin grêle.
Les bactéries du côlon, qui représentent 99 % des bactéries de l’organisme, dégradent les protéines en acides aminés et les glucides par fermentation, ce qui forme des gaz.
Les artères mésentériques supérieure et inférieure naissent de l’aorte, et les ganglions drainant le côlon sont situés le long de ces vaisseaux.
📌 Lors d’une chirurgie du cancer du côlon, les ganglions drainant la partie tumorale doivent être retirés, ce qui nécessite de couper les vaisseaux à leur origine, près de l’aorte.
★ À maîtriser
En 2018, 43 000 nouveaux cancers colorectaux étaient estimés, représentant 20 % de l’ensemble des cancers ; 55 % survenaient chez l’homme, 60 % étaient coliques et 40 % rectaux.
Le cancer colorectal est rare avant 50 ans, avec moins de 6 % des cas, puis son risque double tous les 10 ans après cet âge.
La survie à cinq ans du cancer colorectal, tous stades confondus, est de 60 %.
Les facteurs favorisant le cancer colorectal mentionnés sont :
Compléments
Le cancer colorectal est le troisième cancer chez l’homme, derrière les cancers de la prostate et du poumon, et le deuxième chez la femme, derrière le cancer du sein.
L’incidence du cancer colorectal est forte en Amérique et en Europe du Nord, augmente fortement en Asie et est stabilisée en France depuis 1980, avec un déplacement du côlon gauche vers le côlon droit.
En France métropolitaine, 17 000 décès par cancer colorectal ont été recensés en 2012, dont 9 275 chez les hommes et 8 447 chez les femmes.
Les facteurs protecteurs mentionnés sont :
★ À maîtriser
📌 Le groupe à risque faible comprend la population de moins de 50 ans sans antécédent personnel ou familial colique, tandis que le groupe à risque moyen comprend la population de plus de 50 ans sans ces antécédents.
Le groupe à risque élevé comprend les personnes atteintes de pathologies inflammatoires digestives, notamment la rectocolite hémorragique davantage que la maladie de Crohn, celles ayant des antécédents personnels de polypes adénomateux ou de cancer colorectal et celles ayant un antécédent familial de cancer colorectal diagnostiqué avant 60 ans.
Un adénome est un polype précancéreux ; un tiers des personnes de plus de 65 ans ont des polypes, moins de 5 % des polypes adénomateux deviennent des cancers colorectaux et le risque augmente lorsque leur nombre dépasse trois ou leur taille dépasse 1 cm.
Le dépistage organisé par test Hémoccult II concerne les personnes asymptomatiques à risque moyen âgées de 50 à 75 ans, des deux sexes, et est réalisé tous les deux ans sur des selles fraîches à l’aide d’un papier imprégné d’un réactif à l’hémoglobine.
Le dépistage individuel du groupe à risque élevé repose sur une coloscopie à partir de 45 ans ou cinq ans avant l’âge du cas index, puis sur une surveillance à intervalles réguliers selon les résultats de l’examen précédent.
Le syndrome de Lynch, ou HNPCC, représente 1 à 5 % des cancers colorectaux et ses critères d’Amsterdam II comprennent au moins trois sujets atteints d’un cancer du spectre HNPCC, dont un apparenté au premier degré des deux autres, au moins deux générations successives concernées et au moins un cancer diagnostiqué avant 50 ans.
Compléments
Le groupe à risque très élevé représente 5 % et comprend les formes héréditaires de cancer colorectal, notamment la polypose adénomateuse familiale (PAF) et le syndrome HNPCC.
Le dépistage organisé par Hémoccult II diminue le risque de cancer colorectal de 18 % ; après un test positif, la coloscopie révèle une lésion néoplasique dans 40 % des cas, un cancer dans 10 % et un adénome dans 30 %.
📌 Une coloscopie est indiquée au moindre signe d’appel, notamment une modification du transit ou des rectorragies, et permet l’exérèse des adénomes.
