Fiche de révision : Exercices et carrières dentaires

Plan du Cours

  1. Odontologie et champ de pratique
  2. Profession et exercice dentaire
  3. Ordre et réglementation professionnelle
  4. Formation initiale et exercice professionnel en odontologie
  5. Compétence, capacité et exercice professionnel
  6. Travail en équipe et compétences transversales
  7. Périmètre de l’odontologie clinique
  8. Domaines cliniques, exercice exclusif et spécialités dentaires
  9. Relation avec le laboratoire prothétique
  10. Personnel du cabinet dentaire
  11. Exercice libéral et sociétés
  12. Exercice libéral et conventionnement
  13. Emplois salariés, fonctions hospitalières et expertise médico-légale
  14. Carrière hospitalo-universitaire
  15. Compétences professionnelles du dentiste

1. Odontologie et champ de pratique

Notions clés & Définitions

  • Odontologie : Science médico-chirurgicale qui étudie l’organe dentaire, les maxillaires et les tissus attenants.

★ À maîtriser

  • La pratique de l’odontologie comprend la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, des structures anatomiques oro-faciales.

Compléments

  • Les tissus attenants relevant de l’odontologie occupent toute la cavité orale et plusieurs loges adjacentes.

  • L’odontologie est exercée par des chirurgiens-dentistes ou médecins-dentistes, selon l’appellation utilisée dans le pays, et peut également être pratiquée par des médecins stomatologistes.

2. Profession et exercice dentaire

Notions clés & Définitions

  • Chirurgien-dentiste : Professionnel de santé médical habilité à pratiquer l’art dentaire, aussi appelé médecine bucco-dentaire ou chirurgie dentaire.

★ À maîtriser

  • La mission principale du chirurgien-dentiste est de traiter et de soigner les pathologies buccales des patients de tout âge.

📌 Nul ne peut exercer l’art dentaire en France sans un titre ou une autorisation permettant cet exercice : diplôme d’État français de docteur en chirurgie dentaire, titre européen reconnu ou autorisation d’exercice prévue par la loi ; les médecins stomatologistes peuvent également pratiquer l’odontologie.

Compléments

📌 Le chirurgien-dentiste peut prescrire les actes, produits ou prestations nécessaires à l’exercice de l’art dentaire, dans les limites de ses compétences et de sa formation en odontologie.

  • Le chirurgien-dentiste peut exercer : en cabinet libéral, en établissement public de santé, en établissement privé de santé à but lucratif ou non lucratif, au sein des forces armées françaises, au service du système judiciaire, au sein des organismes de protection sociale, au sein d’une organisation non gouvernementale, notamment à visée humanitaire

3. Ordre et réglementation professionnelle

★ À maîtriser

📌 Pour exercer, le chirurgien-dentiste doit, sauf exception légale, être inscrit au tableau de l’ordre par le conseil départemental compétent et présenter un diplôme ou une autorisation permettant l’exercice en France.

  • Le conseil national de l’ordre gère le tableau des chirurgiens-dentistes inscrits et veille au respect du code de déontologie inscrit dans le code de la santé publique.

Compléments

  • La profession de chirurgien-dentiste est réglementée par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives qui en limitent l’accès, en plus des règles générales d’administration publique, d’hygiène et de sécurité.

  • Le conseil régional de l’ordre exerce une mission disciplinaire par sa section disciplinaire et sa section des assurances sociales, placées sous la supervision d’un magistrat professionnel du tribunal administratif.

  • Les sections disciplinaire et des assurances sociales traitent les plaintes entre patient et praticien, entre praticiens et entre praticien et caisse de sécurité sociale.

  • Le conseil départemental de l’ordre a principalement un rôle administratif.

  • Les sanctions encourues sont :

    • le blâme
    • l’avertissement
    • l’interdiction partielle d’exercer
    • l’interdiction totale d’exercer
  • L’exercice illégal de la médecine bucco-dentaire est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende selon le code de la santé publique français.

📌 Un praticien titulaire d’un diplôme européen reconnu peut travailler en France sous réserve de remplir les conditions légales d’exercice ; il doit posséder une connaissance suffisante du français, que l’ordre peut contrôler, mais aucun test systématique de connaissance de la CCAM n’est imposé avant l’inscription.

