QCM : Hypertension artérielle : diagnostic et prise en charge — 57 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle méthode de mesure est recommandée en première intention pour mesurer la pression artérielle en consultation ?

La méthode invasive par cathéter artériel périphérique
La méthode oscillométrique avec un appareil électronique validé
La méthode palpatoire avec estimation du pouls radial
La méthode auscultatoire avec un stéthoscope standardisé

La méthode oscillométrique avec un appareil électronique validé

Explication

La méthode oscillométrique réalisée avec un appareil électronique validé et recalibré est recommandée en routine. La méthode auscultatoire est réservée à certaines situations, notamment la fibrillation atriale, et ne constitue pas le choix habituel de première intention.

2. Quelle procédure respecte les recommandations pour une mesure de pression artérielle en consultation ?

Après 1 minute de repos, réaliser une mesure et retenir la valeur la plus élevée
Après 10 minutes debout, réaliser trois mesures et retenir la première valeur
Après 5 minutes de marche, réaliser deux mesures et retenir la moyenne des deux valeurs
Après plus de 5 minutes de repos, réaliser trois mesures et retenir la moyenne des deux dernières

Après plus de 5 minutes de repos, réaliser trois mesures et retenir la moyenne des deux dernières

Explication

La procédure recommandée associe un repos de plus de 5 minutes, au moins trois mesures espacées de 1 à 2 minutes et la moyenne des deux dernières. Une mesure isolée ou réalisée après une activité ne permet pas de respecter ce protocole.

3. Quel résultat confirme une hypotension orthostatique après le passage en position debout ?

Une pression diastolique inférieure à 70 mmHg mesurée avant le changement de position
Une pression systolique inférieure à 120 mmHg mesurée après cinq minutes en position assise
Une baisse d'au moins 20 mmHg de la systolique et/ou 10 mmHg de la diastolique à 1 ou 3 minutes
Une hausse d'au moins 20 mmHg de la systolique et 10 mmHg de la diastolique après le lever

Une baisse d'au moins 20 mmHg de la systolique et/ou 10 mmHg de la diastolique à 1 ou 3 minutes

Explication

L'hypotension orthostatique se définit par une diminution tensionnelle mesurée après le lever, avec les seuils d'au moins 20 mmHg pour la systolique et/ou 10 mmHg pour la diastolique. Une pression basse en position assise ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.

4. Combien de mesures comporte l'automesure tensionnelle selon la règle des 3 ?

21 mesures réparties sur sept jours, une fois par jour
12 mesures réparties sur deux jours, matin et soir
18 mesures réparties sur trois jours, matin et soir
6 mesures réparties sur trois jours, uniquement le matin

18 mesures réparties sur trois jours, matin et soir

Explication

La règle des 3 prévoit trois jours consécutifs, trois mesures le matin et trois le soir, soit 18 mesures au total. Les mesures sont effectuées après cinq minutes de repos et espacées de 1 à 2 minutes.

5. Quelle valeur correspond à une pression artérielle élevée mais non hypertensive en consultation ?

Une systolique inférieure à 120 mmHg et une diastolique inférieure à 70 mmHg
Une systolique supérieure à 180 mmHg et/ou une diastolique d'au moins 110 mmHg
Une systolique de 140 à 159 mmHg et/ou une diastolique de 90 à 99 mmHg
Une systolique de 120 à 139 mmHg et/ou une diastolique de 70 à 89 mmHg

Une systolique de 120 à 139 mmHg et/ou une diastolique de 70 à 89 mmHg

Explication

La catégorie de pression élevée correspond à une systolique comprise entre 120 et 139 mmHg et/ou à une diastolique comprise entre 70 et 89 mmHg. Les valeurs inférieures à ces seuils sont classées comme non élevées, tandis que les valeurs à partir de 140/90 mmHg relèvent de l'hypertension.

6. Quel seuil définit une hypertension artérielle lors d'une mesure en consultation ?

Une systolique d'au moins 160 mmHg et/ou une diastolique d'au moins 100 mmHg
Une systolique supérieure à 140 mmHg et/ou une diastolique supérieure à 90 mmHg
Une systolique d'au moins 120 mmHg et/ou une diastolique d'au moins 70 mmHg
Une systolique supérieure à 135 mmHg et/ou une diastolique supérieure à 85 mmHg

Une systolique supérieure à 140 mmHg et/ou une diastolique supérieure à 90 mmHg

Explication

En consultation, l'hypertension est définie par une pression systolique supérieure à 140 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure à 90 mmHg. Les seuils de 135/85 mmHg concernent l'automesure, et non la mesure réalisée au cabinet.

7. Comment confirmer une hypertension détectée en consultation lorsqu'il n'existe pas d'urgence hypertensive ?

Par une mesure en dehors du cabinet, de préférence l'automesure ou, à défaut, la MAPA
Par une nouvelle mesure immédiate au cabinet après une courte période de repos
Par une confirmation biologique fondée sur la créatininémie et la glycémie
Par une mesure de la pression uniquement lors d'un effort physique standardisé

Par une mesure en dehors du cabinet, de préférence l'automesure ou, à défaut, la MAPA

Explication

Une hypertension découverte en consultation doit être confirmée en dehors du cabinet, préférentiellement par automesure tensionnelle ou par MAPA. Une répétition immédiate au cabinet ne documente pas suffisamment les valeurs habituelles du patient.

