QCM : Corticoïdes et antalgiques opioïdes (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une personne retire rapidement sa main après avoir touché une surface très chaude, quel rôle la douleur aiguë a-t-elle joué ?

Un signal d’alarme qui favorise une réaction de protection
Une sensation sans fonction qui résulte d’un fonctionnement anormal
Une douleur persistante liée à une atteinte du système nerveux
Une lésion périphérique qui interrompt le message nerveux

Un signal d’alarme qui favorise une réaction de protection

Explication

La douleur aiguë déclenchée par un stimulus intense sert de signal d’alarme et permet à l’organisme de réagir pour se protéger. Une lésion nerveuse ou un fonctionnement anormal du système nerveux caractérise d’autres notions, et non le rôle de ce signal.

2. Quel trajet suit le message douloureux depuis son déclenchement jusqu’à sa transmission au cerveau ?

Terminaisons spécialisées, moelle épinière, nerfs périphériques, cerveau
Terminaisons spécialisées, nerfs périphériques, moelle épinière, cerveau
Nerfs périphériques, terminaisons spécialisées, cerveau, moelle épinière
Cerveau, nerfs périphériques, moelle épinière, terminaisons spécialisées

Terminaisons spécialisées, nerfs périphériques, moelle épinière, cerveau

Explication

Le message naît lorsque des terminaisons nerveuses spécialisées sont excitées, puis il passe par les nerfs périphériques et la moelle épinière avant d’atteindre le cerveau. Inverser les deux relais centraux ou faire naître le message dans le cerveau modifie ce trajet.

3. Une douleur est très intense et résiste aux traitements habituels. Quel palier de la classification de l’OMS correspond au type d’antalgique indiqué pour cette intensité ?

Le palier I, celui des antalgiques périphériques
Le palier II, celui des antalgiques centraux faibles
Le palier I, celui des antalgiques centraux faibles
Le palier III, celui des antalgiques centraux forts

Le palier III, celui des antalgiques centraux forts

Explication

La classification de l’OMS associe le palier III aux antalgiques centraux forts pour les douleurs très intenses ou rebelles. Le palier I concerne les douleurs légères à moyennes, et le palier II les douleurs moyennes à intenses.

4. Un patient prend du paracétamol contre la douleur et la fièvre, mais on cherche aussi à réduire une inflammation. Quelle propriété du paracétamol faut-il retenir ?

Il est antalgique et anti-inflammatoire, sans effet antipyrétique notable
Il est antalgique, antipyrétique et doté d’un effet anti-inflammatoire marqué
Il est antalgique et antipyrétique, avec un effet anti-inflammatoire absent ou très faible
Il est antipyrétique et anti-inflammatoire, avec un effet antalgique très faible

Il est antalgique et antipyrétique, avec un effet anti-inflammatoire absent ou très faible

Explication

Le paracétamol soulage la douleur et fait baisser la fièvre, mais son effet anti-inflammatoire est absent ou très faible. Confondre ses propriétés avec celles des anti-inflammatoires conduit à lui attribuer à tort un effet anti-inflammatoire marqué.

5. Une personne présente une douleur modérée et de la fièvre. Ces symptômes correspondent-ils aux indications du paracétamol ?

Oui, pour les douleurs très intenses et les états fébriles
Oui, pour les douleurs légères à modérées et les états inflammatoires
Non, car il est indiqué pour les douleurs neuropathiques uniquement
Oui, pour les douleurs légères à modérées et les états fébriles

Oui, pour les douleurs légères à modérées et les états fébriles

Explication

Le paracétamol est indiqué contre les douleurs légères à modérées ainsi que les états fébriles. Les douleurs très intenses et les états inflammatoires ne correspondent pas à cette indication telle qu’elle est définie ici.

6. Une personne souffrant d’insuffisance rénale envisage de prendre du paracétamol. Quelle conduite correspond à une contre-indication mentionnée pour ce médicament ?

Éviter le paracétamol en raison de cette contre-indication
Le prendre à dose réduite comme simple précaution
Le prendre sans restriction si le foie fonctionne bien
L’éviter seulement en cas d’insuffisance cardiaque

Éviter le paracétamol en raison de cette contre-indication

Explication

L’insuffisance rénale figure parmi les contre-indications du paracétamol. La dose réduite relève d’une confusion avec les situations nécessitant des précautions, et le bon fonctionnement hépatique ne supprime pas cette contre-indication.

7. Un adulte ingère environ 11 g de paracétamol en une seule prise. Quel risque grave est associé à un surdosage aigu de cette ampleur ?

Une réaction allergique constituant le risque principal
Des troubles digestifs passagers sans atteinte hépatique grave
Une hépatotoxicité grave pouvant conduire à une cytolyse mortelle
Une insuffisance rénale aiguë constituant le risque principal

Une hépatotoxicité grave pouvant conduire à une cytolyse mortelle

Explication

Un surdosage aigu supérieur à environ 10 g en une prise chez l’adulte peut entraîner une hépatotoxicité grave et une cytolyse hépatique mortelle. L’insuffisance rénale et l’allergie ne désignent pas le risque majeur énoncé pour ce seuil.

8. Après un surdosage de paracétamol, une personne présente une jaunisse et des troubles de la coagulation au quatrième jour. À quelle étape de l’évolution ces signes correspondent-ils ?

