QCM : Hygiène et agents infectieux (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quoi servaient les lazarets dans la prévention des épidémies ?

À former les soignants aux pratiques de lavage des mains.
À mettre en quarantaine les voyageurs susceptibles d’introduire des germes.
À accueillir les malades pour leur administrer des bains thérapeutiques.
À isoler les personnes déjà guéries afin de les protéger des infections.

À mettre en quarantaine les voyageurs susceptibles d’introduire des germes.

Explication

Les lazarets permettaient de mettre en quarantaine les voyageurs susceptibles d’introduire des germes et des épidémies. Les bains thérapeutiques relèvent d’une autre pratique historique, associée à Hippocrate.

2. En 2018, quelle proportion de patients hospitalisés contractait une infection liée aux soins, comparativement aux patients en réanimation ?

Un patient hospitalisé sur quatre, contre un patient sur 20 en réanimation.
Un patient hospitalisé sur 20, contre un patient sur quatre en réanimation.
Un patient hospitalisé sur 50, contre un patient sur 10 en réanimation.
Un patient hospitalisé sur 10, contre un patient sur cinq en réanimation.

Un patient hospitalisé sur 20, contre un patient sur quatre en réanimation.

Explication

En 2018, un hospitalisé sur 20 contractait une infection liée aux soins, contre un patient sur quatre en réanimation. La fréquence rapportée était donc plus élevée en réanimation.

3. Quel ensemble de conséquences peut découler d’une infection liée aux soins ?

Des complications, une hospitalisation prolongée, une confiance accrue et une baisse des coûts.
Des complications, une hospitalisation prolongée, une perte de confiance et une hausse des coûts.
Une guérison accélérée, une hospitalisation plus courte, une confiance renforcée et des coûts réduits.
Une qualité de vie améliorée, des soins moins nombreux et une diminution des séquelles.

Des complications, une hospitalisation prolongée, une perte de confiance et une hausse des coûts.

Explication

Ces infections peuvent entraîner des complications, des séquelles, une hospitalisation prolongée, une perte de confiance et une augmentation des coûts. Une hospitalisation plus courte et des coûts réduits ne figurent pas parmi les conséquences décrites.

4. Quelle part des infections liées aux soins serait évitable selon l’enquête nationale des événements indésirables ?

Environ 60 %.
Environ 20 %.
Environ 40 %.
Environ 80 %.

Environ 40 %.

Explication

L’enquête nationale estime qu’environ 40 % des infections liées aux soins seraient évitables. Le chiffre de 20 % ne correspond pas à cette estimation.

5. Quelle caractéristique distingue une bactérie des champignons décrits comme organismes pluricellulaires eucaryotes ?

C’est un micro-organisme unicellulaire qui se reproduit par bourgeonnement.
C’est un organisme pluricellulaire eucaryote qui se reproduit par division.
C’est un micro-organisme acellulaire qui se reproduit dans une cellule vivante.
C’est un micro-organisme unicellulaire qui peut se reproduire par division.

C’est un micro-organisme unicellulaire qui peut se reproduire par division.

Explication

Une bactérie est unicellulaire et se reproduit par division. La description d’un organisme pluricellulaire eucaryote correspond ici aux champignons, et non aux bactéries.

6. Quelle caractéristique permet de distinguer un virus d’une bactérie lors de sa reproduction ?

Le virus se reproduit par division, tandis que la bactérie dépend d’une cellule vivante.
Le virus et la bactérie se reproduisent tous deux par division autonome.
Le virus dépend d’une cellule vivante pour se reproduire, tandis que la bactérie se divise.
Le virus est plus grand qu’une bactérie, mais dépend d’une cellule vivante pour se reproduire.

Le virus dépend d’une cellule vivante pour se reproduire, tandis que la bactérie se divise.

Explication

Un virus, plus petit qu’une bactérie, dépend d’une cellule vivante pour se reproduire, alors qu’une bactérie se multiplie par division. Attribuer la dépendance à la bactérie inverse cette distinction.

7. Quel rôle joue la flore commensale dans l’organisme ?

Elle provoque des maladies et des infections, notamment en milieu hospitalier.
Elle se développe surtout dans les milieux nutritifs sucrés et favorise les infections.
Elle forme une barrière contre d’autres germes, notamment dans le tube digestif et les muqueuses.
Elle vit dans l’environnement et à la surface de la peau, où elle est habituellement non pathogène.

