★ À maîtriser
L’évaluation d’un axe hormonal doit analyser simultanément le taux de l’hormone étudiée et celui de son hormone régulatrice ou de la variable qui la régule, comme la TSH avec la T4, l’ACTH avec le cortisol ou la PTH avec la calcémie.
Lorsque le taux d’une hormone est relativement constant au cours de la journée, le moment du prélèvement importe peu et son taux de base permet d’évaluer une sécrétion normale, insuffisante ou excessive.
Pour une hormone variable dans le temps, le prélèvement doit être réalisé au moment où son taux est minimal si l’on recherche une hypersécrétion et au moment où il est maximal si l’on recherche une insuffisance.
Si les dosages au moment approprié ne permettent pas de conclure, un test de freinage est utilisé pour explorer une hypersécrétion et un test de stimulation pour explorer une insuffisance.
📌 L’intervalle de normalité d’un individu est plus étroit que celui d’une population, ce qui explique qu’une hypothyroïdie infraclinique puisse exister malgré une T4 libre encore comprise dans les normes populationnelles, la TSH étant plus sensible.
Compléments
Mesurer l’hormone, son régulateur, puis choisir le moment ou le test dynamique
★ À maîtriser
Compléments
La pars anterior représente environ 75 % du volume hypophysaire, la pars nervosa 23 % et la pars intermedia 2 %.
Les origines embryologiques différentes de l’adénohypophyse et de la neurohypophyse expliquent l’existence d’hypophyses accessoires sur le trajet du canal craniopharyngien et de craniopharyngiomes.
Adénohypophyse glandulaire en avant, neurohypophyse nerveuse en arrière
★ À maîtriser
📌 L’hypophyse est intradurale et extra-arachnoïdienne, de sorte qu’elle ne baigne pas dans le liquide cérébrospinal.
Compléments
Une petite glande enfermée dans la selle turcique, sous le chiasma optique et entre les sinus caverneux
★ À maîtriser
📌 Le noyau ventromédial participe à la satiété, tandis que la région latérale tubérale participe à la faim.
Compléments
📌 La portion rostrale de l’hypothalamus participe à l’hyperthermie, tandis que la portion caudale participe à l’hypothermie ; une lésion hypothalamique peut provoquer une hyperthermie centrale.
Les noyaux hypothalamiques produisent des signaux qui contrôlent le système autonome et l’hypophyse
★ À maîtriser
Les glandes endocrines peuvent présenter une architecture en cordons, comme l’antéhypophyse, les parathyroïdes, les surrénales et l’épiphyse, ou une architecture folliculaire, comme la thyroïde.
🔄 L’histogenèse glandulaire suit trois étapes:
📌 Les hormones peptidiques sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique puis l’appareil de Golgi, circulent librement et agissent sur des récepteurs membranaires, tandis que les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol, circulent liées à des protéines et agissent sur des récepteurs intracellulaires.
Compléments
📌 Les hormones monoaminées dérivent presque toutes de la tyrosine, mais la mélatonine dérive du tryptophane et les hormones thyroïdiennes, bien que monoaminées, sont liées à des protéines plasmatiques et agissent sur des récepteurs intracellulaires.
Peptides hydrosolubles à récepteurs membranaires, stéroïdes et hormones thyroïdiennes à récepteurs intracellulaires
★ À maîtriser
📌 L’adénohypophyse est une partie glandulaire d’origine épithéliale qui synthétise des hormones antéhypophysaires, tandis que la neurohypophyse est une partie nerveuse d’origine neuroectoblastique qui stocke et libère l’ADH et l’ocytocine hypothalamiques.
La neurohypophyse contient un réseau capillaire fenêtré, des axones non myélinisés de neurones magnocellulaires et des pituicytes, qui sont des cellules gliales spécialisées.
Dans la pars distalis, les cellules acidophiles représentent environ 80 % des cellules chromophiles et sécrètent principalement la GH ou la prolactine, tandis que les cellules basophiles représentent environ 20 % et sécrètent la TSH, la FSH, la LH ou l’ACTH.
Les cinq types cellulaires fonctionnels sont:
Compléments
Le système magnocellulaire atteint la neurohypophyse, le parvocellulaire atteint l’éminence médiane
★ À maîtriser
📌 Un microadénome hypophysaire provoque principalement une symptomatologie d’hypersécrétion liée au type cellulaire atteint, tandis qu’un macroadénome peut provoquer une hypersécrétion, une insuffisance hypophysaire et un syndrome tumoral par compression.
Les principaux adénomes hypersécrétants sont:
Une compression de la tige pituitaire peut provoquer une hyperprolactinémie en supprimant le contrôle dopaminergique inhibiteur de la prolactine, même si la tumeur ne sécrète pas elle-même de prolactine.
📌 La compression du chiasma optique provoque surtout une hémianopsie bitemporale, tandis que l’extension dans le sinus caverneux peut provoquer une paralysie oculomotrice avec diplopie ou ptosis.