À la phase d’atteinte hépatique, entre 24 et 72 heures
À la phase initiale, durant les premières 24 heures
À la phase tardive, apparaissant à partir de 72 à 96 heures
À une phase apparaissant seulement après 96 heures

À la phase tardive, apparaissant à partir de 72 à 96 heures

Explication

La jaunisse et les troubles de la coagulation peuvent apparaître à partir de 72 à 96 heures, avec un risque de défaillance multi-organes. La période de 24 à 72 heures correspond à l’atteinte hépatique, tandis que les premières 24 heures peuvent comporter des troubles digestifs ou aucun signe.

9. Une personne ne sait pas si elle a dépassé la dose maximale de paracétamol, mais se sent bien. Que doit-elle faire ?

Contacter immédiatement un Centre Antipoison, le 15 ou le 112
Demander conseil lors d’une consultation ultérieure
Surveiller la situation à domicile sans signaler le doute
Attendre des symptômes avant de contacter les secours

Contacter immédiatement un Centre Antipoison, le 15 ou le 112

Explication

En cas de dépassement de la dose maximale ou de doute sur la quantité ingérée, il faut contacter immédiatement un Centre Antipoison, le 15 ou le 112, même si la personne se sent bien. Attendre des symptômes méconnaît le fait que l’intoxication peut être initialement silencieuse.

10. Un adulte de 62 kg prend une dose de paracétamol à 10 h. Quelle est la dose maximale qu’il peut prendre à 14 h, sous réserve de ne pas dépasser le plafond journalier ?

1,5 g
2 g
500 mg
1 g

1 g

Explication

Pour un adulte de plus de 50 kg, chaque prise est de 500 mg à 1 g, avec au moins 4 heures entre les prises et un maximum de 1 g par prise. Une prise de 1,5 g dépasse la limite par prise, tandis que 2 g correspond à un cumul excessif en une seule prise.

11. Un enfant pèse 24 kg. En appliquant la dose quotidienne recommandée de 60 mg/kg, quelle quantité maximale de paracétamol peut-il recevoir en 24 heures ?

1 920 mg
360 mg
240 mg
1 440 mg

1 440 mg

Explication

La dose quotidienne recommandée est de 60 mg/kg : 24×60=1 44024 \times 60 = 1\,440 mg en 24 heures. Le résultat de 1 920 mg applique le plafond de 80 mg/kg plutôt que la dose recommandée; 360 mg et 240 mg correspondent à des calculs de dose par prise.

12. Une personne prend du paracétamol sans ordonnance pour une douleur et souhaite poursuivre le traitement au-delà de la durée recommandée. Quelle est la durée maximale prévue sans ordonnance pour cette indication ?

5 jours
4 heures
7 jours
3 jours

5 jours

Explication

Sans ordonnance, la durée maximale recommandée est de 5 jours en cas de douleur. La limite de 3 jours concerne la fièvre; 4 heures est un intervalle minimal entre certaines prises, et 7 jours dépasse la durée indiquée.

13. Une personne prend un antalgique contenant du paracétamol et ajoute un médicament contre le rhume qui en contient aussi. Quel est le principal risque de ce cumul ?

Une acidose métabolique due à l’association des deux médicaments
Une diminution de la dose totale grâce aux marques différentes
Un surdosage par addition de la même substance active
Une augmentation de l’efficacité des anticoagulants

Un surdosage par addition de la même substance active

Explication

Le paracétamol se trouve dans de nombreux antalgiques et médicaments contre le rhume; cumuler deux produits qui en contiennent peut donc provoquer un surdosage. L’acidose métabolique est associée à la flucloxacilline, et l’augmentation de l’efficacité concerne les anticoagulants dans un contexte particulier.

14. À quelle catégorie appartient le néfopam selon son action et sa nature ?

À un antalgique non morphinique d’action centrale
À un antalgique non morphinique d’action périphérique
À un antalgique morphinique d’action centrale
À un anti-inflammatoire non stéroïdien d’action centrale

À un antalgique non morphinique d’action centrale

Explication

Le néfopam est un antalgique non morphinique qui agit au niveau central. Le terme « morphinique » le confond avec les opioïdes, « anti-inflammatoire » avec les AINS et « périphérique » avec un autre site d’action.

15. Quel mécanisme correspond à l’action centrale du néfopam ?

L’antagonisme des récepteurs opioïdes et l’inhibition de la recapture de la dopamine
La stimulation de la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine
L’inhibition de la recapture de l’acétylcholine, du GABA et du glutamate
L’inhibition de la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine

L’inhibition de la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine

Explication

Le néfopam inhibe la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine; une modulation glutamatergique par antagonisme NMDA est également suggérée. La stimulation de la recapture inverse le mécanisme, les autres réponses substituent d’autres cibles ou récepteurs.

16. Un patient de 14 ans présente un antécédent d’épilepsie et un risque de rétention urinaire lié à un trouble urétroprostatique. Quelle décision s’applique au néfopam ?

Le néfopam est utilisable avec surveillance de la fonction urinaire
Le néfopam est utilisable si l’épilepsie est traitée
Le néfopam est contre-indiqué en raison de ces facteurs
Le néfopam est indiqué à dose réduite en raison de ces facteurs

Le néfopam est contre-indiqué en raison de ces facteurs

Explication

Le néfopam est contre-indiqué chez l’enfant de moins de 15 ans et en cas de troubles convulsifs ou d’épilepsie, ainsi qu’en cas de risque de rétention urinaire lié à des troubles urétroprostatiques. La dose réduite et la surveillance ne suppriment pas ces contre-indications.

