QCM : Leucémies chroniques — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel processus physiologique produit les cellules sanguines et les cellules du système immunitaire dans la moelle osseuse ?

L’hématopoïèse
L’hémostase
La phagocytose médullaire
La lymphopoïèse thymique

L’hématopoïèse

Explication

L’hématopoïèse correspond à la production des cellules sanguines et des cellules immunitaires dans la moelle osseuse. La maturation des lymphocytes T se poursuit ensuite dans le thymus.

2. Quelle est l’origine commune de toutes les cellules sanguines ?

Les lymphocytes T matures
Les cellules endothéliales vasculaires
Les cellules stromales médullaires
Les cellules souches hématopoïétiques

Les cellules souches hématopoïétiques

Explication

Toutes les cellules sanguines proviennent des cellules souches hématopoïétiques, également appelées blastes dans le cours.

3. Une prolifération lymphoïde produit principalement des cellules matures sans blocage de maturation. Quelle catégorie correspond le mieux à cette situation ?

Un syndrome myélodysplasique
Un syndrome lymphoprolifératif
Une leucémie aiguë myéloblastique
Une leucémie aiguë lymphoblastique

Un syndrome lymphoprolifératif

Explication

Une prolifération de lymphocytes matures sans blocage correspond à un syndrome lymphoprolifératif, comme la leucémie lymphoïde chronique ou les lymphomes. La leucémie aiguë lymphoblastique implique au contraire un blocage de maturation.

4. Quelle définition décrit le mieux la leucémie myéloïde chronique ?

Une prolifération de lymphocytes B matures à phénotype spécifique
Une prolifération de lymphocytes immatures dans les organes lymphoïdes
Une néoplasie myéloproliférative avec prolifération de précurseurs myéloïdes conservant leur maturation
Une accumulation de myéloblastes due à un blocage complet de maturation

Une néoplasie myéloproliférative avec prolifération de précurseurs myéloïdes conservant leur maturation

Explication

La leucémie myéloïde chronique est une néoplasie myéloproliférative caractérisée par une prolifération excessive de précurseurs myéloïdes sans anomalie de maturation, avec accumulation dans la moelle et le sang.

5. Quel élément caractérise la leucémie lymphoïde chronique ?

L’accumulation de lymphocytes B matures dans le sang et les organes lymphoïdes
La prolifération de précurseurs myéloïdes conservant leur maturation
L’accumulation de lymphocytes T immatures dans le thymus
La présence exclusive de myéloblastes dans la moelle osseuse

L’accumulation de lymphocytes B matures dans le sang et les organes lymphoïdes

Explication

La leucémie lymphoïde chronique est un syndrome lymphoprolifératif constitué de lymphocytes B matures possédant un phénotype spécifique et s’accumulant dans le sang et les organes lymphoïdes.

6. Quelle évolution clinique est typique des leucémies chroniques par rapport aux leucémies aiguës ?

Une évolution généralement lente, parfois asymptomatique et découverte fortuitement
Une apparition exclusivement liée à une insuffisance médullaire aiguë
Une évolution limitée aux organes lymphoïdes sans atteinte sanguine
Une évolution toujours rapide avec accumulation de cellules immatures

Une évolution généralement lente, parfois asymptomatique et découverte fortuitement

Explication

Les leucémies chroniques évoluent généralement lentement, peuvent rester asymptomatiques et sont souvent découvertes fortuitement. Les leucémies aiguës évoluent rapidement avec des cellules immatures.

7. Quelle anomalie génétique est classiquement associée à la leucémie myéloïde chronique ?

Une délétion chromosomique entraînant uniquement une hyperleucocytose
Une amplification isolée d’un gène codant une immunoglobuline B
La translocation t(9;22), créant le chromosome de Philadelphie et le transcrit BCR-ABL
Une translocation t(8;14), créant une protéine de fusion lymphoïde

La translocation t(9;22), créant le chromosome de Philadelphie et le transcrit BCR-ABL

Explication

La LMC est associée à la translocation t(9;22), qui produit le chromosome anormal de Philadelphie et le transcrit de fusion BCR-ABL. Une hyperleucocytose seule ne suffit pas à distinguer une LMC d’une LLC.

8. Par quel mécanisme la protéine de fusion BCR-ABL favorise-t-elle la LMC ?

Elle inhibe la production de toutes les cellules sanguines dans la moelle
Elle possède une activité tyrosine kinase qui stimule la prolifération des cellules qui la contiennent
Elle bloque directement la maturation des lymphocytes B dans le thymus
Elle détruit les cellules myéloïdes par activation du complément

Elle possède une activité tyrosine kinase qui stimule la prolifération des cellules qui la contiennent

Explication

BCR-ABL possède une activité tyrosine kinase constitutive qui provoque une prolifération excessive des cellules porteuses de cette protéine.

