QCM : Hématologie et cancérologie — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la leucémie myéloïde chronique de la leucémie lymphoïde chronique ?

Elle concerne une prolifération de la lignée myéloïde avec accumulation de cellules dans le sang et la moelle
Elle associe une diminution des précurseurs myéloïdes à une maturation médullaire accélérée
Elle repose sur une accumulation de lymphocytes B matures dans le sang et les organes lymphoïdes
Elle correspond à une prolifération de blastes immatures de plusieurs lignées hématopoïétiques

Elle concerne une prolifération de la lignée myéloïde avec accumulation de cellules dans le sang et la moelle

Explication

La leucémie myéloïde chronique est une néoplasie myéloproliférative touchant les progéniteurs et précurseurs myéloïdes, sans anomalie de maturation. L’accumulation de lymphocytes B matures caractérise plutôt la leucémie lymphoïde chronique.

2. Quel type cellulaire s’accumule dans la leucémie lymphoïde chronique ?

Des plasmocytes anormaux confinés à la moelle osseuse
Des lymphocytes B matures présentant un phénotype spécifique
Des granulocytes myéloïdes matures avec une maturation altérée
Des blastes lymphoïdes immatures dépourvus de différenciation

Des lymphocytes B matures présentant un phénotype spécifique

Explication

La leucémie lymphoïde chronique est un syndrome lymphoprolifératif constitué de lymphocytes B matures ayant un phénotype spécifique. Une leucémie aiguë est plutôt constituée de blastes immatures.

3. Chez un patient présentant une hyperleucocytose, quel élément est essentiel pour interpréter sa signification ?

Le nombre total de leucocytes, considéré indépendamment de leur morphologie
L’aspect, la nature et l’ancienneté des leucocytes, associés à l’état général
La présence d’une anémie, qui suffit à confirmer une hémopathie maligne
La vitesse d’apparition des symptômes, sans analyse des cellules circulantes

L’aspect, la nature et l’ancienneté des leucocytes, associés à l’état général

Explication

Une hyperleucocytose peut être réactionnelle ou associée à différentes hémopathies malignes ; son interprétation dépend donc des cellules circulantes et de l’état général. Le nombre total de leucocytes ne permet pas, à lui seul, de conclure.

4. Quelle complication est favorisée par l’hypercellularité au cours de la leucémie myéloïde chronique ?

Une lymphopénie entraînant une transformation lymphoblastique directe
Une hyperviscosité sanguine pouvant favoriser une thrombose
Une hyperuricémie responsable d’une insuffisance médullaire isolée
Une thrombopénie provoquant principalement des hémorragies

Une hyperviscosité sanguine pouvant favoriser une thrombose

Explication

L’hypercellularité de la leucémie myéloïde chronique peut augmenter la viscosité sanguine et favoriser une thrombose. La thrombopénie expose plutôt au risque hémorragique.

5. Lorsqu’une leucémie myéloïde chronique évolue vers une leucémie aiguë, quelle répartition des types de transformation est approximativement observée ?

Environ deux tiers de transformations myéloïdes aiguës et un tiers de transformations lymphoblastiques aiguës
Une transformation aiguë principalement constituée de lymphocytes B matures
Une répartition équivalente entre transformations myéloïdes aiguës et lymphoblastiques aiguës
Environ un tiers de transformations myéloïdes aiguës et deux tiers de transformations lymphoblastiques aiguës

Environ deux tiers de transformations myéloïdes aiguës et un tiers de transformations lymphoblastiques aiguës

Explication

L’acutisation de la leucémie myéloïde chronique est de type myéloïde aiguë dans environ deux tiers des cas et de type lymphoblastique aiguë dans environ un tiers. Une répartition inverse ne correspond pas à cette évolution décrite.

6. Quel ensemble d’examens correspond au bilan d’extension d’un lymphome ?

Évaluation de la fonction cardiaque, tests respiratoires et bilan nutritionnel avant traitement
Mesure de la pression artérielle, dosage hormonal et radiographie standard de contrôle
Examen clinique, analyses sanguines, caractérisation clonale, imagerie et explorations adaptées au point d’appel
Analyse isolée de la biopsie ganglionnaire sans recherche d’atteintes à distance

Examen clinique, analyses sanguines, caractérisation clonale, imagerie et explorations adaptées au point d’appel

Explication

Le bilan d’extension associe notamment l’examen clinique, la NFS et le frottis, l’immunophénotypage, l’étude de la clonalité, l’imagerie et certaines biopsies ou ponctions selon le contexte. Le bilan pré-thérapeutique vise plutôt l’aptitude du patient à recevoir les traitements.

7. Quels éléments participent à l’évaluation pronostique d’un lymphome ?

La durée des symptômes et le groupe sanguin, associés à l’absence d’atteinte ganglionnaire
Le type histologique, la masse tumorale, les localisations, le stade, l’âge, l’état général et la réponse au traitement
La numération leucocytaire initiale, sans tenir compte de la masse tumorale ni de la réponse thérapeutique
Le seul stade d’Ann Arbor, indépendamment de l’histologie et de l’état clinique

Le type histologique, la masse tumorale, les localisations, le stade, l’âge, l’état général et la réponse au traitement

Explication

Le pronostic dépend de plusieurs facteurs, notamment l’histologie, la masse tumorale, les atteintes extra-ganglionnaires, le stade d’Ann Arbor, l’âge, l’état général et la réponse au traitement. Le stade d’Ann Arbor décrit l’extension, mais ne résume pas à lui seul le pronostic.

8. Quels stades d’Ann Arbor définissent un lymphome localisé ?

Les stades II et III
Les stades I et II
Les stades III et IV
Les stades I et IV

Les stades I et II

Explication

Un lymphome localisé correspond aux stades I et II d’Ann Arbor, tandis que les stades III et IV indiquent une forme disséminée. Le stade IV ne peut donc pas être associé à la définition d’un lymphome localisé.

9. Quelle distinction caractérise l’autogreffe et l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques dans le traitement des lymphomes ?

L’autogreffe repose sur des cellules tumorales, tandis que l’allogreffe utilise des cellules médullaires non sélectionnées
L’autogreffe utilise les cellules d’un donneur, tandis que l’allogreffe réinjecte celles du patient
L’autogreffe réinjecte les cellules du patient, tandis que l’allogreffe utilise celles d’un donneur compatible
L’autogreffe agit par immunité antitumorale, tandis que l’allogreffe vise principalement la prévention des infections

L’autogreffe réinjecte les cellules du patient, tandis que l’allogreffe utilise celles d’un donneur compatible

Explication

L’autogreffe repose sur des cellules souches hématopoïétiques autologues, alors que l’allogreffe nécessite un donneur compatible et peut produire un effet Graft versus Leukemia/Lymphoma. La confusion fréquente consiste à inverser l’origine des cellules utilisées dans les deux procédures.

10. Chez un patient de moins de 70 ans en bon état général, dans quelle situation une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques peut-elle être envisagée ?

Pendant le diagnostic initial, avec chimiothérapie standard puis transfusion de cellules sanguines
Avant toute réponse au traitement, avec irradiation puis injection de cellules d’un donneur
Après une rémission, avec chimiothérapie à haute dose puis réinjection de ses cellules
Après une progression tumorale, avec immunothérapie puis greffe de cellules compatibles

Après une rémission, avec chimiothérapie à haute dose puis réinjection de ses cellules

Explication

L’autogreffe peut être réalisée après l’obtention d’une rémission, en associant une chimiothérapie intensive à la réinjection des cellules prélevées chez le patient. Une greffe fondée sur un donneur compatible correspond plutôt à une allogreffe.

11. Quel est l’objectif principal de l’anatomopathologie en oncologie ?

Identifier les symptômes fonctionnels pour choisir une chimiothérapie adaptée à chaque patient
Analyser les mutations héréditaires pour remplacer l’examen morphologique des tissus tumoraux
Étudier les altérations morphologiques pour diagnostiquer, classifier et caractériser les tumeurs
Mesurer les concentrations sanguines pour dépister et surveiller les infections tumorales

Étudier les altérations morphologiques pour diagnostiquer, classifier et caractériser les tumeurs

Explication

L’anatomopathologie examine les modifications morphologiques des cellules et des tissus afin de diagnostiquer et classifier les tumeurs, tout en contribuant à l’évaluation pronostique et théranostique. L’analyse génétique peut compléter cet examen, mais elle ne se substitue pas à son étude morphologique.

12. Après le prélèvement d’un tissu tumoral, quelle succession correspond à la préparation anatomopathologique ?

Échantillonnage, coloration, inclusion, fixation, déshydratation, coupe et étalement
Fixation, échantillonnage, déshydratation, inclusion en paraffine, coupe, étalement et coloration
Coloration, fixation, échantillonnage, coupe, déshydratation, inclusion et étalement
Fixation, inclusion, coloration, déshydratation, échantillonnage, coupe et étalement

Fixation, échantillonnage, déshydratation, inclusion en paraffine, coupe, étalement et coloration

Explication

La préparation suit une chaîne ordonnée allant de la fixation au formol jusqu’à la coloration après la coupe et l’étalement sur lame. La coloration ne précède donc pas la coupe, et l’inclusion en paraffine intervient après la déshydratation.

13. Quelle durée de fixation au formol est généralement adaptée à une biopsie et à une pièce opératoire ?

Environ 6 heures pour une biopsie et 24 à 72 heures pour une pièce opératoire
Environ 72 heures pour une biopsie et 7 jours pour une pièce opératoire
Environ 24 heures pour une biopsie et 6 heures pour une pièce opératoire
Environ 30 minutes pour une biopsie et 6 heures pour une pièce opératoire

Environ 6 heures pour une biopsie et 24 à 72 heures pour une pièce opératoire

Explication

La fixation dure approximativement 6 heures pour une biopsie et de 24 à 72 heures pour une pièce opératoire, afin de prévenir l’autolyse. Une durée identique pour les deux prélèvements ne tient pas compte de leur différence de volume et de nature.

14. Quelle affirmation compare correctement la cytologie et l’histopathologie dans l’évaluation d’une tumeur ?

La cytologie est moins invasive mais fournit une analyse moins complète, souvent à confirmer par biopsie
La cytologie et l’histopathologie ont la même capacité diagnostique, mais utilisent des colorations différentes
La cytologie étudie l’architecture tissulaire tandis que l’histopathologie examine des cellules isolées
La cytologie est plus invasive mais fournit une analyse tissulaire complète, sans recours habituel à la biopsie

La cytologie est moins invasive mais fournit une analyse moins complète, souvent à confirmer par biopsie

Explication

La cytologie analyse des cellules isolées, ce qui la rend moins invasive mais moins complète que l’étude tissulaire histopathologique. Son résultat fournit souvent une orientation qui doit être confirmée par une biopsie.

15. Que désigne la cancérogenèse ?

La masse de cellules constituée après l’expansion d’un cancer dans un organe
Le franchissement de la membrane basale par des cellules cancéreuses vers les tissus voisins
La réaction inflammatoire développée autour d’une tumeur constituée dans un organe
La succession de modifications génétiques transformant progressivement un tissu normal en tissu cancéreux

La succession de modifications génétiques transformant progressivement un tissu normal en tissu cancéreux

Explication

La cancérogenèse correspond au processus progressif de transformation maligne, impliquant notamment des mutations, des amplifications et des délétions. Une tumeur désigne plutôt la masse résultant de cette transformation.

16. Quelle caractéristique permet de distinguer une dysplasie d’une invasion cancéreuse ?

La dysplasie reste limitée à l’épithélium sans franchir la membrane basale
La dysplasie envahit le chorion après avoir franchi la membrane basale
La dysplasie correspond à une métastase située dans un ganglion régional
La dysplasie désigne le stroma formé autour des cellules tumorales invasives

La dysplasie reste limitée à l’épithélium sans franchir la membrane basale

Explication

La dysplasie est une lésion épithéliale précancéreuse qui ne franchit pas la membrane basale, malgré ses anomalies architecturales et cytologiques. Le franchissement de cette membrane définit au contraire l’invasion cancéreuse.

17. Quel événement définit l’invasion cancéreuse et explique le risque de dissémination métastatique ?

La formation d’un tissu conjonctif tumoral contenant des vaisseaux et des cellules inflammatoires
L’accumulation de mutations dans un tissu normal avant toute modification de son organisation locale
L’apparition d’anomalies cytologiques confinées à l’épithélium, sans atteinte des tissus sous-jacents
Le franchissement de la membrane basale, avec envahissement du chorion et accès possible aux voies sanguine ou lymphatique

Le franchissement de la membrane basale, avec envahissement du chorion et accès possible aux voies sanguine ou lymphatique

Explication

L’invasion commence lorsque le cancer franchit la membrane basale et envahit le chorion superficiel; cette progression peut permettre une dissémination sanguine ou lymphatique. Une lésion confinée à l’épithélium relève de la dysplasie et ne correspond pas encore à une invasion.

18. Quelle cellule est à l’origine du myélome multiple ?

Des précurseurs hématopoïétiques bloqués à un stade précoce
Un clone de lymphocytes matures circulant dans le sang périphérique
Un clone de cellules myéloïdes infiltrant principalement les ganglions
Un clone de plasmocytes tumoraux envahissant la moelle hématopoïétique

Un clone de plasmocytes tumoraux envahissant la moelle hématopoïétique

Explication

Le myélome multiple est une hémopathie maligne due à la prolifération d’un clone de plasmocytes tumoraux dans la moelle hématopoïétique. La confusion classique consiste à l’assimiler aux leucémies aiguës, qui proviennent de précurseurs bloqués précocement.

19. Quel ensemble de manifestations peut correspondre à la présentation clinique du myélome multiple ?

Leucocytose isolée, ictère, ascite et hypertension portale
Neutropénie, hématurie, hypoglycémie et éruption cutanée
Anémie, insuffisance rénale, hypercalcémie et douleurs osseuses
Thrombocytose, hyperthyroïdie, diarrhée et bradycardie

Anémie, insuffisance rénale, hypercalcémie et douleurs osseuses

Explication

Le myélome peut associer les critères CRAB, des douleurs osseuses, des fractures pathologiques, des infections et un syndrome d’hyperviscosité. Les douleurs osseuses sont liées aux lésions osseuses, tandis que l’anémie participe au syndrome anémique.

20. Quelle association décrit correctement le rôle de l’électrophorèse et de l’immunofixation dans l’exploration du myélome ?

L’électrophorèse précise l’isotype, puis l’immunofixation mesure la quantité du pic
L’électrophorèse identifie les lésions osseuses, puis l’immunofixation mesure la calcémie
L’électrophorèse détecte et quantifie le pic, puis l’immunofixation en précise l’isotype
L’électrophorèse évalue la fonction rénale, puis l’immunofixation mesure la plasmocytose

L’électrophorèse détecte et quantifie le pic, puis l’immunofixation en précise l’isotype

Explication

L’électrophorèse des protéines sériques met en évidence et quantifie le composant monoclonal. L’immunofixation complète cette analyse en déterminant l’isotype de la chaîne lourde et de la chaîne légère, plutôt qu’en évaluant les complications d’organe.

21. Quelle définition correspond à une réponse complète du myélome après traitement ?

Augmentation de plus de 25 % du composant par rapport à sa valeur la plus basse
Disparition sérique et urinaire du composant, immunofixation négative et au plus 5 % de plasmocytes médullaires
Diminution sérique de plus de 50 % du composant, avec immunofixation encore positive
Persistance urinaire du composant, avec diminution médullaire inférieure à 5 %

Disparition sérique et urinaire du composant, immunofixation négative et au plus 5 % de plasmocytes médullaires

Explication

Une réponse complète combine la disparition du composant monoclonal dans le sérum et les urines, une immunofixation négative et une plasmocytose médullaire ne dépassant pas 5 %. Une baisse de plus de 50 % correspond à une réponse partielle, et non à une réponse complète.

22. À partir de quelle évolution du composant monoclonal parle-t-on de progression du myélome ?

Une augmentation de plus de 25 % par rapport à la valeur la plus basse atteinte
Une stabilité du composant avec une plasmocytose médullaire inférieure à 5 %
Une disparition sérique et urinaire confirmée par immunofixation négative
Une diminution de plus de 50 % par rapport à la valeur initiale

Une augmentation de plus de 25 % par rapport à la valeur la plus basse atteinte

Explication

La progression est définie par une augmentation de plus de 25 % du composant monoclonal en comparaison avec la valeur minimale obtenue. Une diminution importante évoque plutôt une réponse au traitement, tandis que la disparition du composant correspond à un critère de réponse complète.

23. Quel élément peut à lui seul justifier le traitement d’un myélome symptomatique ?

La présence d’un critère CRAB ou d’un biomarqueur de malignité
Une proportion de chaînes légères κ supérieure à celle des chaînes λ
Une immunofixation précisant l’isotype sans signe de maladie active
Un âge médian de diagnostic proche de 70 ans dans la population étudiée

La présence d’un critère CRAB ou d’un biomarqueur de malignité

Explication

Un myélome symptomatique justifie un traitement lorsqu’un critère CRAB ou un biomarqueur de malignité est présent. L’âge médian et la répartition des isotypes décrivent l’épidémiologie ou la maladie, mais ne constituent pas à eux seuls une indication thérapeutique.

24. Lequel constitue un biomarqueur de malignité du myélome ?

Une lésion osseuse unique mesurant moins de 5 mm à l’IRM
Une calcémie normale associée à une immunofixation négative
Une plasmocytose médullaire clonale d’au moins 60 %
Une plasmocytose médullaire polyclonale d’environ 10 %

Une plasmocytose médullaire clonale d’au moins 60 %

Explication

Une plasmocytose médullaire clonale d’au moins 60 % fait partie des biomarqueurs de malignité du myélome. Les autres propositions ne correspondent pas aux seuils ou aux caractéristiques définis pour ces biomarqueurs.

25. Quelle définition correspond le mieux à une leucémie aiguë ?

Une prolifération monoclonale de blastes immatures envahissant la moelle osseuse
Une diminution progressive des précurseurs médullaires sans prolifération cellulaire
Une accumulation de lymphocytes B matures circulant dans le sang périphérique
Une multiplication polyclonale de cellules sanguines arrivées à maturité

Une prolifération monoclonale de blastes immatures envahissant la moelle osseuse

Explication

La leucémie aiguë résulte d’une prolifération monoclonale et incontrôlée de précurseurs bloqués précocement, appelés blastes, qui envahissent la moelle. La LLC correspond plutôt à une prolifération de lymphocytes B matures, ce qui explique la différence entre ces deux maladies.

26. Quel résultat du myélogramme affirme le diagnostic de leucémie aiguë myéloïde ?

La présence de plus de 20 % de myéloblastes
La présence de plus de 20 % de lymphoblastes
La présence de moins de 5 % de myéloblastes
La présence de cellules matures sans anomalie médullaire

La présence de plus de 20 % de myéloblastes

Explication

Le diagnostic de LAM est affirmé par un myélogramme montrant plus de 20 % de myéloblastes, puis précisé par l’immunophénotypage et les études génétiques. Les lymphoblastes orientent vers une LAL et non vers une LAM.

27. Quelle complication peut résulter de l’insuffisance médullaire provoquée par une LAM ?

Une hyperproduction isolée de globules rouges et de plaquettes
Une augmentation durable des cellules sanguines matures
Une anémie associée à une thrombopénie et une neutropénie
Une diminution des risques infectieux et hémorragiques

Une anémie associée à une thrombopénie et une neutropénie

Explication

L’envahissement médullaire par les blastes peut entraîner une insuffisance médullaire avec anémie, thrombopénie et neutropénie. Cette situation augmente notamment les risques hémorragiques et infectieux, contrairement à une production accrue de cellules normales.