8. Quelle association caractérise une hypertension artérielle blouse blanche ?

Une pression élevée en consultation et des mesures ambulatoires également élevées
Une pression élevée en consultation et des mesures ambulatoires non hypertensives
Une pression normale en consultation et des mesures ambulatoires également normales
Une pression normale en consultation et des mesures ambulatoires hypertensives

Une pression élevée en consultation et des mesures ambulatoires non hypertensives

Explication

L'hypertension blouse blanche associe une pression supérieure à 140/90 mmHg au cabinet à des mesures ambulatoires non hypertensives. L'association inverse correspond à l'hypertension masquée, qui peut être confondue avec la blouse blanche.

9. Quelle estimation l'étude ESTEBAN a-t-elle donnée concernant l'hypertension chez les adultes français de 18 à 74 ans ?

Environ 60 % étaient hypertendus et 30 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés
Environ 30 % étaient hypertendus et 25 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés
Environ 40 % étaient hypertendus et 10 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés
Environ 20 % étaient hypertendus et 50 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés

Environ 30 % étaient hypertendus et 25 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés

Explication

L'étude ESTEBAN a estimé que 30 % des adultes de 18 à 74 ans étaient hypertendus et que 25 % étaient diagnostiqués, traités et contrôlés. Elle indiquait aussi qu'environ la moitié des personnes hypertendues n'étaient ni traitées ni diagnostiquées.

10. Quelle distinction oppose correctement l'hypertension secondaire à l'hypertension essentielle ?

La forme secondaire possède une cause identifiable, tandis que la forme essentielle est multifactorielle
La forme secondaire est multifactorielle, tandis que la forme essentielle possède une cause identifiable
La forme secondaire représente environ 90 % des cas, tandis que la forme essentielle en représente 10 %
La forme secondaire est liée au vieillissement, tandis que la forme essentielle résulte d'une maladie unique

La forme secondaire possède une cause identifiable, tandis que la forme essentielle est multifactorielle

Explication

L'hypertension secondaire est liée à une cause spécifique potentiellement traitable, alors que l'hypertension essentielle résulte de facteurs génétiques et environnementaux combinés. Leur fréquence est également inversée par rapport à la troisième proposition : environ 10 % des cas sont secondaires et 90 % sont essentiels.

11. Quel mécanisme participe principalement à la régulation rapide de la pression artérielle ?

Le système rénine-angiotensine-aldostérone associé aux peptides natriurétiques
La natriurèse de pression associée à l'élimination rénale
L'arginine-vasopressine associée aux adaptations hydriques prolongées
Le système sympathique associé au baroréflexe

Le système sympathique associé au baroréflexe

Explication

À court terme, la pression artérielle est régulée par le système sympathique et le baroréflexe. La natriurèse de pression intervient surtout à long terme, tandis que le système rénine-angiotensine-aldostérone et les peptides natriurétiques participent principalement à la régulation à moyen terme.

12. Quelle prévalence de l'hypertension artérielle est approximativement observée après 80 ans ?

Environ 30 %
Environ 45 %
Environ 70 %
Environ 60 %

Environ 70 %

Explication

La prévalence de l'hypertension artérielle atteint environ 70 % après 80 ans. Elle dépasse déjà 60 % après 70 ans, ce qui rend l'estimation de 60 % moins adaptée à la tranche d'âge la plus élevée.

13. Chez une personne hypertendue, quel risque cardiovasculaire est multiplié par 7 par rapport à une personne normotendue ?

L'insuffisance coronarienne
L'accident vasculaire cérébral
L'insuffisance cardiaque
L'artériopathie des membres inférieurs

L'accident vasculaire cérébral

Explication

L'hypertension multiplie par 7 le risque d'accident vasculaire cérébral. Les risques d'insuffisance coronarienne, d'artériopathie des membres inférieurs et d'insuffisance cardiaque sont respectivement multipliés par 3, 2 et 4.

14. Quel mécanisme prédomine dans l'insuffisance cardiaque hypertensive à fraction d'éjection préservée ?

Une dysfonction systolique majeure
Un trouble du remplissage ventriculaire
Une obstruction complète des artères coronaires
Une rupture aiguë de la paroi ventriculaire

Un trouble du remplissage ventriculaire

Explication

La fraction d'éjection préservée s'associe surtout à un trouble du remplissage ventriculaire. La dysfonction systolique est plutôt caractéristique de l'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection altérée.

15. Quelle proportion des accidents vasculaires cérébraux liés à l'hypertension est de nature ischémique ?

Environ 50 %
Environ 20 %
Environ 10 %
Environ 80 %

Environ 80 %

Explication

Les AVC ischémiques représentent environ 80 % des formes hypertensives. Les hémorragies cérébrales constituent la proportion complémentaire d'environ 20 %.

16. Quelle conduite adopter devant une pression artérielle mesurée au cabinet à 140/90 mmHg ou davantage, en l'absence d'urgence hypertensive ?

Attendre l'apparition de symptômes cardiovasculaires avant de contrôler la pression
Commencer un traitement sans autre mesure tensionnelle
Confirmer l'hypertension par automesure ou MAPA avant le traitement
Réaliser d'abord un fond d'œil pour confirmer le diagnostic

Confirmer l'hypertension par automesure ou MAPA avant le traitement

Explication

Une pression au cabinet d'au moins 140/90 mmHg fait suspecter une hypertension qui doit être confirmée par automesure ou MAPA avant le traitement. L'urgence hypertensive constitue l'exception à cette confirmation préalable.

17. Quel élément fait partie de l'évaluation initiale après confirmation d'une hypertension artérielle ?

La prescription d'une intervention chirurgicale préventive
La suppression de toute évaluation du risque cardiovasculaire
La mesure de la densité minérale osseuse comme examen central
La recherche d'atteintes d'organes cibles

La recherche d'atteintes d'organes cibles

Explication

L'évaluation initiale recherche notamment les atteintes d'organes cibles, le niveau tensionnel et le risque cardiovasculaire global. Les autres propositions ne correspondent pas aux objectifs structurants de cette évaluation.

18. Quel ensemble correspond aux examens complémentaires systématiques du bilan initial de l'hypertension ?

Scanner cérébral, exploration thyroïdienne, densitométrie osseuse et audiométrie
Radiographie thoracique, dosage de la troponine, coloscopie et test d'effort
Épreuve d'effort, coronarographie, échographie abdominale et dosage de la vitamine D
Glycémie, bilan lipidique, ions sanguins, fonction rénale, protéinurie et ECG

Glycémie, bilan lipidique, ions sanguins, fonction rénale, protéinurie et ECG

Explication

Le bilan systématique comprend notamment la glycémie et l'HbA1c, le bilan lipidique, la natrémie, la kaliémie, l'évaluation rénale, la protéinurie et l'ECG. Les autres ensembles associent des examens ciblés qui ne constituent pas le bilan systématique de première intention.

19. Dans quelle situation un avis spécialisé est-il indiqué d'emblée chez une personne hypertendue ?

Une hypertension non sévère sans élément d'alerte
Une pression élevée isolée lors d'une mesure unique
Une hypertension de grade 3
Une hypertension récemment découverte avec bilan rassurant

Une hypertension de grade 3

Explication

Une hypertension de grade 3 justifie un avis spécialisé d'emblée, comme certaines hypertensions précoces, résistantes ou évocatrices d'une cause secondaire. Une hypertension non sévère sans signe d'alerte ne constitue pas à elle seule une indication équivalente.

20. Quelle valeur de masse ventriculaire gauche définit une hypertrophie ventriculaire gauche à l'échocardiographie chez une femme hypertendue ?

Plus de 60 g/m²
Plus de 95 g/m²
Plus de 30 g/m²
Plus de 115 g/m²

Plus de 95 g/m²

Explication

Chez la femme, une masse ventriculaire gauche supérieure à 95 g/m² définit une hypertrophie ventriculaire gauche. Le seuil de 115 g/m² s'applique à l'homme.

21. À partir de quel seuil une protéinurie exprimée en mg/g est-elle considérée comme pathologique ?

Au-delà de 60 mg/g
Au-delà de 30 mg/g
Au-delà de 300 mg/g
Au-delà de 150 mg/g

Au-delà de 30 mg/g

Explication

Une protéinurie supérieure à 30 mg/g est pathologique. Le seuil de 300 mg/g correspond à une protéinurie importante et non au début de l'anomalie.

22. Quelle association définit une hypertension maligne constituant une urgence hypertensive ?

Une rétinopathie de stade 4 avec œdème papillaire et pression non contrôlée
Une absence de rétinopathie malgré une hypertension ancienne
Une rétinopathie de stade 3 avec quelques hémorragies et pression contrôlée
Une rétinopathie de stade 1 avec pression légèrement élevée

Une rétinopathie de stade 4 avec œdème papillaire et pression non contrôlée

Explication

L'hypertension maligne est définie par une rétinopathie de stade 4 avec œdème papillaire chez un patient dont la pression n'est pas contrôlée. Le stade 3 peut comporter des hémorragies ou des exsudats, mais ne suffit pas à définir cette urgence.

23. Quel antécédent classe d'emblée une personne hypertendue dans la catégorie de risque cardiovasculaire élevé ?

Un antécédent d'accident ischémique transitoire
Une activité physique régulière sans maladie associée
Une pression artérielle récemment normalisée par les mesures hygiéniques
Une absence de facteur de risque cardiovasculaire identifié

Un antécédent d'accident ischémique transitoire

Explication

Un antécédent d'accident ischémique transitoire fait partie des situations classant d'emblée le patient hypertendu à risque cardiovasculaire élevé. Les autres situations décrites ne correspondent pas à un antécédent de maladie cardiovasculaire ou d'atteinte d'organe cible.

24. Quel est l’objectif principal du traitement antihypertenseur à long terme ?

Réduire la mortalité cardiovasculaire et rénale
Prévenir principalement les infections vasculaires
Normaliser rapidement la fréquence cardiaque
Supprimer toute variation de la pression artérielle

Réduire la mortalité cardiovasculaire et rénale

Explication

Le traitement antihypertenseur vise avant tout à diminuer la mortalité cardiovasculaire et rénale à long terme. La normalisation de la fréquence cardiaque ne constitue pas son objectif principal, car elle dépend surtout du trouble traité.

25. Lequel des ensembles correspond aux quatre piliers du traitement de l’hypertension ?

Activité physique, anticoagulation, imagerie et traitement hormonal
Mesures hygiénodiététiques, facteurs de risque, médicaments et éducation
Repos, restriction hydrique, antibiotiques et surveillance biologique
Dépistage, chirurgie, rééducation et supplémentation vitaminique

Mesures hygiénodiététiques, facteurs de risque, médicaments et éducation

Explication

Les quatre piliers associent les mesures hygiénodiététiques, la prise en charge des facteurs de risque, le traitement médicamenteux et l’éducation thérapeutique. Les autres ensembles mélangent des interventions qui ne constituent pas les axes fondamentaux du traitement antihypertenseur.

26. Quelle cible tensionnelle systolique et diastolique est visée chez l’adulte hypertendu lorsque cette réduction est bien tolérée ?

Une pression systolique de 140 à 159 mmHg et diastolique de 90 à 99 mmHg
Une pression systolique de 120 à 129 mmHg et diastolique de 70 à 79 mmHg
Une pression systolique de 100 à 109 mmHg et diastolique de 50 à 59 mmHg
Une pression systolique de 130 à 139 mmHg et diastolique de 80 à 89 mmHg

Une pression systolique de 120 à 129 mmHg et diastolique de 70 à 79 mmHg

Explication

Les recommandations européennes de 2024 visent une pression systolique de 120 à 129 mmHg et une pression diastolique de 70 à 79 mmHg, si possible autour de 120/70 mmHg. Une cible identique ne convient toutefois pas en cas de fragilité, d’hypotension orthostatique, d’âge très avancé ou d’espérance de vie limitée.

27. Quelle baisse moyenne de la pression systolique peut être obtenue par les mesures hygiénodiététiques ?

Environ 5 à 10 mmHg
Environ 15 à 20 mmHg
Environ 25 à 30 mmHg
Environ 1 à 2 mmHg

Environ 5 à 10 mmHg

Explication

Les mesures hygiénodiététiques peuvent réduire la pression systolique de 5 à 10 mmHg en moyenne. Une baisse de 15 à 30 mmHg dépasse l’effet moyen attendu de ces mesures prises isolément.

28. Quelle recommandation alimentaire fait partie des mesures hygiénodiététiques de l’hypertension ?

Augmenter les boissons sucrées pour améliorer l’apport énergétique
Remplacer les fruits et légumes par des aliments pauvres en potassium
Privilégier une alimentation méditerranéenne et limiter les sucres et graisses saturées
Maintenir une consommation élevée d’alcool en dehors des repas

Privilégier une alimentation méditerranéenne et limiter les sucres et graisses saturées

Explication

Une alimentation de type méditerranéen, associée à la limitation des sucres, des boissons sucrées et des graisses saturées, fait partie des mesures recommandées. Les autres propositions vont à l’encontre des objectifs nutritionnels de la prise en charge.

29. Quelles classes d’antihypertenseurs ont démontré une réduction de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires ?

Antibiotiques, anticoagulants, statines, nitrés et corticoïdes
Bêtabloquants, inhibiteurs de la pompe à protons, ARA2 et antidiabétiques
IEC, fibrates, antiagrégants, diurétiques de l’anse et nitrés
Inhibiteurs calciques, IEC, ARA2, bêtabloquants et diurétiques thiazidiques

Inhibiteurs calciques, IEC, ARA2, bêtabloquants et diurétiques thiazidiques

Explication

Les cinq classes concernées sont les inhibiteurs calciques, les IEC, les ARA2, les bêtabloquants et les diurétiques thiazidiques ou apparentés. Les autres groupes associent des médicaments cardiovasculaires ou non cardiovasculaires qui ne correspondent pas à cette liste complète.

30. Quelle association correspond au traitement antihypertenseur initial généralement recommandé en bithérapie faiblement dosée ?

Un bêtabloquant associé à un autre bêtabloquant de mécanisme différent
Un IEC ou un ARA2 associé à un inhibiteur calcique ou à un thiazidique
Un inhibiteur calcique associé à un diurétique de l’anse chez tout patient
Un IEC associé à un ARA2 afin de renforcer le blocage hormonal

Un IEC ou un ARA2 associé à un inhibiteur calcique ou à un thiazidique

Explication

La bithérapie initiale associe généralement un IEC ou un ARA2 à un inhibiteur calcique ou à un diurétique thiazidique. L’association d’un IEC et d’un ARA2 est déconseillée, tandis que les autres combinaisons ne correspondent pas à la règle générale décrite.

31. Dans quelle situation une monothérapie antihypertensive initiale est-elle particulièrement indiquée ?

Chez un patient nécessitant une réduction tensionnelle rapide
Chez un patient fragile ou âgé de plus de 85 ans
Chez tout patient présentant une hypertension nouvellement diagnostiquée
Chez un adulte jeune sans hypotension ni fragilité

Chez un patient fragile ou âgé de plus de 85 ans

Explication

La monothérapie initiale est notamment indiquée en cas de fragilité, d’hypotension orthostatique ou d’âge supérieur à 85 ans. Chez la majorité des autres patients nécessitant un traitement, une bithérapie faiblement dosée est généralement privilégiée.

32. Quel élément de l’éducation thérapeutique favorise directement l’adhésion au traitement antihypertenseur ?

L’augmentation spontanée des doses lors de chaque mesure élevée
L’apprentissage de l’automesure tensionnelle et l’adaptation des prises
La suspension prolongée de tous les médicaments pendant les périodes chaudes
La suppression des consultations dès que la pression baisse

L’apprentissage de l’automesure tensionnelle et l’adaptation des prises

Explication

L’automesure tensionnelle et l’apprentissage de l’adaptation des prises renforcent l’implication du patient et son adhésion au traitement. La suspension prolongée de tous les médicaments ou la modification autonome systématique des doses exposent à des risques et ne relèvent pas de l’éducation thérapeutique.

33. Chez un patient de moins de 85 ans sans fragilité ni facteur limitant l’espérance de vie, quelle est la conséquence de l’âge sur la prise en charge antihypertensive ?

L’âge seul ne nécessite pas d’adaptation du traitement
L’âge impose une monothérapie avec un inhibiteur calcique
L’âge justifie une cible tensionnelle systématiquement plus élevée
L’âge contre-indique l’utilisation des associations médicamenteuses

L’âge seul ne nécessite pas d’adaptation du traitement

Explication

Chez ces patients, l’âge seul ne justifie pas une adaptation particulière de la prise en charge antihypertensive. Une adaptation devient pertinente lorsque s’y associent notamment fragilité, hypotension orthostatique ou espérance de vie limitée.

34. Quelle stratégie est recommandée chez un patient âgé fragile ou âgé de plus de 85 ans ?

Commencer par une quadrithérapie afin d’atteindre rapidement la cible tensionnelle
Éviter les inhibiteurs calciques, les IEC et les ARA2 en raison de l’âge
Privilégier les bêtabloquants même sans indication cardiovasculaire spécifique
Commencer par une monothérapie, privilégier certains médicaments et limiter à trois traitements

Commencer par une monothérapie, privilégier certains médicaments et limiter à trois traitements

Explication

Chez le patient âgé fragile ou très âgé, le traitement débute par une monothérapie, en privilégiant les inhibiteurs calciques dihydropyridines et les IEC ou ARA2, sans dépasser une trithérapie. Les bêtabloquants doivent être évités en l’absence d’indication formelle, ce qui contredit leur utilisation systématique.

35. Après la modification d’un traitement antihypertenseur par IEC, ARA2 ou diurétique, quelle surveillance est recommandée ?

Une automesure tensionnelle à 1 mois et une réévaluation du ionogramme ainsi que de la fonction rénale
Un ECG à 1 mois et une réévaluation de la glycémie à 3 mois
Une mesure tensionnelle en consultation à 1 semaine et un bilan lipidique annuel
Une consultation annuelle et une échographie rénale après 6 mois

Une automesure tensionnelle à 1 mois et une réévaluation du ionogramme ainsi que de la fonction rénale

Explication

Après l’introduction ou la modification d’un IEC, d’un ARA2 ou d’un diurétique, la pression artérielle est préférentiellement contrôlée par automesure à 1 mois, tandis que le ionogramme et la fonction rénale sont réévalués. L’ECG précoce et le bilan lipidique ne correspondent pas à la surveillance spécifique attendue.

36. Chez un patient dont la pression artérielle reste au-dessus de la cible après un mois de traitement, quelle stratégie est recommandée ?

Maintenir le traitement en place et attendre le contrôle biologique annuel
Remplacer immédiatement tous les médicaments par un bêtabloquant en monothérapie
Renforcer les mesures hygiénodiététiques et l’observance, puis envisager une trithérapie adaptée
Ajouter un antagoniste minéralocorticoïde avant de vérifier l’observance thérapeutique

Renforcer les mesures hygiénodiététiques et l’observance, puis envisager une trithérapie adaptée

Explication

L’absence d’atteinte de la cible après un mois conduit d’abord à renforcer l’adhésion aux mesures hygiénodiététiques et l’observance médicamenteuse, puis à privilégier une trithérapie associant IEC ou ARA2, inhibiteur calcique et diurétique thiazidique ou apparenté. L’antagoniste minéralocorticoïde intervient plutôt dans la prise en charge d’une hypertension résistante après exclusion d’une cause spécifique.

37. Quelle situation correspond à la définition d’une hypertension résistante confirmée ?

Une pression persistante malgré un seul traitement, sans évaluation de l’observance ni des habitudes de vie
Une pression élevée lors d’une consultation isolée malgré deux médicaments prescrits à faible dose
Une pression contrôlée à domicile mais élevée au cabinet chez un patient prenant trois médicaments
Une pression au-dessus de la cible malgré trois classes à doses optimales, dont un diurétique, confirmée par automesure ou MAPA

Une pression au-dessus de la cible malgré trois classes à doses optimales, dont un diurétique, confirmée par automesure ou MAPA

Explication

L’hypertension résistante associe une pression supérieure à la cible malgré des mesures hygiénodiététiques et au moins trois classes à doses optimales, dont un diurétique thiazidique ou apparenté, avec confirmation hors consultation. Une élévation isolée au cabinet évoque plutôt un effet blouse blanche, donc une possible fausse résistance.

38. Lequel de ces éléments peut expliquer une fausse hypertension résistante ?

Une persistance de la pression malgré le respect documenté des mesures hygiénodiététiques
Un brassard inadapté utilisé lors de la mesure de la pression artérielle
Une confirmation des valeurs élevées par automesure et MAPA
Une prise régulière de trois traitements à doses optimales avec diurétique

Un brassard inadapté utilisé lors de la mesure de la pression artérielle

Explication

Un brassard inadapté peut fausser la mesure et donner l’impression d’une hypertension résistante. La confirmation par automesure ou MAPA et la prise optimale d’un traitement complet soutiennent au contraire une résistance véritable.

39. Après exclusion d’une cause spécifique d’hypertension résistante, quel médicament est utilisé en première intention pour compléter la trithérapie ?

Un bêtabloquant, avec un alpha-bloquant en cas de fréquence élevée
L’éplérénone, avec la spironolactone en cas de réponse insuffisante
La spironolactone, avec l’éplérénone en cas de mauvaise tolérance
Un inhibiteur calcique, avec un diurétique de l’anse en cas d’œdèmes

La spironolactone, avec l’éplérénone en cas de mauvaise tolérance

Explication

Après élimination d’une cause spécifique, un antagoniste des récepteurs minéralocorticoïdes est ajouté à la trithérapie, la spironolactone étant privilégiée en première intention. L’éplérénone est proposée lorsque la spironolactone est mal tolérée, et non comme traitement initial habituel.

40. Dans quelle situation le dépistage d’une hypertension secondaire est-il particulièrement indiqué ?

Une élévation tensionnelle occasionnelle sans antécédent ni anomalie biologique
Une pression contrôlée par un traitement unique bien toléré depuis plusieurs années
Une pression artérielle supérieure à 180/110 mmHg ou une hypokaliémie inexpliquée
Une hypertension légère et stable apparue après 65 ans sans anomalie clinique

Une pression artérielle supérieure à 180/110 mmHg ou une hypokaliémie inexpliquée

Explication

Une pression supérieure à 180/110 mmHg et une hypokaliémie constituent des points d’appel justifiant la recherche d’une cause secondaire, comme l’hypertension résistante ou un âge inférieur à 40 ans. Une hypertension stable et bien contrôlée sans signe d’appel évoque davantage une hypertension essentielle.

41. Quelle distinction anatomoclinique oppose correctement la sténose athéromateuse des artères rénales à la dysplasie fibromusculaire ?

Les deux lésions touchent surtout les segments distaux, mais la sténose athéromateuse prédomine chez la femme jeune
Les deux lésions concernent préférentiellement l’ostium, mais la dysplasie survient davantage chez l’homme âgé
La sténose athéromateuse est surtout ostiale et proximale, tandis que la dysplasie touche plutôt les segments distaux chez la femme jeune
La sténose athéromateuse touche surtout les segments distaux, tandis que la dysplasie atteint principalement l’ostium chez l’homme âgé

La sténose athéromateuse est surtout ostiale et proximale, tandis que la dysplasie touche plutôt les segments distaux chez la femme jeune

Explication

La sténose athéromateuse siège surtout à l’ostium et dans le tiers proximal, alors que la dysplasie fibromusculaire atteint plutôt les deux tiers distaux et concerne surtout la femme jeune. Inverser la localisation ou le profil des patients conduit à confondre ces deux mécanismes.

42. Quel élément distingue une urgence hypertensive d’une crise hypertensive sans souffrance viscérale ?

Une élévation tensionnelle importante sans conséquence organique aiguë
Une pression artérielle élevée associée à un facteur de risque cardiovasculaire
Une atteinte aiguë d’un organe cible engageant le pronostic vital
Une hypertension confirmée par automesure sur plusieurs jours

Une atteinte aiguë d’un organe cible engageant le pronostic vital

Explication

L’urgence hypertensive associe une hypertension souvent sévère à une atteinte aiguë d’un organe cible, ce qui peut menacer le pronostic vital. Une crise hypertensive sans souffrance viscérale ne comporte pas cette atteinte aiguë, même si la pression est très élevée.

43. Lequel de ces tableaux appartient aux principales urgences hypertensives ?

Une élévation isolée en consultation avec automesures normales
Une pression légèrement supérieure à la cible sans symptôme associé
Une hypertension stable découverte lors d’un examen de routine
Un œdème aigu du poumon associé à une élévation tensionnelle

Un œdème aigu du poumon associé à une élévation tensionnelle

Explication

L’œdème aigu du poumon fait partie des principales urgences hypertensives, car il correspond à une atteinte aiguë d’un organe cible. Une élévation stable ou isolée sans atteinte aiguë ne constitue pas, à elle seule, une urgence hypertensive.

44. Quelle stratégie tensionnelle correspond généralement à la prise en charge initiale d’une urgence hypertensive ?

Réduire la pression de 5 % en 24 heures, puis viser 140/90 mmHg le lendemain
Réduire la pression de 20 à 25 % en 2 heures, puis viser 160/110 mmHg en 2 à 6 heures
Ramener la pression à 120/80 mmHg en quelques minutes, puis maintenir cette valeur
Atteindre une pression systolique inférieure à 120 mmHg dans chaque situation clinique

Réduire la pression de 20 à 25 % en 2 heures, puis viser 160/110 mmHg en 2 à 6 heures

Explication

La prise en charge vise généralement une diminution de 20 à 25 % en 2 heures, puis une pression de 160/110 mmHg dans les 2 à 6 heures, sans chute brutale. Une baisse immédiate vers une pression normale peut aggraver l’ischémie de certains organes.

45. Quelle cible systolique rapide est recommandée en cas de dissection aortique compliquée d’une urgence hypertensive ?

Une pression systolique proche de 160 mmHg
Une pression systolique réduite de 20 % en deux heures
Une pression systolique comprise entre 140 et 160 mmHg
Une pression systolique inférieure à 120 mmHg

Une pression systolique inférieure à 120 mmHg

Explication

La dissection aortique constitue une situation particulière dans laquelle la pression systolique doit être abaissée sous 120 mmHg le plus rapidement possible. La cible générale de 160/110 mmHg n’est donc pas la référence adaptée à cette complication.

46. Comment confirmer une hypertension artérielle détectée en consultation avant d’instaurer un traitement hors urgence hypertensive ?

Par une nouvelle mesure effectuée immédiatement après un effort physique
Par une automesure tensionnelle ou une MAPA réalisée en dehors du cabinet
Par une mesure unique réalisée pendant une consultation spécialisée
Par une recherche d’antécédents cardiovasculaires chez le patient

Par une automesure tensionnelle ou une MAPA réalisée en dehors du cabinet

Explication

Une pression de consultation supérieure à 140/90 mmHg doit être confirmée hors du cabinet par automesure ou MAPA avant un traitement, en l’absence d’urgence hypertensive. Une élévation limitée à la consultation peut correspondre à un effet blouse blanche et ne suffit pas à confirmer l’hypertension.

47. Un patient présente une pression de 185/112 mmHg en consultation : à quel grade d’hypertension cette valeur correspond-elle ?

Au grade 3
Au grade 1
Au grade 2
À une pression normale haute

Au grade 3

Explication

Le grade 3 correspond à une pression supérieure à 180/110 mmHg, ce qui inclut une valeur de 185/112 mmHg. Le grade 1 s’étend de 140/90 à 159/100 mmHg et le grade 2 de 160/100 à 179/110 mmHg.

48. Quels seuils hors cabinet définissent l’hypertension pour la MAPA sur 24 heures et pour l’automesure tensionnelle ?

130/80 mmHg130/80\ \text{mmHg} sur 24 heures et 135/85 mmHg135/85\ \text{mmHg} en automesure
140/90 mmHg140/90\ \text{mmHg} sur 24 heures et 160/100 mmHg160/100\ \text{mmHg} en automesure
135/85 mmHg135/85\ \text{mmHg} sur 24 heures et 130/80 mmHg130/80\ \text{mmHg} en automesure
120/70 mmHg120/70\ \text{mmHg} sur 24 heures et 130/80 mmHg130/80\ \text{mmHg} en automesure

$$130/80\ \text{mmHg}$$ sur 24 heures et $$135/85\ \text{mmHg}$$ en automesure

Explication

Les seuils diagnostiques hors cabinet sont de 130/80 mmHg130/80\ \text{mmHg} pour la MAPA sur 24 heures et de 135/85 mmHg135/85\ \text{mmHg} pour l’automesure. Le seuil de consultation supérieur à 140/90 mmHg ne doit pas être confondu avec ces valeurs hors cabinet.

49. Dans quelle situation la cible tensionnelle générale de 120-129/70-79 mmHg doit-elle être individualisée ?

Chez un adulte jeune ayant une hypertension récemment confirmée
Chez une personne de plus de 85 ans présentant une fragilité
Chez un patient sans symptôme dont la pression reste proche de la cible
Chez une personne ayant obtenu une mesure normale lors d’une consultation

Chez une personne de plus de 85 ans présentant une fragilité

Explication

La cible générale de 120-129/70-79 mmHg doit être adaptée chez les personnes de plus de 85 ans, notamment en cas de fragilité ou de mauvaise tolérance. L’âge avancé et les conditions associées rendent alors une cible standard potentiellement inappropriée.

50. Quelle association définit une urgence hypertensive ?

Une hypertension de grade 2 sans signe de souffrance viscérale
Une hypertension élevée découverte fortuitement chez un patient asymptomatique
Une hypertension de grade 1 avec une élévation durable de la pression
Une hypertension de grade 3 avec une atteinte aiguë d’un organe cible

Une hypertension de grade 3 avec une atteinte aiguë d’un organe cible

Explication

L’urgence hypertensive est définie par une hypertension de grade 3 associée à une atteinte aiguë d’un organe cible. Une hypertension sévère isolée ne constitue pas une urgence hypertensive en l’absence de souffrance viscérale aiguë.

51. Quel tableau fait partie des principales formes d’urgence hypertensive ?

Une dissection aortique accompagnée d’une élévation tensionnelle
Une pression au-dessus de la cible sans atteinte d’organe
Une hypertension essentielle stable sans complication aiguë
Une élévation tensionnelle isolée liée à l’effet blouse blanche

Une dissection aortique accompagnée d’une élévation tensionnelle

Explication

La dissection aortique figure parmi les principales formes d’urgence hypertensive, au même titre que l’œdème aigu du poumon ou l’AVC. Une hypertension stable ou isolée ne correspond pas à une forme d’urgence hypertensive sans atteinte aiguë d’organe.

52. Quelle prise en charge initiale est indiquée pour une urgence hypertensive ?

Une diminution rapide jusqu’à une pression normale dès les premières minutes
Une hospitalisation en soins intensifs ou en réanimation avec une baisse progressive de la pression
Une hospitalisation conventionnelle sans objectif tensionnel précoce
Une surveillance à domicile avec réduction immédiate vers la pression habituelle

Une hospitalisation en soins intensifs ou en réanimation avec une baisse progressive de la pression

Explication

L’urgence hypertensive nécessite une hospitalisation en soins intensifs ou en réanimation, avec une baisse d’environ 25 % en 2 heures puis une cible allant jusqu’à 160/110 mmHg dans les 2 à 6 heures. Une diminution trop rapide peut compromettre la perfusion des organes.

53. Quelle stratégie tensionnelle est adaptée à une hémorragie intracérébrale aiguë ?

Viser une systolique inférieure à 120 mmHg en quelques minutes
Abaisser la pression dans les 6 heures vers une systolique de 140 à 160 mmHg, sans chute aiguë supérieure à 70 mmHg
Ne réduire la pression que si elle dépasse 220/120 mmHg sans autre objectif
Maintenir la pression élevée jusqu’à la disparition des symptômes neurologiques

Abaisser la pression dans les 6 heures vers une systolique de 140 à 160 mmHg, sans chute aiguë supérieure à 70 mmHg

Explication

En cas d’hémorragie intracérébrale, la pression doit être abaissée dans les 6 heures vers une cible systolique de 140 à 160 mmHg, en évitant une diminution aiguë supérieure à 70 mmHg. Le seuil de 220/120 mmHg concerne la réduction active dans certaines situations d’AVC ischémique aigu, et non cette stratégie hémorragique.

54. Quelle démarche permet de confirmer une hypertension artérielle avant de commencer un traitement antihypertenseur ?

Évaluer le risque cardiovasculaire sans effectuer de nouvelle mesure tensionnelle
Commencer le traitement après une valeur élevée obtenue lors d’un dépistage
Réaliser une automesure tensionnelle à domicile ou une mesure ambulatoire de la pression artérielle
Répéter une mesure de la pression artérielle au cabinet lors d’une consultation unique

Réaliser une automesure tensionnelle à domicile ou une mesure ambulatoire de la pression artérielle

Explication

La confirmation doit être réalisée hors du cabinet par automesure tensionnelle, de préférence, ou par mesure ambulatoire de la pression artérielle. Une mesure isolée au cabinet peut être influencée par l’effet de consultation et ne suffit donc pas à confirmer le diagnostic.

55. Sur quels éléments repose principalement le choix de la stratégie thérapeutique de l’hypertension artérielle ?

La présence d’une anomalie biologique, quelle que soit la sévérité de l’hypertension
Le risque cardiovasculaire et les symptômes, sans tenir compte de la pression artérielle
Le niveau tensionnel, le risque cardiovasculaire et l’atteinte éventuelle des organes cibles
Le niveau tensionnel et l’âge du patient, indépendamment des autres facteurs

Le niveau tensionnel, le risque cardiovasculaire et l’atteinte éventuelle des organes cibles

Explication

La stratégie thérapeutique intègre le niveau de pression artérielle, le risque cardiovasculaire et l’existence d’une atteinte des organes cibles. Se fonder sur la pression artérielle avec un nombre limité d’autres éléments ne prend pas en compte l’évaluation globale recommandée.

56. Quel ensemble correspond au bilan minimal recommandé chez une personne présentant une hypertension artérielle ?

Hémogramme, bilan hépatique, dosage de la thyroxine, radiographie thoracique, échographie cardiaque et protéinurie
Glycémie après repas, dosage de la ferritine, ECG d’effort, imagerie cérébrale, bilan hépatique et recherche de cétonurie
Natrémie, calcémie, dosage de l’acide urique, épreuve d’effort, scanner rénal et recherche d’une hématurie
Natrémie, kaliémie, créatininémie avec estimation du débit de filtration, glycémie à jeun, bilan lipidique, ECG et recherche de protéinurie

Natrémie, kaliémie, créatininémie avec estimation du débit de filtration, glycémie à jeun, bilan lipidique, ECG et recherche de protéinurie

Explication

Le bilan minimal comprend notamment les électrolytes, la fonction rénale, la glycémie à jeun, l’exploration lipidique, l’ECG et la recherche d’une protéinurie. Les autres ensembles remplacent plusieurs examens essentiels par des explorations qui ne font pas partie de ce bilan minimal.

57. Quelle association définit l’hypertension artérielle maligne ?

Une pression artérielle élevée associée à des céphalées sans signe ophtalmologique caractéristique
Une pression artérielle élevée associée à un œdème papillaire de stade 4 au fond d’œil
Une élévation tensionnelle associée à une protéinurie isolée sans anomalie du fond d’œil
Une pression artérielle élevée associée à une rétinopathie de stade 1 sans atteinte papillaire

Une pression artérielle élevée associée à un œdème papillaire de stade 4 au fond d’œil

Explication

L’HTA maligne associe une pression artérielle élevée à un œdème papillaire correspondant au stade 4 du fond d’œil, avec des complications viscérales possibles. Une protéinurie ou des symptômes neurologiques isolés ne suffisent pas à définir cette forme maligne.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Hypertension artérielle : diagnostic et prise en charge.

Quelle méthode est recommandée pour mesurer la pression artérielle en consultation ?

La méthode oscillométrique au bras avec un appareil électronique validé.

Combien de mesures et à quel intervalle lors de la mesure de consultation ?

Au moins trois mesures espacées de 1 à 2 minutes.

Quelle position doit avoir le patient lors de la mesure de la pression artérielle ?

Assis, dos calé, bras soutenu à hauteur du cœur.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Hypertension artérielle : diagnostic et prise en charge.

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