QCM : Entretien clinique et écoute — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel outil constitue le point de départ principal de la rencontre clinique avec une personne ?

L’observation standardisée, fondée d’abord sur la mesure
L’entretien clinique, fondé d’abord sur l’écoute
Le questionnaire fermé, fondé d’abord sur la comparaison
L’examen médical, fondé d’abord sur la recherche de symptômes

L’entretien clinique, fondé d’abord sur l’écoute

Explication

L’entretien clinique permet de rencontrer la personne et mobilise en premier lieu l’écoute. L’observation standardisée peut apporter des informations, mais elle ne constitue pas l’outil principal décrit ici.

2. Que doit distinguer l’écoute clinique lorsqu’un patient s’exprime ?

Les mots employés, la durée des phrases et le nombre de silences
Les paroles prononcées, le sens visé et les sous-entendus possibles
Les faits rapportés, les symptômes observés et les résultats mesurés
Les émotions exprimées, les souvenirs évoqués et les conseils demandés

Les paroles prononcées, le sens visé et les sous-entendus possibles

Explication

L’écoute clinique prend en compte le contenu explicite, le sens voulu et ce qui peut être sous-entendu à l’insu du patient. Réduire l’écoute aux paroles prononcées confond le contenu manifeste avec les significations possibles.

3. Lequel de ces éléments relève principalement de la communication non verbale dans l’écoute clinique ?

Les réponses données, les questions posées et les explications fournies
L’intonation, les gestes, les regards et l’expression faciale
Le vocabulaire choisi, les arguments avancés et les récits racontés
Les informations biographiques, les demandes formulées et les souvenirs

L’intonation, les gestes, les regards et l’expression faciale

Explication

La communication non verbale comprend notamment les attitudes, le corps, les gestes, l’expression faciale, les regards et l’intonation; le silence peut également y participer. Le vocabulaire et les récits appartiennent principalement au contenu verbal.

4. Que désigne la relation à l’autre dans les niveaux de l’écoute clinique ?

L’adaptation du praticien aux demandes explicites formulées pendant l’entretien
La description du patient par le praticien à partir de signes cliniques observables
La perception réciproque du patient et du praticien, notamment dans le transfert
La compréhension du récit du patient sans prendre en compte la position du praticien

La perception réciproque du patient et du praticien, notamment dans le transfert

Explication

La relation à l’autre implique la perception du patient par le praticien et celle du praticien par le patient, notamment à travers le transfert et le contre-transfert. Se limiter au récit ou aux signes observables néglige cette dimension réciproque.

5. Comment le praticien soutient-il l’association libre dans sa position clinique ?

Il interrompt les hésitations, reformule les propos et impose un ordre au récit
Il dédie un espace à la parole, écoute le discours et fait abstraction de lui-même
Il expose son histoire personnelle, puis invite le patient à la comparer à la sienne
Il dirige l’échange, interprète chaque réponse et propose un thème précis

Il dédie un espace à la parole, écoute le discours et fait abstraction de lui-même

Explication

Le praticien ouvre un espace pour la parole, écoute le texte et la production du discours, puis favorise l’association libre en faisant abstraction de lui-même. Diriger fortement l’échange ou exposer son histoire personnelle modifie cette position d’écoute.

6. Sur quels aspects du discours porte la double écoute du praticien ?

Sur les symptômes et les diagnostics, afin de classer la situation clinique
Sur la grammaire et la syntaxe, afin de repérer la manière de parler
Sur les souvenirs et les événements, afin de reconstituer la biographie
Sur les émotions et les comportements, afin d’évaluer l’adaptation sociale

Sur la grammaire et la syntaxe, afin de repérer la manière de parler

Explication

La double écoute examine la grammaire et la syntaxe pour repérer la manière dont le patient parle. Elle ne consiste pas à réduire l’écoute au classement des symptômes ou à la reconstruction biographique.

7. Pourquoi une connaissance limitée de la vie personnelle du praticien peut-elle préserver le cadre clinique ?

Parce qu’elles empêchent le praticien de comprendre les mots employés par le patient
Parce que les informations personnelles risquent de modifier l’écoute et la neutralité
Parce qu’elles rendent inutile l’analyse de la relation entre patient et praticien
Parce qu’elles obligent le patient à parler davantage de son histoire familiale

Parce que les informations personnelles risquent de modifier l’écoute et la neutralité

Explication

Moins le patient connaît le praticien, mieux le cadre et le support psychologiques sont préservés, car les informations personnelles peuvent influencer l’écoute et la neutralité. Cette règle ne signifie pas que le patient comprend moins bien les mots du praticien.

8. Qu’est-ce qui caractérise la clinique de l’interstice ?

Elle remplace la relation clinique par une observation indirecte dans un lieu institutionnel
Elle s’appuie sur une situation simple hors du cadre habituel, comme une cigarette partagée
Elle réserve l’écoute aux consultations hospitalières organisées autour d’un diagnostic
Elle renforce l’entretien formalisé dans le bureau en suivant un protocole plus détaillé

Elle s’appuie sur une situation simple hors du cadre habituel, comme une cigarette partagée

Explication

La clinique de l’interstice sort du cadre habituel du bureau ou de l’hôpital et peut prendre appui sur une situation simple, comme le moment où le patient fume une cigarette. Un entretien formalisé en bureau ou à l’hôpital correspond plutôt au cadre classique.