📌 Un diplôme étranger non européen doit être examiné par une commission spéciale du conseil national de l’ordre pour permettre une inscription en France.

4. Formation initiale et exercice professionnel en odontologie

★ À maîtriser

  • Le premier cycle comprend :

    • la première année : PACES, L. PASS ou L.AS
    • la deuxième année : DFGSO 2
    • la troisième année : DFGSO 3
  • Le deuxième cycle comprend la quatrième année en DFASO 1 et la cinquième année en DFASO 2, avec le CSCT et un concours facultatif de l’internat qualifiant.

  • Le troisième cycle court correspond à l’année de thèse d’exercice, en sixième année, et conduit au diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire.

  • Le chirurgien-dentiste omnipraticien exerce notamment en chirurgie bucco-dentaire, endodontie, implantologie, occlusodontie, odontologie conservatrice et restauratrice, odontologie médico-légale, odontologie du sport, orthopédie dentofaciale, parodontie, pédodontie, prothèse dentaire, gérontologie et radiologie dentaire.

📌 Tout au long de sa carrière, le chirurgien-dentiste doit maintenir ses connaissances au niveau des données acquises de la science dans le cadre du développement professionnel continu (DPC), qui donne droit à des crédits de formation.

📌 Chaque praticien doit obtenir 30 crédits de formation et les déclarer à son conseil départemental de l’ordre.

Compléments

📌 L’internat qualifiant en sciences odontologiques est accessible sur concours à partir de la cinquième année.

  • Le troisième cycle long comprend trois années d’internat, de la sixième à la huitième année, et permet d’obtenir le DESODF et le diplôme d’études spécialisées en médecine bucco-dentaire.

  • La quatrième année d’internat, correspondant à la neuvième année d’études, conduit au diplôme d’études spécialisées en chirurgie orale.

  • Les principaux DU mentionnés sont :

    • Esthétique du sourire
    • Chirurgie implantaire
    • Parodontologie
    • Odontologie médico-légale et d’identification
    • Occlusodontie fonctionnelle
    • Odontologie pédiatrique clinique
    • Dermatologie buccale
    • Carcinologie des VADS
  • Parmi les orientations professionnelles possibles figurent :

    • Inspecteur de santé publique à l’ARS
    • Chirurgien-dentiste territorial dans les bureaux d’hygiène et la protection maternelle et infantile
    • Chirurgien-dentiste du travail agricole en collaboration avec la mutualité sociale agricole
    • Chirurgien-dentiste conseil en assurance
    • Chirurgien-dentiste de catastrophe et d’identification
    • Chirurgien-dentiste en milieu carcéral
    • Chirurgien-dentiste chargé du contrôle social et de la prévention en mutuelle ou à la sécurité sociale

📌 En France, l’Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) représente la profession sur le plan juridique, tandis que l’Académie nationale de chirurgie dentaire (ANCD) la représente sur le plan intellectuel.

Astuce mémo

Les cycles s’enchaînent : premier, deuxième, troisième court ou long.

5. Compétence, capacité et exercice professionnel

Notions clés & Définitions

  • Compétence : Savoir-faire issu de la formation initiale, de la formation continue obligatoire (DPC) et de l’expérience personnelle, qui se manifeste notamment en situation.
  • Capacité : Au sens légal, le « pouvoir faire » identique pour tous les professionnels ayant les mêmes qualifications et relevant du champ d’action général de la profession.

★ À maîtriser

📌 La capacité fixe les limites de ce que le praticien est autorisé par la loi à faire, tandis que la compétence délimite ce qu’il peut s’autoriser à faire au regard de son expérience et de son parcours.

Compléments

  • Le franchissement des limites légales de la capacité ou des limites personnelles de la compétence peut conduire le praticien devant un tribunal.

  • Sa latitude d’organisation concerne notamment :

    • Les horaires
    • Le secteur d’implantation
    • L’agencement des locaux
    • Le matériel et les produits utilisés
    • L’emploi du personnel
  • Ses obligations réglementaires comprennent notamment :

    • Respect des normes d’asepsie
    • Tri et traçabilité des déchets d’activité de soins (DARSI)
    • Traçabilité des matériaux employés
    • Adhésion à un organisme de gestion agréé
    • Formation professionnelle continue
  • Les organismes cités sont :

    • Conseil de l’ordre (CNO)
    • Agence régionale de santé (ARS)
    • Haute Autorité de santé (HAS)
    • Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
  • Le développement professionnel du chirurgien-dentiste repose en permanence sur la connaissance scientifique, le savoir-faire dans la maîtrise des instruments et machines, et l’accès au matériel nécessaire à leur utilisation clinique.

Astuce mémo

La capacité fixe ce que la loi permet ; la compétence, ce que le praticien estime pouvoir faire.

6. Travail en équipe et compétences transversales

Points essentiels

  • La majorité des chirurgiens-dentistes exerce en libéral, en cabinet plutôt qu’en structure de soins, soit 86 %.

  • Il entretient des relations professionnelles avec :

    • Les cardiologues
    • Les ORL
    • Les stomatologues
    • Les pédiatres
    • Les médecins généralistes traitants
    • Les infirmiers traitants
    • Les masseurs-kinésithérapeutes
  • Le chirurgien-dentiste prescripteur entretient des relations étroites avec les pharmaciens de son secteur et les laboratoires d’analyses, et peut prescrire certains examens de laboratoire, notamment des biopsies de matériel anatomique et des examens généraux.

  • L’équipe professionnelle peut comprendre :

    • Assistante dentaire qualifiée
    • Aide dentaire qualifiée
    • Secrétaire médicale
    • Prothésiste
    • Agent d’entretien
    • Partenaires commerciaux
    • Expert-comptable
    • Confrères collaborateurs, associés ou remplaçants
  • Ses compétences transversales peuvent inclure :

    • Gestion des stocks
    • Gestion du budget
    • Relations avec les organismes payeurs
    • Gestion de l’agenda et du temps de travail
    • Relationnel, écoute et pédagogie avec les patients et leur famille
    • Entretien et stérilisation du matériel
    • Connaissance des normes
    • Connaissance de la nomenclature des soins (CCAM)

7. Périmètre de l’odontologie clinique

★ À maîtriser

  • Les soins odontologiques concernent la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, des structures anatomiques oro-faciales étudiées.

Compléments

  • L’odontologie étudie l’organe dentaire composé de l’émail, de la dentine et de la pulpe dentaire, ainsi que les maxillaires, c’est-à-dire les os maxillaire et mandibulaire.

  • Les tissus et structures attenants comprennent :

    • Parodonte
    • Muqueuse buccale
    • Glandes salivaires
    • Langue
    • Articulations temporo-mandibulaires (ATM)
  • Le parodonte comprend :

    • Cément
    • Gencive
    • Os alvéolaire
    • Desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire
    • Espace desmodontal
  • Les muqueuses et glandes salivaires citées sont :

    • Muqueuse alvéolaire
    • Muqueuse jugale
    • Muqueuse vestibulaire
    • Muqueuse palatine
    • Muqueuse linguale
    • Glandes parotides
    • Glandes submandibulaires
    • Glandes sublinguales
    • Glandes accessoires

8. Domaines cliniques, exercice exclusif et spécialités dentaires

★ À maîtriser

  • La prévention et la prophylaxie comprennent :

    • Conseils d’hygiène
    • Utilisation de produits fluorés
    • Détartrage
  • Les actes chirurgicaux cités comprennent :

    • Extractions
    • Implantologie
    • Chirurgie des sinus
    • Greffes de muqueuses
    • Greffes osseuses
    • Réimplantation dentaire
    • Contention osseuse
  • Les domaines de pratique comprennent : la réhabilitation occlusale par prothèses mobiles ou fixes, l’orthopédie dentofaciale, la radiologie, les soins d’urgence et de réanimation, l’anesthésie et le MEOPA, la permanence des soins, les soins à domicile de patients alités

  • Une formation en radioprotection des patients est obligatoire tous les 10 ans pour le chirurgien-dentiste.

  • La formation AFGSU doit être réalisée tous les 4 ans.

  • Un chirurgien-dentiste omnipraticien peut exercer à titre exclusif dans un seul domaine d’activité sans devenir spécialiste qualifié et reste inscrit comme omnipraticien au tableau du conseil national de l’Ordre.

  • Les spécialités reconnues sont :

    • l’orthopédie dentofaciale
    • la chirurgie orale
    • la médecine bucco-dentaire

Compléments

  • Les soins conservateurs et restaurateurs comprennent notamment les soins de caries.

  • La radiologie dentaire comprend :

    • les examens rétroalvéolaires
    • les examens panoramiques
    • les scanners 3D

📌 L’utilisation du MEOPA nécessite une formation et un agrément.

  • La permanence des soins comprend des gardes les dimanches et jours fériés, organisées selon un tableau géré par le conseil départemental de l’Ordre.

📌 Un praticien spécialiste qui réalise des soins d’omnipratique perd sa qualification de spécialiste.

Astuce mémo

Activité exclusive ≠ spécialité qualifiée

9. Relation avec le laboratoire prothétique

★ À maîtriser

📌 La relation entre le chirurgien-dentiste et le laboratoire de prothèse comporte des dimensions technique, économique et humaine, cette dernière reposant notamment sur la confiance, la courtoisie et le respect réciproque avec priorité à l’intérêt du patient.

📌 Le prothésiste doit suivre les indications du chirurgien-dentiste et ne peut décider seul de la technique ni du matériau de la prothèse.

  • 🔄 La traçabilité de la prothèse suit ces étapes : le laboratoire fournit une fiche mentionnant les normes CEE des matériaux utilisés, le patient reçoit la fiche le jour de la pose de la prothèse, une copie est conservée dans le dossier médical du patient

Compléments

  • La coordination entre le cabinet dentaire et le laboratoire est indispensable, car la réalisation d’une prothèse nécessite plusieurs séances au fauteuil et au laboratoire.

📌 Le chirurgien-dentiste contrôle toutes les étapes réalisées au laboratoire.

  • Il n’existe pas de contrat de services ou commercial entre un chirurgien-dentiste et un laboratoire de prothèses.

10. Personnel du cabinet dentaire

★ À maîtriser

  • La secrétaire médicale accueille les patients, répond au téléphone, planifie les rendez-vous, remplit les fiches médicales, saisit les informations patients au dossier, organise les références vers d’autres professionnels, prépare les ententes préalables et les documents de facturation et de remboursement, gère les fournitures du secrétariat, maintient l’accueil professionnel et protège la confidentialité des patients.

  • L’aide dentaire qualifiée : assure les fonctions de secrétaire médicale, participe à la gestion des stocks de matériels et de médicaments, entretient et hygiénise les locaux, stérilise le matériel utilisé pour les soins et la chirurgie, rédige les fiches de traçabilité de stérilisation, place le matériel stérilisé sous protection étanche, assure l’interface technique et gestionnaire entre le laboratoire et le praticien

  • L’assistante dentaire qualifiée a un rôle plus technique et médical que l’aide dentaire et accompagne les actes médicaux et chirurgicaux du praticien.

  • L’assistante dentaire assure notamment les tâches suivantes : installer le patient sur le fauteuil, préparer et mettre à disposition les plateaux d’instruments, réaliser les préparations telles que pansements et ciments, développer les clichés radiologiques, travailler au fauteuil avec le praticien, notamment pour l’aspiration chirurgicale à quatre mains

Compléments

  • La qualification d’aide dentaire peut être préparée auprès de la CNQAOS ; elle ne correspond pas à un niveau bac ou supérieur et la formation dure douze mois en alternance, dont 150 heures de formation théorique.

  • L’assistante dentaire qualifiée est inscrite au code de la santé publique.

  • La formation d’assistante dentaire qualifiée se prépare en alternance dans le cadre d’un contrat de professionnalisation pendant 18 mois ; il faut avoir 18 ans, avoir trouvé un employeur et être titulaire du DNB, et des épreuves d’aptitude ainsi qu’un entretien de motivation précèdent l’entrée en formation.

11. Exercice libéral et sociétés

★ À maîtriser

  • L’exercice libéral est choisi par 86 % des chirurgiens-dentistes.

  • Le chirurgien-dentiste libéral relève fiscalement du régime des bénéfices non commerciaux (BNC), déclare ses bénéfices après comptabilité par un expert-comptable et vérification par une association de gestion agréée (AGA).

📌 Dans une SCP, les praticiens associés partagent les bénéfices selon les règles prévues par les statuts, pas nécessairement à parts égales ; dans une SCM, ils partagent les charges selon les règles convenues, pas nécessairement à parts égales, et conservent les bénéfices de leur activité propre.

