★ À maîtriser
Compléments
Thrombus veineux → migration pulmonaire → embolie
Les principaux signes cliniques sont:
Le diagnostic d’une thrombose veineuse profonde repose d’abord sur le dosage des D-dimères, puis sur un écho-Doppler lorsque le dosage est positif ou que la probabilité clinique est élevée.
Symptômes → D-dimères → écho-Doppler
L’hémostase comprend successivement la vasoconstriction et l’agrégation plaquettaire, l’activation des voies intrinsèque et extrinsèque de la coagulation, puis la fibrinolyse lorsque le caillot n’est plus nécessaire.
La thrombose veineuse profonde est généralement associée à une hypercoagulabilité, à des lésions de la paroi vasculaire et à une réduction du flux sanguin, tandis que l’inflammation peut aussi déclencher une thrombose sans lésion pariétale.
★ À maîtriser
📌 Le traitement de la thrombose veineuse profonde repose principalement sur l’anticoagulation afin d’empêcher l’extension du thrombus et de prévenir les récidives et les complications thromboemboliques.
📌 Les anticoagulants oraux directs comme l’apixaban, le rivaroxaban et l’édoxaban inhibent directement le facteur Xa, tandis que le dabigatran inhibe directement la thrombine.
Compléments
📌 Les antivitamines K inhibent VKORC1, diminuent la synthèse des facteurs II, VII, IX et X ainsi que des protéines C et S, et nécessitent une surveillance de l’INR.
AOD oraux sans suivi régulier, héparines injectables à action rapide
★ À maîtriser
📌 Les thrombolytiques comme la streptokinase activent le plasminogène en plasmine et dissolvent directement le thrombus, mais sont réservés aux situations d’urgence telles que l’embolie pulmonaire grave.
Compléments
📌 Un filtre cave est indiqué en cas de contre-indication absolue à l’anticoagulation ou de nouveaux caillots malgré un traitement anticoagulant bien conduit.
Blocage de l’α2-antiplasmine → fibrinolyse accrue
📌 L’hémophilie A résulte d’un déficit en facteur VIII et représente 80 % des cas, tandis que l’hémophilie B résulte d’un déficit en facteur IX et représente 20 % des cas.
📌 La gravité de l’hémophilie dépend du taux résiduel du facteur déficient : elle est majeure en dessous de 1 %, modérée entre 1 et 5 % et mineure entre 5 et 30 %.
Hémophilie A : facteur VIII ; hémophilie B : facteur IX
📌 La substitution factorielle consiste à injecter par voie intraveineuse le facteur manquant, avec une prophylaxie nécessitant habituellement 2 à 3 injections par semaine.
★ À maîtriser
📌 Les inhibiteurs du TFPI comme le concizumab et le marstacimab neutralisent un frein naturel de la voie extrinsèque et augmentent la production de thrombine dans les hémophilies A et B.
Compléments
📌 Le fitusiran est un ARN interférent administré mensuellement qui bloque la production hépatique d’antithrombine, avec un risque à équilibrer entre hémorragie et thrombose.
📌 L’etranacogene dezaparvovec traite l’hémophilie B avec un variant performant de F9, tandis que le valoctocogene roxaparvovec traite l’hémophilie A avec une version raccourcie de F8 dont l’expression est plus variable.
📌 La thérapie génique est exclue chez les enfants et les patients ayant des anticorps anti-AAV, et elle ne peut pas être répétée car le patient devient immunisé contre le vecteur.
AAV → hépatocyte → épisome → facteur endogène
★ À maîtriser
📌 La toxoplasmose congénitale survient lorsque des tachyzoïtes circulants atteignent le placenta pendant la phase de dissémination maternelle, mais l’infection placentaire est nécessaire et non suffisante à l’infection fœtale.
Compléments
Oocyste → tachyzoïte → kyste → transmission placentaire
★ À maîtriser
📌 La spiramycine est administrée dès la suspicion d’une séroconversion maternelle pour prévenir le passage fœto-placentaire, car elle s’accumule dans le placenta sans le traverser.
📌 La sulfadiazine inhibe la DHPS et la pyriméthamine inhibe la DHFR de Toxoplasma gondii, ce qui bloque deux étapes distinctes de la synthèse des folates du parasite.
Compléments
📌 L’acide folinique est associé à la sulfadiazine et à la pyriméthamine pour limiter la myélosuppression, mais une surveillance hématologique reste nécessaire en raison du risque de neutropénie, thrombopénie ou leucopénie.
Spiramycine : prévention placentaire ; sulfadiazine-pyriméthamine : infection fœtale
★ À maîtriser
Le cycle de Schistosoma haematobium nécessite l’Homme comme hôte définitif et un mollusque d’eau douce du genre Bulinus comme hôte intermédiaire.
Les œufs éliminés dans les urines libèrent des miracidia dans l’eau douce, lesquels infectent le Bulinus qui libère ensuite des furcocercaires capables de traverser la peau humaine.
Compléments
Œuf → miracidium → bulin → furcocercaire → homme
Les principaux signes de la phase d’état sont:
Le diagnostic repose sur la recherche microscopique des œufs dans les urines, la sérologie lorsque la recherche directe est négative et l’imagerie des voies urinaires pour détecter les complications chroniques.
📌 Le praziquantel est le traitement de référence de la bilharziose urinaire, administré par voie orale à 40 mg/kg en une journée, mais il n’est efficace que sur les formes adultes.
Œufs tissulaires → granulome → fibrose vésicale → complications urinaires
Le cycle d’Echinococcus multilocularis implique le renard comme hôte définitif, des rongeurs comme hôtes intermédiaires et l’Homme comme impasse parasitaire après ingestion d’œufs présents dans l’environnement.
L’échinococcose alvéolaire peut rester asymptomatique pendant 5 à 15 ans et, en l’absence de traitement, elle est mortelle dans 100 % des cas.
Renard → œufs → rongeur → larve hépatique → renard
★ À maîtriser
📌 L’albendazole est un antiparasitaire parasitostatique administré à 10 à 15 mg/kg/jour en deux prises, sans dépasser 800 mg par jour, et le traitement doit être prolongé à vie.
📌 L’albendazole-sulfoxyde se fixe à la β-tubuline parasitaire, bloque la polymérisation des microtubules et perturbe notamment l’absorption du glucose par l’échinocoque.
Compléments
📌 Une résection chirurgicale peut être réalisée lorsque les lésions sont localisées et résécables, toujours en association avec l’albendazole, tandis qu’une greffe hépatique peut être envisagée dans les formes très avancées.
Larve infiltrante → destruction hépatique → traitement prolongé
Principaux traitements antiparasitaires
| Maladie | Traitement | Cible ou mécanisme | Limite principale |
|---|---|---|---|
| Toxoplasmose | Spiramycine | Accumulation placentaire et inhibition de la synthèse protéique | Ne traite pas l’infection fœtale installée |
| Toxoplasmose | Sulfadiazine-pyriméthamine | Inhibition de DHPS et DHFR | Toxicité hématologique |
| Bilharziose urinaire | Praziquantel | Calcium et désorganisation du tégument | Actif surtout sur les formes adultes |
| Échinococcose alvéolaire | Albendazole | Inhibition de la β-tubuline et des microtubules | Traitement prolongé à vie |
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