QCM : Fondements de la psychologie clinique (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise la construction de la psychologie clinique ?

Elle est née de la statistique et s’est centrée sur la comparaison de groupes de patients.
Elle s’est développée au croisement de la médecine et de la philosophie, puis s’est centrée sur la singularité du sujet.
Elle est issue de la pédagogie et s’est orientée vers la classification des comportements sociaux.
Elle s’est constituée à partir de la neurologie et s’est limitée à l’étude des symptômes observables.

Elle s’est développée au croisement de la médecine et de la philosophie, puis s’est centrée sur la singularité du sujet.

Explication

La psychologie clinique s’est d’abord construite au croisement de la médecine et de la philosophie, avant de devenir une discipline attentive à la singularité du sujet. L’étude statistique des groupes correspond plutôt à une orientation naturaliste.

2. Un chercheur compare les résultats de plusieurs groupes afin de repérer des régularités entre individus. Quelle tendance adopte-t-il principalement ?

La tendance psychodynamique, qui étudie les conflits internes dans une relation thérapeutique.
La tendance clinique, qui privilégie l’histoire singulière et le vécu de chaque sujet.
La tendance humaniste, qui examine surtout les relations du sujet avec son environnement.
La tendance naturaliste, qui recherche des régularités à l’aide notamment de méthodes quantitatives.

La tendance naturaliste, qui recherche des régularités à l’aide notamment de méthodes quantitatives.

Explication

La tendance naturaliste étudie des groupes pour décrire des caractéristiques, rechercher des régularités et comparer les individus, principalement avec des méthodes quantitatives. La compréhension qualitative d’une histoire singulière relève plutôt de la tendance clinique.

3. Pour comprendre une personne en tenant compte de son histoire, de son vécu, de son fonctionnement psychique et de son environnement, quelle approche convient le mieux ?

La tendance clinique, qui cherche à comprendre le sujet dans sa singularité et sa globalité.
L’approche descriptive, qui classe les symptômes sans examiner l’histoire personnelle.
L’approche expérimentale, qui isole une variable pour mesurer ses effets sur un groupe.
La tendance naturaliste, qui compare des groupes pour dégager des régularités entre individus.

La tendance clinique, qui cherche à comprendre le sujet dans sa singularité et sa globalité.

Explication

La tendance clinique vise une compréhension singulière et globale, notamment par des méthodes qualitatives portant sur l’histoire et le vécu du sujet. La comparaison de groupes à la recherche de régularités caractérise plutôt la tendance naturaliste.

4. Quel postulat décrit un fonctionnement psychique marqué par des conflits et des tensions avec soi-même, les autres et l’environnement ?

Le postulat de psychogenèse, qui relie les difficultés actuelles à l’histoire du sujet.
Le postulat naturaliste, qui recherche des régularités dans des groupes d’individus.
Le postulat de totalité, qui considère la personne dans l’ensemble de ses dimensions.
Le postulat psychodynamique, qui met l’accent sur les conflits et les tensions psychiques.

Le postulat psychodynamique, qui met l’accent sur les conflits et les tensions psychiques.

Explication

Le postulat psychodynamique considère que le fonctionnement psychique est marqué par des conflits et des tensions avec soi-même, les autres et l’environnement. Le postulat de psychogenèse porte plutôt sur le lien entre les difficultés actuelles et l’histoire du sujet.

5. Un clinicien examine les symptômes d’un patient en tenant aussi compte de son histoire, de ses relations et de son environnement. Quel postulat guide cette démarche ?

Le postulat de totalité, qui considère le patient dans sa globalité plutôt que comme une addition de symptômes.
Le postulat psychodynamique, qui interprète les symptômes comme des tensions entre le sujet et son environnement.
Le postulat de psychogenèse, qui explique les difficultés par les étapes du développement psychique.
Le postulat naturaliste, qui compare les symptômes du patient à ceux d’un groupe.

Le postulat de totalité, qui considère le patient dans sa globalité plutôt que comme une addition de symptômes.

Explication

Le postulat de totalité invite à prendre en compte l’histoire, le fonctionnement psychique, les relations et l’environnement du patient. Le postulat psychodynamique concerne plus précisément les conflits et les tensions qui marquent le fonctionnement psychique.

6. Quel postulat relie des difficultés actuelles à l’histoire du sujet et à son développement psychique ?

Le postulat psychodynamique, qui souligne la présence de conflits dans le fonctionnement psychique.
Le postulat clinique, qui privilégie les méthodes qualitatives dans l’étude d’un individu.
Le postulat de psychogenèse, qui met en relation les difficultés présentes et le développement du sujet.
Le postulat de totalité, qui rassemble plusieurs dimensions de la situation du patient.

Le postulat de psychogenèse, qui met en relation les difficultés présentes et le développement du sujet.

Explication

Le postulat de psychogenèse relie les comportements et difficultés actuels à l’histoire du sujet et à son développement psychique. Le postulat de totalité porte plutôt sur la prise en compte globale des différentes dimensions du patient.

7. Quelle contribution de la psychanalyse à la psychologie clinique est mise en avant ?

Elle a limité l’étude du fonctionnement psychique aux relations présentes avec le thérapeute.
Elle a écarté l’histoire personnelle pour privilégier l’analyse des symptômes observables.
Elle a fortement influencé son développement, notamment en France, et souligne le rôle de l’inconscient dans le fonctionnement psychique.
Elle a remplacé l’étude du sujet par la comparaison quantitative de groupes et de comportements.

Elle a fortement influencé son développement, notamment en France, et souligne le rôle de l’inconscient dans le fonctionnement psychique.

Explication

La psychanalyse a fortement influencé le développement de la psychologie clinique, notamment en France, et considère que l’inconscient influe en partie sur le fonctionnement psychique. La comparaison quantitative de groupes relève plutôt de la tendance naturaliste.

8. Lors d’une séance, un thérapeute invite son patient à dire ce qui lui vient à l’esprit sans trier ni censurer systématiquement ses pensées. Quelle technique utilise-t-il ?

L’interprétation, qui demande au patient de sélectionner les pensées les plus cohérentes avec son récit.
Le transfert, qui fait apparaître dans la relation présente des modes relationnels issus d’expériences antérieures.
L’association libre, qui vise à faire émerger des éléments liés à l’histoire et au fonctionnement psychique.
La neutralité bienveillante, qui accueille le patient sans lui imposer de jugement personnel.

L’association libre, qui vise à faire émerger des éléments liés à l’histoire et au fonctionnement psychique.

Explication

L’association libre invite le patient à exprimer ses pensées sans les sélectionner ni les censurer systématiquement, afin de faire émerger des éléments de son histoire et de son fonctionnement psychique. Le transfert désigne plutôt la réactualisation, dans une relation présente, de sentiments ou de modes relationnels antérieurs.

9. Un patient attribue à son thérapeute des attentes liées à une relation importante de son passé. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

L’association libre, qui permet d’exprimer les pensées sans les sélectionner ni les censurer systématiquement.
Le transfert, qui réactualise dans une relation présente des sentiments ou des modes relationnels antérieurs.
La neutralité bienveillante, qui maintient une posture respectueuse sans imposer de jugement.
La psychogenèse, qui relie une difficulté actuelle à l’histoire et au développement du sujet.

Le transfert, qui réactualise dans une relation présente des sentiments ou des modes relationnels antérieurs.

Explication

Le transfert correspond à la réactualisation, dans une relation présente notamment avec le thérapeute, de sentiments, d’attentes ou de modes relationnels liés à des expériences antérieures. L’association libre concerne la manière dont le patient exprime les pensées qui lui viennent à l’esprit.

10. Quelle attitude décrit la neutralité bienveillante du thérapeute ?

Rester détaché des préoccupations du patient afin de préserver une position professionnelle sans manifester de bienveillance.
Diriger les échanges en formulant des jugements afin d’aider le patient à corriger ses modes relationnels.
Accueillir le patient avec chaleur en lui communiquant les valeurs personnelles que le thérapeute estime utiles.
Accueillir le patient avec respect, sans imposer son jugement ni son opinion personnelle, tout en gardant une position professionnelle.

Accueillir le patient avec respect, sans imposer son jugement ni son opinion personnelle, tout en gardant une position professionnelle.

Explication

La neutralité bienveillante associe un accueil respectueux, l’absence d’imposition des jugements personnels et le maintien d’une position professionnelle. L’attitude chaleureuse qui communique les valeurs personnelles du thérapeute confond bienveillance et imposition de son opinion.

11. Lors d’un premier rendez-vous, à quoi sert principalement l’entretien clinique ?

À établir un diagnostic médical définitif avant d’entendre le patient
À choisir immédiatement une méthode thérapeutique sans évaluer la situation
À vérifier l’adhésion du patient à une interprétation déjà formulée
À recueillir la parole du patient, comprendre sa situation et explorer son fonctionnement psychique

À recueillir la parole du patient, comprendre sa situation et explorer son fonctionnement psychique

Explication

L’entretien clinique aide le psychologue à entendre le patient, à comprendre sa situation et à évaluer son état psychologique. Le choix immédiat d’une méthode thérapeutique ne remplace pas cette exploration.

12. Un patient aborde spontanément un sujet inattendu pendant l’entretien ; quelle conduite correspond à la souplesse de l’entretien clinique ?

Remplacer l’échange par un questionnaire standardisé sans discussion
Le laisser développer ce sujet et orienter l’échange si cela devient nécessaire
Interrompre le sujet et demander de revenir uniquement au motif initial
Le ramener aussitôt à une liste préétablie de questions dans un ordre fixe

Le laisser développer ce sujet et orienter l’échange si cela devient nécessaire

Explication

L’entretien clinique peut laisser le patient développer ce qui lui paraît important, tandis que le clinicien oriente l’échange lorsque la situation le demande. Un ordre rigide de questions ne correspond pas à cette souplesse.

13. Quel est un objectif caractéristique de la psychothérapie ?

Remplacer toute évaluation de sa situation psychologique
Déterminer les règles déontologiques de la profession
Établir une description exhaustive de son environnement social
Produire un changement chez le patient

Produire un changement chez le patient

Explication

La psychothérapie vise notamment à produire un changement chez le patient. Décrire son environnement peut contribuer à la compréhension de sa situation, mais ce n’est pas l’objectif caractéristique indiqué ici.

14. Quelle relation entre psychologie clinique et psychanalyse est correcte ?

La psychologie clinique et la psychanalyse sont deux appellations équivalentes d’une même pratique
La psychologie clinique exclut les approches psychothérapeutiques au profit de l’évaluation
La psychanalyse est le champ général qui comprend la psychologie clinique comme une technique
La psychologie clinique est un champ qui peut mobiliser la psychanalyse parmi d’autres approches

La psychologie clinique est un champ qui peut mobiliser la psychanalyse parmi d’autres approches

Explication

La psychologie clinique est un champ qui peut recourir à différentes approches, dont la psychanalyse. Les confondre revient à prendre une approche particulière pour le champ plus large.

15. À quoi sert le code de déontologie des psychologues ?

À fixer un diagnostic identique pour toutes les personnes présentant des difficultés similaires
À encadrer la pratique et à soutenir le respect de la personne, de ses droits et de sa dignité
À remplacer l’adaptation de la pratique par des procédures thérapeutiques uniformes
À définir les demandes que les patients peuvent formuler avant leur consultation

À encadrer la pratique et à soutenir le respect de la personne, de ses droits et de sa dignité

Explication

Le code réunit des principes et des règles qui encadrent la pratique et aident le psychologue à respecter la personne et sa dignité. Il n’impose pas un diagnostic uniforme pour des personnes aux situations différentes.

16. Un psychologue observe les comportements d’un patient, ses interactions et son environnement afin de mieux comprendre sa situation ; quelle fonction exerce-t-il ?

L’intervention, qui consiste à modifier directement les interactions de l’équipe
L’observation, qui consiste à recueillir des informations sur ces éléments
La psychothérapie, qui vise principalement à produire un changement chez le patient
L’évaluation déontologique, qui vérifie le respect des règles professionnelles

L’observation, qui consiste à recueillir des informations sur ces éléments

Explication

L’observation consiste à recueillir des informations sur le patient, ses comportements, ses interactions et son environnement pour comprendre sa situation. Modifier les interactions d’une équipe relève plutôt d’une forme d’intervention.

17. Un psychologue travaille avec une équipe professionnelle pour améliorer la prise en charge d’un patient ; que montre cet exemple ?

Son intervention se limite à la relation individuelle entre le psychologue et le patient
Son intervention peut viser les équipes et dépasser la relation individuelle avec le patient
Son intervention concerne l’équipe seulement si le patient n’est pas impliqué
Son observation se substitue au travail avec les professionnels autour du patient

Son intervention peut viser les équipes et dépasser la relation individuelle avec le patient

Explication

L’intervention du psychologue peut s’adresser au patient ainsi qu’aux équipes professionnelles, et dépasser la relation individuelle. La réduire à la relation avec le patient confond une modalité possible avec l’ensemble de son champ d’action.

18. Dans quel cadre un psychologue clinicien peut-il exercer en psychiatrie infanto-juvénile ?

Dans un EHPAD, un centre maternel ou un SESSAD
Dans un service pénitentiaire, un village d’enfants ou un service d’insertion
Dans une école, un ITEP ou un service de santé universitaire
Dans un CMPP, une maison des adolescents ou une unité mère-enfant

Dans un CMPP, une maison des adolescents ou une unité mère-enfant

Explication

La psychiatrie infanto-juvénile comprend notamment les CMPP, les maisons des adolescents et les unités d’hospitalisation mère-enfant. Les autres cadres cités relèvent plutôt des secteurs social, éducatif ou juridique.

19. Un psychologue intervient en neurologie et en gynécologie, sans travailler dans un service psychiatrique : de quel domaine s’agit-il ?

De la psychiatrie adulte
De la médecine somatique
Du secteur juridique et pénitentiaire
De la prévention en petite enfance

De la médecine somatique

Explication

La neurologie et la gynécologie sont des services médicaux non spécifiquement psychiatriques, rattachés ici à la médecine somatique. La psychiatrie concerne des structures dédiées aux troubles psychiques, et non ces services médicaux.

20. Quel ensemble de lieux correspond aux interventions possibles du psychologue dans le secteur de l’éducation ?

CAMSP, SESSAD, centres maternels et EHPAD
Services pénitentiaires, protection de l’enfance et placement familial
PMI, crèches, lieux d’accueil enfants-parents et planning familial
Écoles, services de santé universitaire, ITEP et IME

Écoles, services de santé universitaire, ITEP et IME

Explication

Le secteur de l’éducation comprend notamment les écoles, les services de santé universitaire, les ITEP et les IME. Les CAMSP et les SESSAD relèvent plutôt du secteur social et médico-social.

21. Une psychologue travaille dans un CAMSP, un SESSAD et un EHPAD : à quel secteur ces lieux correspondent-ils ?

Au secteur de l’éducation
Au secteur de la psychiatrie
Au secteur social et médico-social
Au secteur juridique

Au secteur social et médico-social

Explication

Les CAMSP, les SESSAD et les EHPAD font partie des lieux d’exercice du psychologue dans le secteur social et médico-social. Les établissements scolaires et les ITEP correspondent plutôt au secteur de l’éducation.

22. Quel type de mission relève du secteur juridique pour un psychologue ?

Accompagner des patients en pneumologie, en neurologie ou en maternité
Participer à des actions en crèche, en PMI ou en planning familial
Exercer dans des écoles, des IME ou des services de santé universitaire
Intervenir en criminologie, en milieu pénitentiaire ou en protection de l’enfance

Intervenir en criminologie, en milieu pénitentiaire ou en protection de l’enfance

Explication

Le secteur juridique comprend la criminologie, les services pénitentiaires ou d’insertion et la protection de l’enfance. Les interventions en crèche ou en PMI relèvent plutôt de la prévention.

Révisez avec les flashcards

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Quelle étymologie est associée à la psychologie clinique ?

Le « discours de l’âme au chevet du patient ».

Quelles disciplines ont contribué à la construction de la psychologie clinique ?

La médecine et la philosophie.

Sur quoi la psychologie clinique centre-t-elle son approche ?

Sur la singularité du sujet.

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