Compléments

  • Le chirurgien-dentiste libéral peut créer un cabinet, reprendre une patientèle, exercer en collaboration ou en remplacement, ou s’associer avec un autre confrère libéral.

  • La SELARL permet d’avoir plusieurs collaborateurs ; le praticien gérant peut se déclarer un salaire et percevoir le reste des bénéfices sous forme de dividendes, mais la société est soumise à l’impôt sur les sociétés et requiert une comptabilité plus complexe.

12. Exercice libéral et conventionnement

Notions clés & Définitions

  • Convention : Contrat entre le chirurgien-dentiste et la CNAM, la Caisse nationale d’assurance maladie.

★ À maîtriser

  • Parmi les chirurgiens-dentistes, 98 % sont conventionnés avec la sécurité sociale.

📌 Le chirurgien-dentiste conventionné s’engage à respecter la classification commune des actes médicaux et les tarifs opposables fixés par la sécurité sociale, à fournir au patient un formulaire CERFA pour son remboursement et à établir un devis conventionnel pour les actes non opposables avec reste à charge.

  • En contrepartie de ses engagements, le praticien conventionné permet le remboursement de 70 % des frais par la CNAM, les 30 % restants étant pris en charge par les mutuelles.

  • Le praticien non conventionné, dit de secteur 2, fixe librement ses honoraires, mais la CNAM ne rembourse le patient que sur la base d’un tarif d’autorité très faible.

Compléments

  • Dans le cadre libéral, un chirurgien-dentiste peut avoir un statut salarié régi par un contrat de travail de droit commun et percevoir un salaire net, tandis que l’employeur paie les charges salariales.

  • Un chirurgien-dentiste libéral peut s’installer n’importe où sur le territoire français, car il n’existe pas de numerus clausus d’installation.

  • Un chirurgien-dentiste libéral a droit à un seul collaborateur.

  • Le praticien conventionné est régulièrement contrôlé par le service médical et s’expose à des sanctions s’il ne respecte pas ses engagements conventionnels.

  • La convention permet le tiers payant, ou dispense d’avance des frais, la sécurité sociale réglant directement le praticien pour que le patient n’avance pas les frais de ses soins.

  • Il n’y a pas de chirurgiens-dentistes en secteur 2 à La Réunion.

  • Un chirurgien-dentiste conventionné bénéficie de la prise en charge par la caisse d’assurance maladie d’un tiers de ses cotisations URSSAF et maladie.

  • Un praticien peut être titulaire d’un cabinet libéral et exercer en même temps en collaboration dans un autre cabinet.

Astuce mémo

Conventionné : tarifs encadrés et remboursement ; secteur 2 : honoraires libres et remboursement très faible.

13. Emplois salariés, fonctions hospitalières et expertise médico-légale

★ À maîtriser

  • L’exercice salarié est possible dans les structures suivantes : un cabinet libéral comme collaborateur, un centre de santé (loi 1901), une mutuelle, la sécurité sociale comme chirurgien-dentiste conseil

  • Le chirurgien-dentiste conseil est salarié à temps plein dans les services médicaux régionaux de la sécurité sociale.

  • Le chirurgien-dentiste conseil évalue le fonctionnement du système de soins, apprécie le bien-fondé des prestations individuelles, contrôle l’activité des chirurgiens-dentistes libéraux, conseille et forme dans son domaine d’expertise et participe à la prévention dans les PMI et les écoles.

  • Le praticien hospitalier en odontologie soigne des patients handicapés, des enfants et des patients atteints de pathologies multiples.

  • Le chirurgien-dentiste expert réalise des expertises amiables en responsabilité civile professionnelle, des expertises judiciaires sur référé ordonnance d’un tribunal judiciaire, des expertises civiles pour des assurances privées ou des mutuelles, ainsi que des identifications de corps à l’IML ou lors de catastrophes naturelles et d’accidents.

📌 L’inscription au tableau de la cour d’appel est obligatoire pour qu’un chirurgien-dentiste expert réalise des expertises judiciaires.

Compléments

  • Les principaux employeurs sont :

    • la CPAM
    • la CGSS
    • la CSSM
    • l’UGECAM
  • L’entrée dans la fonction de chirurgien-dentiste conseil se fait sur concours national.