9. Quel profil biologique est typiquement observé sur la numération-formule sanguine d’un patient atteint de leucémie myéloïde chronique ?

Une leucopénie avec neutropénie profonde et excès massif de blastes
Une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles avec myélémie équilibrée et peu ou pas de blastes
Une thrombopénie sévère associée à une aplasie médullaire globale
Une hyperlymphocytose isolée composée de petits lymphocytes matures

Une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles avec myélémie équilibrée et peu ou pas de blastes

Explication

La LMC associe typiquement une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, une myélémie équilibrée et l’absence d’excès de blastes. Les plaquettes sont normales ou augmentées, et une anémie peut être présente.

10. Quelle succession décrit correctement l’évolution habituelle de la leucémie myéloïde chronique ?

Phase blastique, phase chronique, puis phase accélérée correspondant à une leucémie aiguë
Phase accélérée, phase blastique, puis phase chronique avec maturation conservée
Phase chronique stable, puis rémission spontanée sans phase d’accélération
Phase chronique, phase accélérée, puis phase blastique correspondant à une leucémie aiguë

Phase chronique, phase accélérée, puis phase blastique correspondant à une leucémie aiguë

Explication

La LMC évolue successivement d’une phase chronique vers une phase accélérée, puis vers une phase blastique ou acutisée correspondant à une leucémie aiguë. La maturation est conservée pendant la phase chronique.

11. Quel traitement constitue la référence initiale de la leucémie myéloïde chronique ?

Une allogreffe de moelle proposée d’emblée à tous les patients
Une corticothérapie utilisée pour supprimer la production de lymphocytes
Une chimiothérapie destinée à traiter uniquement les adénopathies
Un inhibiteur de tyrosine kinase ciblant notamment BCR-ABL

Un inhibiteur de tyrosine kinase ciblant notamment BCR-ABL

Explication

Le traitement de référence repose sur les inhibiteurs de tyrosine kinase, tels que l’imatinib, le dasatinib, le nilotinib ou le ponatinib. L’allogreffe est envisagée lorsque ces traitements sont inefficaces.

12. Quelle association définit une rémission complète de la leucémie myéloïde chronique ?

Disparition de la splénomégalie sans normalisation de la NFS
NFS et moelle normales avec t(9;22) et transcrit BCR-ABL indétectables
Moelle normale avec persistance de la translocation t(9;22)
NFS normale avec persistance détectable de BCR-ABL dans le sang

NFS et moelle normales avec t(9;22) et transcrit BCR-ABL indétectables

Explication

La rémission complète associe une NFS normale, une moelle normale, une translocation t(9;22) indétectable et un transcrit BCR-ABL indétectable. Une NFS normale seule correspond à une rémission hématologique, pas nécessairement moléculaire.

13. Quel critère est indispensable au diagnostic de leucémie lymphoïde chronique ?

Des adénopathies sans hyperlymphocytose pendant moins de trois mois
Une hyperlymphocytose supérieure à 5 G/L, persistante ou croissante pendant plus de trois mois
Une thrombopénie isolée avec excès de blastes circulants
Une hyperleucocytose neutrophile avec myélémie équilibrée

Une hyperlymphocytose supérieure à 5 G/L, persistante ou croissante pendant plus de trois mois

Explication

La LLC nécessite une hyperlymphocytose supérieure à 5 G/L, composée de petits lymphocytes B matures monotones et stable ou croissante pendant plus de trois mois. Des adénopathies sans hyperlymphocytose évoquent plutôt un lymphome lymphocytique.

14. Quelle démarche diagnostique est principalement utilisée pour confirmer une leucémie lymphoïde chronique ?

Une biopsie ostéo-médullaire indispensable avant tout diagnostic
La recherche d’une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles avec myélémie
L’immunophénotypage des lymphocytes circulants avec calcul du score de Matutes
Une biopsie ganglionnaire systématique chez tous les patients

L’immunophénotypage des lymphocytes circulants avec calcul du score de Matutes

Explication

Le diagnostic de LLC repose sur l’immunophénotypage des lymphocytes circulants et le calcul du score de Matutes. Les biopsies ganglionnaire, médullaire et ostéo-médullaire ne sont généralement pas nécessaires, sauf notamment pour rechercher un lymphome lymphocytique par biopsie ganglionnaire.

