QCM : Pharmacologie ophtalmique — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelles situations les mydriatiques sont-ils principalement utilisés ?

Pour explorer le fond d’œil et faciliter la chirurgie de la chambre postérieure
Pour traiter une infection bactérienne sévère et prévenir une atteinte intraoculaire
Pour réduire la pression intraoculaire et protéger le nerf optique
Pour soulager une conjonctivite infectieuse peu grave par nettoyage de l’œil

Pour explorer le fond d’œil et faciliter la chirurgie de la chambre postérieure

Explication

Les mydriatiques servent notamment à dilater la pupille lors de l’exploration du fond d’œil et de la chirurgie de la chambre postérieure. Ils ne constituent pas un traitement antibiotique ou antiglaucomateux.

2. Quel antécédent rend l’utilisation d’un corticoïde oculaire contre-indiquée ?

Un glaucome à angle fermé
Une inflammation postopératoire
Une inflammation de la surface cornéenne
Une conjonctivite non infectieuse

Un glaucome à angle fermé

Explication

Les corticoïdes oculaires sont contre-indiqués en cas de glaucome à angle fermé, ainsi qu’en cas d’infection. Ils peuvent être prescrits pour certaines inflammations cornéennes ou postopératoires.

3. Pourquoi les mydriatiques sont-ils contre-indiqués chez les sujets à risque de glaucome aigu ?

Parce qu’ils entraînent une paralysie définitive du nerf optique après une seule instillation
Parce qu’ils peuvent favoriser un blocage pupillaire et déclencher une élévation dangereuse de la pression intraoculaire
Parce qu’ils provoquent une infection bactérienne profonde de la cornée chez ces sujets
Parce qu’ils neutralisent l’action des antibiotiques utilisés contre les conjonctivites sévères

Parce qu’ils peuvent favoriser un blocage pupillaire et déclencher une élévation dangereuse de la pression intraoculaire

Explication

La dilatation provoquée par les mydriatiques peut favoriser un blocage pupillaire chez les sujets à risque de glaucome aigu. Ce mécanisme peut entraîner une élévation importante de la pression intraoculaire.

4. Dans quelle situation un antibiotique local est-il particulièrement indiqué ?

Une kératite bactérienne ou une infection oculaire superficielle sévère
Une conjonctivite infectieuse peu grave sans signe de sévérité
Une simple irritation oculaire nécessitant un nettoyage et un soulagement
Une atteinte oculaire d’allure herpétique nécessitant un antiviral

Une kératite bactérienne ou une infection oculaire superficielle sévère

Explication

Les antibiotiques locaux sont indiqués notamment lors d’une kératite bactérienne ou d’une infection superficielle sévère ou suppurée. Une atteinte herpétique nécessite plutôt un antiviral, tandis qu’une irritation simple peut relever d’un lavage.

5. Chez quel patient un collyre bêtabloquant est-il contre-indiqué ?

Chez un patient atteint de bronchopneumopathie ou présentant une bradycardie liée à un trouble du rythme
Chez un patient présentant une conjonctivite infectieuse superficielle sans atteinte respiratoire
Chez un patient nécessitant une dilatation pupillaire pour explorer le fond d’œil
Chez un patient ayant une atteinte herpétique traitée par un antiviral local

Chez un patient atteint de bronchopneumopathie ou présentant une bradycardie liée à un trouble du rythme

Explication

Les bêtabloquants sont contre-indiqués en cas de bronchopneumopathie ou de troubles du rythme associés à une bradycardie. Ces situations exposent à des risques liés aux effets systémiques de cette classe.

6. Quelle est la fonction principale d’une solution de lavage oculaire ?

Réduire durablement la pression à l’intérieur de l’œil
Détruire une infection bactérienne profonde de la cornée
Nettoyer et soulager l’œil lors d’une conjonctivite peu grave
Traiter une atteinte herpétique par action antivirale

Nettoyer et soulager l’œil lors d’une conjonctivite peu grave

Explication

Une solution de lavage oculaire sert à nettoyer et à soulager l’œil, notamment en cas de conjonctivite infectieuse peu grave. Elle ne remplace pas un traitement antibiotique, antiviral ou antiglaucomateux adapté.

7. Quelle prise en charge correspond principalement à la DMLA sèche ?

Des compléments alimentaires contenant des vitamines et des éléments liés à la lumière
Des injections intravitréennes régulières d’un anti-VEGF
Des corticoïdes pour diminuer une inflammation de la rétine
Des antihistaminiques pour réduire une réaction conjonctivale

Des compléments alimentaires contenant des vitamines et des éléments liés à la lumière

Explication

La DMLA sèche est prise en charge par des compléments alimentaires apportant notamment des vitamines et des éléments liés à la lumière. Les injections d’anti-VEGF concernent plutôt la DMLA humide.

8. Qu’est-ce qu’un mydriatique ?

Un médicament qui dilate la pupille
Un médicament qui contracte la pupille pendant l’examen oculaire
Un médicament qui diminue la pression intraoculaire
Un médicament qui détruit les bactéries de la conjonctive

Un médicament qui dilate la pupille

Explication

Un mydriatique est un médicament provoquant une dilatation de la pupille. Il se distingue ainsi des traitements qui réduisent la pression intraoculaire ou qui agissent contre une infection.

9. Quelle différence caractérise le mieux un gel ophtalmique par rapport à un collyre lubrifiant liquide ?

Le gel contient nécessairement un conservateur et se réserve aux porteurs de lentilles
Le gel est moins visqueux, agit plus rapidement et s’utilise généralement le matin
Le gel traite principalement l’allergie tandis que le liquide traite l’infection
Le gel est plus visqueux, agit plus longtemps et s’utilise généralement le soir

Le gel est plus visqueux, agit plus longtemps et s’utilise généralement le soir

Explication

La viscosité plus élevée du gel prolonge son effet, ce qui explique son utilisation fréquente le soir; elle peut toutefois provoquer une vision floue. Le collyre liquide a plutôt une action rapide et ne se caractérise pas par un effet prolongé comparable.

10. Quelle catégorie d’anti-inflammatoires oculaires cible principalement la conjonctivite allergique plutôt que l’inflammation au sens large ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens
Les collyres lubrifiants
Les corticoïdes
Les antihistaminiques

Les antihistaminiques

Explication

Les antihistaminiques ciblent principalement la réaction allergique responsable de la conjonctivite. Les AINS et les corticoïdes sont plutôt utilisés pour traiter une inflammation oculaire.

11. Quelle liste regroupe les quatre classes de collyres utilisées dans le glaucome ?

Antiseptiques, antibiotiques, antiviraux et mydriatiques à action prolongée
Bêtabloquants, agonistes alpha-2, analogues des prostaglandines et inhibiteurs de l’anhydrase carbonique
Corticoïdes, anesthésiques, solutions de lavage et sympatholytiques
Diurétiques, cycloplégiques, antiviraux et agents réducteurs de la rougeur

Bêtabloquants, agonistes alpha-2, analogues des prostaglandines et inhibiteurs de l’anhydrase carbonique

Explication

Les quatre classes de collyres du glaucome sont les bêtabloquants, les agonistes alpha-2, les analogues des prostaglandines et les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique. Les autres listes mélangent des traitements appartenant à d’autres indications.

12. Quel énoncé décrit correctement le rôle de l’acétazolamide dans le glaucome ?

Il dilate la pupille et traite directement le blocage pupillaire responsable du glaucome aigu.
Il diminue la pression intraoculaire et aide à prévenir les lésions du nerf optique, sans suffire seul dans le glaucome aigu.
Il remplace les collyres antiglaucomateux lorsque la pression intraoculaire reste durablement élevée.
Il élimine une infection bactérienne de la cornée et restaure la transparence cornéenne.

Il diminue la pression intraoculaire et aide à prévenir les lésions du nerf optique, sans suffire seul dans le glaucome aigu.

Explication

L’acétazolamide diminue la pression intraoculaire et contribue à prévenir les dommages du nerf optique. Il ne constitue toutefois pas à lui seul le traitement du glaucome aigu.

13. Quel est le rôle principal d’un collyre lubrifiant ?

Remplacer ou compléter le film lacrymal pour soulager la sécheresse oculaire
Diminuer une infection de la surface cornéenne
Bloquer une réaction allergique de la conjonctive
Réduire la vascularisation rétinienne responsable de la DMLA humide

Remplacer ou compléter le film lacrymal pour soulager la sécheresse oculaire

Explication

Un collyre lubrifiant reconstitue ou complète le film lacrymal naturel afin d’atténuer les symptômes de sécheresse oculaire. Il n’agit donc pas sur la vascularisation rétinienne, l’allergie ou l’infection.

14. Quelle distinction décrit correctement les antiseptiques et les antibiotiques oculaires ?

Les antiseptiques traitent les infections intraoculaires sévères, tandis que les antibiotiques servent au lavage des conjonctivites bénignes.
Les antiseptiques traitent les infections herpétiques, tandis que les antibiotiques préviennent les érosions cornéennes superficielles.
Les antiseptiques ciblent surtout les infections superficielles, tandis que les antibiotiques concernent les infections bactériennes plus profondes ou sévères.
Les antiseptiques diminuent la pression intraoculaire, tandis que les antibiotiques dilatent la pupille avant une chirurgie.

Les antiseptiques ciblent surtout les infections superficielles, tandis que les antibiotiques concernent les infections bactériennes plus profondes ou sévères.

