QCM : Histoire des sciences du cerveau — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’histoire des sciences ?

La diffusion des découvertes scientifiques auprès du grand public et des institutions
L’évolution des concepts, des méthodes et des conditions de production des connaissances scientifiques
La comparaison des croyances religieuses avec les explications proposées par les sciences
La validité logique des théories indépendamment de leur contexte de production

L’évolution des concepts, des méthodes et des conditions de production des connaissances scientifiques

Explication

L’histoire des sciences étudie l’évolution des connaissances scientifiques, y compris celle des concepts, des méthodes et des conditions de leur production. L’étude de la validité des connaissances relève plutôt de l’épistémologie.

2. Quelle distinction caractérise le mieux l’histoire des sciences et l’épistémologie ?

L’histoire des sciences évalue les théories, tandis que l’épistémologie décrit les découvertes dans leur ordre chronologique
L’histoire des sciences concerne les expériences, tandis que l’épistémologie concerne les instruments de mesure
L’histoire des sciences analyse les raisonnements, tandis que l’épistémologie étudie les institutions de recherche
L’histoire des sciences étudie l’évolution des connaissances, tandis que l’épistémologie étudie la connaissance scientifique

L’histoire des sciences étudie l’évolution des connaissances, tandis que l’épistémologie étudie la connaissance scientifique

Explication

L’histoire des sciences porte sur l’évolution des connaissances et leurs conditions de production, alors que l’épistémologie analyse la connaissance scientifique elle-même. La chronologie des découvertes ne suffit donc pas à définir l’histoire des sciences.

3. Quelles questions structurent la démarche épistémologique ?

Qu’est-ce que la connaissance, comment est-elle produite et quelle est sa validité ?
Quand une théorie apparaît-elle, quels instruments l’accompagnent et combien dure-t-elle ?
Qui finance la recherche, où est-elle menée et comment ses résultats sont-ils diffusés ?
Quels chercheurs collaborent, quelles institutions les emploient et quelles découvertes publient-ils ?

Qu’est-ce que la connaissance, comment est-elle produite et quelle est sa validité ?

Explication

L’épistémologie interroge la nature de la connaissance, sa production et sa valeur ou sa validité. Les autres formulations concernent davantage l’organisation ou la contextualisation de la recherche.

4. Quel apport correspond à l’étude de l’histoire et de la philosophie des sciences ?

Elle aide à comprendre la démarche scientifique et à développer un esprit critique sur ses enjeux
Elle permet de remplacer les connaissances spécialisées par une culture générale dépourvue de méthode
Elle vise à séparer les chercheurs de la société afin de préserver l’autonomie des sciences
Elle montre que les théories scientifiques se développent sans influence du contexte historique

Elle aide à comprendre la démarche scientifique et à développer un esprit critique sur ses enjeux

Explication

L’histoire et la philosophie des sciences permettent notamment de comprendre l’approche scientifique, de favoriser le dialogue avec la société et de développer un esprit critique. Elles soulignent aussi l’influence du contexte historique, contrairement à la dernière proposition.

5. À quelle période l’épistémologie devient-elle une discipline autonome ?

À la fin du XVIIIe siècle
À l’Antiquité grecque
Au début du XXe siècle
À la Renaissance européenne

Au début du XXe siècle

Explication

L’épistémologie devient une discipline autonome au début du XXe siècle. L’ancienneté de ses racines grecques ne signifie pas que la discipline constituée existait déjà à cette époque.

6. Quelle fonction René Descartes attribue-t-il au doute dans sa démarche philosophique ?

Le doute sert à rapprocher les représentations imaginaires des raisonnements scientifiques
Le doute sert à examiner les limites de la raison humaine dans la connaissance métaphysique
Le doute sert de méthode pour atteindre le vrai et construire une science certaine
Le doute sert à maintenir les théories dans une révision permanente par des réfutations successives

Le doute sert de méthode pour atteindre le vrai et construire une science certaine

Explication

Descartes utilise le doute comme une méthode destinée à atteindre le vrai et à édifier une science certaine. La mise à l’épreuve et la réfutation des théories correspondent plutôt à la fonction du doute chez Popper.