9. Quel effet la clinique de l’interstice peut-elle favoriser, notamment avec les enfants et les adolescents ?

Une accroche transférentielle et relationnelle ainsi qu’une relation de confiance
Une neutralisation de la relation par l’absence de tout dispositif clinique
Une réduction des attentes du patient par une évaluation plus rapide de ses difficultés
Une distance institutionnelle accrue et une formalisation plus stricte des échanges

Une accroche transférentielle et relationnelle ainsi qu’une relation de confiance

Explication

En s’appuyant sur des situations moins formalisées, la clinique de l’interstice peut faciliter l’accroche transférentielle et relationnelle ainsi que la confiance. Elle ne supprime pas la relation clinique et ne se définit pas par une formalisation accrue.

10. Comment peut-on définir le discours dans une situation de communication ?

Une suite de faits rapportés sans intervention de la personne qui parle
Une organisation matérielle où les interlocuteurs règlent leurs échanges
Une production verbale où un sujet fournit à autrui une représentation
Un acte institutionnel qui impose une règle au destinataire

Une production verbale où un sujet fournit à autrui une représentation

Explication

Le discours est une production verbale par laquelle un sujet fournit à un autre une représentation. Une simple suite de faits ne suffit pas à le définir, car le discours implique une production portée par un sujet.

11. Une personne raconte les événements survenus pendant une consultation sans préciser son opinion à leur sujet. Quelle dimension de son discours est principalement mobilisée ?

La dimension référentielle, car elle porte sur les faits rapportés
La dimension illocutoire, car elle accomplit un acte envers autrui
La dimension modale, car elle décrit la manière de parler
La dimension matérielle, car elle dépend du lieu de l’échange

La dimension référentielle, car elle porte sur les faits rapportés

Explication

La dimension référentielle concerne les faits que le sujet rapporte. La dimension modale renverrait plutôt à sa position face à ces faits, tandis que la dimension illocutoire concernerait l’acte accompli en parlant.

12. Quelle dimension du discours permet d’analyser la manière dont un sujet exprime sa position face aux faits qu’il rapporte ?

La dimension illocutoire
La dimension modale
La dimension matérielle
La dimension référentielle

La dimension modale

Explication

La dimension modale concerne la position du sujet et la manière dont il l’exprime face aux faits. La dimension référentielle, qui constitue le principal distracteur, porte sur les faits eux-mêmes et non sur l’attitude adoptée à leur égard.

13. Lorsqu’une personne raconte son histoire en cherchant à susciter la pitié ou à se présenter comme un héros, quelle dimension du discours analyse-t-on ?

La dimension référentielle
La dimension illocutoire
La dimension modale
La dimension descriptive

La dimension illocutoire

Explication

La dimension illocutoire concerne l’acte que le sujet accomplit en parlant, comme chercher à se faire plaindre ou à se positionner en héros. La dimension modale décrit plutôt sa position face aux faits rapportés, sans désigner l’acte visé par sa prise de parole.

14. Quels éléments le premier entretien doit-il intégrer pour établir un cadre de consultation ?

Les objectifs thérapeutiques, les diagnostics, les médicaments et les exercices
Les objets de la pièce, la couleur des murs et la durée du traitement
Les horaires, le lieu, la facturation et les comportements tolérés
Les symptômes, les rêves, les souvenirs et les interprétations proposées

Les horaires, le lieu, la facturation et les comportements tolérés

Explication

Le premier entretien doit aménager un cadre précisant les horaires, le lieu, la facturation et les comportements acceptés ou refusés pendant la consultation. Les objets et la disposition de la pièce relèvent plutôt du cadre matériel et ne remplacent pas ces règles de fonctionnement.

15. Dans quelle situation une croyance peut-elle contribuer à la disparition d’un symptôme ?

Lorsqu’elle produit un effet de transfert qui annule le symptôme
Lorsqu’elle fixe les horaires et les modalités de facturation
Lorsqu’elle impose une interruption techniquement frustrante
Lorsqu’elle modifie la disposition du bureau dans la pièce

Lorsqu’elle produit un effet de transfert qui annule le symptôme

Explication

Les croyances peuvent produire un effet de transfert et, par ce mécanisme, annuler un symptôme. La disposition du bureau concerne le cadre matériel, tandis que les horaires et la facturation appartiennent au cadre de fonctionnement de l’entretien.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 30 flashcards sur Entretien clinique et écoute.

Qu'est-ce que l'entretien clinique ?

L'outil principal pour rencontrer une personne mobilisant d'abord l'écoute.

Sur quoi porte l'écoute clinique ?

Sur ce que le patient dit, veut dire et sous-entend.

Quels éléments comprend la communication non verbale ?

Les attitudes, le corps, gestes, expression faciale, regards et intonation.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Entretien clinique et écoute.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM