★ À maîtriser
📌 La vigilance correspond à la capacité d’être éveillé et de le rester, dépendant de la formation réticulée du tronc cérébral, tandis que le contenu de conscience comprend notamment la pensée, la compréhension, la mémoire et l’orientation, dépendant du cortex cérébral.
📌 Les niveaux d’altération vont de la somnolence, avec réveil facile, à l’obnubilation, avec ralentissement et attention diminuée, puis à la confusion, à la stupeur, réveillable seulement par stimulation forte, et au coma, avec abolition de la conscience et de la vigilance.
Compléments
📌 L’état végétatif associe une ouverture des yeux sans preuve de conscience, tandis que le locked-in syndrome correspond à une personne consciente mais paralysée qui communique par les yeux.
Vigilance = éveil ; contenu = orientation, mémoire et cohérence.
★ À maîtriser
📌 Le delirium débute brutalement en heures ou jours, fluctue souvent avec aggravation nocturne, perturbe fortement l’attention et est souvent réversible, tandis que la démence évolue progressivement sur des mois ou des années et n’est pas réversible.
📌 Tout changement brutal du comportement, de la vigilance ou de l’orientation chez une personne âgée est un signe d’alerte à transmettre sans délai en le comparant à son état habituel.
Compléments
Les causes neurologiques citées sont :
Les causes métaboliques comprennent :
Les causes cardio-respiratoires citées sont :
Les causes infectieuses, toxiques et favorisantes comprennent notamment les infections urinaires, pneumopathies, septicémies, fièvre élevée, alcool, drogues, surdosages de sédatifs, morphiniques ou psychotropes, intoxication au CO, douleur, rétention d’urine, fécalome, changement d’environnement, privation de sommeil et déficit sensoriel.
Les facteurs de risque de confusion comprennent l’âge supérieur à 75 ans, une démence préexistante, la polymédication, la déshydratation, la dénutrition, l’infection, la douleur, la constipation, un déficit sensoriel non compensé, l’hospitalisation et la contention physique.
Changement brutal → rechercher une cause médicale et alerter.
★ À maîtriser
La CAM recherche quatre critères :
L’observation aide-soignante porte sur :
Le score de Glasgow additionne les réponses des yeux (Y, de 1 à 4), verbales (V, de 1 à 5) et motrices (M, de 1 à 6), pour un total de 3 à 15. - Teasdale & Jennett, 1974
📌 Au Glasgow, un score de 13–14 indique une altération légère, 9–12 une altération modérée nécessitant un avis médical urgent, et un score inférieur ou égal à 8 un coma grave relevant d’une urgence vitale.
📌 Une baisse d’au moins 2 points au Glasgow signale une aggravation à alerter immédiatement, quel que soit le score, et le détail des réponses ainsi que l’heure doivent être notés.
Compléments
📌 L’échelle AVPU classe la réponse en Alert (alerte), Voice (réponse à la voix), Pain (réponse à la douleur) et Unresponsive (absence de réaction), cette dernière situation correspondant à une urgence vitale.
★ À maîtriser
🔄 Face à une personne somnolente ou confuse :
🔄 Chez une personne inconsciente :
La méthode SBAR structure la transmission en :
Compléments
📌 En cas de suspicion de traumatisme du rachis, la personne ne doit pas être mobilisée sans avis, sauf nécessité vitale.
Rester auprès → alerter → évaluer → sécuriser → transmettre.
★ À maîtriser
Compléments
Les organes et voies sensorielles cités sont l’œil et le nerf optique (II) pour la vue, l’oreille et le nerf cochléaire (VIII) pour l’ouïe, le vestibule et le nerf vestibulaire (VIII) pour l’équilibre, le nez et le nerf olfactif (I) pour l’odorat, la langue et les nerfs facial (VII) et glosso-pharyngien (IX) pour le goût, ainsi que la peau et les nerfs sensitifs périphériques pour le toucher.
Avec l’âge, les sens s’émoussent et le risque de chutes, de dénutrition, d’isolement et de troubles cognitifs augmente.
★ À maîtriser
📌 Les bâtonnets participent à la vision en pénombre et périphérique en noir et blanc, tandis que les cônes permettent la perception des couleurs et des détails, notamment l’acuité visuelle.
📌 La cataracte est une opacification du cristallin entraînant une vision floue et des éblouissements, tandis que le glaucome détruit progressivement le nerf optique et réduit le champ visuel, d’abord en périphérie.
Compléments
La presbytie correspond à une perte d’accommodation du cristallin liée à l’âge, entraînant une baisse de la vision de près et apparaissant généralement après 45 ans.
