Fiche de révision : Évaluation de la composition corporelle

📋 Plan du Cours

  1. Évolution des compartiments corporels avec l’âge
  2. Chiffrage des masses grasse et non grasse
  3. Différences homme femme chez les sédentaires
  4. Méthodes de référence et méthodes cliniques
  5. Densitométrie et formule de Siri
  6. Impédancemétrie et conditions de mesure
  7. Mesure des plis cutanés et limites
  8. Postes de dépenses et segmentation énergétique
  9. Métabolisme de base : conditions et estimations
  10. Calorimétrie alimentaire et calorimétrie directe
  11. Calorimétrie indirecte respiratoire et quotient respiratoire
  12. Facteurs de variation et lien amaigrissement obésité

📖 1. Évolution des compartiments corporels avec l’âge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compartiments corporels : Compartiments corporels : découpage du corps en masses et tissus (ex. graisse, masse maigre) pour décrire comment la composition change avec l’âge.
  • Masse grasse : Masse grasse : part du poids corporel constituée par le tissu adipeux, qui varie avec l’âge et influence l’interprétation du poids.
  • Masse maigre : Masse maigre : ensemble de la masse non grasse, incluant notamment muscles, viscères et eau, dont la proportion peut évoluer au cours du vieillissement.
  • Eau corporelle : Eau corporelle : composant hydrique du corps qui peut augmenter (ex. œdèmes) et modifier la masse mesurée sans refléter une hausse de masse grasse.
  • Œdèmes : Œdèmes : accumulation d’eau dans les tissus qui augmente le poids sur la balance et perturbe l’estimation de la composition corporelle.

📝 Points essentiels

  • L’âge s’accompagne de modifications de la répartition entre graisse et masse non grasse, ce qui rend le suivi de la composition plus informatif que le seul poids.
  • L’IMC peut être trompeur car il ne distingue pas la part de masse grasse de la part de masse musculaire.
  • Chez une personne très musclée, un IMC élevé peut refléter une masse musculaire importante plutôt qu’un excès de graisse.
  • En cas d’œdèmes, la masse mesurée augmente surtout par l’eau accumulée, pas par une augmentation de masse essentielle (tissus).
  • La densité de l’eau explique l’effet sur la balance : 1 L d’eau correspond à environ 1 kg de masse.
  • Pour interpréter l’évolution avec l’âge, il faut raisonner en compartiments (graisse vs masse maigre) plutôt qu’en indicateurs globaux.

💡 Astuce mémo

Âge = “graisse ↑ / masse maigre ↓” (souvent), mais la balance peut mentir si “eau” (œdèmes) s’ajoute.

📖 2. Chiffrage des masses grasse et non grasse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Masse grasse : La masse grasse correspond à la part du poids liée au stockage lipidique, notamment sous forme de tissu adipeux.
  • Masse non grasse : La masse non grasse regroupe les tissus hors graisse, incluant la masse musculaire et les organes.
  • Masse maigre : La masse maigre correspond à la fraction corporelle sans graisse, souvent utilisée avec la masse grasse pour estimer la composition.
  • Masse musculaire : La masse musculaire représente la composante contractile du corps, incluse dans la masse non grasse et la masse maigre.

📝 Points essentiels

  • Chez le nouveau-né, la répartition est différente de l’adulte car la proportion d’eau est plus élevée (environ 80%).
  • Vers 10 ans, la masse musculaire augmente et la masse grasse augmente un peu, tandis que le reste diminue.
  • Chez l’adulte, la masse musculaire représente environ 40–45% et la masse grasse environ 20%, le reste correspondant aux autres composantes non grasse.
  • Exemple à 80 kg : masse grasse ≈ 16 kg (20%) et masse non grasse ≈ 64 kg (80%).
  • Dans la masse non grasse, on retrouve notamment la masse musculaire (exemple : 33 kg soit 16% de protéines) et les organes.
  • En situation d’obésité, le pourcentage de masse grasse est plus élevé que chez l’adulte de référence.