Compléments
Hypersécrétion ou compression tumorale → syndromes hormonaux, visuels ou neurologiques
★ À maîtriser
La différenciation sexuelle fœtale repose sur la succession du caryotype, de la différenciation gonadique, de la sécrétion hormonale et du développement des organes génitaux internes et externes.
Chez un fœtus XY, le gène SRY permet la différenciation testiculaire ; la testostérone et la dihydrotestostérone favorisent le développement masculin, tandis que l’AMH entraîne la régression des canaux de Müller.
Chez un fœtus XX, l’absence de chromosome Y et de sécrétion testiculaire entraîne par défaut la différenciation des organes génitaux externes féminins, tandis que l’absence d’AMH permet le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin.
La GnRH, aussi appelée LHRH, est sécrétée de manière pulsatile par l’hypothalamus sous l’influence des neurones à kisspeptine et stimule la sécrétion de LH et de FSH par les cellules gonadotropes.
Compléments
📌 Une mutation inactivatrice homozygote du récepteur de la testostérone chez un fœtus XY peut entraîner des organes génitaux externes d’apparence féminine malgré la présence d’une gonade masculine et d’AMH.
Caryotype → gonade → hormones → organes génitaux
★ À maîtriser
La LH stimule les cellules de Leydig via le récepteur LH/hCG et entraîne la fabrication de testostérone, qui exerce ensuite un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH, de FSH et de GnRH.
Les cellules de Sertoli sont sensibles à la testostérone et à la FSH, sécrètent l’inhibine et permettent la maturation de la lignée germinale.
Compléments
LH → Leydig → testostérone ; FSH → Sertoli → inhibine et maturation germinale
★ À maîtriser
📌 Chez un fœtus 46,XY présentant une insensibilité complète aux androgènes, la gonade masculine sécrète de l’AMH, ce qui entraîne la régression des canaux de Müller, tandis que l’absence d’action de la testostérone empêche la différenciation des organes génitaux externes masculins et produit une apparence féminine.
Compléments
📌 Chez un fœtus 46,XY ne sécrétant ni testostérone ni AMH, les organes génitaux internes et externes se différencient selon un phénotype féminin.
📌 Chez un fœtus 46,XX exposé à un excès d’androgènes surrénaliens, les organes génitaux externes peuvent se viriliser tandis que les organes génitaux internes restent féminins en l’absence d’AMH.
AMH agit sur les organes internes, la testostérone sur les organes externes
★ À maîtriser
Les neurones à kisspeptine, via le récepteur GPR54 exprimé par les neurones à GnRH, centralisent notamment le rétrocontrôle des stéroïdes sexuels, l’effet de la leptine et l’effet inhibiteur de la prolactine sur l’axe gonadotrope.
Chez l’homme, la LH stimule les cellules de Leydig, qui fabriquent la testostérone, tandis que la FSH et la testostérone agissent sur les cellules de Sertoli, lesquelles soutiennent la maturation de la lignée germinale et sécrètent l’inhibine.
Compléments
📌 La testostérone biodisponible correspond à la testostérone libre et à la testostérone liée à l’albumine, tandis que la testostérone liée fortement à la TeBG ou à la SHBG n’est pas directement biodisponible.
GnRH pulsatile → LH/FSH → gonades → rétrocontrôle négatif
🔄 Le cycle ovarien suit trois étapes:
Chez le garçon, la puberté débute en moyenne vers 13 ans et le volume testiculaire passe d’environ 3 mL à 16 mL sous l’effet conjoint de la LH et de la FSH.
Chez la fille, la puberté débute en moyenne vers 11 ans et le premier signe est le développement mammaire sous l’effet de l’œstradiol.
La testostérone et l’œstradiol accélèrent d’abord la croissance osseuse, puis stimulent la maturation et la soudure des cartilages de conjugaison, ce qui entraîne finalement l’arrêt de la croissance.
📌 Une puberté précoce entraîne une accélération puis un arrêt prématuré de la croissance, donnant souvent une taille finale plus faible, tandis qu’une puberté tardive retarde le pic de croissance et peut aboutir à une taille finale plus importante.
Début puberté → accélération → pic → soudure → arrêt
★ À maîtriser
📌 L’hypogonadisme primaire est un déficit de la gonade associé à une élévation des gonadotrophines, tandis que l’hypogonadisme secondaire est un déficit hypothalamique ou hypophysaire associé à des gonadotrophines basses.
Le syndrome de Turner correspond à une anomalie 45,X et entraîne un hypogonadisme périphérique, une très petite taille et une aménorrhée primaire.
Le syndrome de Klinefelter correspond à une dysgénésie gonadique 47,XXY avec déficit des cellules de Sertoli et de la lignée germinale, inhibine basse, FSH élevée et azoospermie.
📌 Un hypogonadisme acquis avant la puberté provoque un impubérisme et un phénotype eunuchoïde avec une envergure supérieure à la taille, tandis qu’un hypogonadisme acquis après la puberté conserve généralement les caractères sexuels secondaires mais entraîne une infertilité.
Compléments
Gonade défaillante = gonadotrophines élevées ; déficit central = gonadotrophines basses
📌 La prolactine inhibe la GnRH et l’axe gonadotrope, et sa sécrétion est normalement freinée par la dopamine hypothalamique.