Le glaucome chronique à angle ouvert représente 80 à 90 % des cas et évolue souvent silencieusement, tandis que le glaucome aigu à angle fermé provoque brutalement des douleurs oculaires, une rougeur, des nausées, des vomissements et une baisse rapide de l’acuité visuelle.
La DMLA atteint la macula et entraîne une perte progressive de la vision centrale, des déformations des images et une tache centrale, sans supprimer la vision périphérique.
Cornée → pupille → cristallin → rétine → nerf optique.
★ À maîtriser
📌 L’oreille externe capte les sons, l’oreille moyenne les transmet et les amplifie grâce aux osselets, et l’oreille interne assure l’audition par la cochlée ainsi que l’équilibre par le vestibule et les canaux semi-circulaires.
Compléments
📌 La presbyacousie est une perte progressive bilatérale de l’audition liée au vieillissement, souvent marquée par une difficulté à percevoir les sons aigus et à suivre une conversation dans le bruit.
Pavillon → tympan → osselets → cochlée → nerf cochléaire.
★ À maîtriser
📌 Les mécanorécepteurs cutanés détectent pression et vibration, les thermorécepteurs le chaud et le froid, et les nocicepteurs la douleur ; les messages rejoignent le cortex sensitif en passant par les nerfs sensitifs et la moelle épinière.
Compléments
📌 L’agueusie est une perte totale du goût, l’hypogueusie une diminution du goût et la dysgueusie une altération du goût, parfois métallique.
Les troubles du goût peuvent être liés à l’âge, à la bouche sèche, à une mycose buccale, à une mauvaise hygiène bucco-dentaire, à la chimiothérapie, aux médicaments ou à des carences en zinc, et favoriser dégoût alimentaire, excès de sel ou de sucre, dénutrition et déshydratation.
Les troubles du toucher comprennent l’hypoesthésie, l’anesthésie, les paresthésies, l’hyperesthésie et la douleur neuropathique, et peuvent entraîner brûlures, plaies non ressenties, escarres, chutes et perte de dextérité.
★ À maîtriser
Compléments
Pour prévenir les brûlures liées à une sensibilité diminuée, l’aide-soignant vérifie la température de l’eau au coude ou au thermomètre et évite de poser des objets chauds directement sur la peau.
Pour une personne présentant un déficit visuel, l’aide-soignant maintient les lunettes propres et accessibles, assure un éclairage adapté sans éblouissement, conserve des repères fixes et ne déplace pas les objets sans prévenir.
Pour une personne malentendante, l’aide-soignant vérifie l’appareil auditif et sa pile, se place face à elle dans un endroit éclairé, parle distinctement sans crier et réduit le bruit ambiant.
La loi du 11 février 2005 reconnaît le handicap sensoriel et garantit notamment le droit à l’information, à la participation et au respect de l’autonomie de la personne. - Loi n° 2005-102
Déficit non compensé → risques de chute, d’isolement et de confusion.
Pour guider une personne aveugle ou malvoyante, l’aide-soignant se présente et annonce ses gestes, ne déplace pas les objets sans prévenir, propose son bras en marchant légèrement devant et annonce les obstacles, décrit le repas selon le cadran de l’horloge et parle normalement.
Pour communiquer avec une personne sourde ou malentendante, l’aide-soignant attire son attention, se place face à elle dans la lumière, articule naturellement sans crier, utilise des phrases courtes et des gestes ou l’écrit, réduit le bruit et vérifie la compréhension.
Les aides citées pour le handicap sensoriel comprennent : la canne blanche, le chien guide, le braille, le lecteur d’écran, la loupe, les appareils auditifs, l’implant cochléaire, la langue des signes française, la lecture labiale et le sous-titrage
Confusion et démence
| Critère | Confusion (delirium) | Démence |
|---|---|---|
| Début | Brutal, en heures ou jours | Progressif, en mois ou années |
| Évolution | Fluctuante, souvent aggravée la nuit | Lentement progressive, stable dans la journée |
| Attention | Très perturbée | Longtemps préservée |
| Réversibilité | Souvent réversible si la cause est traitée | Non réversible |
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1. Quelle distinction décrit correctement la vigilance et le contenu de conscience ?
2. Une personne ne se réveille qu’après une stimulation forte; à quel niveau d’altération de la conscience cela correspond-il ?
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Comment se définit la conscience chez une personne ?
L’état d’éveil où elle perçoit son environnement et elle-même et réagit de façon adaptée aux stimulations.
Quelles capacités distinguent la vigilance du contenu de conscience ?
La vigilance permet de rester éveillé ; le contenu comprend notamment pensée, compréhension, mémoire et orientation.
Quelles causes neurologiques de confusion sont citées chez la personne âgée ?
L’AVC, le traumatisme crânien, l’épilepsie, la méningite, la tumeur et l’hématome sous-dural.
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