QCM : Infections associées aux soins — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation une infection est-elle considérée comme associée aux soins ?

Elle survient après une admission, quelle que soit sa présence avant les premiers soins.
Elle apparaît pendant ou après une prise en charge et n’était pas présente ni en incubation à son début.
Elle concerne uniquement les patients opérés dans un établissement de santé.
Elle est détectée avant la prise en charge, même sans symptôme observable.

Elle apparaît pendant ou après une prise en charge et n’était pas présente ni en incubation à son début.

Explication

Une IAS apparaît au cours ou au décours d’une prise en charge alors qu’elle n’était ni présente ni en incubation au départ. Une infection déjà installée avant les soins ne répond pas à cette définition.

2. Quelle affirmation distingue correctement une infection associée aux soins d’une infection nosocomiale ?

Une IAS peut survenir en ville, dans le médico-social ou à l’hôpital, tandis qu’une infection nosocomiale est contractée dans un établissement de santé.
Une IAS est contractée à l’hôpital, tandis qu’une infection nosocomiale peut survenir dans tout lieu de soins.
Une IAS apparaît après une intervention, tandis qu’une infection nosocomiale apparaît après une hospitalisation.
Une IAS concerne les actes préventifs, tandis qu’une infection nosocomiale concerne les actes thérapeutiques.

Une IAS peut survenir en ville, dans le médico-social ou à l’hôpital, tandis qu’une infection nosocomiale est contractée dans un établissement de santé.

Explication

Le terme IAS couvre plusieurs lieux de prise en charge, alors que « nosocomiale » désigne une IAS contractée dans un établissement de santé. Le lieu de survenue est donc le critère de distinction principal.

3. En secteur hospitalier, à partir de quel délai après l’admission une infection peut-elle être caractérisée comme une IAS ?

À partir de 72 heures après l’admission
À partir de 24 heures après l’admission
À partir de 48 heures après l’admission
À partir de 7 jours après l’admission

À partir de 48 heures après l’admission

Explication

En secteur hospitalier, le seuil retenu est une apparition au moins 48 heures après l’admission. Les autres délais proposés ne correspondent pas à la règle indiquée.

4. Une infection du site opératoire apparaît 45 jours après une intervention avec mise en place d’une prothèse : relève-t-elle encore du périmètre des IAS ?

Non, car le délai de référence est limité à 30 jours après toute intervention.
Oui, car le délai de référence est de 90 jours lorsqu’une prothèse ou un implant a été posé.
Oui, car une infection opératoire est concernée dès qu’elle survient après la sortie.
Non, car une prothèse ramène le délai de référence à 15 jours.

Oui, car le délai de référence est de 90 jours lorsqu’une prothèse ou un implant a été posé.

Explication

Après la pose d’une prothèse ou d’un implant, une infection du site opératoire peut être associée aux soins si elle survient dans les 90 jours. Le délai de 30 jours concerne les interventions sans cette mise en place.

5. Quelle proportion des patients hospitalisés en France est concernée chaque année par une IAS ?

Environ 1 % des patients hospitalisés
Environ 5 % des patients hospitalisés
Environ 15 % des patients hospitalisés
Environ 25 % des patients hospitalisés

Environ 5 % des patients hospitalisés

Explication

La fréquence annuelle indiquée en France est de 5 % des patients hospitalisés. Les autres proportions surestiment ou sous-estiment cette fréquence.

6. En 2022, quelle proportion des IAS était considérée comme évitable ?

Entre 40 et 50 %
Entre 20 et 30 %
Entre 60 et 70 %
Entre 5 et 10 %

Entre 20 et 30 %

Explication

En 2022, la part estimée des IAS évitables se situait entre 20 et 30 %. Les autres fourchettes ne correspondent pas à l’estimation rapportée pour cette année.

7. Chez un patient hospitalisé, quel effet est associé au port d’un dispositif invasif ?

Il multiplie par 4,61 le risque d’être infecté.
Il augmente le risque sans qu’un multiplicateur soit indiqué.
Il réduit le risque en facilitant la surveillance clinique.
Il multiplie par 2,00 le risque d’être infecté.

Il multiplie par 4,61 le risque d’être infecté.

Explication

Le port d’un dispositif invasif multiplie le risque d’infection par 4,61. L’augmentation chiffrée concerne ce facteur précis, et non une simple hausse non quantifiée ni une diminution du risque.