17. Une personne prend du néfopam avec un médicament sédatif et prévoit de boire de l’alcool. Quel risque doit être anticipé ?

Une majoration du risque sédatif et une hypersédation avec l’alcool
Une diminution du risque sédatif et une hypersédation avec l’alcool
Une majoration du risque sédatif et une baisse de vigilance sans hypersédation liée à l’alcool
Une majoration du risque convulsif et une hypersédation avec l’alcool

Une majoration du risque sédatif et une hypersédation avec l’alcool

Explication

Un médicament sédatif associé au néfopam peut majorer le risque sédatif, et l’alcool expose à une hypersédation. La diminution de la sédation inverse l’interaction; les autres réponses substituent un effet non mentionné ou écartent l’hypersédation.

18. Sur quelles enzymes l’aspirine agit-elle pour inhiber la synthèse des prostaglandines ?

Sur les lipoxygénases 1 et 2
Sur COX-1 et COX-2
Sur la phospholipase A2
Sur COX-1 seule

Sur COX-1 et COX-2

Explication

L’aspirine inhibe la synthèse des prostaglandines en agissant sur les cyclo-oxygénases COX-1 et COX-2. Les lipoxygénases et la phospholipase sont d’autres enzymes, tandis que COX-1 seule omet COX-2.

19. Une personne sous aspirine présente une gastrite, des douleurs abdominales et des troubles digestifs. Comment classer ces manifestations ?

Comme des effets indésirables allergiques de l’aspirine
Comme des effets indésirables digestifs de l’aspirine
Comme des effets indésirables respiratoires de l’aspirine
Comme des effets indésirables auditifs de l’aspirine

Comme des effets indésirables digestifs de l’aspirine

Explication

Les ulcères gastriques, la gastrite, les douleurs abdominales et les troubles digestifs font partie des effets indésirables digestifs de l’aspirine. Les bourdonnements d’oreille relèvent des effets auditifs, tandis que l’allergie et les manifestations respiratoires sont d’autres risques.

20. Une intervention chirurgicale est programmée six jours après l’arrêt de l’aspirine. Quel risque lié aux plaquettes persiste ?

Un risque hémorragique, car l’effet peut persister de 4 à 8 jours
Un risque hémorragique, car l’effet peut persister de 10 à 14 jours
Un risque digestif, car l’effet plaquettaire persiste de 4 à 8 jours
Aucun risque plaquettaire, car l’effet cesse à l’arrêt

Un risque hémorragique, car l’effet peut persister de 4 à 8 jours

Explication

L’effet de l’aspirine sur l’agrégation plaquettaire persiste de 4 à 8 jours après l’arrêt et peut augmenter le risque hémorragique lors d’une chirurgie. L’arrêt immédiat de l’effet, une durée de plusieurs semaines ou la confusion avec un risque digestif ne correspondent pas à cette persistance.

21. Un enfant ingère en une seule prise une dose d’aspirine de 110 mg/kg. Quel constat s’impose concernant le seuil de surdosage potentiellement mortel ?

La dose reste sous le seuil de 150 mg/kg en une seule prise
La dose ne dépasse pas le seuil applicable à l’enfant
La dose ne dépasse le seuil que si elle est répétée sur plusieurs jours
La dose dépasse le seuil de 100 mg/kg en une seule prise

La dose dépasse le seuil de 100 mg/kg en une seule prise

Explication

Chez l’enfant, un surdosage d’aspirine peut être mortel à partir de 100 mg/kg en une seule prise; 110 mg/kg dépasse donc ce seuil. Le seuil de 150 mg/kg est trop élevé, et le critère porte bien sur une prise unique plutôt que sur une accumulation sur plusieurs jours.

22. Une patiente enceinte présente une douleur et envisage de prendre de l’aspirine. Quelle règle s’applique à cette situation ?

L’aspirine peut être prise à dose réduite après le repas.
L’aspirine peut être prise si la douleur est modérée.
L’aspirine est contre-indiquée seulement en cas d’allergie associée.
L’aspirine est contre-indiquée en raison du risque de saignement.

L’aspirine est contre-indiquée en raison du risque de saignement.

Explication

La grossesse figure parmi les contre-indications de l’aspirine en raison du risque de saignement. La douleur modérée ou une réduction de dose ne supprime pas cette contre-indication, et elle ne dépend pas d’une allergie associée.

23. Un patient sous anticoagulant oral se voit proposer un salicylé à forte dose. Quelle conduite correspond à cette association ?

Éviter l’association en raison de l’augmentation du risque hémorragique.
Surveiller la glycémie en raison d’un effet hypoglycémiant accru.
Adapter la dose en raison d’une élimination accélérée du salicylé.
Éviter l’association en raison d’une toxicité hématologique accrue.

Éviter l’association en raison de l’augmentation du risque hémorragique.

Explication

Les salicylés à fortes doses associés aux anticoagulants oraux augmentent le risque hémorragique, ce qui rend l’association contre-indiquée. La toxicité hématologique accrue concerne l’association avec le méthotrexate, tandis que l’élimination accélérée concerne les glucocorticoïdes.

