QCM : Fièvre, bactériémie et sepsis — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la fièvre ?

Une température normale de 37 °C le matin et de 37,5 °C le soir due à une vasodilatation
Une température supérieure à 37 °C due à une stimulation de l’hypothalamus postérieur par des hormones
Une température supérieure à 38 °C due à une stimulation de l’hypothalamus antérieur par des substances pyrogènes
Une température inférieure à 38 °C provoquée par une diminution de l’activité hypothalamique

Une température supérieure à 38 °C due à une stimulation de l’hypothalamus antérieur par des substances pyrogènes

Explication

La fièvre correspond à une température supérieure à 38 °C, provoquée par la stimulation de l’hypothalamus antérieur par des substances pyrogènes. Les températures de 37 °C le matin et 37,5 °C le soir sont considérées comme normales.

2. Quel mécanisme explique l’augmentation de la température centrale lors d’une infection bactérienne ou virale ?

Les agents infectieux provoquent uniquement une vasodilatation périphérique sans action hypothalamique
Les agents infectieux favorisent la production de cytokines pyrogènes qui stimulent l’hypothalamus antérieur
L’hypothalamus antérieur produit les bactéries et les virus, ce qui augmente directement la température
Les agents infectieux inhibent les cytokines pyrogènes et stimulent directement l’hypothalamus postérieur

Les agents infectieux favorisent la production de cytokines pyrogènes qui stimulent l’hypothalamus antérieur

Explication

Les bactéries et les virus favorisent la production de cytokines pyrogènes. Celles-ci atteignent l’hypothalamus antérieur et augmentent la température centrale.

3. Lors d’un épisode fébrile, quelle association entre frissons, sueurs et température périphérique est correcte ?

Les frissons et les sueurs provoquent tous deux une vasodilatation et rapprochent la température périphérique de la température centrale
Les frissons provoquent une vasoconstriction, tandis que les sueurs provoquent une vasodilatation et abaissent la température périphérique
Les frissons et les sueurs provoquent tous deux une vasoconstriction et augmentent la température périphérique
Les frissons provoquent une vasodilatation, tandis que les sueurs provoquent une vasoconstriction et augmentent la température périphérique

Les frissons provoquent une vasoconstriction, tandis que les sueurs provoquent une vasodilatation et abaissent la température périphérique

Explication

Les frissons entraînent une vasoconstriction qui rapproche la température périphérique de la température centrale. Les sueurs entraînent une vasodilatation et abaissent la température périphérique.

4. Quelle distinction décrit correctement les profils de fièvre persistante, rémittente et intermittente ?

La fièvre persistante repasse régulièrement sous 38 °C, la rémittente reste stable et l’intermittente ne revient jamais à la normale
La fièvre persistante ne revient pas à la normale, la rémittente fluctue sans passer sous 38 °C et l’intermittente repasse parfois sous 38 °C
La fièvre persistante fluctue sous 38 °C, la rémittente ne varie pas et l’intermittente atteint toujours 40 °C
La fièvre persistante disparaît rapidement, la rémittente revient à la normale et l’intermittente reste constamment supérieure à 38 °C

La fièvre persistante ne revient pas à la normale, la rémittente fluctue sans passer sous 38 °C et l’intermittente repasse parfois sous 38 °C

Explication

Une fièvre persistante ne revient jamais à la normale. Une fièvre rémittente fluctue sans descendre sous 38 °C, tandis qu’une fièvre intermittente repasse parfois sous ce seuil.

5. Une fièvre présente depuis six jours doit-elle être qualifiée d’aiguë ou de prolongée ?

Elle est aiguë, car toute fièvre de moins de sept jours est aiguë
Elle est prolongée, car elle persiste au-delà de cinq jours
Elle est intermittente, car sa durée dépasse cinq jours
Elle est persistante, car toute fièvre prolongée reste supérieure à 40 °C

Elle est prolongée, car elle persiste au-delà de cinq jours

Explication

La fièvre aiguë dure moins de cinq jours. Lorsqu’elle persiste au-delà de cette période, elle est qualifiée de prolongée.

6. Quelle méthode de mesure thermique est généralement privilégiée chez un patient fébrile ?

La mesure axillaire ou buccale, avec une correction souvent de 0,5 °C
La mesure axillaire ou buccale, sans aucune correction de température
La mesure frontale, avec une correction systématique de 1,5 °C
La mesure frontale, car elle est la plus fiable dans toutes les situations

La mesure axillaire ou buccale, avec une correction souvent de 0,5 °C

Explication

La température axillaire ou buccale est privilégiée, avec une correction souvent de +0,5 °C. La mesure frontale doit être évitée car elle est peu fiable.

7. Laquelle de ces propositions regroupe uniquement des causes infectieuses de fièvre ?

Néoplasies, allergies, virus et événements thrombo-emboliques
Maladies dysimmunitaires, cancers, bactéries et allergies
Virus, bactéries, parasites, mycobactéries et champignons
Allergies, cancers, maladies inflammatoires et thromboses

Virus, bactéries, parasites, mycobactéries et champignons

Explication

Les causes infectieuses de fièvre comprennent les virus, les bactéries, les parasites, les mycobactéries et les champignons. Les allergies, les cancers et les maladies inflammatoires relèvent des causes non infectieuses.

8. Quelle situation illustre une cause non infectieuse de fièvre ?

Une pneumopathie infectieuse
Une infection urinaire bactérienne
Une méningite bactérienne
Une maladie inflammatoire ou dysimmunitaire

Une maladie inflammatoire ou dysimmunitaire

Explication

Les maladies inflammatoires ou dysimmunitaires font partie des causes non infectieuses de fièvre. Les trois autres propositions correspondent à des causes bactériennes infectieuses.

9. Chez un patient fébrile présentant des signes méningés, quelle mesure s’impose lors de l’évaluation ?

Porter un masque afin d’évaluer la contagiosité
Mesurer uniquement la température frontale avant d’évaluer la contagiosité
Attendre la disparition de la fièvre avant de rechercher une éventuelle contagiosité
Éviter tout équipement de protection puisque les signes méningés ne sont pas contagieux

Porter un masque afin d’évaluer la contagiosité

Explication

Une fièvre associée à des signes respiratoires, des signes méningés ou un purpura impose le port du masque pour évaluer la contagiosité.

10. Quelle définition correspond le mieux au sepsis ?

Une fièvre persistante associée à une inflammation locale
Une défaillance circulatoire sans relation nécessaire avec une infection
Une présence de bactéries dans le sang sans atteinte d’organe
Une dysfonction d’organe mettant en jeu le pronostic vital, due à une réponse inappropriée à une infection

Une dysfonction d’organe mettant en jeu le pronostic vital, due à une réponse inappropriée à une infection

Explication

Le sepsis est une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, causée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection.

11. Quel élément distingue principalement le choc septique du sepsis ?

La survenue d’une infection limitée à un seul organe
L’ajout d’une défaillance circulatoire et d’anomalies métaboliques ou cellulaires profondes
L’absence de dysfonction d’organe malgré l’infection
La présence obligatoire d’une bactériémie documentée

L’ajout d’une défaillance circulatoire et d’anomalies métaboliques ou cellulaires profondes

Explication

Le choc septique comprend une défaillance circulatoire ainsi que des anomalies métaboliques ou cellulaires suffisamment profondes pour accroître la mortalité, en plus de la dysfonction d’organe du sepsis.

12. Lequel de ces patients présente un terrain à risque de forme grave d’infection ?

Un adulte présentant une infection bénigne bien tolérée
Un nourrisson âgé de 2 mois
Un adulte jeune sans comorbidité
Un enfant âgé de 8 ans sans antécédent

Un nourrisson âgé de 2 mois

Explication

Le nourrisson de moins de 3 mois fait partie des terrains à risque. L’âge supérieur à 3 mois ne répond pas à ce critère précis.

13. Dans quelle situation une hospitalisation est-elle indiquée chez un patient infecté ?

Lorsque l’amélioration est complète après 24 heures de traitement
Lorsqu’une prise orale et une observance fiables sont possibles
En cas d’absence d’amélioration après 48 à 72 heures d’antibiothérapie
En l’absence de tout signe de gravité et de facteur de risque

En cas d’absence d’amélioration après 48 à 72 heures d’antibiothérapie

Explication

L’absence d’amélioration après 48 à 72 heures d’antibiothérapie constitue une indication d’hospitalisation, comme les signes de gravité ou certains facteurs de risque.

14. Quelle distinction entre bactériémie et fongémie est correcte ?

La bactériémie désigne un champignon dans le sang, tandis que la fongémie désigne une bactérie dans le sang
La bactériémie désigne une infection locale, tandis que la fongémie désigne une infection disséminée
La bactériémie désigne une infection urinaire, tandis que la fongémie désigne une infection cutanée
La bactériémie désigne une bactérie dans le sang, tandis que la fongémie désigne un champignon dans le sang

La bactériémie désigne une bactérie dans le sang, tandis que la fongémie désigne un champignon dans le sang

Explication

La bactériémie correspond à la présence d’une bactérie dans le sang. La présence d’un champignon dans le sang est appelée fongémie.

15. Lorsqu’une bactériémie est diagnostiquée, quels éléments faut-il rechercher ?

Uniquement une infection respiratoire et une infection urinaire
Uniquement la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques
Le foyer infectieux, la porte d’entrée et une éventuelle localisation secondaire
La température, le poids et les antécédents vaccinaux

Le foyer infectieux, la porte d’entrée et une éventuelle localisation secondaire

Explication

La recherche doit porter sur le foyer infectieux, la porte d’entrée de l’infection et une éventuelle localisation secondaire, qui correspond à une extension vers un autre site.

16. Pourquoi les hémocultures ne sont-elles positives que dans environ 5 à 10 % de l’ensemble des prélèvements ?

Parce que les bactéries sanguines sont toujours résistantes aux milieux de culture
Parce que les hémocultures ne recherchent que les champignons
Parce que les flacons sont généralement conservés à température ambiante
Parce que la concentration des microorganismes dans le sang est très faible

Parce que la concentration des microorganismes dans le sang est très faible

Explication

Les hémocultures sont rarement positives, car la concentration des microorganismes présents dans le sang est très faible.

17. À quel moment les hémocultures doivent-elles être réalisées par rapport à l’antibiothérapie ?

Uniquement après la disparition de la fièvre
Après plusieurs doses d’antibiotiques
Après 48 heures d’antibiothérapie
Avant toute antibiothérapie

Avant toute antibiothérapie

Explication

Les hémocultures doivent être réalisées avant toute antibiothérapie afin de maximiser les chances de détecter le microorganisme responsable.

18. Lors d’une ponction veineuse périphérique unique, que comprend une paire d’hémocultures ?

Un flacon aérobie et un flacon anaérobie
Un seul flacon aérobie
Deux flacons contenant uniquement du milieu anaérobie
Un seul flacon anaérobie

Un flacon aérobie et un flacon anaérobie

Explication

Une paire d’hémocultures comprend un flacon aérobie et un flacon anaérobie. Lors d’une ponction périphérique unique, il faut réaliser deux à trois paires.

19. Dans quel ordre faut-il remplir les flacons de la première paire lors d’une ponction veineuse périphérique ?

Le flacon anaérobie avant le flacon aérobie
Les deux flacons simultanément
Le flacon aérobie avant le flacon anaérobie
Le flacon choisi selon la couleur de son bouchon

Le flacon aérobie avant le flacon anaérobie

Explication

Pour la première paire, le flacon aérobie est rempli avant le flacon anaérobie afin de purger la tubulure conformément au protocole enseigné.

20. Quel volume de sang faut-il introduire dans chaque flacon d’hémoculture ?

15 à 20 mL
8 à 10 mL
3 à 5 mL
1 à 2 mL

8 à 10 mL

Explication

Chaque flacon doit recevoir 8 à 10 mL de sang. Ce volume tient compte de la très faible concentration des microorganismes dans le sang adulte.

21. Chez un patient hospitalisé, dans quelle situation les hémocultures sont-elles indiquées ?

Une toux isolée sans fièvre ni signe de sepsis
Une fatigue apparue après un effort physique
Une température de 37,5 °C sans autre signe clinique
Une fièvre d’au moins 38,5 °C accompagnée ou non de frissons

Une fièvre d’au moins 38,5 °C accompagnée ou non de frissons

Explication

Chez un patient hospitalisé, les hémocultures sont indiquées notamment en cas de fièvre d’au moins 38,5 °C, de température inférieure à 36 °C, de frissons ou de signes de sepsis ou de choc septique.

22. Chez un patient neutropénique, à partir de quel seuil thermique faut-il réaliser des hémocultures ?

À 37,5 °C une fois ou 38 °C trois fois dans la journée
À 39 °C deux fois à douze heures d’intervalle
À 38,3 °C une fois ou 38 °C deux fois à une heure d’intervalle
À 38 °C une fois, uniquement en présence de frissons

À 38,3 °C une fois ou 38 °C deux fois à une heure d’intervalle

Explication

Chez le patient neutropénique, les hémocultures doivent être réalisées dès 38,3 °C une fois ou dès 38 °C mesurés deux fois à une heure d’intervalle.

23. Quel résultat d’hémoculture évoque le plus souvent une contamination, tout en nécessitant une interprétation clinique ?

Un seul flacon positif parmi plusieurs paires avec un staphylocoque non aureus
Plusieurs flacons positifs chez un patient présentant un choc septique
Plusieurs flacons positifs avec le même germe pathogène
Un seul flacon positif avec un germe toujours responsable de bactériémie

Un seul flacon positif parmi plusieurs paires avec un staphylocoque non aureus

Explication

Un seul flacon positif parmi plusieurs paires avec un germe potentiellement contaminant, notamment un staphylocoque non aureus, évoque généralement une contamination. Toutefois, ce type de bactérie peut aussi provoquer une véritable bactériémie selon le contexte.

24. Quelle séquence d’examens est réalisée à partir d’un flacon d’hémoculture positif ?

Un antibiogramme directement suivi d’une coloration de Gram
Une identification par MALDI-TOF suivie d’une numération cellulaire
Une coloration de Gram suivie d’une identification par MALDI-TOF
Une culture virale suivie d’une identification microscopique

Une coloration de Gram suivie d’une identification par MALDI-TOF

Explication

Sur un flacon positif, l’examen direct avec coloration de Gram est réalisé avant l’identification du genre et de l’espèce par MALDI-TOF, grâce à la comparaison du spectre avec une base de données.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Fièvre, bactériémie et sepsis.

Qu'est-ce que la fièvre en termes de température et cause?

La fièvre est une température > 38 °C due à des substances pyrogènes stimulant l’hypothalamus antérieur.

Comment les bactéries et virus augmentent-ils la température centrale?

Ils favorisent la production de cytokines pyrogènes qui stimulent l’hypothalamus antérieur.

Quel effet a le LPS bactérien sur les cellules de Kupffer?

Il stimule leur production de prostaglandines R2.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fièvre, bactériémie et sepsis.

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