💡 Astuce mémo

Gras = 20% (adulte) ; Non-gras = 80% : à 80 kg ça fait 16 kg de gras et 64 kg de non-gras.

📖 3. Différences homme femme chez les sédentaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Densité de masse maigre : La densité de la masse maigre correspond à celle du tissu musculaire, utilisée pour convertir une densité corporelle en pourcentages de composition.
  • Densité de masse grasse : La densité de la masse grasse correspond à celle du tissu adipeux, utilisée dans le calcul de la densité corporelle totale.
  • Formule de Siri : La formule de Siri relie la densité corporelle dd au pourcentage de masse grasse (%MG) pour estimer la composition corporelle.
  • Pesée hydrostatique : La pesée hydrostatique est une méthode qui immerge le corps pour déduire la densité corporelle à partir du poids et du volume d’eau déplacée.
  • Pléthysmographie par déplacement d’air : La pléthysmographie par déplacement d’air est une méthode de composition corporelle basée sur un volume d’air déplacé dans un espace fermé.

📝 Points essentiels

  • La densité de masse musculaire est plus élevée que celle de la masse grasse, donc le muscle pèse plus lourd à volume égal.
  • dMM (densité de masse maigre) vaut 1,1 g/cc et dMG (densité de masse grasse) vaut 0,9 g/cc.
  • La densité corporelle totale se calcule en combinant les densités de masse maigre et grasse avec leurs pourcentages xx et yy tels que x+y=100x+y=100%.
  • Formule de Siri : %MG = (4,95/d − 4,5) × 100, et elle sert à obtenir le pourcentage de masse grasse à partir de dd.
  • Pesée hydrostatique : on immerge entièrement le corps, puis on mesure le poids en air et le poids en eau pour obtenir la masse volumique via le volume d’eau déplacée.
  • En pesée hydrostatique, la masse d’eau déplacée correspond au poids de l’eau : P=PoidsairPoidseauP = Poids_{air} − Poids_{eau}, ce qui permet de remonter au volume déplacé et donc à la densité corporelle.

💡 Astuce mémo

Muscle = plus dense (1,1) ; Gras = moins dense (0,9) : même volume, le muscle pèse plus.

📖 4. Méthodes de référence et méthodes cliniques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Impédancemétrie bioélectrique : Méthode clinique qui estime la composition corporelle à partir de l’impédance mesurée quand un courant traverse le corps.
  • Impédance à 50 Hz : Mesure d’impédance réalisée à 50 Hz utilisée pour obtenir la composition corporelle.
  • Impédancemétrie multi-fréquence : Mesure d’impédance réalisée sur plusieurs fréquences (de 5 à 500 Hz) pour affiner l’estimation selon les caractéristiques et certaines maladies.
  • Plis cutanés : Méthode clinique utilisant une pince calibrée pour mesurer l’épaisseur du pli cutané et estimer la masse grasse via une formule.
  • Pince de Harpenden : Pince calibrée utilisée pour mesurer l’épaisseur des plis cutanés lors des évaluations par plis cutanés.

📝 Points essentiels

  • Les électrodes sont placées sur le côté droit (poignet et métacarpo-phalangien, puis pied) pour obtenir une mesure reproductible.
  • La vessie doit être vide pour éviter de fausser les résultats de l’impédancemétrie.
  • Il ne faut pas être en contact avec du métal car le passage d’un courant électrique peut perturber la mesure.
  • Les membres doivent être en légère abduction (surtout le bras) pour limiter les courts-circuits et forcer le courant à traverser le corps.
  • Des équations utilisent l’âge, le sexe, l’ethnie et certaines maladies pour relier l’impédance à des valeurs de composition corporelle.
  • L’impédancemétrie peut être en monofréquence à 50 Hz ou en multi-fréquence de 5 à 500 Hz, avec une utilisation spécifique de l’impédance à 50 Hz pour la composition corporelle.

💡 Astuce mémo

Courant = Corps : vessie vide + pas de métal + abduction → pas de court-circuit, mesure fiable.