24. Un traitement par méthotrexate à 20 mg par semaine est prévu chez une personne qui prend de l’aspirine. Quelle est la conséquence pertinente ?

L’association augmente le risque hémorragique par inhibition plaquettaire.
L’association est déconseillée car elle augmente le risque ulcérogène digestif.
L’association est contre-indiquée car elle augmente l’élimination de l’aspirine.
L’association est contre-indiquée car elle augmente la toxicité hématologique du méthotrexate.

L’association est contre-indiquée car elle augmente la toxicité hématologique du méthotrexate.

Explication

À partir de 15 mg de méthotrexate par semaine, son association avec l’aspirine est contre-indiquée en raison de l’augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate. Le risque ulcérogène concerne les autres AINS, et l’augmentation de l’élimination de l’aspirine concerne les glucocorticoïdes.

25. Un adulte prend de l’aspirine par voie orale contre une douleur légère à modérée. Quel schéma posologique correspond à la posologie indiquée ?

3 g trois fois par jour, avec au moins 4 heures entre les prises.
75 à 300 mg une fois par jour, avec au moins 4 heures entre les prises.
1 g deux fois par jour, avec au moins 4 heures entre les prises.
1 g trois fois par jour, avec au moins 4 heures entre les prises.

1 g trois fois par jour, avec au moins 4 heures entre les prises.

Explication

Pour une douleur légère à modérée chez l’adulte, la posologie orale est de 1 g trois fois par jour, en espaçant les prises d’au moins 4 heures. La dose de 75 à 300 mg par jour relève de la prévention secondaire des caillots, et 3 g correspond ici à la quantité quotidienne totale, non à chaque prise.

26. Sans avis médical ou dentaire, un adulte utilise de l’aspirine contre la fièvre depuis quatre jours. Quelle règle de durée s’applique ?

Ne pas poursuivre au-delà de 3 jours contre la douleur sans avis médical ou dentaire.
Ne pas poursuivre au-delà de 5 jours contre la fièvre sans avis médical ou dentaire.
Ne pas poursuivre au-delà de 7 jours contre la fièvre sans avis médical ou dentaire.
Ne pas poursuivre au-delà de 3 jours contre la fièvre sans avis médical ou dentaire.

Ne pas poursuivre au-delà de 3 jours contre la fièvre sans avis médical ou dentaire.

Explication

Sans avis médical ou dentaire, l’aspirine ne doit pas être utilisée plus de 3 jours contre la fièvre; quatre jours dépassent cette limite. La durée maximale indiquée contre la douleur est de 5 jours, et non de 3 jours.

27. Un adulte reçoit de l’aspirine pour prévenir secondairement la formation de caillots sanguins. Quelle dose quotidienne correspond à cette indication ?

De 75 à 300 mg par jour.
1 g trois fois par jour.
De 75 à 300 mg par prise, trois fois par jour.
50 mg/kg par jour au maximum.

De 75 à 300 mg par jour.

Explication

La prévention secondaire des caillots sanguins chez l’adulte correspond à une dose de 75 à 300 mg par jour. Le schéma de 1 g trois fois par jour est destiné aux douleurs légères à modérées et aux états fébriles; la dose pédiatrique est calculée selon le poids.

28. Un enfant de 20 kg reçoit de l’aspirine contre la fièvre. Quelle posologie quotidienne maximale et quel espacement des prises respectent les règles indiquées ?

20 mg au maximum par jour, en au moins trois prises espacées d’au moins 4 heures.
1 000 mg au maximum par jour, en au moins trois prises espacées d’au moins 4 heures.
1 000 mg au maximum par jour, en deux prises espacées d’au moins 4 heures.
1 000 mg au maximum par prise, en au moins trois prises espacées d’au moins 4 heures.

1 000 mg au maximum par jour, en au moins trois prises espacées d’au moins 4 heures.

Explication

La limite est de 50 mg/kg par jour : pour 20 kg, cela donne 50 × 20 = 1 000 mg au maximum par jour. La dose doit être répartie en au moins trois prises, espacées d’au moins 4 heures; 50 mg/kg correspond à la limite quotidienne, pas à une dose par prise.

29. Quel mécanisme explique les effets anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques communs aux AINS ?

L’inhibition des lipoxygénases réduit la synthèse des leucotriènes.
L’inhibition du thromboxane réduit l’agrégation plaquettaire.
L’inhibition des cyclo-oxygénases réduit la synthèse des prostaglandines.
L’inhibition de l’acide arachidonique bloque toute la cascade inflammatoire.

L’inhibition des cyclo-oxygénases réduit la synthèse des prostaglandines.

Explication

Les AINS inhibent les cyclo-oxygénases, ce qui diminue la synthèse des prostaglandines et explique leurs trois propriétés. Les lipoxygénases concernent une autre voie, le thromboxane n’explique pas l’ensemble de ces effets et l’inhibition en amont de l’acide arachidonique caractérise les corticoïdes.

30. Un patient prend un coxib à une dose usuelle. Quel effet plaquettaire faut-il attendre de ce médicament ?

Un effet antiagrégant comparable à celui des AINS classiques.
Une inhibition de COX-1 entraînant un effet plaquettaire marqué.
Une inhibition du thromboxane entraînant une baisse de l’agrégation.
L’absence d’effet antiagrégant, car le thromboxane n’est pas inhibé.

L’absence d’effet antiagrégant, car le thromboxane n’est pas inhibé.

