QCM : Évaluation hormonale et axe hypophysaire (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’évaluation simultanée d’un axe hormonal :

L’évaluation associe l’hormone étudiée et son hormone régulatrice.
L’exploration associe l’hormone étudiée et une hormone sans lien régulateur.
L’analyse peut associer l’ACTH au cortisol plasmatique.
L’évaluation d’un axe repose sur le seul dosage de l’hormone étudiée.
L’analyse peut porter sur la TSH avec la T4 circulante.

L’évaluation associe l’hormone étudiée et son hormone régulatrice. · L’analyse peut associer l’ACTH au cortisol plasmatique. · L’analyse peut porter sur la TSH avec la T4 circulante.

Explication

L’évaluation d’un axe hormonal mesure l’hormone étudiée avec son régulateur. La TSH s’interprète avec la T4, et l’ACTH avec le cortisol. Un dosage isolé ne permet pas d’évaluer correctement l’axe.

2. Parmi les propositions suivantes concernant le dosage d’une hormone relativement constante, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’heure du prélèvement influence peu l’interprétation du taux hormonal.
Le prélèvement doit respecter une heure fixe malgré une sécrétion stable.
Le dosage basal ne renseigne que sur une sécrétion excessive.
Le taux basal peut révéler une sécrétion normale, insuffisante ou excessive.
Une concentration relativement stable permet d’utiliser le taux de base.

L’heure du prélèvement influence peu l’interprétation du taux hormonal. · Le taux basal peut révéler une sécrétion normale, insuffisante ou excessive. · Une concentration relativement stable permet d’utiliser le taux de base.

Explication

Pour une hormone relativement constante, l’heure du prélèvement importe peu. Le taux basal peut témoigner d’une sécrétion normale, insuffisante ou excessive. Il ne sert donc pas uniquement à rechercher une hypersécrétion.

3. Concernant le choix du moment de prélèvement d’une hormone variable :

La recherche d’une hypersécrétion se fait au moment du minimum hormonal.
La recherche d’une hypersécrétion se fait vers 8 heures du matin.
La recherche d’une insuffisance se fait au moment du maximum hormonal.
La recherche d’une insuffisance se fait vers 5 heures du matin.
Le moment du prélèvement dépend de l’anomalie recherchée.

La recherche d’une hypersécrétion se fait au moment du minimum hormonal. · La recherche d’une insuffisance se fait au moment du maximum hormonal. · Le moment du prélèvement dépend de l’anomalie recherchée.

Explication

Pour une hormone variable, une hypersécrétion est recherchée au moment du minimum hormonal, tandis qu’une insuffisance est recherchée au moment du maximum. Le choix de l’horaire dépend donc de l’anomalie suspectée. Les horaires de 8 heures et de 5 heures correspondent au rythme du cortisol, mais ne constituent pas la règle générale pour toute hormone variable.

4. Un dosage réalisé au moment approprié reste non concluant. Quelles propositions concernant la suite de l’exploration sont exactes ?

Un test de stimulation peut explorer une insuffisance suspectée.
Un test de stimulation explore une hypersécrétion persistante.
Un test de freinage peut explorer une hypersécrétion suspectée.
Un test dynamique remplace systématiquement les dosages basaux.
Un test de freinage recherche une insuffisance de sécrétion.

Un test de stimulation peut explorer une insuffisance suspectée. · Un test de freinage peut explorer une hypersécrétion suspectée.

Explication

Le test de freinage est utilisé pour explorer une hypersécrétion, tandis que le test de stimulation explore une insuffisance. Les tests dynamiques interviennent lorsque les dosages appropriés ne permettent pas de conclure, sans remplacer systématiquement les dosages basaux.

5. À propos de la localisation de l’hypophyse :

L’hypophyse siège dans la selle turcique de l’os sphénoïde.
L’hypophyse occupe une cavité osseuse de la voûte crânienne.
L’hypophyse se situe dans la fosse crânienne postérieure.
L’hypophyse est placée latéralement à la base du crâne.
L’hypophyse se trouve au-dessus du cervelet, dans l’os occipital.

L’hypophyse siège dans la selle turcique de l’os sphénoïde.

Explication

L’hypophyse est logée dans la selle turcique, une structure de l’os sphénoïde située au centre de la base du crâne. La fosse crânienne postérieure contient notamment le cervelet et le tronc cérébral.

6. Les éléments constitutifs de l’hypophyse comprennent :

Une tige hypophysaire relie l’hypophyse aux structures supérieures.
La neurohypophyse comprend la pars anterior et la pars intermedia.
La pars tuberalis appartient à la neurohypophyse.
L’adénohypophyse se limite à la pars nervosa.
La neurohypophyse correspond à la pars nervosa.

Une tige hypophysaire relie l’hypophyse aux structures supérieures. · La neurohypophyse correspond à la pars nervosa.

Explication

L’hypophyse comprend une tige hypophysaire et une neurohypophyse correspondant à la pars nervosa. L’adénohypophyse comprend notamment les pars tuberalis, anterior et intermedia; la pars nervosa n’en fait pas partie.

7. Concernant la formation embryologique de l’hypophyse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La poche de Rathke provient du diencéphale embryonnaire.
La poche de Rathke migre le long du canal craniopharyngien.
La poche de Rathke participe à la formation de l’hypophyse.
L’ébauche de la neurohypophyse provient de l’endoderme.
La neurohypophyse dérive d’une évagination de l’intestin primitif.

La poche de Rathke migre le long du canal craniopharyngien. · La poche de Rathke participe à la formation de l’hypophyse.

Explication

L’hypophyse résulte de la convergence de la poche de Rathke, d’origine endodermique, et de l’ébauche neurohypophysaire provenant du diencéphale. La poche de Rathke migre ensuite le long du canal craniopharyngien; les autres propositions inversent les origines embryologiques.

8. Concernant les rapports de l’hypophyse avec les espaces méningés :

L’hypophyse baigne directement dans le liquide cérébrospinal.
L’hypophyse est située dans l’espace sous-arachnoïdien.
L’hypophyse se trouve au-delà de la dure-mère.
L’hypophyse est intradurale et extra-arachnoïdienne.
L’hypophyse est extrad urale et sous-arachnoïdienne.

L’hypophyse est intradurale et extra-arachnoïdienne.

Explication

L’hypophyse est intradurale et extra-arachnoïdienne. Elle ne baigne donc pas dans le liquide cérébrospinal, qui se trouve dans l’espace sous-arachnoïdien.

9. Parmi les propositions suivantes concernant les rapports latéraux de l’hypophyse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le sinus caverneux contient l’artère carotide interne.
Les sinus caverneux sont situés latéralement à l’hypophyse.
Le sinus caverneux contient les nerfs crâniens III et IV ainsi que l’artère carotide externe.
Le sinus sphénoïdal borde directement la face latérale hypophysaire.
Les nerfs crâniens III et IV traversent le sinus sphénoïdal.

Le sinus caverneux contient l’artère carotide interne. · Les sinus caverneux sont situés latéralement à l’hypophyse.

Explication

Les sinus caverneux sont situés latéralement à l’hypophyse et contiennent l’artère carotide interne dans son trajet en siphon carotidien. Ils renferment également les nerfs crâniens III, IV, VI, V1 et V2. L’artère carotide externe ne chemine pas dans le sinus caverneux, et le sinus sphénoïdal est situé sous l’hypophyse.

10. Le diaphragme hypophysaire :

Correspond à une expansion de la dure-mère.
Appartient à la pie-mère entourant la glande.
Se situe sous la selle turcique et sépare le sinus sphénoïdal.
Laisse passer la tige hypophysaire à travers son ouverture.
Ferme complètement la selle turcique sans passage pour la tige.

Correspond à une expansion de la dure-mère. · Laisse passer la tige hypophysaire à travers son ouverture.

Explication

Le diaphragme hypophysaire est une expansion de dure-mère qui ferme la selle turcique. Il comporte une ouverture permettant le passage de la tige hypophysaire; il n’est pas constitué de pie-mère et ne sépare pas directement la glande du sinus sphénoïdal.

11. Concernant la localisation et les fonctions générales de l’hypothalamus :

L’hypothalamus coordonne des fonctions végétatives, autonomes et endocriniennes.
L’hypothalamus est une glande endocrine reliée au cerveau par un canal excréteur.
L’hypothalamus se situe dans les parois latérales et le plancher du troisième ventricule.
L’hypophyse constitue une partie du plancher du troisième ventricule.
L’hypothalamus appartient au diencéphale et borde le troisième ventricule.

L’hypothalamus coordonne des fonctions végétatives, autonomes et endocriniennes. · L’hypothalamus se situe dans les parois latérales et le plancher du troisième ventricule. · L’hypothalamus appartient au diencéphale et borde le troisième ventricule.

Explication

L’hypothalamus est une structure diencéphalique située dans les parois latérales et le plancher du troisième ventricule, et il coordonne des fonctions végétatives, autonomes et endocriniennes. L’hypophyse est une glande reliée à l’hypothalamus par la tige hypophysaire, non une partie du ventricule ni une glande à canal excréteur.

12. Parmi les fonctions régulées par l’hypothalamus, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’hypothalamus participe à la régulation de l’homéostasie générale.
L’hypothalamus intervient dans les fonctions sexuelles et certains comportements.
L’hypothalamus contribue au contrôle de l’alimentation et des motivations.
L’hypothalamus intervient dans les métabolismes hydrique et thermique.
L’hypothalamus participe aux fonctions endocrines et au système nerveux autonome.

L’hypothalamus participe à la régulation de l’homéostasie générale. · L’hypothalamus intervient dans les fonctions sexuelles et certains comportements. · L’hypothalamus contribue au contrôle de l’alimentation et des motivations. · L’hypothalamus intervient dans les métabolismes hydrique et thermique. · L’hypothalamus participe aux fonctions endocrines et au système nerveux autonome.

Explication

L’hypothalamus régule l’homéostasie, les fonctions endocrines, les équilibres hydrique et thermique, l’alimentation, le système nerveux autonome, les fonctions sexuelles, les comportements et les motivations. Les cinq propositions correspondent à ces rôles.

13. Un patient présente une atteinte de la région latérale tubérale de l’hypothalamus. Concernant les fonctions alimentaires :

La région latérale tubérale participe principalement à la satiété.
Le noyau ventromédial participe aux mécanismes de satiété.
Une lésion du noyau ventromédial est associée à la faim hypothalamique.
Le noyau ventromédial et la région latérale tubérale ont des rôles opposés dans la régulation alimentaire.
La région latérale tubérale intervient dans la thermorégulation caudale.

Le noyau ventromédial participe aux mécanismes de satiété. · Le noyau ventromédial et la région latérale tubérale ont des rôles opposés dans la régulation alimentaire.

Explication

Le noyau ventromédial participe à la satiété, tandis que la région latérale tubérale participe à la faim. La satiété n’est donc pas le rôle principal de la région latérale tubérale, et les deux régions ne sont pas définies ici par une fonction thermorégulatrice.

14. Concernant la définition d’une hormone, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une hormone peut être transportée par le sang vers une cellule cible éloignée.
Une hormone est un composé dépourvu d’action biologique propre.
Une hormone agit nécessairement sur la cellule qui l’a produite.
Une hormone est libérée dans une lumière épithéliale avant d’atteindre sa cible.
Une hormone est un composé actif libéré dans le milieu extracellulaire.

Une hormone peut être transportée par le sang vers une cellule cible éloignée. · Une hormone est un composé actif libéré dans le milieu extracellulaire.

Explication

Une hormone est un composé actif libéré dans le milieu extracellulaire et transporté par le sang vers des cellules cibles, parfois éloignées. Elle n’agit pas nécessairement sur sa cellule de production, possède une activité biologique et relève d’une sécrétion endocrine plutôt que d’une libération dans une lumière épithéliale.

15. Les architectures des principales glandes endocrines comprennent :

Les surrénales présentent une architecture organisée en cordons cellulaires.
L’épiphyse possède une architecture folliculaire comparable à celle de la thyroïde.
La thyroïde présente une architecture folliculaire caractéristique.
Les parathyroïdes présentent une architecture principalement folliculaire.
L’antéhypophyse présente une organisation constituée de follicules remplis de colloïde.

Les surrénales présentent une architecture organisée en cordons cellulaires. · La thyroïde présente une architecture folliculaire caractéristique.

Explication

La thyroïde possède une architecture folliculaire, tandis que l’antéhypophyse, les parathyroïdes, les surrénales et l’épiphyse présentent une architecture en cordons. Les propositions attribuant une organisation folliculaire aux autres glandes sont donc erronées.

16. La formation embryologique d’une glande endocrine ou exocrine suit quelle(s) séquence(s) exacte(s) ?

La différenciation glandulaire précède le bourgeonnement de l’épithélium.
L’invagination épithéliale dans le mésenchyme précède la différenciation glandulaire.
La formation glandulaire débute par une migration de cellules mésenchymateuses vers l’épithélium.
Le développement glandulaire débute par un bourgeonnement de l’épithélium de revêtement.
La prolifération épithéliale précède l’invagination dans le mésenchyme.

L’invagination épithéliale dans le mésenchyme précède la différenciation glandulaire. · Le développement glandulaire débute par un bourgeonnement de l’épithélium de revêtement. · La prolifération épithéliale précède l’invagination dans le mésenchyme.

Explication

La séquence comprend le bourgeonnement de l’épithélium, sa prolifération, son invagination dans le mésenchyme, puis la différenciation glandulaire. La différenciation ne précède donc pas le bourgeonnement, et le processus ne débute pas par une migration mésenchymateuse.

17. Concernant les différences entre hormones peptidiques et hormones stéroïdes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol et circulent liées à des protéines.
Les hormones peptidiques circulent majoritairement liées à des protéines plasmatiques.
Les hormones peptidiques sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique puis l’appareil de Golgi.
Les hormones peptidiques agissent principalement via des récepteurs membranaires.
Les hormones stéroïdes sont synthétisées par la voie réticulum-Golgi comme les peptides.

Les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol et circulent liées à des protéines. · Les hormones peptidiques sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique puis l’appareil de Golgi. · Les hormones peptidiques agissent principalement via des récepteurs membranaires.

Explication

Les hormones peptidiques suivent la voie du réticulum endoplasmique et de l’appareil de Golgi et agissent sur des récepteurs membranaires. Les hormones stéroïdes dérivent du cholestérol, circulent liées à des protéines et agissent sur des récepteurs intracellulaires ; les deux dernières propositions inversent ces caractéristiques.

18. Concernant l’adénohypophyse et la neurohypophyse, quelles sont les propositions exactes ?

L’adénohypophyse stocke puis libère les hormones produites par l’hypothalamus.
La neurohypophyse synthétise l’ADH et l’ocytocine dans ses propres cellules glandulaires.
L’adénohypophyse est une partie glandulaire d’origine épithéliale.
L’adénohypophyse et la neurohypophyse ont toutes deux une origine épithéliale.
La neurohypophyse est une partie nerveuse d’origine neuroectoblastique.

L’adénohypophyse est une partie glandulaire d’origine épithéliale. · La neurohypophyse est une partie nerveuse d’origine neuroectoblastique.

Explication

L’adénohypophyse est glandulaire et d’origine épithéliale, tandis que la neurohypophyse est nerveuse et d’origine neuroectoblastique. L’ADH et l’ocytocine sont synthétisées dans l’hypothalamus puis stockées et libérées par la neurohypophyse ; l’adénohypophyse synthétise ses propres hormones.

19. Une coupe de neurohypophyse montre plusieurs éléments histologiques. Lesquels sont exacts ?

La neurohypophyse contient un réseau capillaire fenêtré.
Les pituicytes sont des cellules gliales spécialisées de la neurohypophyse.
Les neurones magnocellulaires sont des cellules gliales de soutien.
Elle contient des axones non myélinisés issus de neurones magnocellulaires.
Les pituicytes correspondent à des neurones neurosécréteurs non myélinisés.

La neurohypophyse contient un réseau capillaire fenêtré. · Les pituicytes sont des cellules gliales spécialisées de la neurohypophyse. · Elle contient des axones non myélinisés issus de neurones magnocellulaires.

Explication

La neurohypophyse contient des capillaires fenêtrés, des axones non myélinisés de neurones magnocellulaires et des pituicytes. Les neurones magnocellulaires sont des cellules neurosécrétrices, tandis que les pituicytes sont les cellules gliales spécialisées.

20. Concernant les cellules chromophiles de la pars distalis :

Les cellules basophiles représentent environ 20 % des cellules chromophiles.
Les cellules acidophiles représentent environ 80 % des cellules chromophiles.
Les cellules acidophiles sécrètent principalement la TSH et l’ACTH.
Les cellules basophiles sécrètent principalement la GH et la TSH.
Les cellules basophiles sécrètent principalement la GH et la prolactine.

Les cellules basophiles représentent environ 20 % des cellules chromophiles. · Les cellules acidophiles représentent environ 80 % des cellules chromophiles.

Explication

Dans la pars distalis, les cellules acidophiles représentent environ 80 % des cellules chromophiles et sécrètent principalement la GH ou la prolactine. Les cellules basophiles représentent environ 20 % et sécrètent notamment la TSH, la FSH, la LH ou l’ACTH. Ainsi, les cellules acidophiles ne sécrètent pas principalement la TSH et l’ACTH, les cellules basophiles ne sécrètent pas principalement la GH et la prolactine, et leur sécrétion principale n’associe pas la GH à la TSH.

21. Un neurone du système magnocellulaire hypothalamique est caractérisé par :

La production d’ADH ou d’ocytocine.
Une appartenance fonctionnelle au système parvocellulaire.
Une localisation dans les noyaux supra-optique ou paraventriculaire.
Une projection axonale vers l’adénohypophyse par le système porte.
Une production principale de GHRH et de TRH.

La production d’ADH ou d’ocytocine. · Une localisation dans les noyaux supra-optique ou paraventriculaire.

Explication

Le système magnocellulaire regroupe des neurones des noyaux supra-optique et paraventriculaire qui produisent l’ADH ou l’ocytocine et projettent vers la neurohypophyse. Le système porte et les neuropeptides régulateurs de l’antéhypophyse relèvent du système parvocellulaire.

22. Concernant les conséquences cliniques des adénomes hypophysaires :

Un macroadénome peut associer hypersécrétion, insuffisance hypophysaire et syndrome de compression.
Un macroadénome peut produire des effets hormonaux et des effets de masse.
Un microadénome entraîne principalement une hypersécrétion liée au type cellulaire atteint.
La compression du chiasma optique provoque surtout une diplopie.
Un microadénome provoque principalement un syndrome tumoral par compression.

Un macroadénome peut associer hypersécrétion, insuffisance hypophysaire et syndrome de compression. · Un macroadénome peut produire des effets hormonaux et des effets de masse. · Un microadénome entraîne principalement une hypersécrétion liée au type cellulaire atteint.

Explication

Un microadénome est surtout fonctionnel et son expression dépend du type cellulaire atteint. Un macroadénome peut associer hypersécrétion, insuffisance hypophysaire et syndrome de compression, avec des effets hormonaux et des effets de masse. La compression du chiasma optique provoque surtout une hémianopsie bitemporale, tandis que l’extension dans le sinus caverneux peut entraîner une diplopie. Le syndrome compressif concerne donc surtout les macroadénomes, et un microadénome ne provoque pas principalement un effet de masse.

23. Parmi les associations entre adénomes hypophysaires hypersécrétants et manifestations hormonales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un adénome somatotrope entraîne principalement une hyperthyroïdie dépendante de la TSH.
Un adénome thyréotrope peut entraîner une hyperthyroïdie dépendante de la TSH.
Un adénome corticotrope peut provoquer une maladie de Cushing.
Un adénome somatotrope peut provoquer une acromégalie.
Un prolactinome entraîne une hyperprolactinémie.

Un adénome thyréotrope peut entraîner une hyperthyroïdie dépendante de la TSH. · Un adénome corticotrope peut provoquer une maladie de Cushing. · Un adénome somatotrope peut provoquer une acromégalie. · Un prolactinome entraîne une hyperprolactinémie.

Explication

Les prolactinomes sécrètent de la prolactine, les adénomes somatotropes de l’hormone de croissance et les adénomes corticotropes de l’ACTH. Les adénomes thyréotropes entraînent une hyperthyroïdie TSH-dépendante. L’hyperthyroïdie TSH-dépendante relève d’un adénome thyréotrope, non somatotrope.

24. Une hyperprolactinémie est observée malgré l’absence de sécrétion tumorale de prolactine. Quel mécanisme peut l’expliquer ?

La compression de la tige pituitaire augmente le contrôle inhibiteur exercé par la dopamine.
Une compression de la tige pituitaire peut supprimer l’inhibition dopaminergique de la prolactine.
Une compression de la tige pituitaire provoque une hyperprolactinémie en stimulant directement les cellules lactotropes.
Une tumeur non prolactinique peut ainsi provoquer une hyperprolactinémie par effet de tige.
Une hyperprolactinémie peut résulter d’une diminution de l’arrivée de dopamine à l’hypophyse.

Une compression de la tige pituitaire peut supprimer l’inhibition dopaminergique de la prolactine. · Une tumeur non prolactinique peut ainsi provoquer une hyperprolactinémie par effet de tige. · Une hyperprolactinémie peut résulter d’une diminution de l’arrivée de dopamine à l’hypophyse.

Explication

La dopamine exerce normalement un contrôle inhibiteur sur la sécrétion de prolactine. La compression de la tige réduit ce contrôle et peut provoquer une hyperprolactinémie, même sans production tumorale de prolactine. Elle ne stimule pas directement les cellules lactotropes.

25. Concernant les signes liés à l’extension d’un adénome hypophysaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une atteinte du sinus caverneux entraîne principalement une hémianopsie bitemporale.
Une compression chiasmatique provoque principalement un ptosis isolé.
Une extension dans le sinus caverneux peut entraîner une diplopie.
Une atteinte des nerfs oculomoteurs peut provoquer une paralysie avec diplopie ou ptosis.
La compression du chiasma optique peut provoquer une hémianopsie bitemporale.

Une extension dans le sinus caverneux peut entraîner une diplopie. · Une atteinte des nerfs oculomoteurs peut provoquer une paralysie avec diplopie ou ptosis. · La compression du chiasma optique peut provoquer une hémianopsie bitemporale.

Explication

La compression du chiasma optique atteint surtout le champ visuel temporal des deux yeux, donnant une hémianopsie bitemporale. L’extension au sinus caverneux peut toucher les nerfs oculomoteurs et provoquer diplopie ou ptosis. Le ptosis et la diplopie ne sont pas les manifestations principales d’une compression chiasmatique.

26. Les étapes de la différenciation sexuelle fœtale comprennent :

Les caractères sexuels secondaires constituent l’étape initiale de la différenciation sexuelle fœtale.
La sécrétion hormonale participe au développement des organes génitaux internes et externes.
Le caryotype intervient avant la différenciation gonadique.
La différenciation gonadique précède celle des organes génitaux.
Le développement des organes génitaux survient après la différenciation gonadique.

La sécrétion hormonale participe au développement des organes génitaux internes et externes. · Le caryotype intervient avant la différenciation gonadique. · La différenciation gonadique précède celle des organes génitaux. · Le développement des organes génitaux survient après la différenciation gonadique.

Explication

La séquence comporte le caryotype, la différenciation gonadique, la sécrétion hormonale puis le développement des organes génitaux internes et externes. Les caractères sexuels secondaires apparaissent principalement à la puberté et ne constituent pas l’étape initiale fœtale.

27. Chez un fœtus XY, quelles sont les conséquences de l’expression de SRY et des hormones testiculaires ?

L’absence d’AMH permet le développement de l’utérus chez un fœtus XY.
La testostérone favorise le développement des structures génitales masculines.
L’AMH entraîne la régression des canaux de Müller.
La dihydrotestostérone participe au développement masculin des organes génitaux.
Le gène SRY permet la différenciation de la gonade en testicule.

La testostérone favorise le développement des structures génitales masculines. · L’AMH entraîne la régression des canaux de Müller. · La dihydrotestostérone participe au développement masculin des organes génitaux. · Le gène SRY permet la différenciation de la gonade en testicule.

Explication

Chez un fœtus XY, le gène SRY permet la différenciation de la gonade en testicule. La testostérone favorise le développement des structures génitales masculines et la dihydrotestostérone participe au développement masculin des organes génitaux externes. L’AMH entraîne la régression des canaux de Müller. En l’absence d’AMH, les trompes, l’utérus et le fond du vagin peuvent se développer, mais cette situation concerne un fœtus dépourvu de sécrétion testiculaire, typiquement XX.

28. Concernant la différenciation sexuelle chez un fœtus XX, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’absence de sécrétion testiculaire favorise des organes génitaux externes féminins.
L’absence d’AMH permet le développement de l’utérus et des trompes.
L’absence de chromosome Y favorise une différenciation génitale féminine par défaut.
La sécrétion testiculaire oriente les organes génitaux externes vers le phénotype féminin.
La présence d’AMH permet le développement du fond du vagin.

L’absence de sécrétion testiculaire favorise des organes génitaux externes féminins. · L’absence d’AMH permet le développement de l’utérus et des trompes. · L’absence de chromosome Y favorise une différenciation génitale féminine par défaut.

Explication

Chez un fœtus XX, l’absence de chromosome Y et de sécrétion testiculaire conduit par défaut à une différenciation féminine des organes externes. L’absence d’AMH permet le développement des trompes, de l’utérus et du fond du vagin. L’AMH n’est donc pas nécessaire à ce développement, et la sécrétion testiculaire ne l’oriente pas vers le féminin.

29. À propos de la GnRH, quelles sont les réponses exactes ?

Les neurones à kisspeptine participent au contrôle de la sécrétion de GnRH.
La GnRH stimule la sécrétion hypophysaire de LH et de FSH.
La GnRH est sécrétée de manière continue par les cellules gonadotropes.
La GnRH est sécrétée de manière pulsatile par l’hypothalamus.
La GnRH est aussi appelée LHRH.

Les neurones à kisspeptine participent au contrôle de la sécrétion de GnRH. · La GnRH stimule la sécrétion hypophysaire de LH et de FSH. · La GnRH est sécrétée de manière pulsatile par l’hypothalamus. · La GnRH est aussi appelée LHRH.

Explication

La GnRH, ou LHRH, est produite de façon pulsatile par l’hypothalamus sous l’influence des neurones à kisspeptine. Elle stimule les cellules gonadotropes hypophysaires, qui sécrètent LH et FSH. Elle n’est pas produite par les cellules gonadotropes et sa sécrétion n’est pas décrite comme continue.

30. Concernant les principales cellules du testicule :

Les cellules de Leydig fabriquent la testostérone.
Les cellules de Sertoli fabriquent l’inhibine.
Les cellules germinales assurent la production principale de testostérone.
Les cellules de Leydig assurent principalement la maturation de la lignée germinale.
Les cellules germinales participent à la lignée germinale.

Les cellules de Leydig fabriquent la testostérone. · Les cellules de Sertoli fabriquent l’inhibine. · Les cellules germinales participent à la lignée germinale.