📖 5. Densitométrie et formule de Siri

🔑 Notions clés & Définitions

  • DEXA biphotonique : La DEXA biphotonique est une méthode de référence qui utilise deux niveaux d’énergie de rayons X pour estimer la composition corporelle.
  • Absorptiométrie biphotonique : L’absorptiométrie biphotonique désigne le principe où l’atténuation des rayons dépend des tissus traversés et de leur densité.
  • Calibrage par fantôme : Le calibrage par fantôme est l’étape qui utilise un bloc de référence pour garantir la justesse des mesures DEXA.
  • T-score : Le T-score exprime l’écart d’une mesure par rapport à une moyenne de référence, avec des valeurs typiquement attendues entre -2 et +2 dans la norme.
  • Z-score : Le Z-score compare la mesure à une population de même âge et de même sexe.

📝 Points essentiels

  • La DEXA balaie le corps avec un faisceau de rayons X à deux énergies (deux longueurs d’onde) pour distinguer les tissus selon leur atténuation.
  • La graisse atténue moins que le muscle, et l’os arrête davantage les rayons, ce qui permet d’inférer la composition corporelle.
  • L’irradiation de la DEXA est décrite comme presque négligeable, mais elle reste contre-indiquée pendant la grossesse.
  • La DEXA nécessite un calibrage par fantôme pour s’assurer que les mesures sont correctes.
  • La DEXA fournit une répartition en trois compartiments : masse non grasse, masse grasse et os.
  • L’analyse peut être globale (corps entier) ou segmentaire (tronc, jambes, bras, tête) avec des tableaux de composition en masse et en pourcentage, puis une comparaison à une population via des T-scores.

💡 Astuce mémo

DEXA = 2 énergies → 3 compartiments (non-grasse, grasse, os) ; fantôme = “zéro erreur” ; T-score = référence adulte, Z-score = même âge/sex.

📖 6. Impédancemétrie et conditions de mesure

🔑 Notions clés & Définitions

  • Impédancemétrie : Technique d’estimation de la composition corporelle à partir de la résistance et de la réactance mesurées dans le corps.
  • DEXA : Examen de référence pour mesurer la composition corporelle, utilisé comme point de comparaison pour d’autres méthodes.
  • Suivi longitudinal : Répétition d’un même examen dans le temps pour observer une évolution plutôt que de se fier à une mesure isolée.
  • Conditions de mesure : Ensemble des paramètres de réalisation qui influencent la mesure d’impédancemétrie et donc l’interprétation des résultats.

📝 Points essentiels

  • L’évaluation nutritionnelle repose sur des mesures et indices, mais il n’existe pas forcément de « gold standard » en ambulatoire.
  • La DEXA est présentée comme examen de référence, mais les autres méthodes peuvent être utilisées avec prudence selon le contexte.
  • Le suivi longitudinal est central : répéter l’examen permet de juger une tendance d’évolution.
  • La rigueur de mesure et la connaissance des limites conditionnent la fiabilité des résultats d’impédancemétrie.
  • L’interprétation doit tenir compte des conditions de mesure, car elles peuvent modifier les valeurs obtenues et donc la composition estimée.

💡 Astuce mémo

Longitudinal = tendance : même test, mêmes conditions, on lit l’évolution plutôt que la valeur brute.

📖 7. Mesure des plis cutanés et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Métabolisme de base : Le métabolisme de base correspond à la dépense énergétique minimale du corps au repos, mesurée dans des conditions standardisées.
  • Thermogenèse alimentaire : La thermogenèse alimentaire est la dépense énergétique liée à la digestion et à la transformation des nutriments après un repas.
  • Neutralité thermique : La neutralité thermique est une plage de température ambiante où le corps limite les dépenses liées au maintien de 37°C.
  • Thermorégulation : La thermorégulation regroupe les dépenses pour maintenir la température corporelle autour de 37°C (ex. frissons, sudation).
  • Formule de Schofield : La formule de Schofield est une méthode d’estimation du métabolisme de base utilisée chez l’enfant.