Pour les personnes à risque très élevé en raison d’un HNPCC ou d’une PAF, le dépistage comprend une consultation d’oncogénétique et une coloscopie d’emblée, dont le rythme dépend notamment de l’âge et du bilan génétique.
Le spectre HNPCC comprend les cancers :
Une consultation d’oncogénétique est indiquée en cas de deux parents atteints d’un cancer du spectre HNPCC dont un avant 50 ans, d’antécédent personnel de cancer du spectre HNPCC ou de PAF, chez les malades de moins de 40 ans, ou en présence d’instabilité microsatellitaire chez un patient de moins de 70 ans, quel que soit l’âge s’il a un antécédent au premier degré d’un cancer du spectre HNPCC.
★ À maîtriser
Le cancer colorectal peut être révélé par un test positif de recherche de sang occulte dans les selles ou par des rectorragies, un méléna, une perturbation récente et persistante du transit, un syndrome rectal, des douleurs abdominales récentes inexpliquées, un amaigrissement inexpliqué, une anémie ferriprive sans cause ou des métastases hépatiques, pulmonaires ou péritonéales.
Le bilan d’extension comprend l’examen clinique, une échographie et une radiographie thoracique ou un scanner thoraco-abdomino-pelvien, une coloscopie avec biopsie et le dosage de l’ACE.
📌 La classification TNM est recommandée pour le cancer colorectal, et l’examen d’au moins 12 ganglions est recommandé ; le nombre de ganglions examinés et celui des ganglions envahis ont une valeur pronostique.
Compléments
📌 Une opacification radiologique est réservée aux situations d’occlusion aiguë, de coloscopie incomplète ou de problème de repérage ; elle peut utiliser un lavement aux hydrosolubles, un lavement baryté ou un coloscanner selon les cas et la disponibilité.
L’histologie et la biologie moléculaire identifient des cancers issus de populations cellulaires différentes, qui peuvent avoir des comportements évolutifs et des sensibilités aux traitements différents.
La classification TNM permet de déduire les stades de la maladie, qui sont corrélés au pronostic de survie et guident le choix des traitements.
★ À maîtriser
L’approche pluridisciplinaire associe :
Pour un cancer colorectal non métastatique, la chirurgie est le premier temps thérapeutique et le seul traitement curateur.
📌 La chirurgie du cancer colorectal doit retirer la tumeur primitive avec des marges de sécurité et réaliser un curage ganglionnaire.
📌 En l’absence de métastases, une résection première est indiquée, sauf si l’envahissement empêche une résection en bloc R0 de la tumeur et des organes ou structures envahis ; un traitement préopératoire peut alors être discuté pour rendre la lésion résécable.
Compléments
Les traitements médicaux mentionnés comprennent :
La radiothérapie peut être :
Pour la résection du cancer, une marge distale et une marge proximale d’au moins 5 cm sont indiquées, ainsi que l’ablation du mésorectum.
La résection par cœlioscopie est recommandée pour le traitement chirurgical du cancer colorectal.
📌 En cas de doute sur des métastases hépatiques, une échographie peropératoire est recommandée.
★ À maîtriser
📌 En cas de cancer colorectal métastatique non résécable, le cancer primitif n’est pas traité sauf en cas de tumeur hémorragique, de syndrome occlusif ou de perforation, situations où une chimiothérapie première est discutée.
📌 En cas de métastases résécables, la tumeur primitive et les métastases sont réséquées en un ou deux temps selon les symptômes et les localisations, avec une chimiothérapie d’intervalle.
Compléments
Le cancer du côlon droit est traité par hémicolectomie droite avec anastomose iléo-transverse.
Le cancer du sigmoïde ou du côlon gauche est traité par colectomie segmentaire ou hémicolectomie gauche avec anastomose colorectale.
Le cancer de la jonction recto-sigmoïdienne est traité par résection recto-sigmoïdienne avec anastomose colorectale.
La résection colique emporte une partie importante du côlon en raison de l’interruption de sa vascularisation, ce qui explique que le chirurgien retire tout le côlon sigmoïde plutôt que la seule zone tumorale.