Explication

Aux doses usuelles, les coxibs inhibent sélectivement COX-2 sans inhiber le thromboxane; ils n’ont donc pas d’effet antiagrégant plaquettaire. L’effet attribué aux AINS classiques confond les deux catégories, tandis que l’inhibition du thromboxane et celle de COX-1 sont contraires à la distinction décrite.

31. Lors du choix d’un traitement, quelle évaluation des coxibs par rapport aux AINS classiques est la plus juste ?

Ils n’ont pas démontré d’avantage gastrique ni d’efficacité supérieure, et peuvent exposer à un infarctus.
Ils ont une efficacité moindre, mais un avantage gastrique démontré et un risque cardiaque accru.
Ils ont une efficacité supérieure, sans avantage gastrique démontré et avec un risque cardiaque comparable.
Ils ont démontré un avantage gastrique, avec une efficacité comparable et un risque cardiaque moindre.

Ils n’ont pas démontré d’avantage gastrique ni d’efficacité supérieure, et peuvent exposer à un infarctus.

Explication

Les coxibs n’ont démontré ni avantage gastrique ni efficacité supérieure aux AINS classiques, et ils peuvent provoquer des effets cardiovasculaires graves, notamment un infarctus. L’avantage gastrique supposé n’est pas établi, et la supériorité ou l’infériorité d’efficacité n’est pas celle rapportée.

32. Une patiente enceinte de six mois présente un ulcère gastroduodénal en évolution et une insuffisance rénale sévère. Quelle conclusion s’applique à la prescription d’un AINS ?

L’AINS peut être prescrit, car l’ulcère en évolution ne concerne pas les contre-indications.
L’AINS est contre-indiqué, car plusieurs critères présents figurent parmi ses contre-indications.
L’AINS peut être prescrit, car l’insuffisance rénale n’est pas un critère pertinent.
L’AINS peut être prescrit, car la grossesse ne compte qu’à partir du septième mois.

L’AINS est contre-indiqué, car plusieurs critères présents figurent parmi ses contre-indications.

Explication

La grossesse à partir du sixième mois, l’ulcère gastroduodénal en évolution et l’insuffisance rénale sévère sont chacun des motifs de contre-indication des AINS. Le seuil n’est pas le septième mois, et ni l’ulcère en évolution ni l’insuffisance rénale sévère ne peuvent être écartés.

33. Quelle description correspond à un anti-inflammatoire stéroïdien de synthèse ?

Un glucocorticoïde dérivé de la cortisone, dont l’action glucocorticoïde est renforcée et l’action minéralocorticoïde minimisée.
Un glucocorticoïde naturel dérivé d’un AIS, dont les deux actions sont renforcées.
Un minéralocorticoïde de synthèse dérivé de la cortisone, renforçant surtout la rétention d’eau.
Une cortisone naturelle dont l’action glucocorticoïde est minimisée et l’action minéralocorticoïde renforcée.

Un glucocorticoïde dérivé de la cortisone, dont l’action glucocorticoïde est renforcée et l’action minéralocorticoïde minimisée.

Explication

Un AIS est un glucocorticoïde de synthèse dérivé de la cortisone naturelle; sa conception renforce l’action glucocorticoïde et minimise l’action minéralocorticoïde. La cortisone naturelle n’est pas le produit synthétique, et l’inversion des deux actions ou l’origine attribuée à un AIS ne correspond pas à cette définition.

34. Quelles propriétés pharmacologiques caractérisent les anti-inflammatoires stéroïdiens ?

Des propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et antiallergiques.
Des propriétés antalgiques, antiallergiques et antiagrégantes.
Des propriétés immunosuppressives, antiagrégantes et antipyrétiques.
Des propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques.

Des propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et antiallergiques.

Explication

Les AIS possèdent des propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et antiallergiques. Le trio antalgique-antipyrétique relève des propriétés communes des AINS, tandis que l’effet antiagrégant n’est pas l’une des propriétés caractérisant les AIS dans cette classification.

35. Dans une comparaison de mécanismes, un médicament diminue la formation d’acide arachidonique, tandis qu’un autre inhibe les COX. Quelle interprétation est correcte ?

Le premier agit comme un AINS en amont; le second comme un corticoïde en diminuant les prostaglandines.
Les deux agissent comme des AINS en inhibant la formation d’acide arachidonique.
Le premier agit comme un corticoïde en amont; le second comme un AINS en diminuant les prostaglandines.
Les deux agissent comme des corticoïdes en bloquant la formation des prostaglandines.

Le premier agit comme un corticoïde en amont; le second comme un AINS en diminuant les prostaglandines.

Explication

Les corticoïdes agissent en amont en inhibant la formation d’acide arachidonique, tandis que les AINS inhibent les COX et diminuent ainsi la production de prostaglandines. Inverser ces mécanismes ou confondre l’acide arachidonique avec les prostaglandines attribue mal le lieu d’action de chaque classe.

36. Un patient a suivi une corticothérapie pendant six semaines et son traitement doit prendre fin. Quelle démarche permet de limiter le risque lié à l’arrêt ?

Remplacer la réduction progressive par une diminution brutale avant l’arrêt définitif.
Diminuer progressivement la dose avant l’arrêt afin de permettre la reprise de la production surrénalienne.
Arrêter directement le traitement afin de stimuler immédiatement la production surrénalienne.
Maintenir la dose actuelle jusqu’à l’arrêt afin de préserver l’axe surrénalien.