15. Selon la classification de Binet, quel critère définit le stade C de la LLC ?

Au moins trois aires ganglionnaires atteintes
Une hémoglobine inférieure à 10 g/dL ou des plaquettes inférieures à 100 G/L
Un doublement lymphocytaire en moins de six mois
Au plus deux aires ganglionnaires atteintes

Une hémoglobine inférieure à 10 g/dL ou des plaquettes inférieures à 100 G/L

Explication

Le stade C est défini par une cytopénie, avec une hémoglobine inférieure à 10 g/dL ou des plaquettes inférieures à 100 G/L. Le nombre d’aires atteintes définit plutôt les stades A et B.

16. Chez quel patient atteint de LLC un traitement est-il généralement indiqué ?

Un patient présentant des symptômes ou un doublement lymphocytaire en moins de six mois
Un patient dont le diagnostic repose sur une seule adénopathie
Un patient asymptomatique au stade A sans signe d’évolution
Un patient ayant uniquement une lymphocytose stable depuis plusieurs années

Un patient présentant des symptômes ou un doublement lymphocytaire en moins de six mois

Explication

La LLC est traitée lorsqu’elle devient symptomatique, notamment aux stades B ou C, en cas de doublement lymphocytaire inférieur à six mois ou de signes généraux. Une forme asymptomatique et stable ne justifie généralement pas de traitement immédiat.

17. Quelle complication de la LLC expose principalement à des infections en raison d’une hypogammaglobulinémie ?

Le syndrome de Richter
L’insuffisance médullaire
L’immunoparésie
La transformation en lymphome agressif

L’immunoparésie

Explication

L’immunoparésie s’accompagne d’une hypogammaglobulinémie, ce qui favorise les infections. Le syndrome de Richter correspond plutôt à une transformation en lymphome agressif.

18. Lequel des traitements suivants appartient aux thérapies ciblées de la LLC ?

La radiothérapie, inhibiteur de BCL2
La transfusion plaquettaire, traitement antitumoral
L’ibrutinib, inhibiteur du BCR
La pénicilline, antibiotique préventif

L’ibrutinib, inhibiteur du BCR

Explication

L’ibrutinib est un inhibiteur du récepteur des cellules B (BCR) utilisé comme traitement ciblé de la LLC. Les autres propositions correspondent à des mesures de soutien ou associent incorrectement une thérapeutique à une classe pharmacologique.

19. Quelle association entre la cellule tumorale et la maladie est correcte ?

LMC : lymphocyte B mature ; LLC : cellule souche myéloïde
LMC : lymphocyte T mature ; LLC : cellule souche myéloïde
LMC : plasmocyte mature ; LLC : granulocyte immature
LMC : cellule souche myéloïde ; LLC : lymphocyte B mature

LMC : cellule souche myéloïde ; LLC : lymphocyte B mature

Explication

La LMC concerne une cellule souche myéloïde et se caractérise notamment par la translocation t(9;22). La LLC concerne un lymphocyte B mature au phénotype spécifique.

20. Quel tableau clinique oriente davantage vers une LMC que vers une LLC ?

Une hyperlymphocytose avec adénopathies périphériques
Une polynucléose avec myélémie et splénomégalie importante sans adénopathies
Une lymphocytose modérée avec infections récurrentes
Des adénopathies périphériques associées à une splénomégalie possible

Une polynucléose avec myélémie et splénomégalie importante sans adénopathies

Explication

La LMC associe typiquement une polynucléose, une myélémie et une splénomégalie souvent importante, généralement sans adénopathies. La LLC se manifeste plutôt par une hyperlymphocytose et des adénopathies périphériques.

21. Quelle évolution naturelle distingue principalement la LMC de la LLC en l’absence de traitement ?

La LMC et la LLC évoluent toutes deux systématiquement vers une leucémie aiguë
La LMC reste toujours indolente, tandis que la LLC évolue toujours vers une leucémie aiguë
La LMC se transforme habituellement en lymphome agressif, tandis que la LLC guérit spontanément
La LMC évolue vers une leucémie aiguë, tandis que la LLC est globalement indolente et peut devenir un lymphome agressif

La LMC évolue vers une leucémie aiguë, tandis que la LLC est globalement indolente et peut devenir un lymphome agressif

Explication

Sans traitement, la LMC évolue vers une leucémie aiguë dans 100 % des cas. La LLC a globalement une évolution indolente, avec une transformation possible en lymphome agressif.

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Qu'est-ce que l'hématopoïèse ?

C'est la production des cellules sanguines et immunitaires dans la moelle osseuse.

De quelles cellules proviennent toutes les cellules sanguines ?

Des cellules souches hématopoïétiques appelées blastes.

Que provoque une prolifération myéloïde excessive sans défaut de maturation ?

Une néoplasie myéloproliférative.

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