Explication

Les antiseptiques sont surtout destinés aux infections superficielles, alors que les antibiotiques ciblent les infections bactériennes plus profondes ou sévères. Une atteinte herpétique relève plutôt d’un antiviral.

15. Quelle caractéristique définit le glaucome ?

Une augmentation soutenue de la pression intraoculaire
Une infection bactérienne de la surface de la conjonctive
Une dilatation persistante de la pupille après instillation d’un collyre
Une paralysie transitoire des muscles responsables de l’accommodation

Une augmentation soutenue de la pression intraoculaire

Explication

Le glaucome est caractérisé par une pression intraoculaire augmentée de manière soutenue. La dilatation pupillaire correspond à la mydriase et ne définit pas le glaucome.

16. Quel type de collyre lubrifiant convient particulièrement à un usage fréquent chez un porteur de lentilles ?

Un gel ophtalmique visqueux appliqué avant chaque port de lentilles
Un spray lipidique réservé aux déficits de la couche lipidique
Une unidose sans conservateurs
Un flacon contenant une forte concentration de conservateurs

Une unidose sans conservateurs

Explication

Les unidoses sans conservateurs sont adaptées aux instillations fréquentes et aux porteurs de lentilles. Les formulations contenant des conservateurs sont moins adaptées à un usage répété dans ce contexte.

17. Quel traitement correspond à une atteinte oculaire d’allure herpétique ?

Un antiseptique utilisé pour réduire la pression et protéger le nerf optique
Un antiviral local ou général, comme une pommade ophtalmique ou le valaciclovir
Un collyre mydriatique destiné à bloquer la transmission du virus herpétique
Un antibiotique local associé à un lavage oculaire pour traiter l’infection virale

Un antiviral local ou général, comme une pommade ophtalmique ou le valaciclovir

Explication

Une atteinte d’allure herpétique justifie un antiviral, administré localement ou par voie générale comme le valaciclovir. Les antibiotiques ciblent les bactéries et ne constituent pas le traitement spécifique d’une infection herpétique.

18. Comment le ranibizumab est-il administré pour traiter la DMLA humide ?

Par instillation quotidienne d’un collyre dans le sac conjonctival
Par injection intravitréenne à intervalles réguliers
Par injection sous-cutanée réalisée à chaque baisse visuelle
Par prise orale intermittente associée à un complément vitaminé

Par injection intravitréenne à intervalles réguliers

Explication

Le ranibizumab est injecté dans le vitré selon des intervalles réguliers afin de ralentir la perte visuelle et de réduire la masse vasculaire anormale. Il ne s’administre donc pas comme un collyre ni comme un traitement oral.

19. Quel traitement est particulièrement utilisé dans la prise en charge de la DMLA humide ?

Un complément vitaminé destiné à la DMLA sèche
Un collyre antihistaminique contre l’allergie
Un anti-VEGF tel que le ranibizumab
Un gel lubrifiant destiné à la sécheresse oculaire

Un anti-VEGF tel que le ranibizumab

Explication

La DMLA humide est traitée par des médicaments anti-VEGF, notamment le ranibizumab, commercialisé sous le nom de Lucentis. Les compléments alimentaires sont associés à la prise en charge de la forme sèche.

20. Quelle caractéristique décrit le mieux la dégénérescence maculaire liée à l’âge ?

Une inflammation de la conjonctive provoquant une irritation des paupières
Une dilatation pupillaire provoquant une gêne visuelle transitoire
Une atteinte rétinienne entraînant une baisse progressive de la vision centrale
Une opacification du cristallin réduisant principalement la vision périphérique

Une atteinte rétinienne entraînant une baisse progressive de la vision centrale

Explication

La DMLA atteint la rétine et se manifeste notamment par une diminution progressive de la vision centrale. La mydriase correspond, elle, à une dilatation de la pupille et non à une maladie rétinienne.

21. Dans quelle situation un anti-inflammatoire non stéroïdien oculaire est-il contre-indiqué ?

Lors d’une irritation conjonctivale
En présence d’un ulcère cornéen
Lors d’une inflammation de surface
Après une intervention chirurgicale

En présence d’un ulcère cornéen

Explication

Un ulcère cornéen constitue une contre-indication aux AINS oculaires. Ces médicaments peuvent toutefois être indiqués dans l’inflammation de surface ou après une chirurgie.

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Qu'est-ce qu'une solution de lavage oculaire ?

Un liquide destiné à nettoyer et soulager l’œil, notamment en cas de conjonctivite infectieuse peu grave.

Pourquoi le conditionnement unidose est-il préféré pour les solutions de lavage oculaire ?

Il limite le risque de contamination après ouverture du flacon.

Quels sont les composants du sérum physiologique ?

De l’eau distillée et 0,9 % de chlorure de sodium.

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