Diminuer progressivement la dose avant l’arrêt afin de permettre la reprise de la production surrénalienne.

Explication

Après une corticothérapie généralement prolongée au-delà de quatre semaines, la dose est diminuée progressivement avant l’arrêt afin de permettre aux glandes surrénales de rétablir une production normale de cortisone. Un arrêt direct ou une diminution brutale ne suit pas cette règle, tandis que maintenir la dose ne constitue pas un sevrage progressif.

37. Quels médicaments sont classés parmi les antalgiques opioïdes faibles de palier 2 ?

La morphine, la codéine et la naloxone
Le tramadol, la naloxone et l’ibuprofène
La codéine, la dihydrocodéine et le tramadol
La codéine, la morphine et le paracétamol

La codéine, la dihydrocodéine et le tramadol

Explication

Les antalgiques de palier 2 comprennent la codéine, la dihydrocodéine et le tramadol. La morphine est un opioïde fort, la naloxone un antagoniste et l’ibuprofène un anti-inflammatoire.

38. Quels sont les trois principaux sous-types de récepteurs aux opiacés identifiés ?

Mu, sigma et delta
Mu, kappa et sérotoninergique
Kappa, delta et noradrénergique
Mu, kappa et delta

Mu, kappa et delta

Explication

Les principaux récepteurs aux opiacés identifiés sont mu, kappa et delta, qui diffèrent par leur distribution, leurs effets et leurs voies de transduction. Le récepteur sigma et les systèmes sérotoninergique ou noradrénergique ne font pas partie de cette triade.

39. Quelle caractérisation correspond à la codéine ?

Un alcaloïde du pavot somnifère, analgésique et antitussif, agoniste sélectif des récepteurs mu
Un alcaloïde du pavot somnifère, analgésique et antitussif, agoniste non sélectif des récepteurs mu, delta et kappa
Un alcaloïde du pavot somnifère, analgésique et antitussif, antagoniste sélectif des récepteurs mu
Un opioïde synthétique, analgésique et antitussif, agoniste sélectif des récepteurs kappa

Un alcaloïde du pavot somnifère, analgésique et antitussif, agoniste sélectif des récepteurs mu

Explication

La codéine, ou 3-méthylmorphine, est un alcaloïde du pavot somnifère utilisé comme analgésique et antitussif narcotique, et considéré comme agoniste sélectif des récepteurs mu. L’agonisme non sélectif des trois récepteurs caractérise ici le tramadol, tandis qu’un antagoniste bloque les récepteurs.

40. Un patient prend du tramadol dont l’action antalgique est à la fois opioïde et liée à la modulation de monoamines. Quel mécanisme décrit ce médicament ?

Antagonisme des récepteurs mu, delta et kappa, avec inhibition de la recapture de noradrénaline et de sérotonine
Agonisme pur non sélectif des récepteurs mu, delta et kappa, avec affinité mu supérieure, et inhibition de la recapture de noradrénaline et de sérotonine
Agonisme sélectif des récepteurs mu, avec inhibition de la recapture de noradrénaline et de sérotonine
Agonisme pur non sélectif des récepteurs mu, delta et kappa, avec inhibition de la libération de noradrénaline et de sérotonine

Agonisme pur non sélectif des récepteurs mu, delta et kappa, avec affinité mu supérieure, et inhibition de la recapture de noradrénaline et de sérotonine

Explication

Le tramadol est un agoniste pur non sélectif des récepteurs mu, delta et kappa, avec une affinité plus élevée pour mu, et inhibe aussi la recapture de noradrénaline et de sérotonine. La sélectivité mu correspond à la codéine, et le mécanisme indiqué est bien une inhibition de la recapture.

41. Une personne utilise deux médicaments contenant du paracétamol. Quelle limite quotidienne totale doit-elle respecter en additionnant les deux apports ?

Au maximum 4 grammes par jour au total
Au maximum 4 grammes par jour pour chaque médicament
Au maximum 6 grammes par jour au total
Au maximum 1 gramme par jour au total

Au maximum 4 grammes par jour au total

Explication

La dose totale de paracétamol ne doit pas dépasser 4 grammes par jour, en comptant tous les produits qui en contiennent. Appliquer le plafond à chaque médicament séparément ou le traiter comme une limite par prise peut conduire à dépasser cette dose.

42. Une personne sous Lamaline reçoit aussi une benzodiazépine. Quel risque associé à cette combinaison doit faire l’objet d’une surveillance ?

Atteinte hépatique, ictère et hémorragie
Sédation, dépression respiratoire et coma
Bronchospasme, toux et expectoration
Agitation, hypertension et convulsions

Sédation, dépression respiratoire et coma

Explication

L’association de Lamaline avec une benzodiazépine ou un médicament apparenté peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire et un coma, et doit donc être surveillée. L’atteinte hépatique est associée notamment au paracétamol, tandis que le bronchospasme fait partie d’autres effets possibles de l’opium.

43. Une patiente reçoit de la morphine, un opioïde fort classé comme stupéfiant. Quel document est nécessaire pour prescrire ce traitement ?