📝 Points essentiels

  • Chez un individu sédentaire « moyen », le métabolisme de base représente environ 60% de la dépense énergétique totale.
  • La thermogenèse alimentaire (post-prandiale) représente environ 10% de la dépense énergétique totale quotidienne.
  • L’activité physique contribue environ à 30% de la dépense énergétique, mais elle peut varier fortement et atteindre jusqu’à 100% du métabolisme de base.
  • La thermorégulation correspond à une dépense non négligeable de l’ordre de 5 à 10% pour maintenir la température à 37°C.
  • Le métabolisme de base se mesure au repos 15–20 minutes, à jeun depuis au moins 12h, et à la neutralité thermique entre 20 et 23°C.
  • Le métabolisme de base est mesuré chez une personne réveillée, car le sommeil diminuerait la dépense (environ 4 à 5% de plus que le métabolisme du sommeil).

💡 Astuce mémo

60-10-30 : base-thermo alimentaire-activité ; +5 à 10% pour garder 37°C.

📖 8. Postes de dépenses et segmentation énergétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thermogenèse : Réaction métabolique qui produit de la chaleur à partir de la transformation des nutriments, augmentant la dépense énergétique.
  • Système sympathique : Réseau neurovégétatif activé notamment lors d’une consommation élevée de glucides, pouvant accroître la thermogenèse et donc la dépense.
  • MET : Unité d’équivalence métabolique qui rapporte une activité à la dépense du métabolisme de base pour mieux estimer la dépense totale.
  • Calorimétrie alimentaire : Méthode qui estime la dépense énergétique à partir de la quantité et de la valeur énergétique des aliments consommés (et des restes).
  • Calorimétrie indirecte respiratoire : Méthode qui déduit la dépense énergétique à partir des échanges gazeux, notamment l’oxygène consommé et le dioxyde de carbone produit.

📝 Points essentiels

  • La dépense énergétique se segmente en composante obligatoire liée à la métabolisation des nutriments.
  • Une composante facultative liée aux glucides n’est pas systématique et apparaît surtout en cas de prise de glucides trop importante.
  • Quand les glucides sont consommés en excès, la thermogenèse augmente car cela active le système sympathique.
  • La dépense d’activité physique est souvent autour de 30% mais varie beaucoup et est difficile à mesurer directement.
  • Les MET permettent une vision plus globale en convertissant l’activité en équivalents du métabolisme de base.
  • Pour estimer l’énergie consommée, la calorimétrie alimentaire utilise soit la pesée avant/après (restes), soit des enquêtes alimentaires (moins rigoureuses).

💡 Astuce mémo

Glucides excès → sympathique → thermogenèse ↑ ; Activité ~30% → MET pour total.

📖 9. Métabolisme de base : conditions et estimations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Calorimétrie indirecte : Méthode de mesure de la dépense énergétique à partir des échanges respiratoires, surtout l’O2 consommé et le CO2 produit.
  • VO2 : Mesure du volume d’oxygène consommé sur une durée donnée, utilisée pour estimer la dépense énergétique.
  • Quotient respiratoire : Rapport entre le CO2 produit et l’O2 consommé, qui renseigne sur le type de substrats utilisés.
  • QR intervalle [0,7–1] : Plage attendue du quotient respiratoire, bornée par l’utilisation exclusive des lipides (0,7) et des glucides (1).
  • Chambre calorimétrique : Dispositif hospitalier hermétique permettant de mesurer la dépense énergétique sur 24–48 h en conditions proches du quotidien.

📝 Points essentiels

  • La calorimétrie indirecte estime l’énergie en mesurant l’O2 consommé et le CO2 expiré, puis en déduisant la dépense énergétique.
  • La consommation d’O2 est corrélée à l’utilisation des substrats car l’O2 ne se stocke pas et se retrouve forcément en CO2.
  • Le principe de mesure repose sur la différence entrée–sortie : on connaît l’O2 apporté et on mesure ce qui reste, puis on fait de même pour le CO2.
  • Le QR aide à déterminer le substrat dominant : glucides donnent un QR ≈ 1, lipides un QR ≈ 0,7, protides un QR ≈ 0,8.
  • Le QR est compris entre 0,7 et 1, mais en pratique il tourne souvent autour de 0,8 (≈ 0,80–0,85) car on n’utilise jamais un seul substrat.
  • Quand le QR moyen vaut 0,8, l’équivalent énergétique est d’environ 4,82 Kcal par litre d’O2 consommé.