📌 L’hypersécrétion d’œstrogènes chez l’homme peut provoquer une gynécomastie et un hypogonadisme, tandis que l’hypersécrétion d’androgènes chez la femme peut provoquer un hirsutisme, une acné, une voix plus grave et une virilisation.
La dopamine freine la prolactine, tandis que l’œstradiol la stimule
★ À maîtriser
La GHRH stimule la sécrétion hypophysaire de GH, tandis que la somatostatine l’inhibe, et la GH agit directement sur certains tissus ou indirectement par l’IGF-1 produit notamment par le foie.
Une hypersécrétion de GH avant la soudure des cartilages de conjugaison provoque un gigantisme, tandis qu’une hypersécrétion après la puberté provoque une acromégalie sans augmentation de la taille des os longs.
Lors d’une suspicion d’acromégalie, une hyperglycémie orale avec 75 g de glucose doit freiner la GH chez un sujet normal, alors que la GH reste détectable et relativement inchangée chez l’acromégale.
Un déficit en GH pendant l’enfance entraîne une vitesse de croissance basse, l’absence de pic pubertaire et un nanisme harmonieux, tandis qu’un déficit chez l’adulte entraîne surtout une augmentation de la masse grasse et une diminution de la masse maigre.
Compléments
Avant soudure des cartilages : gigantisme ; après soudure : acromégalie
★ À maîtriser
📌 Un microadénome hypophysaire sécrétant provoque principalement un syndrome d’hypersécrétion sans syndrome tumoral, tandis qu’un macroadénome peut provoquer une hypersécrétion, des déficits antéhypophysaires et des compressions locales.
Compléments
L’extension latérosellaire dans le sinus caverneux peut comprimer les nerfs oculomoteurs, surtout le VI, et provoquer une diplopie par défaut de mobilité oculaire.
Une extension infrasellaire vers le sinus sphénoïdal peut créer une fuite de liquide cérébrospinal responsable d’une rhinorrhée claire favorisée par la position déclive et exposer à une méningite ascendante.
Une tumeur hypophysaire peut monter vers le chiasma, s’étendre latéralement au sinus caverneux ou descendre vers le sphénoïde
★ À maîtriser
L’augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule l’ADH et la soif, tandis qu’une hypovolémie stimule aussi l’ADH, le stimulus volémique devenant prioritaire sur le stimulus osmotique en cas d’hémorragie.
Le diabète insipide central résulte d’un déficit de sécrétion d’ADH, tandis que le diabète insipide néphrogénique résulte d’une absence d’action rénale de l’ADH malgré sa sécrétion.
Le diabète insipide provoque une polyurie avec osmolarité urinaire basse et risque d’hypernatrémie en l’absence d’accès à l’eau, tandis que la potomanie provoque une polydipsie comportementale supprimant l’ADH et une hypo-osmolarité.
Dans le SIADH, l’hyponatrémie hypo-osmolaire survient chez un patient cliniquement euvolémique avec une osmolarité urinaire inappropriée, une natriurie supérieure à 40 mmol/L et sans hypothyroïdie, insuffisance surrénale ni prise de diurétique.
Une hyponatrémie aiguë provoque une entrée d’eau dans les cellules cérébrales avec céphalées, nausées, troubles de la conscience, convulsions ou coma, tandis qu’une correction trop rapide d’une hyponatrémie chronique peut provoquer une myélinolyse centropontine.
La correction de la natrémie dans une hyponatrémie chronique doit rester inférieure à 10 mmol/L en 24 heures afin d’éviter la myélinolyse centropontine.
Compléments
ADH insuffisante → aquaporines absentes → urines diluées ; ADH excessive → rétention d’eau → hyponatrémie
| Type | Origine ou transport | Récepteur et action |
|---|---|---|
| Peptidiques | Synthèse dans le RER et le Golgi ; circulation libre | Récepteurs membranaires |
| Stéroïdes | Dérivées du cholestérol ; transport liées à des protéines | Récepteurs intracellulaires |
| Monoaminées | Dérivées surtout de la tyrosine | Récepteurs membranaires, sauf hormones thyroïdiennes |
| Type | Gonadotrophines | Origine | Conséquence principale |
|---|---|---|---|
| Primaire | Élevées | Défaillance de la gonade | Déficit en hormones gonadiques |
| Secondaire | Basses | Hypothalamus ou hypophyse | Déficit de stimulation gonadique |
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1. Concernant l’évaluation simultanée d’un axe hormonal :
2. Parmi les propositions suivantes concernant le dosage d’une hormone relativement constante, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Que doit analyser simultanément l’évaluation d’un axe hormonal ?
Le taux de l’hormone étudiée et celui de son hormone régulatrice ou variable qui la régule.
Quand le moment du prélèvement importe-t-il peu pour une hormone ?
Lorsque son taux est relativement constant au cours de la journée.
Quand doit-on prélever une hormone variable pour rechercher une hypersécrétion ?
Au moment où son taux est minimal.
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