Une ordonnance simple
Un protocole de soins
Une ordonnance sécurisée
Un carnet de surveillance

Une ordonnance sécurisée

Explication

Les opioïdes forts, dont la morphine, sont classés comme stupéfiants et leur prescription nécessite une ordonnance sécurisée. L’ordonnance simple confond leur statut avec celui de médicaments non stupéfiants, tandis qu’un protocole ou un carnet de surveillance ne remplace pas l’ordonnance requise.

44. Comment caractériser l’analgésie produite par les morphiniques ?

Intense, constante et dépendante de la dose
Intense, intermittente et indépendante de la dose
Modérée, intermittente et dépendante de la durée
Modérée, constante et indépendante de la dose

Intense, constante et dépendante de la dose

Explication

L’analgésie des morphiniques est intense et constante, mais son intensité dépend de la dose. L’indépendance de la dose nie cette relation, tandis que les qualificatifs « intermittente » ou « modérée » déforment les caractéristiques de l’effet.

45. Un patient présente une intoxication à la morphine. Quel antidote agit en se fixant sur un récepteur opioïde sans l’activer et en empêchant les agonistes d’agir ?

La naloxone
Le fentanyl
La morphine à libération rapide
Un anti-inflammatoire non stéroïdien

La naloxone

Explication

La naloxone est l’antidote de la morphine : elle se fixe sur un récepteur opioïde sans l’activer et empêche les agonistes d’agir. La morphine et le fentanyl sont des opioïdes agonistes, tandis qu’un anti-inflammatoire n’agit pas par ce mécanisme de récepteur.

46. Pour comparer les propriétés antalgiques de trois opioïdes, quelle conclusion est correcte concernant le fentanyl et l’oxycodone par rapport à la morphine ?

Le fentanyl est supérieur et l’oxycodone est inférieure
Le fentanyl est inférieur et l’oxycodone est équivalente
Le fentanyl est supérieur et l’oxycodone est équivalente
Le fentanyl est équivalent et l’oxycodone est supérieure

Le fentanyl est supérieur et l’oxycodone est équivalente

Explication

Le fentanyl possède une propriété antalgique supérieure à celle de la morphine, tandis que l’oxycodone a une propriété antalgique égale à celle-ci. L’équivalence attribuée au fentanyl ou la supériorité attribuée à l’oxycodone inverse cette comparaison.

47. Un patch de fentanyl est posé pour la première fois à 8 h. Quel calendrier correspond à son rythme habituel de changement et à l’apparition de son effet antalgique maximal ?

Changement après 24 heures; effet maximal vers 8 h le lendemain
Changement après 72 heures; effet maximal vers 8 h trois jours après
Changement après 72 heures; effet maximal vers 8 h le lendemain
Changement après 24 heures; effet maximal vers 8 h trois jours après

Changement après 72 heures; effet maximal vers 8 h le lendemain

Explication

Un patch de fentanyl est généralement changé toutes les 72 heures, alors que l’effet antalgique maximal apparaît environ 24 heures après la première application. Confondre ces deux délais conduit à associer à tort l’effet maximal au changement du patch.

48. Une infirmière remplace un patch de fentanyl. Quelle séquence respecte les consignes d’application ?

Conserver l’ancien patch, choisir une peau propre et glabre, poser sans couper puis presser 20 à 30 secondes
Retirer l’ancien patch, choisir une peau saine, propre, sèche et glabre, poser sans couper puis presser 20 à 30 secondes
Retirer l’ancien patch, choisir une peau saine et sèche, couper le patch puis presser 20 à 30 secondes
Retirer l’ancien patch, choisir une peau saine et propre, poser sans couper puis presser 5 à 10 secondes

Retirer l’ancien patch, choisir une peau saine, propre, sèche et glabre, poser sans couper puis presser 20 à 30 secondes

Explication

L’application nécessite de retirer l’ancien patch, de choisir une peau saine, propre, sèche et glabre, de ne pas couper le dispositif, puis de le presser fermement avec la paume pendant 20 à 30 secondes. Garder l’ancien patch, poser sur une peau humide ou couper le patch contrevient aux consignes.

49. Une personne porte un patch de fentanyl et a de la fièvre. Quelle précaution est justifiée ?

Éviter le sauna, mais considérer que la fièvre réduit l’absorption du médicament
Éviter les sources de chaleur et tenir compte du fait que la fièvre peut augmenter l’absorption
Appliquer une source de chaleur pour stabiliser l’absorption du médicament
Retirer le patch uniquement si une bouillotte est utilisée

Éviter les sources de chaleur et tenir compte du fait que la fièvre peut augmenter l’absorption

Explication

La chaleur, notamment celle d’une bouillotte, d’une couverture chauffante ou d’un sauna, augmente l’absorption du fentanyl; la fièvre peut également l’augmenter. Croire que la fièvre la réduit inverse l’effet, et la précaution concerne aussi bien la chaleur externe que la température corporelle.

50. Une personne dépendante aux opiacés reçoit de la buprénorphine pour prévenir les symptômes de manque. Quel rythme de prise et quelle durée d’action antalgique caractérisent ce médicament ?

Une prise toutes les 4 à 6 heures et une action plus courte que celle de la morphine
Une prise deux fois par jour et une action plus courte que celle de la morphine
Une prise toutes les 12 heures et une action comparable à celle de la morphine
Une prise par jour et une action plus longue que celle de la morphine

Une prise par jour et une action plus longue que celle de la morphine

Explication

La buprénorphine se prend une fois par jour et son action analgésique dure plus longtemps que celle de la morphine. Les prises toutes les 4 à 6 heures ou toutes les 12 heures renvoient à des schémas de l’oxycodone, tandis que l’action plus courte inverse la comparaison.