Explication

Les cellules de Leydig produisent la testostérone, tandis que les cellules de Sertoli sécrètent l’inhibine. Les cellules germinales assurent la lignée germinale. La maturation germinale est soutenue par les cellules de Sertoli, et non principalement par les cellules de Leydig.

31. Un déficit de stimulation LH des cellules de Leydig modifie l’axe gonadotrope masculin. Quelles propositions sont exactes ?

La stimulation des cellules de Leydig favorise la fabrication de testostérone.
La testostérone exerce un rétrocontrôle positif sur la sécrétion de GnRH.
La LH stimule les cellules de Leydig par l’intermédiaire du récepteur LH/hCG.
La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur LH, FSH et GnRH.
La FSH stimule principalement les cellules de Leydig pour produire la testostérone.

La stimulation des cellules de Leydig favorise la fabrication de testostérone. · La LH stimule les cellules de Leydig par l’intermédiaire du récepteur LH/hCG. · La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur LH, FSH et GnRH.

Explication

La LH agit sur les cellules de Leydig via le récepteur LH/hCG et stimule la production de testostérone. La testostérone exerce ensuite un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH, de FSH et de GnRH. La FSH agit surtout sur les cellules de Sertoli, et le rétrocontrôle de la testostérone est négatif.

32. Les fonctions des cellules de Sertoli comprennent :

Elles sécrètent l’inhibine.
Les cellules de Sertoli sont sensibles à la testostérone.
Elles produisent principalement la testostérone testiculaire.
Elles empêchent la maturation de la lignée germinale.
Elles répondent à la stimulation par la FSH.

Elles sécrètent l’inhibine. · Les cellules de Sertoli sont sensibles à la testostérone. · Elles répondent à la stimulation par la FSH.

Explication

Les cellules de Sertoli sont sensibles à la testostérone et à la FSH, sécrètent l’inhibine et permettent la maturation de la lignée germinale. La production principale de testostérone appartient aux cellules de Leydig. Les cellules de Sertoli soutiennent donc la maturation germinale au lieu de l’empêcher.

33. Parmi les propositions suivantes concernant un fœtus 46,XX, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’utérus se développe en l’absence d’AMH chez le fœtus 46,XX.
L’absence d’AMH permet le développement des trompes de Fallope.
L’absence de testostérone conduit par défaut à des organes génitaux externes féminins.
La présence de testostérone est nécessaire au développement d’organes externes féminins.
L’absence d’AMH empêche la formation des organes génitaux internes féminins.

L’utérus se développe en l’absence d’AMH chez le fœtus 46,XX. · L’absence d’AMH permet le développement des trompes de Fallope. · L’absence de testostérone conduit par défaut à des organes génitaux externes féminins.

Explication

Chez le fœtus 46,XX, l’absence d’AMH permet le développement des trompes et de l’utérus, tandis que l’absence de testostérone favorise des organes génitaux externes féminins. L’absence d’AMH ne bloque donc pas les organes internes féminins, et la testostérone n’est pas nécessaire à leur aspect externe féminin.

34. Le fonctionnement initial de l’axe gonadotrope comprend :

La GnRH stimule les cellules gonadotropes de l’antéhypophyse.
La GnRH hypothalamique est libérée selon un mode pulsatile.
La stimulation par la GnRH favorise aussi la sécrétion de FSH.
La GnRH est sécrétée continûment pour stimuler les gonadotrophines.
Les cellules gonadotropes antéhypophysaires sécrètent la LH.

La GnRH stimule les cellules gonadotropes de l’antéhypophyse. · La GnRH hypothalamique est libérée selon un mode pulsatile. · La stimulation par la GnRH favorise aussi la sécrétion de FSH. · Les cellules gonadotropes antéhypophysaires sécrètent la LH.

Explication

La GnRH est sécrétée de manière pulsatile et stimule les cellules gonadotropes antéhypophysaires. Celles-ci sécrètent ensuite la LH et la FSH; une sécrétion continûment décrite ne correspond pas au fonctionnement indiqué.

35. Concernant l’intégration des signaux régulant l’axe gonadotrope, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La kisspeptine participe à l’intégration du rétrocontrôle des stéroïdes sexuels.
Les neurones à kisspeptine stimulent les neurones à GnRH.
Une baisse de leptine stimule directement l’activité des neurones à GnRH.
Le récepteur GPR54 est exprimé par les neurones à GnRH.
Une augmentation de prolactine active l’axe gonadotrope par les neurones à kisspeptine.

La kisspeptine participe à l’intégration du rétrocontrôle des stéroïdes sexuels. · Les neurones à kisspeptine stimulent les neurones à GnRH. · Le récepteur GPR54 est exprimé par les neurones à GnRH.

Explication

La kisspeptine stimule les neurones à GnRH par l’intermédiaire de GPR54 et participe à l’intégration du rétrocontrôle des stéroïdes sexuels. Une baisse de leptine et une augmentation de prolactine ont au contraire un effet inhibiteur sur l’axe.

36. Chez l’homme, quelles sont les réponses exactes au sujet des actions de la LH et de la FSH ?

Les cellules de Leydig sécrètent l’inhibine sous l’action principale de la FSH.
La LH stimule les cellules de Leydig à produire de la testostérone.
Les cellules de Sertoli produisent la testostérone en réponse directe à la LH.
La FSH agit sur les cellules de Sertoli du testicule.
La testostérone et la FSH soutiennent l’activité des cellules de Sertoli.

La LH stimule les cellules de Leydig à produire de la testostérone. · La FSH agit sur les cellules de Sertoli du testicule. · La testostérone et la FSH soutiennent l’activité des cellules de Sertoli.

Explication

La LH stimule les cellules de Leydig, responsables de la production de testostérone. La FSH et la testostérone agissent sur les cellules de Sertoli, qui soutiennent la maturation germinale et sécrètent l’inhibine; les attributions inversées sont donc incorrectes.

37. Concernant les étapes d’un cycle ovarien :

L’ovulation survient généralement autour du quatorzième jour.
Après l’ovulation, le follicule devient un corps jaune.
La phase folliculaire s’accompagne d’une augmentation de l’œstradiol.
La phase lutéale se caractérise par l’absence de sécrétion de progestérone.
Le corps jaune sécrète principalement de la testostérone pendant la phase lutéale.

L’ovulation survient généralement autour du quatorzième jour. · Après l’ovulation, le follicule devient un corps jaune. · La phase folliculaire s’accompagne d’une augmentation de l’œstradiol.

Explication

Le cycle comprend une phase folliculaire marquée par l’augmentation de l’œstradiol, une ovulation vers le jour 14, puis la formation du corps jaune. Le corps jaune sécrète notamment de la progestérone et de l’œstradiol, et non principalement de la testostérone.

38. Parmi les caractéristiques de la puberté masculine, lesquelles sont exactes ?

Les gonadotrophines participent conjointement à l’augmentation testiculaire.
La puberté masculine débute en moyenne vers l’âge de 13 ans.
La croissance du volume testiculaire ne nécessite pas l’action conjointe de LH et FSH.
Les modifications pubertaires testiculaires dépendent principalement de l’œstradiol.
Le volume testiculaire augmente approximativement de 3 mL à 16 mL.

Les gonadotrophines participent conjointement à l’augmentation testiculaire. · La puberté masculine débute en moyenne vers l’âge de 13 ans. · Le volume testiculaire augmente approximativement de 3 mL à 16 mL.

Explication

Chez le garçon, la puberté débute en moyenne vers 13 ans et le volume testiculaire passe d’environ 3 à 16 mL. Cette augmentation dépend de l’action conjointe de la LH et de la FSH; l’œstradiol n’en est pas le déterminant principal.

39. Chez la fille, la puberté et son premier signe clinique comprennent :

Le développement mammaire initial dépend principalement de la testostérone.
Le premier signe pubertaire est habituellement l’apparition des règles.
L’œstradiol stimule le développement mammaire initial.
Le début pubertaire survient en moyenne vers l’âge de 11 ans.
Le développement mammaire constitue habituellement le premier signe pubertaire.

L’œstradiol stimule le développement mammaire initial. · Le début pubertaire survient en moyenne vers l’âge de 11 ans. · Le développement mammaire constitue habituellement le premier signe pubertaire.

Explication

Chez la fille, la puberté commence en moyenne vers 11 ans. Le premier signe est le développement mammaire, sous l’effet de l’œstradiol; les règles ne constituent pas le premier signe habituel et la testostérone n’en est pas l’hormone principale.

40. Une comparaison entre puberté précoce et puberté tardive permet d’affirmer que :

Une puberté tardive aboutit généralement à une taille finale plus faible.
Une puberté tardive avance le pic de croissance staturale.
Une puberté précoce accélère d’abord la croissance puis avance sa fin.
Une puberté précoce entraîne généralement une taille finale plus élevée.
Une puberté précoce retarde la maturation des cartilages de conjugaison.

Une puberté précoce accélère d’abord la croissance puis avance sa fin.

Explication

Une puberté précoce accélère d’abord la croissance, puis entraîne une maturation et une soudure prématurées des cartilages de conjugaison, ce qui conduit souvent à une taille finale plus faible. Une puberté tardive retarde le pic de croissance et peut permettre une taille finale plus importante.

41. Concernant la distinction entre les hypogonadismes primaire et secondaire :

L’hypogonadisme primaire associe un déficit gonadique à des gonadotrophines élevées.
L’hypogonadisme primaire est associé à des gonadotrophines basses.
L’hypogonadisme secondaire est habituellement hypogonadotrope.
L’hypogonadisme secondaire résulte d’une atteinte primitive de la gonade.
L’hypogonadisme secondaire correspond à un déficit hypothalamique ou hypophysaire.

L’hypogonadisme primaire associe un déficit gonadique à des gonadotrophines élevées. · L’hypogonadisme secondaire est habituellement hypogonadotrope. · L’hypogonadisme secondaire correspond à un déficit hypothalamique ou hypophysaire.

Explication

L’hypogonadisme primaire est un déficit gonadique hypergonadotrope. L’hypogonadisme secondaire est d’origine hypothalamique ou hypophysaire et s’accompagne de gonadotrophines basses. Les deux propositions inversant ces associations sont donc fausses.

42. Parmi les caractéristiques suivantes du syndrome de Turner, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une très petite taille peut être observée dans le syndrome de Turner.
Il entraîne typiquement une grande taille avec une puberté spontanée normale.
Le syndrome de Turner correspond habituellement à une anomalie chromosomique 45,X.
Le syndrome de Turner peut provoquer un hypogonadisme périphérique.
Une aménorrhée secondaire constitue sa manifestation gynécologique caractéristique.

Une très petite taille peut être observée dans le syndrome de Turner. · Le syndrome de Turner correspond habituellement à une anomalie chromosomique 45,X. · Le syndrome de Turner peut provoquer un hypogonadisme périphérique.

Explication

Le syndrome de Turner est lié à une anomalie 45,X et entraîne un hypogonadisme périphérique. Il s’associe notamment à une très petite taille et à une aménorrhée primaire, et non à une grande taille ou à une aménorrhée secondaire.

43. Au sujet du syndrome de Klinefelter, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le syndrome de Klinefelter est associé à un caryotype 47,XXY.
L’azoospermie fait partie des anomalies spermatiques possibles.
L’inhibine est généralement élevée dans le syndrome de Klinefelter.
Une élévation de la FSH peut être observée dans ce syndrome.
Une dysgénésie gonadique peut concerner les cellules de Sertoli et la lignée germinale.

Le syndrome de Klinefelter est associé à un caryotype 47,XXY. · L’azoospermie fait partie des anomalies spermatiques possibles. · Une élévation de la FSH peut être observée dans ce syndrome. · Une dysgénésie gonadique peut concerner les cellules de Sertoli et la lignée germinale.

Explication

Le syndrome de Klinefelter correspond à une dysgénésie gonadique 47,XXY touchant les cellules de Sertoli et la lignée germinale. Il s’accompagne d’une inhibine basse, d’une FSH élevée et d’une azoospermie, ce qui rend l’élévation de l’inhibine incorrecte.

44. Un hypogonadisme acquis avant la puberté se distingue d’un hypogonadisme acquis après la puberté par :

Un déficit postpubertaire provoque habituellement un impubérisme complet.
Un hypogonadisme prépubertaire conserve généralement les caractères sexuels secondaires.
Une envergure supérieure à la taille peut contribuer au phénotype eunuchoïde prépubertaire.
Un impubérisme est attendu lorsque le déficit survient avant la puberté.
Un déficit postpubertaire entraîne fréquemment une infertilité.

Une envergure supérieure à la taille peut contribuer au phénotype eunuchoïde prépubertaire. · Un impubérisme est attendu lorsque le déficit survient avant la puberté. · Un déficit postpubertaire entraîne fréquemment une infertilité.

Explication

Avant la puberté, l’hypogonadisme provoque un impubérisme et un phénotype eunuchoïde avec une envergure supérieure à la taille. Après la puberté, les caractères sexuels secondaires sont généralement conservés, mais une infertilité peut apparaître. L’impubérisme complet et la conservation des caractères secondaires ne correspondent donc pas aux situations proposées.

45. Concernant la régulation de la prolactine, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La prolactine inhibe la sécrétion de GnRH et l’axe gonadotrope.
La prolactine est principalement stimulée par un contrôle dopaminergique.
La dopamine hypothalamique exerce normalement un frein sur la prolactine.
La prolactine peut perturber la fonction gonadotrope lorsqu’elle est élevée.
La somatostatine constitue le principal frein hypothalamique de la prolactine.

La prolactine inhibe la sécrétion de GnRH et l’axe gonadotrope. · La dopamine hypothalamique exerce normalement un frein sur la prolactine. · La prolactine peut perturber la fonction gonadotrope lorsqu’elle est élevée.

Explication

La dopamine hypothalamique inhibe normalement la sécrétion de prolactine. Une prolactinémie élevée inhibe la GnRH et l’axe gonadotrope. Le contrôle dopaminergique est inhibiteur, et le principal frein n’est pas la somatostatine.

46. Parmi les situations suivantes, lesquelles peuvent provoquer une hyperprolactinémie ?

L’œstradiol peut participer à une stimulation de la sécrétion de prolactine.
Une compression de la tige pituitaire peut lever le frein dopaminergique.
Les antagonistes dopaminergiques diminuent habituellement la prolactinémie.
Un prolactinome peut entraîner une hyperprolactinémie.
La TRH exerce une inhibition directe de la sécrétion de prolactine.

L’œstradiol peut participer à une stimulation de la sécrétion de prolactine. · Une compression de la tige pituitaire peut lever le frein dopaminergique. · Un prolactinome peut entraîner une hyperprolactinémie.

Explication

Un prolactinome, une compression de la tige pituitaire, les antagonistes dopaminergiques, l’œstradiol et la TRH peuvent augmenter la prolactinémie. Les antagonistes dopaminergiques lèvent un frein inhibiteur, tandis que l’œstradiol et la TRH peuvent stimuler la prolactine.

47. Quelles sont les réponses exactes au sujet des effets des stéroïdes sexuels ?

Chez la femme, un excès d’androgènes peut provoquer un hirsutisme.
Chez la femme, l’hyperandrogénie peut entraîner une acné et une voix plus grave.
Chez l’homme, un excès d’œstrogènes entraîne typiquement une virilisation.
Chez l’homme, un excès d’œstrogènes peut provoquer une gynécomastie.
Chez l’homme, une hypersécrétion d’œstrogènes peut s’accompagner d’un hypogonadisme.

Chez la femme, un excès d’androgènes peut provoquer un hirsutisme. · Chez la femme, l’hyperandrogénie peut entraîner une acné et une voix plus grave. · Chez l’homme, un excès d’œstrogènes peut provoquer une gynécomastie. · Chez l’homme, une hypersécrétion d’œstrogènes peut s’accompagner d’un hypogonadisme.

Explication

Chez l’homme, l’excès d’œstrogènes peut provoquer une gynécomastie et un hypogonadisme. Chez la femme, l’excès d’androgènes peut entraîner hirsutisme, acné, voix plus grave et virilisation. La virilisation masculine n’est pas l’effet décrit pour l’excès d’œstrogènes.

48. Les caractéristiques fréquemment associées au syndrome des ovaires polykystiques comprennent :

Des troubles de l’ovulation peuvent s’accompagner d’une aménorrhée.
Une prédominance de la sécrétion de FSH est caractéristique du syndrome.
Une insulinorésistance fait partie des associations fréquentes.
Une hyperandrogénie d’origine ovarienne peut être observée.
Une oligospanioménorrhée peut accompagner les troubles ovulatoires.

Des troubles de l’ovulation peuvent s’accompagner d’une aménorrhée. · Une insulinorésistance fait partie des associations fréquentes. · Une hyperandrogénie d’origine ovarienne peut être observée. · Une oligospanioménorrhée peut accompagner les troubles ovulatoires.

Explication

Le syndrome des ovaires polykystiques associe fréquemment hyperandrogénie ovarienne, troubles de l’ovulation, aménorrhée ou oligospanioménorrhée et insulinorésistance. La prédominance décrite concerne la sécrétion de LH, et non celle de FSH.

49. Concernant l’axe somatotrope, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La GH peut agir directement sur certains tissus.
La GH agit indirectement par l’intermédiaire de la prolactine.
L’IGF-1 est produit notamment par le foie.
La somatostatine inhibe la sécrétion de GH.
La GHRH stimule la sécrétion hypophysaire de GH.

La GH peut agir directement sur certains tissus. · L’IGF-1 est produit notamment par le foie. · La somatostatine inhibe la sécrétion de GH. · La GHRH stimule la sécrétion hypophysaire de GH.

Explication

La GHRH stimule la GH, tandis que la somatostatine l’inhibe. La GH exerce des effets directs sur certains tissus et des effets indirects via l’IGF-1, produit notamment par le foie. La prolactine n’est pas le médiateur indirect de l’action de la GH.

50. Lors d’une hyperglycémie orale provoquée utilisée pour explorer une suspicion d’acromégalie :

Chez l’acromégale, la GH devient indétectable après le glucose.
L’épreuve utilise une charge orale de 75 g de glucose.
La GH reste relativement inchangée chez l’acromégale malgré l’hyperglycémie.
Chez l’acromégale, la GH reste détectable après l’épreuve.
Chez un sujet normal, l’hyperglycémie doit freiner la sécrétion de GH.

L’épreuve utilise une charge orale de 75 g de glucose. · La GH reste relativement inchangée chez l’acromégale malgré l’hyperglycémie. · Chez l’acromégale, la GH reste détectable après l’épreuve. · Chez un sujet normal, l’hyperglycémie doit freiner la sécrétion de GH.

Explication

L’épreuve repose sur l’administration orale de 75 g de glucose. Chez le sujet normal, la GH est freinée, alors que chez l’acromégale elle reste détectable et relativement inchangée. L’indétectabilité de la GH correspond donc à une réponse normale, non acromégalique.

51. Parmi les conséquences d’un déficit en GH selon l’âge de survenue, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Chez l’enfant, un déficit en GH réduit la vitesse de croissance.
Chez l’enfant, il peut entraîner un nanisme harmonieux.
Chez l’enfant, il provoque habituellement une accélération de la croissance.
Chez l’adulte, il peut augmenter la masse grasse.
Chez l’adulte, il augmente principalement la masse maigre.

Chez l’enfant, un déficit en GH réduit la vitesse de croissance. · Chez l’enfant, il peut entraîner un nanisme harmonieux. · Chez l’adulte, il peut augmenter la masse grasse.

Explication

Chez l’enfant, le déficit en GH entraîne une vitesse de croissance basse, l’absence de pic pubertaire et un nanisme harmonieux. Chez l’adulte, il augmente surtout la masse grasse et diminue la masse maigre. L’accélération de croissance et l’augmentation de la masse maigre ne correspondent donc pas à ce déficit.

52. Concernant les adénomes hypophysaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un macroadénome se manifeste par une hypersécrétion sans retentissement compressif ni déficit hormonal.
Un macroadénome peut associer hypersécrétion, déficits antéhypophysaires et compressions locales.
Un microadénome sécrétant entraîne habituellement une compression du chiasma optique.
La taille importante d’un macroadénome favorise l’atteinte des structures voisines.
Un microadénome sécrétant provoque principalement un syndrome d’hypersécrétion sans syndrome tumoral.