8. Un patient développe une infection due à un micro-organisme provenant de sa propre flore : comment cette infection est-elle qualifiée ?

D’infection aéroportée
D’infection manuportée
D’infection exogène
D’infection endogène

D’infection endogène

Explication

Une infection endogène provient d’un micro-organisme déjà présent chez le patient. Une infection exogène vient d’un autre individu ou de l’environnement, tandis que les deux autres termes décrivent des modes de transmission.

9. Quelle association décrit correctement les transmissions manuportée et aéroportée ?

La transmission manuportée provient du patient et la transmission aéroportée provient d’une surface contaminée.
La transmission manuportée concerne l’eau et la transmission aéroportée concerne les aliments contaminés.
La transmission manuportée passe par les mains et la transmission aéroportée par l’inhalation de microbes présents dans l’air.
La transmission manuportée passe par l’air et la transmission aéroportée par le contact avec les mains.

La transmission manuportée passe par les mains et la transmission aéroportée par l’inhalation de microbes présents dans l’air.

Explication

La transmission manuportée implique les mains, tandis que la transmission aéroportée se fait par inhalation de micro-organismes présents dans l’air. Les autres associations confondent les voies de transmission avec les sources de contamination.

10. Pourquoi l’hygiène des mains constitue-t-elle une mesure majeure de prévention des IAS ?

Les mains interviennent après l’air et l’hygiène pourrait éviter environ 5 % des IAS.
Les mains transmettent surtout les infections endogènes et l’hygiène agit sur 50 % des IAS.
Les mains sont le principal vecteur de transmission et une bonne hygiène pourrait éviter 80 % des IAS.
Les mains sont une source secondaire et l’hygiène pourrait éviter environ 20 % des IAS.

Les mains sont le principal vecteur de transmission et une bonne hygiène pourrait éviter 80 % des IAS.

Explication

Les mains constituent le principal vecteur de transmission, et une bonne hygiène des mains pourrait prévenir 80 % des IAS. La confusion vient notamment de l’attribution d’un rôle secondaire aux mains ou d’une estimation beaucoup plus faible de leur impact.

11. Laquelle de ces structures constitue une porte d’entrée possible des microbes lors des soins ?

Une muqueuse exposée
Un dossier administratif
Une salle de repos
Un résultat biologique

Une muqueuse exposée

Explication

Les plaies, les dispositifs médicaux, les muqueuses et les voies respiratoires sont les principales portes d’entrée des microbes. Les autres éléments proposés ne constituent pas des voies anatomiques ou matérielles d’entrée infectieuse.

12. Quel défaut d’organisation peut favoriser la survenue d’une infection associée aux soins ?

Une application rigoureuse des protocoles
Une information régulière des équipes
Une évaluation périodique des pratiques
Une hygiène des mains défectueuse

Une hygiène des mains défectueuse

Explication

Une hygiène des mains défectueuse fait partie des défauts d’organisation favorisant les infections associées aux soins. L’information, l’évaluation et le respect des protocoles contribuent au contraire à leur prévention.

13. Quelle situation peut constituer une conséquence d’une infection associée aux soins ?

Une sortie hospitalière avancée
Une diminution des traitements nécessaires
Une prolongation de l’hospitalisation
Une absence de modification de la prise en charge

Une prolongation de l’hospitalisation

Explication

Une infection associée aux soins peut prolonger l’hospitalisation, imposer une réintervention et nécessiter de nouveaux traitements. Les autres situations ne correspondent pas aux conséquences décrites.

14. Quelle conséquence sociale et sanitaire peut être liée aux infections associées aux soins ?

Une amélioration rapide de la situation professionnelle
Une réduction durable des besoins de soins à domicile
Une diminution générale du nombre de décès annuels
Un arrêt de travail prolongé avec une baisse de salaire

Un arrêt de travail prolongé avec une baisse de salaire

Explication

Les infections associées aux soins peuvent entraîner un arrêt de travail prolongé, une baisse de salaire et entre 3 000 et 4 000 décès par an. Les autres propositions inversent ou écartent les conséquences sociales et sanitaires établies.

15. Quel organisme assure une mission nationale de surveillance et de prévention des infections dans les secteurs de santé en France ?

Les agences régionales de santé
Les équipes opérationnelles d’hygiène
Santé publique France
La Haute Autorité de santé

Santé publique France

Explication

Santé publique France surveille et prévient les infections dans les établissements de santé, les établissements médico-sociaux et les soins de ville. Les agences régionales de santé pilotent plutôt la déclinaison régionale et locale de la politique de santé.