💡 Astuce mémo

QR = CO2/O2 : glucides → 1, lipides → 0,7, protides → 0,8 ; autour de 0,8 en routine.

📖 10. Calorimétrie alimentaire et calorimétrie directe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chambre hermétique : Dispositif de calorimétrie en pièce complète, conçu pour limiter les échanges de gaz afin de mesurer la dépense d’énergie en conditions proches du quotidien.
  • Sas hermétique : Espace d’accès avec porte étanche et passe-plat, utilisé pour éviter l’entrée de gaz extérieurs pendant les mesures en chambre hermétique.
  • Eau doublement marquée : Technique de calorimétrie indirecte utilisant de l’eau marquée par des isotopes pour estimer la dépense d’énergie à partir de leur élimination.
  • Isotopes non radioactifs : Marqueurs utilisés en eau doublement marquée, comme 18O^{18}O et 2H^2H, dont on suit l’élimination sans radioactivité.
  • MET : Unité de référence reliant l’intensité d’une activité au métabolisme de base, via un facteur multiplicateur.

📝 Points essentiels

  • Les mesures en chambre hermétique nécessitent au moins 24 h pour obtenir une dépense d’énergie fiable.
  • Le passe-plat est mis en place rapidement pour limiter l’introduction de gaz extérieurs et éviter de fausser les résultats.
  • Les personnes restent typiquement 24–48 h en chambre hermétique pour mesurer la dépense d’énergie liée à la consommation de gaz.
  • L’eau doublement marquée utilise 18O^{18}O et 2H^2H et estime la dépense via la différence d’élimination dans les urines et l’air expiré.
  • Le suivi du CO2 sert à préciser la VCO2VCO_2 (production de CO2), qui est une autre voie d’estimation de la dépense énergétique.
  • Les méthodes d’estimation en vie réelle incluent questionnaires, cardiofréquencemètres, podomètre et accéléromètre, avec des limites propres à chaque capteur ou recueil.

💡 Astuce mémo

Chambre hermétique = “sas anti-gaz” (porte + passe-plat) ; eau doublement marquée = “18O^{18}O + 2H^2H” traqués dans urines et air expiré ; MET = “activité × métabolisme de base”.

📖 11. Calorimétrie indirecte respiratoire et quotient respiratoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Calorimétrie indirecte respiratoire : Méthode d’estimation de la dépense énergétique à partir des échanges gazeux respiratoires plutôt que de la chaleur produite directement.
  • Quotient respiratoire : Rapport entre le CO2CO_2 produit et le O2O_2 consommé, utilisé pour renseigner sur le type de substrat énergétique utilisé.
  • Métabolisme de repos : Dépense énergétique minimale de l’organisme au repos, servant de base au calcul de la dépense énergétique totale.
  • Thermogénèse alimentaire : Part de la dépense énergétique liée à la digestion et au traitement des nutriments, souvent exprimée comme une fraction de l’apport.
  • Formule de Black : Formule utilisée pour estimer le métabolisme de repos, qui peut ensuite être ajusté par un niveau d’activité.

📝 Points essentiels

  • La dépense énergétique totale se décompose classiquement en métabolisme de base, thermogénèse alimentaire et activité physique.
  • La thermogénèse alimentaire varie typiquement d’environ ±10% autour de sa valeur attendue.
  • Le métabolisme de base varie surtout en cas de dénutrition (baisse) ou d’obésité (hausse).
  • L’activité physique est le facteur le plus difficile à quantifier car elle varie au cours du temps.
  • Le muscle est le principal facteur de variation de la dépense énergétique de repos, et il explique environ 20% de l’énergie de repos sur le schéma du cours.