Elle forme une barrière contre d’autres germes, notamment dans le tube digestif et les muqueuses.

Explication

La flore commensale est une population bactérienne non pathogène qui contribue à former une barrière contre d’autres germes. La flore responsable de maladies et d’infections est la flore pathogène.

8. Dans quel ensemble de conditions la multiplication bactérienne est-elle favorisée ?

Une humidité élevée, une température supérieure à 60 °C et un milieu pauvre en nutriments.
Une humidité élevée, une température inférieure à 10 °C et un milieu pauvre en nutriments.
Une humidité faible, une température de 10 à 60 °C et un milieu nutritif important.
Une humidité élevée, une température de 10 à 60 °C et un milieu nutritif important.

Une humidité élevée, une température de 10 à 60 °C et un milieu nutritif important.

Explication

Une humidité élevée, une température comprise entre 10 et 60 °C et un milieu nutritif important favorisent la multiplication bactérienne. Une faible humidité ne correspond pas aux conditions favorables indiquées.

9. Qu’est-ce qui caractérise une bactérie multirésistante (BMR) ?

Elle a développé des mécanismes de défense qui la rendent résistante à de nombreux antibiotiques.
Elle résiste quasiment à tous les antibiotiques disponibles.
Elle provoque une proportion croissante d’infections nosocomiales malgré les traitements.
Elle se transmet principalement par les excreta et le matériel contaminé.

Elle a développé des mécanismes de défense qui la rendent résistante à de nombreux antibiotiques.

Explication

Une BMR possède des mécanismes de défense lui conférant une résistance à de nombreux antibiotiques. Une résistance à quasiment tous les antibiotiques caractérise plutôt une BHRe.

10. Quelle propriété distingue une bactérie hautement résistante émergente (BHRe) d’une BMR ?

Elle est résistante à plusieurs antibiotiques grâce à des mécanismes de défense.
Elle est associée à une proportion stable d’infections nosocomiales.
Elle est résistante quasiment à tous les antibiotiques.
Elle se transmet par les mains, l’environnement et la voie aérienne.

Elle est résistante quasiment à tous les antibiotiques.

Explication

Une BHRe se caractérise par une résistance à quasiment tous les antibiotiques. La résistance à de nombreux antibiotiques, sans atteindre ce degré, correspond à la définition d’une BMR.

11. Pourquoi le bon usage des antibiotiques fait-il l’objet d’audits internes dans les établissements de santé ?

Parce qu’il mesure la proportion d’infections causées par le SARM.
Parce qu’il permet de déterminer les voies de transmission des bactéries résistantes.
Parce qu’il identifie les bactéries résistantes à quasiment tous les antibiotiques.
Parce qu’il constitue un enjeu de santé publique.

Parce qu’il constitue un enjeu de santé publique.

Explication

Le bon usage des antibiotiques est un enjeu de santé publique, ce qui justifie notamment des audits internes dans les établissements de santé. Les voies de transmission concernent la propagation des BMR et des BHRe, et non la raison de ces audits.

12. Comment un virus se reproduit-il ?

Il se multiplie dans les tissus de l’hôte sans pénétrer dans ses cellules.
Il utilise les cellules de l’hôte pour produire des anticorps qui le détruisent.
Il se reproduit dans l’environnement, puis infecte une cellule vivante.
Il parasite une cellule vivante et s’y reproduit avant de la détruire.

Il parasite une cellule vivante et s’y reproduit avant de la détruire.

Explication

Un virus se reproduit à l’intérieur d’une cellule vivante qu’il infiltre et parasite, puis détruit. La multiplication dans les tissus sans pénétration cellulaire ne correspond pas à ce processus.

13. Quel traitement est associé aux infections virales chroniques comme le VIH ?

Les antirétroviraux.
Les antifongiques administrés par voie orale.
Les médicaments qui traitent uniquement les symptômes.
Les antiviraux destinés aux maladies virales en général.

Les antirétroviraux.

Explication

Les antirétroviraux sont utilisés pour des infections chroniques comme le VIH. Les antifongiques traitent les mycoses, tandis que le traitement des symptômes ne désigne pas cette catégorie de médicaments.

14. Quelle description des champignons est exacte ?

Ce sont des organismes du règne animal qui se nourrissent des tissus ou du sang d’un hôte.
Ce sont des micro-organismes pouvant causer des mycoses et comprenant aussi des organismes pluricellulaires eucaryotes.
Ce sont des agents infectieux qui se multiplient à l’intérieur de cellules vivantes avant de les détruire.
Ce sont des organismes présents dans l’air qui provoquent des infections pulmonaires lors de travaux.

Ce sont des micro-organismes pouvant causer des mycoses et comprenant aussi des organismes pluricellulaires eucaryotes.

Explication

Les champignons peuvent causer des mycoses et comprennent aussi des organismes pluricellulaires eucaryotes. La description d’un organisme du règne animal vivant aux dépens d’un hôte définit un parasite.

15. Quel traitement convient à une mycose ?

Un médicament antifongique, sous forme de pommade ou par voie orale.
Un antibiotique choisi pour agir sur les tissus ou le sang de l’hôte.
Un antirétroviral destiné à traiter une infection chronique.
Un médicament antiviral, administré sous forme de pommade ou par voie orale.

Un médicament antifongique, sous forme de pommade ou par voie orale.

Explication

Les mycoses se traitent par des médicaments antifongiques, qui peuvent être appliqués en pommade ou pris par voie orale. Les antiviraux ciblent les maladies virales et ne constituent pas le traitement indiqué des mycoses.

16. Qu’est-ce qui définit un parasite ?

Un micro-organisme pouvant causer une infection fongique chez un hôte.
Un organisme présent dans l’air pouvant provoquer une infection pulmonaire.
Un être vivant du règne animal qui se développe aux dépens d’un hôte en se nourrissant de ses tissus ou de son sang.
Un agent infectieux qui se reproduit à l’intérieur d’une cellule vivante avant de la détruire.

Un être vivant du règne animal qui se développe aux dépens d’un hôte en se nourrissant de ses tissus ou de son sang.

Explication

Un parasite est un être vivant du règne animal qui se nourrit des tissus ou du sang d’un hôte et peut provoquer une parasitose. Un micro-organisme causant une infection fongique relève plutôt de la définition des champignons.

17. Où le prion, également appelé agent transmissible non conventionnel, est-il présent ?

Dans le système nerveux
Dans les voies respiratoires
Dans le sang circulant
Dans le tube digestif

Dans le système nerveux

Explication

Le prion est présent dans le système nerveux. Les bactéries multirésistantes et hautement résistantes sont, elles, des bactéries résistantes aux antibiotiques, et non des prions.

18. Dans quelle situation la maladie de Creutzfeldt-Jakob peut-elle être transmise ?

Lors d’un contact respiratoire ou par consommation de viande provenant d’animaux élevés en plein air
Lors d’une transfusion sanguine ou par consommation de produits laitiers non pasteurisés
Lors d’un contact cutané ou par consommation de viande cuite provenant d’animaux nourris aux céréales
Lors d’une greffe chirurgicale ou par consommation de viande contaminée issue d’animaux nourris aux farines animales

Lors d’une greffe chirurgicale ou par consommation de viande contaminée issue d’animaux nourris aux farines animales

Explication

La transmission peut avoir lieu par voie chirurgicale, notamment lors de greffes, ou par la consommation de viande contaminée provenant d’animaux nourris aux farines animales. La transmission par contact respiratoire ne correspond pas aux voies mentionnées.

19. Quelle observation historique est associée à Semmelweis au milieu du XIXe siècle ?

Le lavage des mains a été suivi d’une diminution des infections.
La stérilisation des instruments a été suivie d’une diminution des infections.
La vaccination a été suivie d’une diminution des infections.
L’isolement des patients a été suivi d’une diminution des infections.

Le lavage des mains a été suivi d’une diminution des infections.

Explication

Semmelweis a observé une diminution des infections après l’introduction du lavage des mains. La vaccination est également une mesure de prévention, mais ce n’est pas l’observation historique attribuée ici à Semmelweis.

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En 2018, quelle part des patients de réanimation contractait une infection liée aux soins ?

Un patient sur quatre.

Selon l’Enquête nationale des évènements indésirables, quelle part des infections liées aux soins serait évitable ?

Environ 40 %.

Qu’est-ce qu’une bactérie ?

Un micro-organisme unicellulaire visible au microscope, capable de se reproduire par division et de provoquer des infections bactériennes.

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