  • Le praticien hospitalier en odontologie occupe un poste à temps plein dans les services d’odontologie des CHU et y entre sur concours.

  • Le praticien hospitalier en odontologie peut réaliser des soins et des interventions chirurgicales sous anesthésie générale.

  • La formation du chirurgien-dentiste expert comprend un DU d’expertise buccodentaire, d’odontologie médico-légale et d’identification, et il doit être inscrit à la cour d’appel de son département.

📌 Le chirurgien-dentiste expert réalise ces missions en plus de son activité libérale au cabinet.

14. Carrière hospitalo-universitaire

★ À maîtriser

  • La carrière hospitalo-universitaire est ouverte à tout étudiant thésé qui se destine à l’enseignement et à la recherche scientifique.

  • Les AHU sont nommés pour deux ans, avec un renouvellement possible au maximum deux fois pour un an.

  • L’accès au poste d’AHU nécessite de valider des ECTS et de participer à un concours comprenant la présentation du candidat, la présentation d’un cours devant un jury et l’étude d’un ou plusieurs cas cliniques.

  • Les AHU ont une triple mission d’enseignement, de soin et de recherche dans les centres hospitaliers et universitaires.

Compléments

  • À partir de l’entrée en DFGSO2, l’étudiant peut préparer un master 1 en parallèle de son cursus, ce qui peut lui permettre d’accéder à une carrière hospitalo-universitaire après son diplôme de chirurgien-dentiste ou de spécialiste en odontologie.

  • Les fonctions d’enseignement et de recherche dans les centres hospitalo-universitaires sont assurées conjointement par des agents titulaires et des agents non titulaires, dont les assistants hospitaliers universitaires (AHU).

  • Un AHU peut exercer une fonction exclusivement hospitalière.

  • Le poste d’AHU peut être exercé à temps partiel ou à temps complet.

  • L’AHU est recruté par décision conjointe du directeur du CHU, du directeur de l’UFR et de la commission médicale d’établissement.

  • Les postes d’AHU préparent aux fonctions de maître de conférences ou de professeur des universités.

  • Les AHU participent à la formation initiale et continue par le contrôle des connaissances, l’encadrement des thèses et des TP, la gestion pédagogique et la dispense de cours.

  • Les AHU encadrent les étudiants dans le service hospitalier et leur prodiguent des soins.

📌 Un AHU peut s’inscrire en master 2 pendant son assistanat avec l’accord du chef de service hospitalier et du directeur de l’UFR, en vue de devenir MCU-PH et d’exercer des fonctions de recherche.

  • Les deux corps titulaires de la carrière hospitalo-universitaire sont les professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) et les maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers (MCU-PH).

15. Compétences professionnelles du dentiste

★ À maîtriser

  • Le chirurgien-dentiste doit maintenir à jour ses compétences scientifiques, médicales et techniques.

  • Le chirurgien-dentiste doit maîtriser les connaissances médicales et diagnostiquer rapidement la pathologie de son patient.

Compléments

  • Le chirurgien-dentiste doit se montrer rassurant et pédagogue avec ses patients afin de faciliter les relations humaines et le bon déroulement des soins bucco-dentaires.

  • La manipulation d’outils et d’instruments dans une zone sensible du corps exige rigueur, précision et concentration, y compris en situation d’urgence.

  • La maîtrise des outils de radiodiagnostic est nécessaire au chirurgien-dentiste.

Tableaux de synthèse

Structures d’exercice en société

StructureRépartitionParticularité
SCPBénéfices à parts égalesIndépendante de l’activité de chacun
SCMCharges à parts égalesBénéfices selon l’activité
SELARLSalaire et dividendes possiblesIS et comptabilité plus complexe

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Exercices et carrières dentaires avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant l’odontologie :

2. Concernant les prescriptions et les lieux d’exercice d’un chirurgien-dentiste :

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Exercices et carrières dentaires avec 10 flashcards interactives.

Qu’étudie l’odontologie ?

L’organe dentaire, les maxillaires et les tissus attenants.

Qu’est-ce qu’un chirurgien-dentiste ?

Un professionnel de santé médical habilité à pratiquer l’art dentaire.

Quelle est la mission principale du chirurgien-dentiste ?

Traiter et soigner les pathologies buccales des patients de tout âge.

Voir les flashcards →

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