💡 Astuce mémo

QR = CO2/O2CO_2/O_2 : plus le “carburant” change, plus le quotient bouge.

📖 12. Facteurs de variation et lien amaigrissement obésité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Excès calorique : Notion d’équilibre énergétique où une prise de poids correspond à un apport supérieur aux dépenses sur une période donnée.
  • Adaptation métabolique : Mécanisme d’ajustement du corps qui réduit la prise de poids après une phase initiale d’excès, en atteignant un nouvel équilibre.
  • Thermogenèse alimentaire : Composante de la dépense énergétique liée au coût de la digestion et du traitement des nutriments après les repas.
  • Dépense énergétique de repos : Part de la dépense quotidienne liée au fonctionnement de base de l’organisme, influencée notamment par la masse musculaire.
  • Substrats énergétiques : Nutriments utilisés pour produire l’énergie pendant l’effort, principalement glucides et lipides, avec une répartition qui dépend de l’intensité.

📝 Points essentiels

  • Un excès de 7000 à 8000 Kcal correspond à environ 1 kg de prise de poids, ce qui revient à ~1000 Kcal/jour en plus pendant une semaine.
  • La théorie d’un excès constant (courbe rouge) ne décrit pas tout le réel : après un temps, une adaptation conduit à une stabilisation avec une variation pondérale plus faible (plateau).
  • Quand les apports augmentent, la dépense énergétique augmente aussi, notamment via la thermogenèse alimentaire et via l’augmentation de la masse grasse puis de la masse musculaire.
  • La masse musculaire module la dépense énergétique de repos : plus elle est élevée, plus la dépense de repos est importante.
  • À activité identique, une personne plus lourde (ex. 120 kg vs 58 kg) dépense davantage, pouvant atteindre environ le double dans la comparaison présentée.
  • Pour l’objectif de perte de poids, les efforts trop intenses ne sont pas optimaux : on privilégie des activités peu intenses pour favoriser l’utilisation des graisses.

💡 Astuce mémo

Excès → adaptation → plateau : plus on mange, plus on dépense, mais le poids finit par se stabiliser.

📊 Tableaux de synthèse

Comparaison des grands modèles de compartiments corporels

ModèleExemplesBut en composition corporelle
Compartiments graisse / masse non grasseGraisse ; masse non grasse (muscles + viscères) ; masse maigre (FFM : muscles + viscères + eau)Décrire la répartition utile pour estimer composition (graisse vs non-grasse)
Compartiments par atomes / molécules / cellulesAtomes (O, C, H…) ; moléculaire (eau, graisse, minéraux, protéines) ; cellulaire (masse cellulaire, fluides extracellulaires)Décrire le corps à d’autres échelles que l’anatomie
Compartiments fonctionnels (utilisé)Muscle squelettique ; tissu adipeux ; os ; sangServir à l’exploitation clinique des méthodes d’évaluation de la composition

Comparaison des méthodes de mesure de la composition corporelle

TypeMéthodesCaractéristique clé / limite
Référence (peu transposables)Densitométrie ; pesée hydrostatique ; pléthysmographie déplacement d’airBasées sur la densité corporelle (muscle plus dense que la graisse) ; peu adaptées à la clinique
Cliniques (pratiques)Impédancemétrie ; plis cutanés ; DEXA ; coupes scanner/IRM (L3)Impédancemétrie sensible aux œdèmes ; plis cutanés ne voient que le sous-cutané ; DEXA référence actuelle ; imagerie utile via retraitement

