QCM : Prise en charge des AVC — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à un accident vasculaire cérébral ?

Une altération cognitive progressive liée à une dégénérescence neuronale
Un déficit neurologique focal d’installation brutale et d’origine vasculaire
Une faiblesse musculaire diffuse apparaissant après un effort physique important
Une perte de connaissance brève provoquée par une baisse de la pression artérielle

Un déficit neurologique focal d’installation brutale et d’origine vasculaire

Explication

L’AVC se définit par un déficit neurologique focal, d’apparition brutale, causé par une atteinte vasculaire cérébrale. Une évolution progressive ou un trouble diffus de la conscience orientent vers d’autres mécanismes.

2. Quelle classification associe correctement le mécanisme et le type d’accident vasculaire cérébral ?

Occlusion artérielle : AVC hémorragique ; rupture vasculaire : AVC ischémique ; obstruction veineuse : AIT
Occlusion artérielle : thrombose veineuse cérébrale ; rupture vasculaire : AVC ischémique ; obstruction veineuse : AVC hémorragique
Occlusion artérielle : AVC ischémique ; rupture vasculaire : AVC hémorragique ; obstruction veineuse : thrombose veineuse cérébrale
Occlusion artérielle : AIT ; rupture vasculaire : thrombose veineuse cérébrale ; obstruction veineuse : AVC ischémique

Occlusion artérielle : AVC ischémique ; rupture vasculaire : AVC hémorragique ; obstruction veineuse : thrombose veineuse cérébrale

Explication

Un AVC ischémique résulte de l’occlusion d’une artère, tandis qu’un AVC hémorragique provient d’une rupture vasculaire ; la thrombose veineuse cérébrale constitue une autre catégorie. L’AIT décrit une évolution transitoire et non un mécanisme vasculaire distinct dans cette classification.

3. Quelle distinction entre un accident ischémique transitoire et un AVC ischémique constitué est exacte ?

L’AIT correspond à une hémorragie méningée, tandis que l’AVC constitué résulte d’une rupture artérielle
L’AIT régresse en moins d’une heure sans lésion constituée en IRM, tandis que l’AVC constitué correspond à un infarctus cérébral
L’AIT entraîne un infarctus visible en IRM, tandis que l’AVC constitué régresse sans séquelle en moins d’une heure
L’AIT provoque des symptômes progressifs, tandis que l’AVC constitué se manifeste par un déficit d’installation brutale

L’AIT régresse en moins d’une heure sans lésion constituée en IRM, tandis que l’AVC constitué correspond à un infarctus cérébral

Explication

L’AIT associe une régression rapide, en moins d’une heure, à l’absence de lésion constituée en IRM ; l’AVC ischémique constitué correspond à un infarctus cérébral. La présence d’un infarctus peut entraîner des séquelles irréversibles.

4. Quelle proposition décrit correctement la place de l’AVC parmi les principales causes de maladie chez l’adulte ?

Il est la troisième cause de handicap physique acquis, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de décès
Il est la première cause de handicap physique acquis, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de décès
Il est la première cause de handicap physique acquis, la troisième cause de démence et la première cause de décès
Il est la deuxième cause de handicap physique acquis, la première cause de démence et la troisième cause de décès

Il est la première cause de handicap physique acquis, la deuxième cause de démence et la deuxième cause de décès

Explication

L’AVC est la première cause de handicap physique acquis de l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la deuxième cause de décès après le cancer. Les autres propositions inversent ou déplacent ces classements.

5. Chez quelle population la majorité des AVC survient-elle, selon la répartition par âge ?

Avant 45 ans, avec environ 75 % des cas, contre 10 % après 65 ans
Après 65 ans, avec environ 75 % des cas, contre 10 % avant 45 ans
De manière comparable à tous les âges, avec environ 50 % avant 65 ans
Entre 45 et 65 ans, avec environ 75 % des cas, contre 10 % après 75 ans

Après 65 ans, avec environ 75 % des cas, contre 10 % avant 45 ans

Explication

Environ 75 % des AVC surviennent après 65 ans, alors que 10 % surviennent avant 45 ans. L’incidence augmente également fortement avec l’âge, notamment en doublant tous les cinq ans après 65 ans.

6. Quelle association entre facteur de risque et augmentation du risque d’AVC est correcte ?

L’hypertension artérielle multiplie le risque par 35, tandis que l’association tabac-pilule-migraine le multiplie par 4
L’hypertension artérielle multiplie le risque par 4, tandis que l’association tabac-pilule-migraine le multiplie par 8
L’hypertension artérielle multiplie le risque par 4, tandis que l’association tabac-pilule-migraine le multiplie par 35
L’hypertension artérielle multiplie le risque par 2, tandis que l’association tabac-pilule-migraine le multiplie par 10

L’hypertension artérielle multiplie le risque par 4, tandis que l’association tabac-pilule-migraine le multiplie par 35

Explication

L’hypertension artérielle multiplie le risque d’AVC par 4, alors que l’association du tabac, de la pilule et de la migraine le multiplie par 35. La confusion la plus probable consiste à intervertir ces deux valeurs.

7. Quelle correspondance entre système artériel cérébral et territoire de circulation est exacte ?

Les deux systèmes appartiennent à la circulation postérieure, mais se distinguent par leur drainage veineux
Le système carotidien appartient à la circulation antérieure, tandis que le système vertébro-basilaire appartient à la circulation postérieure
Le système carotidien appartient à la circulation postérieure, tandis que le système vertébro-basilaire appartient à la circulation antérieure
Les deux systèmes appartiennent à la circulation antérieure, mais irriguent des hémisphères différents

Le système carotidien appartient à la circulation antérieure, tandis que le système vertébro-basilaire appartient à la circulation postérieure

Explication

Le système carotidien correspond à la circulation antérieure et le système vertébro-basilaire à la circulation postérieure. Les inverser conduit à attribuer les signes neurologiques au mauvais territoire artériel.

8. Quelle association entre le côté d’une lésion carotidienne et le signe neurologique est correcte ?

Une lésion gauche provoque une ataxie, tandis qu’une lésion droite provoque une paralysie des paires crâniennes
Une lésion gauche peut provoquer une négligence, tandis qu’une lésion droite peut provoquer une aphasie
Une lésion gauche provoque une amaurose, tandis qu’une lésion droite provoque systématiquement une hémianopsie
Une lésion gauche peut provoquer une aphasie, tandis qu’une lésion droite peut provoquer une négligence

Une lésion gauche peut provoquer une aphasie, tandis qu’une lésion droite peut provoquer une négligence

Explication

Une lésion carotidienne gauche peut s’accompagner d’une aphasie, tandis qu’une lésion droite peut entraîner une négligence. L’ataxie et la paralysie des paires crâniennes évoquent plutôt une atteinte vertébro-basilaire.

9. Quel enchaînement décrit correctement le bilan aigu d’un AVC ?

Déterminer la nature par scanner ou IRM, évaluer le patient, puis rechercher l’étiologie par explorations vasculaires et cardiaques
Évaluer uniquement les déficits cliniques, puis réaliser une gazométrie avant de rechercher une cause vasculaire éventuelle
Rechercher d’abord l’étiologie cardiaque, puis confirmer la nature par radiographie pulmonaire et terminer par l’examen neurologique
Confirmer une hémorragie par ECG, établir le pronostic par bilan biologique, puis réaliser une IRM à distance

Déterminer la nature par scanner ou IRM, évaluer le patient, puis rechercher l’étiologie par explorations vasculaires et cardiaques

Explication

Le bilan aigu commence par l’identification de la nature de l’AVC au scanner ou à l’IRM, se poursuit par l’évaluation clinique et générale, puis recherche l’étiologie grâce aux explorations vasculaires et cardiaques. L’ECG et la biologie participent à l’évaluation, mais ne remplacent pas l’imagerie cérébrale.

10. Que signifie un score NIHSS élevé chez un patient victime d’un AVC ?

Il indique un déficit neurologique plus discret et une récupération généralement plus rapide
Il indique un déficit neurologique plus important et un pronostic généralement moins favorable
Il confirme une origine hémorragique indépendamment des résultats de l’imagerie
Il mesure principalement le risque de récidive sans apprécier la sévérité du déficit initial

Il indique un déficit neurologique plus important et un pronostic généralement moins favorable

Explication

Le NIHSS comporte 11 items et s’étend de 0 à 42 ; plus le score est élevé, plus le handicap neurologique est important et moins le pronostic est favorable. Ce score évalue la sévérité clinique, mais ne détermine pas à lui seul la nature hémorragique ou ischémique.

11. Pourquoi la prise en charge d’un AVC aigu doit-elle être organisée comme une urgence absolue, idéalement en unité neurovasculaire ?

Parce que la rapidité d’intervention conditionne la quantité de tissu cérébral préservée
Parce que l’évolution spontanée permet souvent de différer les examens spécialisés
Parce que l’hospitalisation en neurologie prévient directement toutes les récidives
Parce que le traitement aigu dépend principalement de l’âge du patient

Parce que la rapidité d’intervention conditionne la quantité de tissu cérébral préservée

Explication

Chaque minute peut influencer la quantité de cerveau sauvée, ce qui justifie une prise en charge urgente en unité neurovasculaire. Différer l’évaluation au profit d’une évolution spontanée ne correspond pas à la conduite recommandée.

12. Comment l’Actilyse doit-elle être administrée lors d’une thrombolyse de l’AVC ischémique ?

50 % en bolus puis 50 % sur trente minutes, sans dépasser 80 mg
25 % en bolus puis 75 % sur deux heures, sans dépasser 100 mg
La totalité en perfusion continue sur vingt-quatre heures, sans dose maximale
10 % en bolus puis 90 % sur une heure, sans dépasser 90 mg

10 % en bolus puis 90 % sur une heure, sans dépasser 90 mg

Explication

Le protocole prévoit 10 % de la dose en bolus puis 90 % administrés sur une heure, avec une dose maximale de 90 mg. Les autres répartitions et durées ne correspondent pas au schéma de thrombolyse indiqué.

13. Quel patient présente un profil compatible avec une thrombolyse de l’AVC ischémique après validation de l’imagerie par un neurologue ?

Un patient traité à 5 heures, avec un déficit modéré et un NIHSS de 18
Un patient traité à 3 heures, avec un déficit modéré et un NIHSS de 29
Un patient traité à 3 heures, avec un déficit modéré et un NIHSS de 18
Un patient traité à 3 heures, avec une hémorragie visible à l’imagerie

Un patient traité à 3 heures, avec un déficit modéré et un NIHSS de 18

Explication

La thrombolyse est indiquée dans les 4 h 30, pour un déficit modéré avec un NIHSS inférieur ou égal à 25, après validation de l’imagerie. Un délai dépassé, un NIHSS trop élevé ou une hémorragie visible écarte ce profil.

14. Quelle situation constitue une contre-indication à la thrombolyse dans l’AVC aigu ?

Une pression artérielle mesurée à 170/100 mmHg
Une glycémie mesurée à 1,2 g/l
Une pression artérielle mesurée à 190/115 mmHg
Un début des symptômes datant de 2 heures

Une pression artérielle mesurée à 190/115 mmHg

Explication

Une pression artérielle supérieure à 185/110 mmHg fait partie des contre-indications à la thrombolyse. Les autres valeurs proposées restent compatibles avec les critères énoncés, sous réserve des autres éléments cliniques et radiologiques.

15. Quelle séquence correspond à l’évaluation paramédicale initiale d’un patient arrivant pour un AVC ?

Préparer le matériel, évaluer les fonctions vitales, rechercher les crises, puis mesurer les constantes
Rechercher une dysphagie, administrer un traitement, vérifier la marche, puis mesurer la pression
Installer le patient, réaliser une rééducation, mesurer la saturation, puis rechercher les fonctions vitales
Mesurer la température, alimenter le patient, rechercher les crises, puis préparer la chambre

Préparer le matériel, évaluer les fonctions vitales, rechercher les crises, puis mesurer les constantes

Explication

L’équipe prépare d’abord la chambre et le matériel, apprécie les fonctions vitales, recherche les clonies ou crises comitiales, puis relève les constantes. Les autres séquences introduisent une alimentation, une rééducation ou des évaluations qui ne constituent pas cette démarche initiale.

16. Quelle conduite est adaptée chez un patient présentant un trouble de la vigilance avec des vomissements ?

Maintenir le patient à plat, limiter la surveillance de la saturation et placer le buste à 60°
Installer le patient assis, commencer une alimentation orale et éviter la position latérale
Placer le patient sur le ventre, arrêter l’oxygénation et relever la température plus tard
Libérer les voies aériennes, surveiller la saturation, incliner le buste à 30° et placer en position latérale de sécurité

Libérer les voies aériennes, surveiller la saturation, incliner le buste à 30° et placer en position latérale de sécurité

Explication

En cas de vigilance altérée, il faut libérer les voies aériennes, surveiller continuellement la saturation, oxygéner si nécessaire et incliner le buste à 30°; les vomissements justifient la position latérale de sécurité. Les autres conduites augmentent les risques respiratoires ou ne respectent pas les mesures recommandées.