★ À maîtriser
La chimiothérapie adjuvante du cancer colorectal vise à détruire d’éventuelles micrométastases et à diminuer le risque de rechute métastatique.
Les critères de haut risque comprennent : moins de 13 ganglions analysés, une tumeur T4, une occlusion, une perforation, un carcinome peu différencié, un envahissement lymphatique ou vasculaire péritumoral
📌 Une chimiothérapie adjuvante est indiquée pour les cancers colorectaux de stade III avec atteinte ganglionnaire au curage, sous forme de FOLFOX intraveineux pendant 6 mois, avec arrêt de l’oxaliplatine dès l’apparition d’une neuropathie.
Compléments
Le 5-fluorouracile (5FU) est la molécule de référence en chimiothérapie adjuvante du cancer colorectal, et la capécitabine orale (Xeloda) peut parfois le remplacer.
L’oxaliplatine peut être associée au 5FU en chimiothérapie adjuvante du cancer colorectal.
Pour les cancers colorectaux de stade III, les données rapportées indiquent 50 % de guérison par la chirurgie seule, 16 % supplémentaires par le 5FU et 7 % supplémentaires par l’ajout d’oxaliplatine, tandis que 27 % correspondent aux échecs de traitement.
Pour les cancers colorectaux de stade II, le gain de survie associé à la chimiothérapie est mineur et non significatif, notamment en raison d’un problème de puissance statistique.
📌 Pour les cancers colorectaux de stade II à haut risque, une chimiothérapie adjuvante par 5FU oral (Xeloda) peut être proposée en présence d’une perforation ou d’une occlusion, d’une tumeur T4, de moins de 10 ganglions examinés, d’une différenciation défavorable ou d’une invasion lymphatique, vasculaire ou nerveuse, notamment chez un sujet jeune.
★ À maîtriser
Les cancers rectaux T3 ou T4 et ceux avec envahissement ganglionnaire présentent un risque élevé de rechute locorégionale pelvienne.
Chez les patients atteints d’un cancer du rectum localement évolué ou avec envahissement ganglionnaire, la radiothérapie ou radiochimiothérapie préopératoire diminue le risque de rechute locorégionale, mais peut être toxique et augmenter légèrement les complications postopératoires.
Compléments
Après traitement du cancer colorectal, l’examen clinique est réalisé tous les 3 mois pendant 3 ans, puis tous les 6 mois pendant 2 ans.
Après traitement du cancer colorectal, une échographie abdominale ou un scanner abdomino-pelvien est réalisé tous les 3 à 6 mois pendant 3 ans, puis tous les 6 mois pendant 2 ans.
📌 Après traitement du cancer colorectal, si la coloscopie préopératoire était incomplète ou de mauvaise qualité, elle est répétée dans les 6 mois postopératoires, puis à 1 an, 3 ans et 5 ans si elle est normale ; si elle était complète et de bonne qualité, elle est répétée à 1 an, 3 ans et 5 ans si elle est normale.
★ À maîtriser
La chimiothérapie est le traitement majeur des cancers colorectaux métastatiques.
Associées à la chimiothérapie, les thérapies ciblées peuvent augmenter le taux de réponse et la survie, mais elles augmentent aussi la toxicité des traitements.
Compléments
📌 Chez un patient atteint d’un cancer colorectal métastatique, la chirurgie de la tumeur colique primitive est nécessaire en cas de risque occlusif à court terme afin d’éviter autant que possible une chirurgie urgente pendant la chimiothérapie ; la décision tient aussi compte du risque vital à court terme lié aux métastases.
Les drogues les plus employées sont :
Les protocoles comprennent :
Les bithérapies sont plus efficaces que les monothérapies dans le cancer colorectal métastatique, et le choix du traitement dépend de l’efficacité recherchée, notamment la survie globale ou la réponse objective, ainsi que du profil de tolérance.
Le bevacizumab (Avastin) est un antiangiogénique, tandis que le cetuximab (Erbitux) et le panitumumab (Vectibix) sont des anti-EGFR réservés aux tumeurs RAS sauvages.
La chirurgie des métastases colorectales s’adresse à des patients sélectionnés ayant peu de métastases accessibles à une résection complète, et les données rapportées indiquent environ 30 % de guérison après métastasectomie.
★ À maîtriser
📌 En cas de cancer de l’œsophage métastatique, la chirurgie n’est pas indiquée et la chimiothérapie constitue le traitement principal ; une radiochimiothérapie peut être discutée si le pronostic vital n’est pas engagé à court terme par les métastases ou pour maintenir l’alimentation orale.
Compléments
Le cancer épidermoïde de l’œsophage représente 5 % des cancers, est associé à l’intoxication alcoolo-tabagique et a un pronostic sombre avec une survie à 5 ans inférieure à 5 %.
Les symptômes comprennent :
Pour les cancers de l’œsophage localement évolués ou avec envahissement ganglionnaire, la survie est identique avec une radiochimiothérapie et avec la chirurgie.
📌 La radiochimiothérapie peut remplacer la chirurgie pour les lésions du tiers supérieur de l’œsophage, où la chirurgie est mutilante.
Œsophage localisé : chirurgie curatrice possible ; œsophage métastatique : pas de chirurgie.
★ À maîtriser
La chirurgie gastrique est le seul traitement curateur du cancer de l’estomac non métastatique.
Pour les cancers gastriques localement évolués, une chimiothérapie périopératoire est indiquée afin de diminuer le risque de rechute et d’augmenter la survie.
Les molécules utilisables comprennent :
Compléments
L’incidence des cancers de l’estomac diminue, sauf celle des adénocarcinomes du tiers inférieur de l’œsophage, et l’infection à Helicobacter pylori est un facteur de risque du cancer gastrique.
Les symptômes comprennent :
📌 Après une chirurgie gastrique réalisée d’emblée avec une résection limite, l’indication d’une radiochimiothérapie postopératoire est à discuter.
📌 Dans le cancer gastrique métastatique, une chirurgie de propreté peut être discutée pour permettre l’alimentation ou à visée hémostatique, mais ce geste lourd n’améliore pas la survie ; la jéjunostomie est une alternative nutritionnelle.
★ À maîtriser
Le cancer du pancréas présente une incidence en hausse, avec 12 500 nouveaux cas et 5 000 décès par an, un âge de survenue de 70 ans, une survie à 1 an de 20 % et une survie à 5 ans inférieure à 8 %.
La chirurgie est le seul traitement curateur du cancer du pancréas, mais une chirurgie complète n’est réalisable que dans 10 à 15 % des cas, même en l’absence de métastases, en raison notamment d’un envahissement artériel non résécable ou d’une carcinose péritonéale découverte pendant l’intervention.
Dans le cancer du pancréas métastatique ou inextirpable, la chimiothérapie a peu d’impact sur la survie, mais améliore la qualité de vie ; le FOLFIRINOX est proposé en première intention aux patients en bon état général et la gemcitabine aux patients fragiles.
Compléments
Les facteurs de risque discutés sont :
Les symptômes principaux sont :
La chimiothérapie adjuvante du cancer du pancréas peut utiliser FOLFIRINOX ou la gemcitabine, et une radiochimiothérapie adjuvante est parfois proposée après une résection incomplète.
Les techniques interventionnelles palliatives comprennent :
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1. Quel trajet et quel enchaînement décrivent correctement le côlon dans le tube digestif ?
2. Une tumeur est située dans la partie gauche du côlon transverse. Quel réseau vasculaire en assure la vascularisation ?
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Quelles fonctions le côlon assure-t-il ?
Il absorbe l’eau et les électrolytes et stocke les déchets alimentaires.
Combien de nouveaux cancers colorectaux étaient estimés en 2018 ?
43 000 nouveaux cas.
Après 50 ans, à quelle fréquence le risque de cancer colorectal double-t-il ?
Tous les 10 ans.
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