16. Quelle mission relève de Santé publique France dans la lutte contre les infections associées aux soins ?

Organiser les plannings des équipes hospitalières
Définir les budgets de chaque établissement de santé
Remplacer les professionnels dans les services de soins
Suivre leur évolution épidémiologique et informer le public

Suivre leur évolution épidémiologique et informer le public

Explication

Santé publique France surveille l’évolution épidémiologique, adapte les mesures préventives, alerte et informe le grand public. La gestion des budgets, des plannings et du personnel ne correspond pas à cette mission nationale.

17. Quel rôle les agences régionales de santé jouent-elles dans la prévention des infections associées aux soins ?

Piloter la politique régionale et locale et mobiliser les acteurs
Produire les seules données nationales de surveillance
Définir le programme annuel de chaque équipe d’hygiène
Remplacer les agences sanitaires dans la stratégie nationale

Piloter la politique régionale et locale et mobiliser les acteurs

Explication

Les agences régionales de santé mettent en œuvre la stratégie, pilotent la politique régionale et locale et mobilisent les acteurs de la prévention et de l’antibiorésistance. La surveillance nationale relève notamment de Santé publique France, tandis que le programme annuel local est défini par l’équipe opérationnelle d’hygiène.

18. Quelle activité fait partie du programme annuel défini localement par l’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière ?

Piloter la politique régionale de santé
Surveiller l’épidémiologie à l’échelle nationale
Adopter la stratégie sanitaire nationale
Évaluer périodiquement les actions de prévention

Évaluer périodiquement les actions de prévention

Explication

L’équipe opérationnelle d’hygiène hospitalière définit localement un programme comprenant la prévention, la surveillance, l’information, la formation et l’évaluation périodique des actions. La stratégie nationale, le pilotage régional et la surveillance nationale relèvent d’autres niveaux institutionnels.

19. Depuis 2001, dans quelle situation une infection associée aux soins doit-elle être signalée au directeur général de l’ARS ?

Lorsqu’elle concerne un patient hospitalisé depuis plusieurs jours sans complication
Lorsqu’elle est inattendue, groupée, grave ou liée à une maladie à déclaration obligatoire
Lorsqu’elle nécessite un traitement antibiotique après une intervention programmée
Lorsqu’elle est fréquente, isolée, bénigne ou liée à une maladie courante

Lorsqu’elle est inattendue, groupée, grave ou liée à une maladie à déclaration obligatoire

Explication

Le signalement concerne notamment les IAS inattendues ou inhabituelles, les cas groupés, les conséquences graves et les maladies à déclaration obligatoire. Une infection fréquente et isolée ne répond pas nécessairement à ces critères.

20. Quel est l’objectif principal de la déclaration d’une infection associée aux soins ?

Établir une sanction administrative contre le professionnel concerné
Remplacer l’enquête locale par une déclaration statistique annuelle
Réserver les mesures de prévention aux infections devenues épidémiques
Détecter l’événement, organiser son contrôle et prévenir sa récidive

Détecter l’événement, organiser son contrôle et prévenir sa récidive

Explication

La déclaration permet de détecter les infections rares, inhabituelles, graves ou épidémiques, puis de mettre en place des mesures de contrôle et d’éviter une récidive. Elle ne se limite pas à une démarche statistique ou punitive.

21. Comment peut-on définir un antibiotique ?

Un traitement qui réduit la fièvre sans agir sur le micro-organisme
Un médicament qui tue les bactéries ou bloque leur multiplication
Un médicament qui stimule les défenses contre toutes les infections
Un produit qui neutralise les virus responsables des maladies respiratoires

Un médicament qui tue les bactéries ou bloque leur multiplication

Explication

Un antibiotique agit sur les bactéries en les détruisant ou en empêchant leur multiplication. Il ne neutralise pas directement les virus et son rôle ne se réduit pas à diminuer la fièvre.

22. Quel traitement est généralement inutile contre un rhume, une grippe ou la COVID-19 lorsqu’aucune infection bactérienne n’est présente ?

Un antibiotique, car ces maladies sont dues à des virus
Un antiseptique cutané, car il remplace un traitement général
Un vaccin, car il agit contre les bactéries déjà présentes
Un anti-inflammatoire, car il détruit les bactéries responsables

Un antibiotique, car ces maladies sont dues à des virus

Explication

Les antibiotiques sont efficaces contre les infections bactériennes, mais inutiles contre les infections virales comme le rhume, la grippe et la COVID-19. Un vaccin n’est pas un traitement antibiotique et les autres propositions attribuent à tort une action antibactérienne à des produits différents.

23. Dans quelle situation parle-t-on d’antibiorésistance ?

Lorsqu’un patient ressent moins rapidement une amélioration après la première dose
Lorsqu’un antibiotique perd son effet parce qu’il a été conservé au réfrigérateur
Lorsqu’un virus devient insensible à un vaccin après une infection respiratoire
Lorsqu’une bactérie devient résistante à un antibiotique après exposition, notamment par mutation

Lorsqu’une bactérie devient résistante à un antibiotique après exposition, notamment par mutation

Explication

L’antibiorésistance apparaît lorsqu’une bactérie acquiert la capacité de résister à l’action d’un antibiotique, notamment après des mutations favorisées par l’exposition. Elle concerne les bactéries et ne correspond pas à une simple absence d’amélioration ressentie par le patient.

24. Quelle distinction caractérise le mieux les BMR et les BHRe ?

Les BMR sont transmissibles par les vaccins, tandis que les BHRe apparaissent après une infection virale
Les BMR résistent à un antibiotique, tandis que les BHRe perdent leur résistance après chaque traitement
Les BMR ont plusieurs résistances acquises, tandis que les BHRe présentent des résistances nombreuses et transférables
Les BMR sont des virus résistants, tandis que les BHRe sont des bactéries sensibles à plusieurs traitements

Les BMR ont plusieurs résistances acquises, tandis que les BHRe présentent des résistances nombreuses et transférables

Explication

Les BMR ont accumulé des résistances acquises à plusieurs familles d’antibiotiques, tandis que les BHRe associent de nombreuses résistances à des mécanismes transférables entre bactéries. Les deux catégories concernent des bactéries, mais elles ne se définissent pas par une résistance unique ou par un lien avec les vaccins.

25. Pourquoi faut-il éviter de prendre un antibiotique contre une infection virale ?

Parce qu’il empêche la vaccination et diminue les défenses immunitaires
Parce qu’il rend les mesures d’hygiène inutiles pendant la maladie
Parce qu’il est inefficace contre le virus et peut favoriser la résistance bactérienne
Parce qu’il transforme directement le virus en bactérie résistante

Parce qu’il est inefficace contre le virus et peut favoriser la résistance bactérienne

Explication

Un antibiotique n’agit pas sur les virus et son utilisation injustifiée peut favoriser la sélection de bactéries résistantes. Il ne transforme pas les virus et ne remplace ni la vaccination ni l’hygiène.

26. Quelle conduite réduit le risque de sélectionner des bactéries résistantes pendant un traitement antibiotique ?

Interrompre le traitement dès la disparition des premiers symptômes
Conserver les comprimés restants pour une infection ultérieure
Respecter la prescription et terminer le traitement prévu
Diminuer la dose lorsque les effets indésirables deviennent gênants

Respecter la prescription et terminer le traitement prévu

Explication

Le respect de la prescription et la fin du traitement limitent la survie de bactéries encore présentes et potentiellement résistantes. Un arrêt précoce peut au contraire laisser survivre des bactéries résistantes.

27. Comment l’hygiène des mains et la vaccination contribuent-elles à lutter contre l’antibiorésistance ?

Elles préviennent des infections et réduisent ainsi le recours aux antibiotiques
Elles remplacent les antibiotiques lorsqu’une infection bactérienne est confirmée
Elles rendent les bactéries sensibles après l’apparition d’une résistance
Elles empêchent la transmission de toutes les infections sans autre mesure

Elles préviennent des infections et réduisent ainsi le recours aux antibiotiques

Explication

L’hygiène des mains et la vaccination préviennent certaines infections, ce qui réduit le besoin d’utiliser des antibiotiques et contribue à limiter l’antibiorésistance. Elles ne remplacent pas un traitement nécessaire et ne rendent pas directement une bactérie résistante sensible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Infections associées aux soins.

Qu'est-ce qu'une infection associée aux soins (IAS) ?

Une infection survenant pendant ou après une prise en charge, absente au début.

Où peut survenir une infection associée aux soins (IAS) ?

En ville, en établissement médico-social ou en établissement de santé.

Quelle est la différence entre infection nosocomiale et IAS ?

L'infection nosocomiale est une IAS contractée en établissement de santé.

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