Un macroadénome peut associer hypersécrétion, déficits antéhypophysaires et compressions locales. · La taille importante d’un macroadénome favorise l’atteinte des structures voisines. · Un microadénome sécrétant provoque principalement un syndrome d’hypersécrétion sans syndrome tumoral.

Explication

Un microadénome sécrétant donne surtout un syndrome d’hypersécrétion, sans syndrome tumoral compressif. Un macroadénome peut entraîner hypersécrétion, déficits antéhypophysaires et compressions locales, car son volume favorise l’atteinte des structures voisines. La compression du chiasma n’est donc pas habituelle avec un microadénome, et un macroadénome peut avoir un retentissement compressif ou hormonal.

53. Parmi les propositions suivantes concernant l’extension suprasellaire des macroadénomes hypophysaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une compression chiasmatique entraîne typiquement une perte isolée de l’acuité visuelle.
L’extension suprasellaire provoque principalement une diplopie par atteinte du sixième nerf crânien.
L’atteinte des fibres maculaires peut diminuer l’acuité visuelle.
Une baisse de l’acuité visuelle peut résulter d’une compression des fibres maculaires.
Une compression du chiasma optique peut provoquer une hémianopsie bitemporale.

L’atteinte des fibres maculaires peut diminuer l’acuité visuelle. · Une baisse de l’acuité visuelle peut résulter d’une compression des fibres maculaires. · Une compression du chiasma optique peut provoquer une hémianopsie bitemporale.

Explication

L’extension suprasellaire peut comprimer le chiasma optique et provoquer une hémianopsie bitemporale. L’atteinte des fibres maculaires diminue l’acuité visuelle. La diplopie relève plutôt d’une extension latérosellaire touchant les nerfs oculomoteurs, tandis qu’une compression chiasmatique donne surtout un déficit du champ visuel.

54. À propos de l’action de l’hormone antidiurétique sur le tube collecteur :

L’absence d’ADH favorise des urines abondantes et diluées.
L’action de l’ADH contribue à concentrer les urines.
L’ADH augmente la perméabilité à l’eau de la paroi du tube collecteur.
L’ADH induit la synthèse d’aquaporine 2 dans les cellules du tube collecteur.
L’ADH réduit la réabsorption d’eau et produit des urines abondantes.

L’absence d’ADH favorise des urines abondantes et diluées. · L’action de l’ADH contribue à concentrer les urines. · L’ADH augmente la perméabilité à l’eau de la paroi du tube collecteur. · L’ADH induit la synthèse d’aquaporine 2 dans les cellules du tube collecteur.

Explication

L’ADH induit l’aquaporine 2 et rend le tube collecteur perméable à l’eau. Elle augmente ainsi la réabsorption hydrique et concentre les urines. À l’inverse, son absence favorise une diurèse abondante et diluée ; elle ne réduit donc pas la réabsorption d’eau lorsqu’elle agit.

55. Concernant les stimuli de la sécrétion d’ADH, quelles sont les réponses exactes au sujet de l’osmolarité et de la volémie ?

Lors d’une hypovolémie sévère, le stimulus osmotique devient prioritaire sur le stimulus volémique.
Une hypovolémie peut stimuler la sécrétion d’ADH malgré une osmolarité diminuée.
En cas d’hémorragie, le stimulus volémique devient prioritaire sur le stimulus osmotique.
Une augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule la sécrétion d’ADH.
Une augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule également la soif.

Une hypovolémie peut stimuler la sécrétion d’ADH malgré une osmolarité diminuée. · En cas d’hémorragie, le stimulus volémique devient prioritaire sur le stimulus osmotique. · Une augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule la sécrétion d’ADH. · Une augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule également la soif.

Explication

L’augmentation de l’osmolarité plasmatique stimule à la fois la sécrétion d’ADH et la soif. Une hypovolémie stimule aussi la sécrétion d’ADH malgré une osmolarité diminuée. Lors d’une hypovolémie sévère, le stimulus volémique devient prioritaire sur le stimulus osmotique, notamment en cas d’hémorragie.

56. Un patient présente un diabète insipide ; quelle(s) proposition(s) permet(tent) de distinguer les formes centrale et néphrogénique ?

La forme néphrogénique résulte principalement d’une insuffisance de synthèse hypothalamique d’ADH.
Dans le diabète insipide néphrogénique, la sécrétion d’ADH peut être conservée.
Le diabète insipide central résulte d’un déficit de sécrétion d’ADH.
Le diabète insipide néphrogénique implique une résistance rénale à l’ADH sécrétée.
Le diabète insipide central correspond à une absence d’action rénale de l’ADH.

Dans le diabète insipide néphrogénique, la sécrétion d’ADH peut être conservée. · Le diabète insipide central résulte d’un déficit de sécrétion d’ADH. · Le diabète insipide néphrogénique implique une résistance rénale à l’ADH sécrétée.

Explication

Le diabète insipide central est lié à un déficit de sécrétion d’ADH. La forme néphrogénique correspond à une absence d’action rénale de l’ADH, malgré une sécrétion qui peut être conservée. L’absence d’action rénale ne définit donc pas la forme centrale, et l’insuffisance de synthèse hypothalamique concerne la forme centrale.

57. Les différences entre diabète insipide et potomanie comprennent :

La potomanie entraîne habituellement une hyperosmolarité plasmatique avec hypernatrémie.
Le diabète insipide provoque une hypo-osmolarité plasmatique par excès d’apport hydrique.
La potomanie correspond à une polydipsie comportementale supprimant la sécrétion d’ADH.
Le diabète insipide associe polyurie et faible osmolarité urinaire.
Le diabète insipide expose à une hypernatrémie en l’absence d’accès à l’eau.

La potomanie correspond à une polydipsie comportementale supprimant la sécrétion d’ADH. · Le diabète insipide associe polyurie et faible osmolarité urinaire. · Le diabète insipide expose à une hypernatrémie en l’absence d’accès à l’eau.

Explication

Le diabète insipide provoque une polyurie avec une osmolarité urinaire basse et expose à l’hypernatrémie si l’eau n’est pas accessible. La potomanie est une polydipsie comportementale qui supprime l’ADH et entraîne une hypo-osmolarité. L’hyperosmolarité et l’hypernatrémie ne caractérisent donc pas la potomanie, pas plus que l’excès d’apport hydrique ne définit le diabète insipide.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Évaluation hormonale et axe hypophysaire.

Que doit analyser simultanément l’évaluation d’un axe hormonal ?

Le taux de l’hormone étudiée et celui de son hormone régulatrice ou variable qui la régule.

Quand le moment du prélèvement importe-t-il peu pour une hormone ?

Lorsque son taux est relativement constant au cours de la journée.

Quand doit-on prélever une hormone variable pour rechercher une hypersécrétion ?

Au moment où son taux est minimal.

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Consultez la fiche de révision complète sur Évaluation hormonale et axe hypophysaire.

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