QCM : Entretien du patient dénutri — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal de la phase sociale au début d’un entretien clinique ?

Mettre le patient à l’aise et amorcer la relation de soins
Recueillir les symptômes avant toute présentation du soignant
Organiser directement les examens liés au motif de consultation
Déterminer la gravité du motif avant l’accueil du patient

Mettre le patient à l’aise et amorcer la relation de soins

Explication

La phase sociale correspond généralement à un échange sans contenu médical qui facilite l’accueil du patient et initie la relation de soins. L’exploration des symptômes appartient ensuite au contenu clinique de l’entretien.

2. Quelle séquence respecte le mieux le début d’un entretien clinique ?

Présenter les examens, interrompre le récit, puis demander l’accord sur le diagnostic envisagé
Accueillir le patient, conclure la consultation, puis rechercher les attentes restées inexprimées
Vérifier les symptômes, négocier la durée, puis accueillir le patient et présenter le programme
Accueillir le patient, présenter le programme, puis vérifier ses attentes et obtenir son accord

Accueillir le patient, présenter le programme, puis vérifier ses attentes et obtenir son accord

Explication

Le début de l’entretien suit une progression comprenant l’accueil, l’énoncé du programme, puis la vérification des attentes et l’accord du patient. Le programme ne remplace donc pas l’exploration des attentes, qui constitue une étape distincte.

3. Quel élément doit être intégré au programme annoncé au début de la consultation ?

Les antécédents détaillés, les résultats biologiques et les prescriptions possibles
La liste des symptômes, leur interprétation et la conclusion thérapeutique
Le motif de consultation, le contenu négocié et la durée prévue
Le diagnostic final, le traitement choisi et la date du prochain contrôle

Le motif de consultation, le contenu négocié et la durée prévue

Explication

Le programme doit identifier le problème et le motif sans interrompre le patient, négocier le contenu et préciser la durée de la consultation. Le diagnostic et le traitement ne sont pas encore établis à ce moment de l’entretien.

4. Quelle conduite contribue directement à instaurer une relation de confiance avec le patient ?

Commencer par les symptômes, limiter les échanges et réserver les explications à la fin
Demander l’accord pour le traitement, annoncer le diagnostic et vérifier les prescriptions
Se présenter, préciser son rôle, montrer son intérêt et veiller au confort du patient
Présenter les examens prévus, éviter les questions personnelles et accélérer l’entretien

Se présenter, préciser son rôle, montrer son intérêt et veiller au confort du patient

Explication

Saluer le patient, se présenter, préciser son rôle, manifester son intérêt et veiller au confort favorisent la confiance. La présentation du rôle clarifie la fonction du soignant, tandis que l’intérêt manifesté soutient la relation et le confort du patient.

5. Comment la phase sociale contribue-t-elle à la qualité de la relation de soins ?

Elle remplace l’interrogatoire clinique en permettant d’établir les symptômes principaux
Elle sert à recueillir les données médicales avant de laisser le patient s’exprimer
Elle assure une transition vers le monde médical et favorise une relation de confiance
Elle réduit la consultation à un échange informel sans lien avec les soins

Elle assure une transition vers le monde médical et favorise une relation de confiance

Explication

La phase sociale fait le lien entre le monde extérieur et le monde médical et participe à une relation de confiance et de qualité. Elle ne remplace pas l’interrogatoire clinique, qui explore ensuite les symptômes et les problèmes de santé.

6. Que permet d’explorer la méthode AVIS devant un problème exprimé par le patient ?

Son diagnostic, son traitement, son pronostic et ses examens complémentaires
Sa personnalité, ses habitudes, son entourage et ses antécédents familiaux
Ses attentes, son vécu, l’impact du problème et ses symptômes
Sa douleur, sa prescription, son alimentation et sa prochaine consultation

Ses attentes, son vécu, l’impact du problème et ses symptômes

Explication

L’AVIS explore les attentes du patient, son vécu, l’impact du problème et ses symptômes. Le diagnostic et le traitement ne font pas partie des quatre dimensions définies par cet outil d’exploration.

7. Lorsqu’un patient décrit un symptôme nutritionnel, quelle association d’éléments correspond à une exploration complète ?

Personnalité, profession, revenus, antécédents et habitudes familiales
Motif administratif, identité, adresse, couverture et disponibilité du patient
Diagnostic, traitement, pronostic, prescription et date de réévaluation
Localisation, qualité, sévérité, chronologie, contexte et facteurs de variation

Localisation, qualité, sévérité, chronologie, contexte et facteurs de variation

Explication

L’exploration des symptômes comprend notamment leur localisation, leur qualité, leur intensité, leur évolution temporelle, leur contexte et les facteurs qui les déclenchent, aggravent ou soulagent. La sévérité renseigne sur l’intensité, alors que la chronologie décrit l’évolution dans le temps.

8. Quel comportement du soignant invite le patient à poursuivre et à développer son récit ?

La question fermée, qui limite la réponse à un point précis
La question ciblée, qui teste une hypothèse diagnostique
La reformulation, qui vérifie la compréhension des propos
La facilitation, qui encourage la poursuite de la narration

La facilitation, qui encourage la poursuite de la narration

Explication

La facilitation encourage le patient à parler davantage et soutient la continuité de son récit. Une question fermée vise plutôt une précision limitée ou une réponse brève.

9. Dans quelle situation une question fermée est-elle la plus adaptée pendant un entretien de soins ?

Pour favoriser l’expression spontanée de ses inquiétudes
Pour préciser la durée exacte d’un symptôme déjà évoqué
Pour laisser le patient organiser librement son récit
Pour l’encourager à développer son expérience personnelle

Pour préciser la durée exacte d’un symptôme déjà évoqué

Explication

La question fermée sert à préciser un point ou à vérifier une hypothèse avec une réponse brève. Les autres objectifs correspondent davantage aux questions ouvertes.

10. Quelle séquence facilite le recueil progressif d’informations pendant un entretien ?

Commencer par des questions fermées, puis laisser le patient raconter librement
Utiliser des questions fermées, puis reformuler sans approfondir
Commencer par des questions ouvertes, puis utiliser des questions fermées
Commencer par une reformulation, puis éviter les questions ciblées

Commencer par des questions ouvertes, puis utiliser des questions fermées

Explication

La méthode recommandée commence par des questions ouvertes afin de recueillir largement le récit, puis utilise des questions fermées pour préciser certains éléments. Inverser cette séquence risque de restreindre trop tôt l’expression du patient.

11. Que signifie expliquer un soin ou un problème de santé au patient ?

Adapter les informations données à ses besoins et à ses représentations
Décrire le traitement prévu sans explorer ses préoccupations personnelles
Obtenir son accord avant de discuter de ses connaissances antérieures
Présenter un diagnostic détaillé avec un vocabulaire médical spécialisé

Adapter les informations données à ses besoins et à ses représentations

Explication

L’explication consiste à fournir les informations nécessaires en tenant compte des besoins et des représentations du patient. Une présentation standardisée qui ignore ses préoccupations ne répond pas à cette définition.

12. Quelle conduite favorise une explication compréhensible des soins ?

Présenter le diagnostic sans adaptation puis remettre les décisions à plus tard
Se concentrer sur les préférences du patient sans expliquer le problème de santé
Explorer les connaissances du patient, utiliser des phrases simples et vérifier sa compréhension
Donner toutes les informations techniques avant de demander ce qui l’inquiète

Explorer les connaissances du patient, utiliser des phrases simples et vérifier sa compréhension

Explication

Le soignant explore les connaissances et les inquiétudes, explique brièvement le diagnostic avec des phrases simples, puis vérifie régulièrement la compréhension. Donner des informations techniques sans adaptation peut empêcher le patient de les comprendre.

13. Qu’est-ce qui caractérise la négociation dans la prise en charge ?

Une adhésion obtenue en demandant au patient d’appliquer les consignes
Le suivi effectif d’un traitement après une décision prise par le soignant
Une information médicale adaptée sans participation du patient à la décision
Une décision fondée sur un accord mutuel concernant la stratégie et le traitement

Une décision fondée sur un accord mutuel concernant la stratégie et le traitement

Explication

La négociation aboutit à une décision construite sur un accord mutuel concernant la stratégie de prise en charge et le traitement. Le suivi effectif relève de l’adhésion, qui ne se confond pas avec l’accord négocié.

14. Quel profil correspond au marasme plutôt qu’à l’hypercatabolisme protéique ?

Une carence d’apport avec albumine conservée et absence d’œdèmes
Une carence d’apport avec faillite de l’épargne protéique et œdèmes
Une inflammation avec albumine diminuée et apparition fréquente d’œdèmes
Une inflammation avec adaptation physiologique et albumine habituellement normale

Une carence d’apport avec albumine conservée et absence d’œdèmes

Explication

Le marasme correspond à une carence d’apport pure, avec adaptation physiologique, albumine normale et absence d’œdèmes. L’hypercatabolisme protéique associe inflammation, baisse de l’albumine et œdèmes.

15. Quelle affirmation décrit la coexistence des formes de dénutrition marasmique et hypercatabolique ?

Elles apparaissent dans des situations cliniques mutuellement exclusives
Elles coexistent fréquemment chez les patients
Elles se distinguent par une fréquence identique dans chaque maladie
Elles correspondent à deux étapes successives d’une même évolution

Elles coexistent fréquemment chez les patients

Explication

Les formes marasmique et hypercatabolique peuvent être présentes conjointement chez un même patient. Elles ne constituent donc pas des situations mutuellement exclusives ni nécessairement deux étapes successives.

16. Lors d’une agression, que devient la néoglucogenèse malgré la mise en place d’une alimentation ?

Elle cesse dès que l’apport énergétique devient suffisant
Elle persiste pendant toute la durée de l’agression
Elle se transforme en épargne protéique dès le début du repas
Elle diminue lorsque l’albumine revient à une valeur normale

Elle persiste pendant toute la durée de l’agression

Explication

En situation d’agression, l’alimentation ne bloque pas la néoglucogenèse, qui persiste aussi longtemps que l’agression dure. Un apport nutritionnel ne suffit donc pas à interrompre immédiatement ce processus métabolique.

17. Quelle conséquence intestinale est directement associée à la dénutrition protéique ?

Une atrophie des villosités favorisant la malabsorption
Une fermeture de la barrière empêchant le passage bactérien
Une hypertrophie des villosités améliorant l’absorption
Une augmentation de la motricité réduisant la fermentation

Une atrophie des villosités favorisant la malabsorption

Explication

La dénutrition protéique provoque une atrophie villositaire, ce qui favorise la malabsorption et la translocation intestinale. La translocation correspond au passage bactérien à travers la barrière intestinale, et non à une amélioration de l’absorption.

18. Quel effet est associé à 14 jours de nutrition parentérale chez l’être humain ?

Une conservation de la taille des villosités sans modification du passage bactérien
Une diminution de la taille des villosités et une translocation bactérienne plus fréquente
Une stimulation de la muqueuse intestinale avec réduction de la perméabilité
Une augmentation de la taille des villosités et une translocation bactérienne moins fréquente

Une diminution de la taille des villosités et une translocation bactérienne plus fréquente

Explication

Après 14 jours, la nutrition parentérale est associée à une diminution de la taille des villosités et à une prévalence accrue de la translocation bactérienne. Elle n’apporte pas de nutriments directement dans l’intestin, contrairement à la nutrition entérale.

19. Quelle définition correspond le mieux à la sarcopénie ?

Une augmentation de la masse grasse liée à l’âge avec conservation des performances musculaires
Une diminution liée à l’âge de la masse musculaire accompagnée d’une baisse de force ou de fonction
Une diminution de la force musculaire après un effort intense chez un adulte jeune
Une réduction du poids corporel liée à l’âge sans indication sur les capacités musculaires

Une diminution liée à l’âge de la masse musculaire accompagnée d’une baisse de force ou de fonction

Explication

La sarcopénie associe une diminution de la masse musculaire liée à l’âge à une baisse de la force ou de la fonction musculaire. Une simple perte de poids ne permet pas, à elle seule, d’évaluer la fonction musculaire.

20. Quelle diminution de la masse musculaire est observée entre 20 et 80 ans ?

Environ 60 % de la masse musculaire
Environ 40 % de la masse musculaire
Environ 25 % de la masse musculaire
Environ 15 % de la masse musculaire

Environ 40 % de la masse musculaire

Explication

La masse musculaire diminue d’environ 40 % entre 20 et 80 ans. Cette donnée concerne la masse musculaire et ne décrit pas directement l’évolution de la force musculaire.

21. Chez des sujets âgés, quelles conséquences sont observées après dix jours d’alitement ?

Une perte de 3 kg de masse maigre et une baisse de 30 % de la force des jambes
Une perte de 1,5 kg de masse maigre et une baisse de 15 % de la force des jambes
Une perte de 1,5 kg de masse maigre et une hausse de 15 % de la force des jambes
Une perte de 0,5 kg de masse maigre et une baisse de 5 % de la force des jambes

Une perte de 1,5 kg de masse maigre et une baisse de 15 % de la force des jambes

Explication

Dix jours d’alitement entraînent une perte de 1,5 kg de masse maigre et une diminution de 15 % de la force des jambes chez ces sujets âgés. Les autres propositions modifient l’ampleur ou le sens des effets observés.

22. Quels tests font partie de l’évaluation clinique de la sarcopénie ?

La force de préhension, la spirométrie et la distance parcourue en six minutes
Le hand grip, la vitesse de marche sur 4 mètres et le lever de chaise
Le périmètre abdominal, la pression artérielle et la flexion du coude
La densité osseuse, la fréquence respiratoire et l’équilibre unipodal

Le hand grip, la vitesse de marche sur 4 mètres et le lever de chaise

Explication

L’évaluation clinique comprend le hand grip test, la vitesse de marche sur 4 mètres et le test du lever de chaise. Les autres batteries associent des mesures qui ne correspondent pas à l’ensemble retenu pour cette évaluation.

23. Que rapporte l’index de masse musculaire appendiculaire ?

Le poids du muscle à la taille, exprimé en kg/m² à partir d’une coupe en L3
Le poids corporel à la taille, exprimé en kg à partir d’une mesure brachiale
Le poids du muscle à la taille, exprimé en kg à partir d’une mesure brachiale
Le poids corporel à la taille, exprimé en kg/m² à partir d’une coupe en L3

Le poids du muscle à la taille, exprimé en kg/m² à partir d’une coupe en L3

Explication

Cet index rapporte le poids musculaire à la taille en kg/m² et repose sur une coupe en L3. L’IMC, qui constitue la confusion fréquente, rapporte le poids corporel à la taille plutôt que la masse musculaire.

24. Quelle procédure est correcte pour mesurer la circonférence brachiale ?

Mesurer le côté dominant au coude tendu, en serrant le ruban, puis retenir la mesure la plus élevée
Mesurer les deux bras en extension, au niveau du poignet, puis retenir la valeur la plus faible
Mesurer le côté non dominant à mi-distance entre l’acromion et l’olécrane, sans comprimer, puis moyenner deux mesures
Mesurer le côté non dominant au niveau de l’épaule, bras relâché, puis effectuer une seule mesure

Mesurer le côté non dominant à mi-distance entre l’acromion et l’olécrane, sans comprimer, puis moyenner deux mesures

Explication

La mesure se fait du côté non dominant, bras semi-fléchi, à mi-distance entre l’acromion et l’olécrane, sans compression, avec deux mesures dont on calcule la moyenne. Les autres procédures modifient le côté, le repérage anatomique, la position ou le nombre de mesures.

25. Que signifie une circonférence brachiale inférieure à 27 cm ?

Elle confirme à elle seule le diagnostic de dénutrition
Elle établit une insuffisance pondérale sans nécessité d’autre évaluation
Elle indique une masse musculaire normale chez la personne âgée
Elle constitue un facteur de risque de dénutrition

Elle constitue un facteur de risque de dénutrition

Explication

Une circonférence brachiale inférieure à 27 cm constitue un facteur de risque de dénutrition. Cette mesure contribue à l’évaluation, mais elle ne suffit pas à elle seule pour poser tout le diagnostic.

26. Quelle séquence correspond le mieux à la clôture sécurisée d’un entretien de soins ?

Clarifier les prochaines étapes, recueillir le consentement, modifier le plan, puis transmettre le dossier
Synthétiser, clarifier le plan, prévoir un filet de sécurité, vérifier la compréhension, puis conclure socialement
Vérifier la compréhension, annoncer le diagnostic, prescrire un traitement, puis terminer par une synthèse
Présenter les résultats, répondre aux questions, interrompre l’échange, puis organiser une nouvelle consultation

Synthétiser, clarifier le plan, prévoir un filet de sécurité, vérifier la compréhension, puis conclure socialement

Explication

La clôture sécurisée associe une synthèse, la clarification du plan de soins, un filet de sécurité, la vérification de la compréhension et une phase sociale finale. La vérification de la compréhension ne remplace pas l’ensemble de ces étapes et ne consiste pas à annoncer systématiquement un diagnostic ou une prescription.

27. Quel objectif montre qu’une fin d’entretien favorise un véritable partenariat de soins ?

Reporter les explications pratiques jusqu’à la prochaine consultation de suivi
Transférer au patient la responsabilité clinique des décisions prises pendant l’entretien
Encourager la participation du patient dans son suivi et clarifier les étapes à venir
Réduire les échanges afin de préserver le temps consacré aux tâches administratives

Encourager la participation du patient dans son suivi et clarifier les étapes à venir

Explication

La fin de l’entretien doit clarifier les prochaines étapes, soutenir l’adhésion et encourager la participation du patient au partenariat de soins. Transférer la responsabilité clinique au patient ne correspond pas à une participation partagée aux décisions et au suivi.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Entretien du patient dénutri.

Qu'est-ce que la phase sociale dans l'entretien clinique ?

Un échange verbal sans contenu médical qui met le patient à l'aise.

Quelle est la première étape pour débuter l'entretien clinique ?

Le soignant accueille le patient.

Que fait le soignant après avoir accueilli le patient ?

Il énonce le programme de consultation.

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Consultez la fiche de révision complète sur Entretien du patient dénutri.

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