28. Quelle anomalie caractérise la leucémie aiguë promyélocytaire ?

Une délétion du chromosome 13 responsable d’une maturation accélérée des blastes
Une translocation entre les chromosomes 9 et 22 formant BCR/ABL
Une mutation du chromosome 5 entraînant une production excessive d’hémoglobine
Une translocation entre les chromosomes 15 et 17 formant PML/RARalpha

Une translocation entre les chromosomes 15 et 17 formant PML/RARalpha

Explication

La leucémie aiguë promyélocytaire est définie par la translocation des chromosomes 15 et 17, qui produit le transcrit PML/RARalpha. Elle s’accompagne fréquemment d’un syndrome hémorragique et d’une CIVD, ce qui la distingue notamment d’autres anomalies chromosomiques leucémiques.

29. Depuis quelle période le cancer constitue-t-il la première cause de décès en France chez les hommes ?

Depuis 1988
Depuis 1995
Depuis 2002
Depuis 2010

Depuis 1988

Explication

Le cancer est devenu la première cause de décès en France chez l’homme depuis 1988, devant les maladies cardiovasculaires. Chez la femme, cette situation est rapportée depuis 2002.

30. Quel est le rôle principal d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire dans la prise en charge d’un cancer ?

Remplacer l’analyse anatomopathologique par une décision administrative
Organiser le dépistage individuel sans discuter des options thérapeutiques
Prendre une décision thérapeutique collégiale entre plusieurs spécialistes
Confier le choix du traitement à un seul spécialiste référent

Prendre une décision thérapeutique collégiale entre plusieurs spécialistes

Explication

La RCP permet une décision collégiale réunissant notamment chirurgien, radiothérapeute, oncologue, radiologue et anatomopathologiste. Elle ne remplace pas les examens diagnostiques et ne repose pas sur l’avis isolé d’un seul médecin.

31. À quelles femmes s’adresse le dépistage organisé du cancer du sein ?

Aux femmes de moins de 40 ans porteuses d’une mutation BRCA
Aux femmes de tout âge ayant des antécédents familiaux importants
Aux femmes de 50 à 74 ans sans autre facteur de risque que l’âge
Aux femmes de 75 ans ou plus présentant une lésion mammaire suspecte

Aux femmes de 50 à 74 ans sans autre facteur de risque que l’âge

Explication

Le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans dont le seul facteur de risque est l’âge, avec mammographie bilatérale et échographie. Les femmes présentant un risque élevé relèvent plutôt d’un dépistage personnalisé adapté à leur situation.

32. Quel type histologique représente la majorité des cancers du sein ?

Le carcinome canalaire sans type spécifique, représentant environ 75 à 85 % des cas
Le carcinome canalaire sans type spécifique, représentant environ 8 à 15 % des cas
Le carcinome lobulaire infiltrant, représentant environ 1 à 3 % des cas
Le carcinome lobulaire infiltrant, représentant environ 75 à 85 % des cas

Le carcinome canalaire sans type spécifique, représentant environ 75 à 85 % des cas

Explication

Le carcinome canalaire sans type spécifique est le principal type histologique du cancer du sein et représente environ 75 à 85 % des cas. Le carcinome lobulaire infiltrant est moins fréquent, avec une proportion d’environ 8 à 15 %.

33. Quelle démarche diagnostique est adaptée devant une lésion mammaire suspecte ?

Réaliser d’emblée une mastectomie sans imagerie ni prélèvement tissulaire
Effectuer une radiothérapie exploratoire avant toute caractérisation de la lésion
Associer mammographie et échographie bilatérales, puis réaliser une biopsie adaptée
Se limiter à une mammographie unilatérale sans confirmation histologique

Associer mammographie et échographie bilatérales, puis réaliser une biopsie adaptée

Explication

L’exploration associe une mammographie et une échographie bilatérales, avec IRM si nécessaire, puis une biopsie de la lésion mammaire et axillaire. Une chirurgie immédiate ou une imagerie unilatérale ne permet pas de caractériser correctement la lésion avant la décision thérapeutique.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que la leucémie myéloïde chronique ?

C'est une néoplasie myéloproliférative avec excès de progéniteurs myéloïdes sans anomalie de maturation.

Quel type de cellules s'accumulent dans la leucémie lymphoïde chronique ?

Des lymphocytes B matures avec un phénotype spécifique.

L'hyperleucocytose est-elle toujours pathologique ?

Non, elle peut accompagner d'autres hémopathies malignes ou être non pathologique.

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