7. Quel ouvrage d’Emmanuel Kant examine les prétentions de la raison humaine à la connaissance ?

Discours de la méthode
Critique de la raison pure
La science et l’hypothèse
La formation de l’esprit scientifique

Critique de la raison pure

Explication

Dans Critique de la raison pure, Emmanuel Kant examine ce que l’être humain peut prétendre connaître par sa seule raison. Discours de la méthode est associé à Descartes, tandis que les deux autres titres renvoient à d’autres traditions épistémologiques.

8. Quel critère permet de considérer qu’une hypothèse relève de la démarche scientifique selon Karl Popper ?

Elle concorde avec les théories établies de son époque
Elle reçoit l’approbation d’une majorité de chercheurs
Elle explique plusieurs phénomènes sans être mise à l’épreuve
Elle peut être réfutée par une observation ou une expérience

Elle peut être réfutée par une observation ou une expérience

Explication

Pour Karl Popper, une hypothèse est scientifique lorsqu’il est possible de concevoir un test susceptible de la réfuter. Le consensus des chercheurs ou sa compatibilité avec les théories existantes ne suffit pas à établir ce caractère scientifique.

9. Selon Karl Popper, quel mécanisme décrit le mieux le progrès scientifique ?

L’élimination répétée de théories au profit de propositions plus satisfaisantes
La conservation des théories anciennes lorsqu’elles restent largement acceptées
L’accumulation progressive de confirmations en faveur des mêmes théories
La multiplication des hypothèses sans comparaison expérimentale entre elles

L’élimination répétée de théories au profit de propositions plus satisfaisantes

Explication

Pour Popper, le progrès vient de la mise à l’épreuve et de l’élimination des théories insuffisantes, remplacées par de meilleures propositions. Les confirmations seules ont une valeur limitée, car les tentatives de réfutation testent plus réellement une théorie.

10. Comment Thomas Kuhn caractérise-t-il principalement le progrès des sciences ?

Il résulte d’une accumulation continue de connaissances compatibles entre elles
Il se produit par des révolutions qui rompent avec des représentations antérieures
Il consiste à perfectionner progressivement les explications sans changement de cadre
Il dépend de la répétition d’expériences confirmant les mêmes cadres théoriques

Il se produit par des révolutions qui rompent avec des représentations antérieures

Explication

Thomas Kuhn décrit une progression discontinue, marquée par des révolutions scientifiques qui transforment les représentations antérieures. Cette conception s’oppose à l’idée d’un simple empilement continu de connaissances.

11. Quel est l’objet d’étude commun aux disciplines regroupées sous le terme de neurosciences ?

L’étude des maladies infectieuses et de leur transmission dans l’organisme
L’analyse des comportements sociaux et de leurs transformations historiques
La description des organes sensoriels sans examen de leurs mécanismes
La connaissance du système nerveux et de son fonctionnement

La connaissance du système nerveux et de son fonctionnement

Explication

Les neurosciences réunissent les disciplines qui cherchent à comprendre le système nerveux et son fonctionnement. L’étude des comportements sociaux ou des maladies infectieuses ne définit pas leur objet commun.

12. Quelle combinaison correspond à des disciplines majeures des neurosciences ?

Économie, droit, linguistique et histoire politique
Astronomie, mécanique, architecture et géographie
Géologie, botanique, climatologie et océanographie
Anatomie, physiologie, imagerie et neurologie

Anatomie, physiologie, imagerie et neurologie

Explication

Les neurosciences s’appuient notamment sur l’anatomie, la physiologie, l’imagerie et la neurologie, parmi d’autres disciplines. Les autres combinaisons rassemblent des domaines qui ne constituent pas les principales disciplines neuroscientifiques.

13. Quel événement historique marque l’apparition des neurosciences comme domaine rassemblant plusieurs disciplines ?

La rédaction du papyrus chirurgical d’Edwin Smith dans l’Antiquité
Le développement des premières réflexions philosophiques sur l’esprit
La découverte des premiers crânes trépanés à la fin du Néolithique
Le rassemblement de ces disciplines au milieu du XXe siècle

Le rassemblement de ces disciplines au milieu du XXe siècle

Explication

L’apparition des neurosciences est associée au rassemblement de plusieurs disciplines au milieu du XXe siècle. Les pratiques préhistoriques, les textes antiques et les réflexions philosophiques ont contribué à l’histoire des connaissances, mais ne correspondent pas à cette constitution disciplinaire.

14. En quoi consiste une trépanation dans le contexte des pratiques crâniennes anciennes ?

À pratiquer un orifice dans un os, notamment le crâne, pour réduire une pression intracrânienne
À immobiliser la tête avec une attelle afin de favoriser la réparation des os fracturés
À appliquer une préparation végétale sur le crâne pour traiter une douleur persistante
À retirer l’ensemble du cerveau afin d’empêcher une aggravation des lésions crâniennes

À pratiquer un orifice dans un os, notamment le crâne, pour réduire une pression intracrânienne

Explication

La trépanation consiste à créer une ouverture dans un os, notamment dans le crâne, afin de diminuer la pression intracrânienne. Elle ne correspond ni à l’ablation du cerveau, ni à un traitement externe, ni à une simple immobilisation.

15. À quelle période remontent les plus anciennes traces connues de trépanation crânienne ?

À la Renaissance, entre 1400 et 1600 de notre ère
À la fin du Néolithique, entre -6500 et -2100 ans
À l’âge du bronze récent, entre -1200 et -800 ans
À l’Antiquité romaine, entre -200 et 400 de notre ère

À la fin du Néolithique, entre -6500 et -2100 ans

Explication

Les plus anciennes traces de trépanation crânienne datent de la fin du Néolithique, entre -6500 et -2100 ans. Les autres périodes proposées sont beaucoup plus récentes et ne correspondent pas aux premières traces mentionnées.

16. Que décrit notamment le papyrus chirurgical d’Edwin Smith, daté d’environ 2500 ans avant notre ère ?

Des cartes détaillées des nerfs périphériques et des réflexes musculaires
Des techniques de momification et la conservation des organes après le décès
Des éléments d’anatomie cérébrale et des troubles consécutifs aux fractures du crâne
Des traitements médicamenteux modernes destinés aux maladies dégénératives

Des éléments d’anatomie cérébrale et des troubles consécutifs aux fractures du crâne

Explication

Le papyrus chirurgical d’Edwin Smith décrit des éléments d’anatomie cérébrale ainsi que des troubles consécutifs aux fractures du crâne. Il ne s’agit pas principalement d’un traité de momification, de neurophysiologie moderne ou de maladies dégénératives.

17. Quelle fonction Alcméon de Crotone attribue-t-il à l’encéphale vers 500 av. J.-C. ?

Il en fait le siège de la pensée et des sensations.
Il le décrit comme une voie d’évacuation des humeurs.
Il lui attribue la production des quatre humeurs.
Il le considère comme le centre de la chaleur corporelle.

Il en fait le siège de la pensée et des sensations.

Explication

Alcméon place dans le cerveau le siège de la pensée et des sensations, rompant ainsi avec la primauté traditionnelle accordée au cœur. L’idée selon laquelle le cœur contrôlerait la pensée correspond plutôt aux conceptions grecques archaïques antérieures.

18. Comment Hippocrate de Cos interprète-t-il le rôle du cerveau et l’origine de l’épilepsie ?

Il voit le cerveau comme le centre des sensations et de l’intelligence, et l’épilepsie comme un trouble cérébral.
Il considère le cerveau comme un organe de refroidissement et l’épilepsie comme une maladie morale.
Il associe le cerveau à la circulation du sang et l’épilepsie à une intervention divine.
Il situe l’intelligence dans le cœur et l’épilepsie dans un déséquilibre des humeurs.

Il voit le cerveau comme le centre des sensations et de l’intelligence, et l’épilepsie comme un trouble cérébral.

Explication

Hippocrate considère le cerveau comme le centre des sensations et de l’intelligence, et explique l’épilepsie par un dysfonctionnement cérébral. L’interprétation divine de cette maladie est précisément celle qu’il écarte.

19. Dans la conception de la craniotomie présentée ici, quel objectif cette intervention poursuit-elle ?

Elle fournit une voie de sortie aux humeurs accumulées dans la boîte crânienne afin de rétablir l’équilibre humoral.
Elle sert à déplacer l’âme rationnelle vers une région plus proche du cœur.
Elle vise à observer les ventricules cérébraux pour localiser précisément les sensations.
Elle permet d’augmenter la chaleur du cerveau afin de stimuler les fonctions intellectuelles.

Elle fournit une voie de sortie aux humeurs accumulées dans la boîte crânienne afin de rétablir l’équilibre humoral.

Explication

La craniotomie est conçue comme un moyen d’évacuer les humeurs accumulées dans la boîte crânienne et de restaurer l’équilibre humoral. Elle n’a pas pour objectif principal d’examiner les ventricules ni de modifier l’emplacement de l’âme.

20. Quelle association entre humeur et élément correspond à la théorie humorale d’Hippocrate ?

La bile jaune est associée au feu.
Le phlegme est associé à l’air.
La bile noire est associée à l’eau.
Le sang est associé à la terre.

La bile jaune est associée au feu.

Explication

Dans la théorie humorale, la bile jaune correspond au feu, le sang à l’air, le phlegme à l’eau et la bile noire à la terre. Les autres propositions attribuent à chaque humeur un élément différent de celui indiqué par cette correspondance.

21. Comment Platon répartit-il ses trois âmes dans le corps ?

L’âme rationnelle est répartie dans les ventricules, l’âme irascible dans le foie et l’âme concupiscente dans le cœur.
L’âme rationnelle est dans le foie, l’âme irascible dans l’intestin et l’âme concupiscente dans la boîte crânienne.
L’âme rationnelle est dans la boîte crânienne, l’âme irascible dans le cœur et l’âme concupiscente près du foie et de l’intestin.
L’âme rationnelle est dans le cœur, l’âme irascible dans la boîte crânienne et l’âme concupiscente près des reins.

L’âme rationnelle est dans la boîte crânienne, l’âme irascible dans le cœur et l’âme concupiscente près du foie et de l’intestin.

Explication

Platon place l’âme rationnelle dans la boîte crânienne, l’âme irascible dans le cœur et l’âme concupiscente au niveau du foie et de l’intestin. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer l’âme rationnelle au cœur, alors que cette localisation concerne l’âme irascible.

22. Quelle opposition caractérise la conception d’Aristote concernant le cœur et le cerveau ?

L’intellect est situé dans le foie, tandis que le cerveau distribue les humeurs au cœur.
L’intellect est situé dans le cerveau, tandis que le cœur refroidit la chaleur cérébrale.
L’intellect est réparti entre le cœur et le cerveau, tandis que le cervelet produit la chaleur.
L’intellect est situé dans le cœur, tandis que le cerveau refroidit la chaleur cardiaque.

L’intellect est situé dans le cœur, tandis que le cerveau refroidit la chaleur cardiaque.

Explication

Aristote situe l’intellect dans le cœur, qu’il juge chaud et central, et attribue au cerveau froid une fonction de refroidissement. L’attribution de l’intellect au cerveau correspond à une conception différente de celle qu’il défend ici.

23. Quelle observation Erasistrate associe-t-il au développement de l’intelligence ?

La chaleur du cœur détermine la complexité des circonvolutions cérébrales.
Le développement des circonvolutions cérébrales est lié à l’intelligence.
La diminution des ventricules cérébraux accompagne l’augmentation de l’intelligence.
La taille du foie explique les différences d’intelligence entre les espèces.

Le développement des circonvolutions cérébrales est lié à l’intelligence.

Explication

Erasistrate relie le développement des circonvolutions cérébrales aux différences d’intelligence et compare notamment le cervelet de plusieurs espèces. La chaleur cardiaque et la taille du foie ne constituent pas le mécanisme qu’il associe ici à l’intelligence.

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Qu'étudie l'histoire des sciences ?

L'évolution des connaissances scientifiques, concepts, méthodes et conditions de production.

Qu'est-ce que l'épistémologie ?

La discipline qui étudie la connaissance scientifique.

À quoi correspond l'épistémologie en France ?

À la philosophie des sciences.

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