17. Quelle pression artérielle peut être tolérée dans un AVC ischémique sans thrombolyse, selon la règle de prise en charge indiquée ?

Jusqu’à 220/120 mmHg
Jusqu’à 140/80 mmHg
Jusqu’à 160/90 mmHg
Jusqu’à 185/110 mmHg

Jusqu’à 220/120 mmHg

Explication

Dans l’AVC ischémique, l’hypertension contemporaine peut être tolérée jusqu’à 220/120 mmHg. Le seuil de 185/110 mmHg concerne l’AVC hémorragique ou la période précédant une thrombolyse.

18. Quelle mesure doit être prise avant la première alimentation d’un patient victime d’un AVC ?

Attendre l’apparition d’une toux avant d’évaluer la déglutition
Commencer par une alimentation liquide pour tester la tolérance
Rechercher systématiquement un trouble de la déglutition
Installer une sonde urinaire avant toute évaluation alimentaire

Rechercher systématiquement un trouble de la déglutition

Explication

Les troubles de la déglutition doivent être recherchés avant toute première alimentation afin de limiter le risque de fausse route. Commencer directement par des liquides ne remplace pas cette évaluation préalable.

19. À quelle date l’Unité neurovasculaire du Centre hospitalier de Mulhouse a-t-elle ouvert ?

Le 15 octobre 2004
Le 20 septembre 2006
Le 4 septembre 2002
Le 20 septembre 2004

Le 20 septembre 2004

Explication

L’Unité neurovasculaire du Centre hospitalier de Mulhouse a ouvert le 20 septembre 2004 dans le service de neurologie. Les autres dates ne correspondent pas à la date d’ouverture indiquée.

20. Quel objectif caractérise le mieux la mission d’une unité neurovasculaire ?

Réserver l’admission aux patients jeunes et organiser principalement la rééducation ambulatoire
Concentrer les soins sur les examens radiologiques et limiter le suivi après la sortie
Assurer la surveillance des urgences générales sans organiser les soins de suite
Prendre rapidement en charge tous les AVC, harmoniser les soins et coordonner la filière

Prendre rapidement en charge tous les AVC, harmoniser les soins et coordonner la filière

Explication

L’UNV vise une prise en charge rapide de tous les AVC, l’harmonisation des soins, la prévention secondaire, l’organisation des soins de suite et la coordination de la filière. Elle ne se limite ni à une tranche d’âge ni aux examens radiologiques.

21. Quels effets sont associés à l’hospitalisation en unité neurovasculaire ?

Une réduction de 40 % de la mortalité et de la dépendance, ainsi que de 30 % des coûts
Une réduction de 30 % de la mortalité et de 40 % de la dépendance, sans effet économique
Une réduction de 30 % de la mortalité et de la dépendance, ainsi que de 40 % des coûts
Une réduction de 40 % des coûts, sans réduction mesurée de la mortalité ou de la dépendance

Une réduction de 30 % de la mortalité et de la dépendance, ainsi que de 40 % des coûts

Explication

L’hospitalisation en UNV réduit de 30 % la mortalité et la dépendance, et de 40 % les coûts de prise en charge. Les autres propositions inversent les pourcentages ou suppriment à tort les bénéfices cliniques.

22. Un patient déjà hospitalisé dans un service de médecine depuis 24 heures doit être admis en UNV : par quelle filière passe-t-il ?

Par une filière de réadaptation après la sortie
Par la filière principale depuis le service d’accueil des urgences
Par la filière interne
Par la filière directe depuis le domicile

Par la filière interne

Explication

La filière interne concerne un patient déjà hospitalisé dans un service de médecine depuis moins de 48 heures. La filière principale passe par le service d’accueil des urgences, tandis que la filière directe part du domicile.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Prise en charge des AVC.

Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Un déficit neurologique focal d'installation brutale et d'origine vasculaire.

Quels types d'AVC sont liés à l'occlusion d'artères cérébrales ?

Les accidents ischémiques.

Quels AVC résultent de la rupture d'une artère ou d'une malformation vasculaire cérébrale ?

Les accidents hémorragiques.

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