51. Lors d’un suivi infirmier d’un traitement par opioïdes forts, un patient signale une somnolence et souhaite arrêter son traitement rapidement. Quelle conduite correspond à une surveillance appropriée ?

Réduire rapidement les doses, sans contrôler les effets ni organiser le suivi
Évaluer l’efficacité, maintenir les doses et laisser le patient gérer seul l’arrêt
Orienter vers un réseau douleur, sans réévaluer le traitement ni ses risques
Évaluer les effets indésirables, respecter la décroissance posologique et accompagner le sevrage

Évaluer les effets indésirables, respecter la décroissance posologique et accompagner le sevrage

Explication

La surveillance infirmière comprend l’évaluation de l’efficacité et des effets indésirables, ainsi que le respect des diminutions posologiques et l’accompagnement du sevrage. Une réduction brutale expose au syndrome de sevrage, négliger les effets indésirables laisse notamment la somnolence sans évaluation, et l’orientation vers un réseau douleur ne remplace pas le suivi clinique.

52. Une personne atteinte de varicelle envisage de prendre un AINS pour soulager ses symptômes. Quelle conduite est recommandée ?

Prendre l’AINS pour limiter le risque de complications infectieuses
Éviter l’AINS uniquement en cas d’allergie connue à ce médicament
Prendre l’AINS, car il réduit les symptômes sans modifier l’évolution de l’infection
Éviter l’AINS, car il peut masquer les symptômes et favoriser des complications infectieuses graves

Éviter l’AINS, car il peut masquer les symptômes et favoriser des complications infectieuses graves

Explication

Lors d’une infection virale comme la varicelle, les AINS sont à éviter : ils peuvent masquer les symptômes et favoriser des complications infectieuses graves. L’absence d’allergie ne supprime pas cette précaution, et les AINS ne préviennent pas ces complications.

53. Quelle proposition décrit le cortisol ?

Une hormone peptidique naturelle sécrétée par les glandes surrénales et participant à la régulation des fonctions essentielles
Une hormone stéroïdienne de synthèse administrée comme médicament et participant à la régulation des fonctions essentielles
Une hormone stéroïdienne naturelle sécrétée par les glandes surrénales et participant à la régulation des fonctions essentielles
Une hormone stéroïdienne naturelle sécrétée par le pancréas et participant à la régulation des fonctions essentielles

Une hormone stéroïdienne naturelle sécrétée par les glandes surrénales et participant à la régulation des fonctions essentielles

Explication

Le cortisol est une hormone stéroïdienne naturelle sécrétée par les glandes surrénales et contribue à réguler les fonctions essentielles du corps. L’expression « hormone peptidique » confond sa nature chimique, « hormone de synthèse » son origine, et « sécrétée par le pancréas » sa glande productrice.

54. Une substance active un sous-type de récepteur opioïde comme agoniste et un autre comme antagoniste. Comment la classe-t-on ?

Antagoniste
Agoniste-antagoniste
Agoniste partiel
Agoniste complet

Agoniste-antagoniste

Explication

Un agoniste-antagoniste agit comme agoniste sur un sous-type et comme antagoniste sur un autre. L’agonisme complet produit une réponse maximale, l’agonisme partiel une réponse maximale moindre, tandis qu’un antagoniste bloque les effets des agonistes sur les récepteurs auxquels il se lie.

55. Chez une personne dont la douleur est transmise par des sensations impliquant la substance P, quel mécanisme contribue à l’effet antalgique de la morphine ?

Elle abaisse le seuil de perception de la douleur et inhibe la libération de substance P.
Elle élève le seuil de perception de la douleur et inhibe la libération de substance P.
Elle élève le seuil de perception de la douleur et stimule la libération de substance P.
Elle élève le seuil de perception de la douleur et inhibe la libération d’endorphines.

Elle élève le seuil de perception de la douleur et inhibe la libération de substance P.

Explication

La morphine diminue la douleur en élevant son seuil de perception et en inhibant la libération de substance P, neurotransmetteur des sensations douloureuses. L’abaissement du seuil inverse ce mécanisme, la stimulation de substance P va à l’encontre de l’inhibition, et les endorphines ne sont pas le neurotransmetteur indiqué ici.

56. Un patient utilise un dispositif transdermique de fentanyl pour maintenir une analgésie stable. Sur quels récepteurs ce médicament agit-il principalement ?

Les récepteurs non opioïdes
Les récepteurs κ
Les récepteurs μ
Les récepteurs nicotiniques

Les récepteurs μ

Explication

Le fentanyl agit principalement sur les récepteurs μ. Les récepteurs κ sont une autre cible opioïde, tandis que les récepteurs non opioïdes et nicotiniques ne correspondent pas à la cible principale indiquée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 100 flashcards sur Corticoïdes et antalgiques opioïdes.

Quel rôle joue la douleur aiguë pour l’organisme ?

Elle sert de signal d’alarme protecteur.

Par quelles structures le message douloureux atteint-il le cerveau ?

Par les nerfs périphériques et la moelle épinière.

À quoi sont liées les douleurs neuropathiques ?

À une lésion du système nerveux périphérique ou central.

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