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Croire que l’IMC suffit : un IMC élevé peut refléter une masse musculaire importante (ex. Teddy Riner) et pas forcément une masse grasse excessive.
  2. Confondre masse maigre et masse non grasse : la masse maigre inclut notamment l’eau, alors que la masse non grasse regroupe les tissus hors graisse (muscles + viscères).
  3. Penser que la balance reflète la masse grasse : en cas d’œdèmes, l’eau accumulée augmente le poids sans augmenter la masse grasse.
  4. Oublier que l’impédancemétrie mesure surtout l’eau : des œdèmes faussent l’estimation de la composition corporelle.
  5. Penser que les plis cutanés mesurent toute la graisse : ils évaluent le tissu adipeux sous-cutané, pas le tissu adipeux viscéral.
  6. Apprendre la formule de Siri “par cœur” : le cours insiste que ce n’est pas nécessaire, l’idée est de relier la densité au %MG.
  7. Confondre QR et substrat : QR=1 correspond aux glucides, QR≈0,7 aux lipides, QR≈0,8 en pratique car on n’utilise jamais un seul substrat.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi l’IMC peut être trompeur et donner l’idée de composition corporelle (répartition muscle vs graisse) plutôt que le seul poids/taille.
  2. Décrire les principaux modèles de compartiments corporels et préciser celui utilisé pour l’évaluation clinique (modèle fonctionnel : muscle squelettique, tissu adipeux, os, sang).
  3. Donner les tendances d’évolution avec l’âge : nouveau-né (eau ~80%), vers 10 ans (muscle ↑, graisse ↑ un peu), adulte (muscle 40–45%, graisse ~20%).
  4. Calculer l’exemple à 80 kg : masse grasse ~16 kg (20%) et masse non grasse ~64 kg (80%), et préciser ce que contient la masse non grasse.
  5. Comparer hommes vs femmes sédentaires et sporifs en termes de masse maigre (hommes un peu plus) et de masse grasse (plus élevée en obésité).
  6. Présenter la logique de la densitométrie : dMM=1,1 g/cc (muscle) vs dMG=0,9 g/cc (graisse) et l’idée de calcul via densité corporelle et %MG.
  7. Expliquer la pesée hydrostatique : immersion, poids air vs poids eau, volume d’eau déplacée, densité puis %MG via Siri (sans exiger la mémorisation).
  8. Décrire la pléthysmographie par déplacement d’air : espace hermétique, déplacement d’air au lieu de l’eau, utilisée surtout en recherche.
  9. Décrire l’impédancemétrie : principe eau/conduction, conditions de mesure (allongé 15–20 min, côté droit, vessie vide, pas de métal, abduction), et limites (œdèmes, IMC extrêmes) + intérêt du suivi longitudinal.
  10. Expliquer la méthode des plis cutanés : pince Harpenden, mesures (1 pli ou 4 plis puis somme), formule de densité/ %MG, et limites (sous-cutané seulement, variabilité intra/inter-observateurs).
  11. Décrire la DEXA : 2 énergies (2 longueurs d’onde), 3 compartiments (non-grasse, grasse, os), calibrage par fantôme, analyse globale vs segmentaire, et T-score vs Z-score.
  12. Expliquer la dépense énergétique : 3 postes (métabolisme de repos ~60%, thermogenèse alimentaire ~10%, activité ~30% variable), la thermorégulation (5–10%), puis les méthodes (calorimétrie alimentaire, directe, indirecte
  13. respiratoire/QR, chambre hermétique 24–48h, eau doublement marquée, fréquence cardiaque, podomètre, accéléromètre, méthode factorielle/MET).
  14. Maîtriser le QR : intervalle [0,7–1], valeurs typiques (glucides ~1, lipides ~0,7, protides ~0,8) et l’équivalent énergétique quand QR moyen ~0,8 (≈4,82 Kcal/L O2).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Évaluation de la composition corporelle avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Comment évoluent généralement les compartiments corporels avec l’âge ?

2. Pourquoi des œdèmes peuvent-ils fausser l’interprétation du poids corporel ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Évaluation de la composition corporelle avec 24 flashcards interactives.

Compartiments corporels — définition ?

Division du corps en masses pour suivre leur évolution avec l’âge.

Masse grasse — rôle ?

Stockage lipidique influençant la composition corporelle.

Masse maigre — composition ?

Tissus non gras, incluant muscles, viscères et eau.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches