QCM : Immunité innée et adaptative — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’immunité innée de l’immunité adaptative lors d’une infection ?

L’immunité innée apparaît après une expansion clonale, tandis que l’immunité adaptative reconnaît les agents infectieux de façon générale.
L’immunité innée repose sur les lymphocytes, tandis que l’immunité adaptative dépend principalement des barrières épithéliales.
L’immunité innée est rapide et non spécifique, tandis que l’immunité adaptative est spécifique et dépend d’une expansion clonale.
L’immunité innée est spécifique et lente, tandis que l’immunité adaptative agit rapidement sans multiplication cellulaire.

L’immunité innée est rapide et non spécifique, tandis que l’immunité adaptative est spécifique et dépend d’une expansion clonale.

Explication

L’immunité innée fournit une défense immédiate et générale, alors que l’immunité adaptative devient spécifique après sélection et expansion clonale des lymphocytes. Confondre leur vitesse et leur spécificité inverse précisément leurs propriétés fondamentales.

2. Lequel de ces ensembles regroupe des composants majeurs de l’immunité innée ?

Les lymphocytes B mémoire, les plasmocytes, les anticorps et les lymphocytes T auxiliaires
Les récepteurs antigéniques, les organes secondaires, les plasmocytes et les cellules mémoire
Les épithéliums, les phagocytes, les cellules NK et les protéines du complément
Les lymphocytes T cytotoxiques, les anticorps, les cellules mémoire et les mégacaryocytes

Les épithéliums, les phagocytes, les cellules NK et les protéines du complément

Explication

L’immunité innée comprend notamment les épithéliums, les phagocytes, les cellules dendritiques, les cellules NK, les cytokines et le complément. Les plasmocytes et les cellules mémoire appartiennent plutôt aux mécanismes de l’immunité adaptative.

3. Quelle association entre une barrière anatomique et son mécanisme est correcte ?

La peau constitue une barrière chimique, tandis que l’acidité gastrique exerce une barrière écologique.
Les épithéliums constituent une barrière écologique, tandis que le microbiote exerce une barrière mécanique.
L’acidité gastrique constitue une barrière chimique, tandis que le microbiote exerce une barrière écologique.
Le microbiote constitue une barrière physique, tandis que la peau exerce une barrière chimique.

L’acidité gastrique constitue une barrière chimique, tandis que le microbiote exerce une barrière écologique.

Explication

L’acidité gastrique agit chimiquement contre les agents infectieux, alors que le microbiote limite leur implantation par compétition écologique. La peau et les épithéliums relèvent plutôt des barrières physiques ou mécaniques.

4. Pourquoi une réponse immunitaire adaptative ne devient-elle pas immédiatement efficace après la détection d’un antigène ?

Parce que les macrophages doivent transformer chaque antigène en cellule présentatrice.
Parce que les barrières épithéliales doivent d’abord produire des cellules NK spécialisées.
Parce que des lymphocytes spécifiques doivent être sélectionnés, se multiplier puis se différencier.
Parce que les protéines du complément doivent subir une expansion clonale avant d’agir.

Parce que des lymphocytes spécifiques doivent être sélectionnés, se multiplier puis se différencier.

Explication

L’immunité adaptative exige la sélection des lymphocytes appropriés, leur expansion clonale et leur différenciation en cellules effectrices. Les cellules NK et le complément appartiennent principalement à la défense innée et ne suivent pas cette expansion clonale.

5. Lors d’une infection récente, quelle chronologie compare correctement les deux grandes branches de l’immunité ?

L’immunité innée agit en environ une heure, tandis que l’immunité adaptative s’installe en environ une semaine.
Les deux branches atteignent leur efficacité principale après environ une semaine d’activation.
L’immunité adaptative agit en environ une heure, tandis que l’immunité innée s’installe en environ une semaine.
Les deux branches éliminent l’essentiel du pathogène dès les premières minutes de l’infection.

L’immunité innée agit en environ une heure, tandis que l’immunité adaptative s’installe en environ une semaine.

Explication

L’immunité innée peut éliminer environ 90 % du pathogène en une heure, alors que l’immunité adaptative demande environ une semaine pour se mettre en place. La réponse adaptative n’est donc pas la défense initiale la plus rapide.

6. Une molécule microbienne conservée chez plusieurs bactéries et une molécule libérée par des cellules nécrosées correspondent respectivement à quels signaux ?

Un DAMP puis un PAMP
Un PAMP puis un DAMP
Un épitope puis un PRR
Un PRR puis un épitope

Un PAMP puis un DAMP

Explication

Un PAMP est un motif associé à un agent pathogène, tandis qu’un DAMP est libéré par des cellules du soi stressées ou endommagées. Les PRR sont les récepteurs qui détectent certains de ces signaux, et non les signaux eux-mêmes.

7. Quel rôle caractérise les récepteurs de reconnaissance, ou PRR, dans une réponse immunitaire ?

Ils assurent la maturation des lymphocytes dans les organes lymphoïdes primaires.
Ils sécrètent des anticorps spécifiques après la différenciation des lymphocytes B en plasmocytes.
Ils détruisent directement les cellules infectées après reconnaissance d’un épitope antigénique.
Ils détectent plusieurs motifs PAMP et certaines molécules DAMP libérées lors d’une agression.

Ils détectent plusieurs motifs PAMP et certaines molécules DAMP libérées lors d’une agression.

Explication

Les PRR reconnaissent plusieurs PAMP ainsi que certaines molécules DAMP produites lors d’une agression de l’organisme. La sécrétion d’anticorps relève des plasmocytes, tandis que la destruction cellulaire est notamment assurée par les lymphocytes T CD8.

8. Lorsqu’un lymphocyte reconnaît une courte région précise située sur un antigène, quelle structure reconnaît-il ?

Un DAMP, c’est-à-dire un signal libéré par une cellule lésée.
Un PAMP, c’est-à-dire un motif moléculaire propre aux agents pathogènes.
Un épitope, c’est-à-dire un déterminant antigénique spécifique.
Un PRR, c’est-à-dire un récepteur de détection porté par l’immunité innée.

Un épitope, c’est-à-dire un déterminant antigénique spécifique.

Explication

L’épitope est la portion précise d’un antigène reconnue par un lymphocyte B ou T. Un PAMP ou un DAMP est un signal détecté par des récepteurs, tandis qu’un PRR désigne le récepteur lui-même.

9. Quelle organisation de la production des cellules immunitaires est correcte ?

Les cellules souches hématopoïétiques produisent un progéniteur myéloïde commun et un progéniteur lymphoïde commun.
Le progéniteur myéloïde commun dérive des lymphocytes T matures et engendre ensuite les cellules souches.
Le progéniteur lymphoïde commun produit d’abord les globules rouges avant de former les cellules immunitaires.
Les cellules souches hématopoïétiques produisent directement tous les lymphocytes matures sans progéniteurs intermédiaires.

Les cellules souches hématopoïétiques produisent un progéniteur myéloïde commun et un progéniteur lymphoïde commun.

Explication

Les cellules souches hématopoïétiques se différencient en deux grandes voies intermédiaires : les progéniteurs myéloïde et lymphoïde communs. Les globules rouges et les lymphocytes proviennent de lignées différentes issues de ces progéniteurs.

10. Quelle répartition des cellules issues des progéniteurs est correcte ?

Le progéniteur myéloïde forme les lymphocytes B et T, tandis que le progéniteur lymphoïde forme les globules rouges et les mégacaryocytes.
Le progéniteur myéloïde forme notamment les monocytes et granulocytes, tandis que le progéniteur lymphoïde forme les lymphocytes B, T et les cellules NK.
Le progéniteur lymphoïde forme notamment les monocytes et granulocytes, tandis que le progéniteur myéloïde forme les lymphocytes B, T et les cellules NK.
Les deux progéniteurs forment les mêmes cellules, mais dans des organes lymphoïdes secondaires différents.

Le progéniteur myéloïde forme notamment les monocytes et granulocytes, tandis que le progéniteur lymphoïde forme les lymphocytes B, T et les cellules NK.

Explication

La lignée myéloïde donne notamment les monocytes, granulocytes, globules rouges et mégacaryocytes, alors que la lignée lymphoïde donne les lymphocytes B, T et les cellules NK. Attribuer les lymphocytes à la voie myéloïde inverse cette distinction fondamentale.

11. Quelle différence fonctionnelle distingue les organes lymphoïdes primaires des organes lymphoïdes secondaires ?

Les organes primaires détruisent les microbes circulants, tandis que les organes secondaires remplacent la moelle osseuse.
Les organes primaires assurent la rencontre avec l’antigène, tandis que les organes secondaires produisent les cellules souches hématopoïétiques.
Les organes primaires sécrètent les anticorps, tandis que les organes secondaires assurent la maturation initiale des lymphocytes.
Les organes primaires assurent le développement et la maturation, tandis que les organes secondaires favorisent la rencontre avec l’antigène et l’activation.

Les organes primaires assurent le développement et la maturation, tandis que les organes secondaires favorisent la rencontre avec l’antigène et l’activation.

Explication

Les organes lymphoïdes primaires sont les lieux de développement et de maturation des lymphocytes, alors que les organes secondaires permettent leur activation, leur expansion clonale et leur différenciation après rencontre avec l’antigène. La production des cellules souches et la maturation ne caractérisent donc pas les organes secondaires.

12. Chez un lymphocyte T en développement, où se déroule la dernière partie de la maturation ?

Dans la rate, après une première étape réalisée dans les ganglions lymphatiques
Dans les ganglions, après une première étape réalisée dans les tissus muqueux
Dans le MALT, après une première étape réalisée dans la circulation sanguine
Dans le thymus, après une première étape réalisée dans la moelle osseuse

Dans le thymus, après une première étape réalisée dans la moelle osseuse

Explication

Les lymphocytes T commencent leur maturation dans la moelle osseuse, puis la terminent dans le thymus. La rate, les ganglions et le MALT sont des organes lymphoïdes secondaires impliqués dans les rencontres antigéniques et l’activation.

13. Quel rôle immunitaire est principalement assuré par les polynucléaires neutrophiles ?

La participation aux réactions allergiques
La défense antibactérienne
La production d’anticorps circulants
La défense antiparasitaire

La défense antibactérienne

Explication

Les polynucléaires neutrophiles représentent la majorité des leucocytes et assurent principalement la défense antibactérienne. Les éosinophiles sont davantage associés à la défense antiparasitaire, tandis que les basophiles participent aux réactions allergiques.

14. À quel moment apparaissent les granulations secondaires des polynucléaires et que contiennent-elles notamment ?

Au stade myélocyte, avec des agents antibactériens
Au stade promyélocyte, avec principalement la myélopéroxydase
Au stade lymphoblastique, avec des immunoglobulines cytoplasmiques
Au stade métamyélocyte, avec des anticorps membranaires

Au stade myélocyte, avec des agents antibactériens

Explication

Les granulations secondaires apparaissent au stade myélocyte et contiennent notamment des agents antibactériens, des activateurs du complément et des protéases. La myélopéroxydase appartient surtout aux granulations azurophiles, qui apparaissent plus précocement.

15. Quelle succession décrit correctement la diapédèse des polynucléaires neutrophiles ?

Roulement, phagocytose, division cellulaire puis transmigration
Transmigration, roulement, adhérence puis retour sanguin
Roulement, adhérence intégrinique, transmigration vers le tissu
Adhérence intégrinique, roulement, migration vers la moelle

Roulement, adhérence intégrinique, transmigration vers le tissu

Explication

La diapédèse comprend un roulement à faible adhérence, une adhérence stable médiée par les intégrines, puis une transmigration à travers l’endothélium selon un gradient chimio-attractant. La diabase désigne au contraire le passage de la moelle vers le sang.

16. Que se passe-t-il généralement après la phagocytose d’un agent opsonisé par un polynucléaire neutrophile ?

La cellule se transforme en macrophage avant de digérer l’agent
L’agent est présenté aux lymphocytes par des anticorps sécrétés
Le phagosome fusionne avec les granulations pour former un phagolysosome
Le phagosome retourne vers la membrane et libère l’agent intact

Le phagosome fusionne avec les granulations pour former un phagolysosome

Explication

Le polynucléaire neutrophile forme un phagosome, y fusionne ses granulations pour constituer un phagolysosome, puis digère son contenu avant de mourir, ce qui contribue à la formation du pus. La présentation antigénique par les CMH n’est pas l’étape décrite pour ce mécanisme.

17. Quelle cytokine est spécifique de la régulation de la lignée monocytaire pendant la monocytopoïèse ?

Le GM-CSF
L’interféron gamma
L’IL-3
Le M-CSF

Le M-CSF

Explication

Le M-CSF est spécifique de la lignée monocytaire, alors que l’IL-3 et le GM-CSF interviennent également dans d’autres lignées cellulaires. L’interféron gamma n’est pas le facteur spécifique indiqué pour cette production.

18. Comment les monocytes et les macrophages participent-ils à la présentation des antigènes ?

Ils présentent les antigènes grâce aux CMH I et II
Ils transfèrent les antigènes aux polynucléaires par les intégrines
Ils présentent les antigènes grâce aux immunoglobulines sécrétées
Ils reconnaissent les antigènes avec les récepteurs des lymphocytes B

Ils présentent les antigènes grâce aux CMH I et II

Explication

Les monocytes et les macrophages présentent les antigènes grâce aux molécules de CMH I et II, qui permettent leur reconnaissance par les récepteurs des lymphocytes T. Les anticorps reconnaissent directement leurs antigènes selon un mécanisme distinct.

19. À partir de quelle cellule précurseur la monocytopoïèse progresse-t-elle vers la lignée monocytaire ?

Du CFU-GM vers le CFU-M dans la moelle osseuse
Du progéniteur lymphoïde vers le CFU-M dans le sang
Du myélocyte vers le monocyte dans les ganglions
Du CFU-M vers le CFU-GM dans les tissus périphériques

Du CFU-GM vers le CFU-M dans la moelle osseuse

Explication

Dans la moelle osseuse, le progéniteur myéloïde commun CFU-GM devient CFU-M, puis donne naissance à la lignée monocytaire en environ deux jours. Les tissus périphériques interviennent ensuite dans la différenciation des monocytes en cellules spécialisées.

20. Chez l’adulte, quelle concentration sanguine correspond à une monocytose ?

Une concentration inférieure à 0,1 G/L
Une concentration comprise entre 0,1 et 1 G/L
Une concentration comprise entre 1 et 5 G/L
Une concentration supérieure à 1 G/L

Une concentration supérieure à 1 G/L

Explication

La monocytose est définie par un nombre de monocytes supérieur à 1 G/L. La fourchette de 0,1 à 1 G/L correspond à la concentration sanguine adulte habituelle des monocytes.

21. Quel nom prennent les monocytes différenciés dans le foie après leur sortie du sang ?

Ostéoclastes
Cellules de Küpffer
Cellules de Langerhans
Microglie

Cellules de Küpffer

Explication

Dans le foie, les monocytes différenciés deviennent des cellules de Küpffer. Les cellules de Langerhans se trouvent dans l’épiderme, les ostéoclastes dans l’os et la microglie dans le cerveau.

22. Comment les macrophages dégradent-ils le contenu d’un phagosome ?

Le phagosome se neutralise, fusionne avec le noyau et reçoit des anticorps
Le phagosome migre vers la membrane et reçoit des enzymes extracellulaires
Le phagosome se divise, fusionne avec une mitochondrie et reçoit de l’ATP
Le phagosome s’acidifie, fusionne avec un lysosome et reçoit des hydrolases acides

Le phagosome s’acidifie, fusionne avec un lysosome et reçoit des hydrolases acides

Explication

Après la phagocytose, le phagosome s’acidifie puis fusionne avec un lysosome qui lui apporte des hydrolases acides pour dégrader la particule. Les anticorps ne constituent pas le contenu enzymatique lysosomal responsable de cette digestion.

23. Quelle caractéristique distingue principalement une cellule NK d’un lymphocyte T cytotoxique ?

Elle produit des anticorps après activation par un antigène spécifique
Elle reconnaît les antigènes grâce à un récepteur T réarrangé
Elle appartient à l’immunité adaptative et nécessite une présentation antigénique préalable
Elle appartient à l’immunité innée et agit sans éducation préalable à l’antigène

Elle appartient à l’immunité innée et agit sans éducation préalable à l’antigène

Explication

La cellule NK est un effecteur cytotoxique de l’immunité innée capable d’agir rapidement sans éducation préalable à l’antigène. Le lymphocyte T cytotoxique relève au contraire de l’immunité adaptative et utilise un récepteur T spécifique.

24. Quel profil de marqueurs correspond le mieux à une cellule NK humaine ?

CD56 et CD16, sans expression de CD3
CD3 et CD4, sans expression de CD16
CD19 et CD20, sans expression de CD56
CD14 et CD16, avec expression de CD3

CD56 et CD16, sans expression de CD3

Explication

Les cellules NK représentent une fraction des cellules sanguines et expriment CD56 et CD16, mais pas CD3. CD3 caractérise les lymphocytes T, ce qui rend le dernier profil incorrect malgré la présence de CD16.

25. Quels composants des granules cytotoxiques permettent principalement aux cellules NK de détruire leurs cibles ?

Les récepteurs T et les molécules du CMH
La perforine et le granzyme B
Les anticorps et les immunoglobulines
Les cytokines et les chimiokines

La perforine et le granzyme B

Explication

Les granules des cellules NK contiennent principalement de la perforine et du granzyme B, qui déclenchent la destruction de la cellule cible. Les cytokines et les chimiokines participent à la communication immunitaire, mais ne constituent pas les principaux composants lytiques de ces granules.

26. Une cellule anormale perd l’expression du CMH-I qui activait les récepteurs inhibiteurs d’une cellule NK : quelle conséquence est la plus probable ?

La cellule NK peut délivrer un signal lytique et détruire la cellule anormale
La cellule NK produit des anticorps qui neutralisent directement la cellule cible
La cellule NK reçoit un signal inhibiteur renforcé et conserve la cellule intacte
La cellule NK se transforme en lymphocyte T pour reconnaître la cellule cible

La cellule NK peut délivrer un signal lytique et détruire la cellule anormale

Explication

La perte du CMH-I supprime l’inhibition normalement exercée sur la cellule NK et peut permettre l’activation de sa machinerie lytique. La transformation en lymphocyte T ne fait pas partie du mécanisme de cytotoxicité innée.

27. Quelle localisation distingue correctement les principales familles de récepteurs de reconnaissance innée ?

Les TLR et les NLR sont membranaires, tandis que les RLR sont extracellulaires
Les TLR sont membranaires, tandis que les NLR et les RLR sont cytoplasmiques
Les trois familles sont exclusivement présentes à la surface des phagocytes
Les TLR sont cytoplasmiques, tandis que les NLR et les RLR sont membranaires

Les TLR sont membranaires, tandis que les NLR et les RLR sont cytoplasmiques

Explication

Les TLR sont des PRR membranaires, alors que les NLR et les RLR sont des PRR cytoplasmiques. Les RLR reconnaissent notamment des éléments viraux, mais cette fonction ne les rend pas membranaires.

28. Qu’est-ce qui caractérise la phagocytose par rapport à la simple reconnaissance d’un motif microbien ?

Elle active les lymphocytes T par présentation directe du microorganisme
Elle sécrète des anticorps qui se fixent aux particules extracellulaires
Elle entoure puis internalise le matériel particulaire dans le phagocyte
Elle détecte un motif microbien sans faire entrer le matériel dans la cellule

Elle entoure puis internalise le matériel particulaire dans le phagocyte

Explication

La phagocytose comprend l’encerclement puis l’internalisation des microorganismes ou des particules par des récepteurs du phagocyte. La simple reconnaissance par un PRR peut déclencher un signal, mais n’implique pas à elle seule l’ingestion du matériel.

29. Laquelle de ces cellules possède une capacité de phagocytose reconnue ?

Le plasmocyte
Le neutrophile
La cellule NK
Le lymphocyte T cytotoxique

Le neutrophile

Explication

Les neutrophiles, comme les monocytes, les macrophages et les cellules dendritiques, sont capables de phagocytose. Les cellules NK et les lymphocytes T cytotoxiques détruisent des cellules cibles par cytotoxicité, tandis que les plasmocytes produisent des anticorps.

30. Quel enchaînement décrit correctement les principales étapes de la phagocytose ?

Liaison PRR-PAMP, production d’anticorps, phagosome, division cellulaire, fusion nucléaire, exocytose
Liaison PRR-PAMP, pseudopodes, phagosome, fusion lysosomale, enzymes toxiques, exocytose
Pseudopodes, exocytose, liaison PRR-PAMP, phagosome, fusion lysosomale, anticorps
Fusion lysosomale, liaison PRR-PAMP, exocytose, pseudopodes, phagosome, enzymes toxiques

Liaison PRR-PAMP, pseudopodes, phagosome, fusion lysosomale, enzymes toxiques, exocytose

Explication

La phagocytose commence par la liaison entre un PRR et un PAMP, puis le pathogène est entouré par des pseudopodes et enfermé dans un phagosome. Celui-ci fusionne avec un lysosome, des enzymes toxiques sont libérées, puis les débris sont exocytés.

31. Quels produits peuvent être induits par les voies de signalisation des TLR, des CLR et des NLR ?

Des perforines, des granzymes, des anticorps, des récepteurs CD3 et des molécules du CMH
Des anticorps, des récepteurs T, des immunoglobulines, des lymphocytes et des plaquettes
Des hormones, des neurotransmetteurs, des globules rouges, du fibrinogène et de l’albumine
Des cytokines, des peptides antimicrobiens, des interférons de type I, des chimiokines et des enzymes

Des cytokines, des peptides antimicrobiens, des interférons de type I, des chimiokines et des enzymes

Explication

Ces voies innées induisent notamment des cytokines, des peptides antimicrobiens, des interférons de type I, des chimiokines et des enzymes. Les peptides antimicrobiens agissent directement contre les microorganismes, tandis que cytokines et chimiokines servent surtout de médiateurs et de signaux immunitaires.

32. Comment l’activation des cellules endothéliales par des cytokines contribue-t-elle à l’inflammation ?

Elle diminue la perméabilité vasculaire, contracte les vaisseaux et éloigne les leucocytes des tissus
Elle détruit les globules rouges, réduit le débit sanguin et empêche l’activation des phagocytes
Elle augmente la perméabilité vasculaire, provoque une vasodilatation locale et favorise le recrutement immunitaire
Elle bloque les échanges vasculaires, empêche la dilatation et limite l’arrivée des médiateurs

Elle augmente la perméabilité vasculaire, provoque une vasodilatation locale et favorise le recrutement immunitaire

Explication

L’activation endothéliale augmente la perméabilité et provoque une vasodilatation locale, ce qui facilite le recrutement des cellules immunitaires vers le tissu atteint. Une réponse vasculaire normale peut modifier le débit, mais elle ne produit pas nécessairement ce recrutement inflammatoire coordonné.

33. Quels sont les quatre signes cardinaux de l’inflammation ?

La pâleur, le froid, l’engourdissement et la sécheresse
La cyanose, la fièvre, la toux et la fatigue
La rougeur, le prurit, la fièvre et la contraction musculaire
La rougeur, la chaleur, la douleur et l’œdème

La rougeur, la chaleur, la douleur et l’œdème

Explication

Les quatre signes cardinaux sont la rougeur, la chaleur, la douleur et l’œdème, qui reflètent notamment les changements vasculaires et tissulaires de l’inflammation. La fièvre et la fatigue peuvent accompagner une réponse inflammatoire, mais ne font pas partie de cette liste classique.

34. Dans quel ordre les leucocytes quittent-ils généralement le sang pour rejoindre un tissu inflammatoire ?

Roulement, migration à travers l’endothélium, puis adhérence stable
Adhérence stable, roulement, puis migration à travers l’endothélium
Roulement, adhérence stable, puis migration à travers l’endothélium
Migration à travers l’endothélium, roulement, puis adhérence stable

Roulement, adhérence stable, puis migration à travers l’endothélium

Explication

La migration leucocytaire suit trois étapes successives : roulement le long de l’endothélium, adhérence stable, puis passage à travers l’endothélium. La diapédèse ne précède donc pas l’adhérence stable.

35. Quelle distinction caractérise correctement un allo-antigène, un xénoantigène, un allergène et un auto-antigène ?

Un allo-antigène déclenche une hypersensibilité, un xénoantigène vient de la même espèce, un allergène appartient au soi et un auto-antigène est étranger.
Un allo-antigène vient d’une autre espèce, un xénoantigène appartient au soi, un allergène est toujours infectieux et un auto-antigène provient d’un donneur.
Un allo-antigène vient de la même espèce, un xénoantigène d’une autre espèce, un allergène provoque une hypersensibilité chez certains sujets et un auto-antigène appartient au soi.
Un allo-antigène appartient au soi, un xénoantigène vient de la même espèce, un allergène active les macrophages et un auto-antigène vient d’une autre espèce.

Un allo-antigène vient de la même espèce, un xénoantigène d’une autre espèce, un allergène provoque une hypersensibilité chez certains sujets et un auto-antigène appartient au soi.

Explication

Un allo-antigène est issu d’un autre individu de la même espèce, alors qu’un xénoantigène provient d’une espèce différente; l’allergène et l’auto-antigène se définissent respectivement par l’hypersensibilité et l’appartenance au soi. Confondre allo-antigène et auto-antigène inverse la distinction entre antigène provenant d’un autre individu et constituant normal de l’organisme.

36. Quelle caractéristique distingue correctement le CMH-I du CMH-II ?

Le CMH-I possède une cavité ouverte pour des peptides de 10 à 30 acides aminés sur les CPA, tandis que le CMH-II possède une poche fermée pour des peptides courts sur les cellules nucléées.
Le CMH-I et le CMH-II ont une poche fermée de même longueur et se distinguent principalement par leur présence sur les différents types de lymphocytes.
Le CMH-I possède une poche fermée pour des peptides de 8 à 13 acides aminés et se trouve sur les cellules nucléées, tandis que le CMH-II possède une cavité ouverte pour des peptides de 10 à 30 acides aminés sur les CPA.
Le CMH-I est formé de deux chaînes membranaires et présente des peptides longs, tandis que le CMH-II associe une chaîne lourde à la β2-microglobuline pour présenter des peptides courts.

Le CMH-I possède une poche fermée pour des peptides de 8 à 13 acides aminés et se trouve sur les cellules nucléées, tandis que le CMH-II possède une cavité ouverte pour des peptides de 10 à 30 acides aminés sur les CPA.

Explication

Le CMH-I associe une chaîne lourde à la β2-microglobuline et sa poche fermée accueille des peptides courts, alors que le CMH-II possède une cavité ouverte adaptée à des peptides plus longs. La cavité ouverte et les peptides de 10 à 30 acides aminés caractérisent le CMH-II, pas le CMH-I.

37. Quelle succession décrit correctement la présentation d’un antigène par la voie endogène via le CMH-I ?

La protéine est dégradée par les lysosomes, ses fragments sont transportés vers le noyau, puis associés au CMH-II dans le réticulum endoplasmique.
La protéine est fragmentée dans le cytosol, chargée directement sur le CMH-I à la surface cellulaire, puis internalisée par l’appareil de Golgi.
Le protéasome dégrade la protéine, TAP transporte les peptides vers le réticulum endoplasmique, puis le complexe CMH-I gagne la membrane via l’appareil de Golgi.
La protéine est capturée dans un endosome, dégradée après acidification, puis chargée sur le CMH-II avant son transport vers la membrane.

Le protéasome dégrade la protéine, TAP transporte les peptides vers le réticulum endoplasmique, puis le complexe CMH-I gagne la membrane via l’appareil de Golgi.

Explication

La voie endogène utilise le protéasome, le transporteur TAP et le chargement du peptide sur le CMH-I dans le réticulum endoplasmique avant l’acheminement membranaire. La capture endosomale et le CMH-II relèvent de la voie exogène.

38. Comment le système HLA est-il caractérisé sur le plan génétique ?

Il est codé par plusieurs chromosomes et présente une faible diversité allélique dans la population humaine.
Il est codé par le bras court du chromosome 6 et présente à la fois une organisation polygénique et un polymorphisme important.
Il est codé par le bras long du chromosome 6 et repose sur un seul gène peu variable entre les individus.
Il est codé par le chromosome 21 et associe plusieurs gènes très conservés à une expression identique chez tous les individus.

Il est codé par le bras court du chromosome 6 et présente à la fois une organisation polygénique et un polymorphisme important.

Explication

Le système HLA se situe sur le bras court du chromosome 6 et combine plusieurs gènes avec une grande diversité allélique. L’idée d’un locus unique et peu variable contredit précisément son caractère polygénique et polymorphique.

39. Où les progéniteurs des lymphocytes T naissent-ils et où leur maturation se déroule-t-elle ?

Les progéniteurs naissent dans le thymus, puis leur maturation se déroule dans la moelle osseuse.
Les progéniteurs naissent dans la moelle osseuse, puis leur maturation se déroule dans le thymus.
Les progéniteurs naissent dans la rate, puis leur maturation se déroule dans les ganglions lymphatiques.
Les progéniteurs naissent dans les ganglions, puis leur maturation se déroule dans la rate.

Les progéniteurs naissent dans la moelle osseuse, puis leur maturation se déroule dans le thymus.

Explication

Les progéniteurs T sont produits dans la moelle osseuse avant de migrer vers le thymus, où ont lieu leur expansion, leurs recombinaisons et leur sélection. Attribuer leur naissance au thymus confond l’origine des cellules avec leur organe de maturation.

40. Quel résultat correspond à la sélection positive et à la sélection négative des lymphocytes T dans le thymus ?

La sélection positive conserve les lymphocytes sans reconnaissance du CMH, tandis que la sélection négative élimine ceux qui reconnaissent les antigènes étrangers.
La sélection positive conserve une faible reconnaissance du complexe CMH-peptide du soi, tandis que la sélection négative élimine une reconnaissance de forte affinité.
La sélection positive élimine une faible reconnaissance du soi, tandis que la sélection négative conserve les TCR de forte affinité pour le complexe CMH-peptide.
La sélection positive active les lymphocytes à forte affinité pour les antigènes étrangers, tandis que la sélection négative bloque leur différenciation périphérique.

La sélection positive conserve une faible reconnaissance du complexe CMH-peptide du soi, tandis que la sélection négative élimine une reconnaissance de forte affinité.

Explication

La sélection positive favorise les TCR capables de reconnaître faiblement le CMH-peptide du soi, alors que la sélection négative élimine les cellules fortement autoréactives. Une forte affinité pour le soi constitue donc un signal d’élimination, et non de conservation.

41. Quel phénotype résulte de la reconnaissance du CMH-II ou du CMH-I par un lymphocyte T en maturation ?

La reconnaissance du CMH-II conserve les deux corécepteurs, tandis que celle du CMH-I provoque la perte de CD4 et de CD8.
La reconnaissance du CMH-II entraîne la perte des deux corécepteurs, tandis que celle du CMH-I entraîne leur conservation simultanée.
La reconnaissance du CMH-II conduit à conserver CD4 et perdre CD8, tandis que celle du CMH-I conduit à conserver CD8 et perdre CD4.
La reconnaissance du CMH-II conduit à conserver CD8 et perdre CD4, tandis que celle du CMH-I conduit à conserver CD4 et perdre CD8.

La reconnaissance du CMH-II conduit à conserver CD4 et perdre CD8, tandis que celle du CMH-I conduit à conserver CD8 et perdre CD4.

Explication

Les lymphocytes T restreints par le CMH-II deviennent CD4 positifs, tandis que ceux restreints par le CMH-I deviennent CD8 positifs. La combinaison inverse correspond à une confusion entre la restriction par le CMH et le corécepteur exprimé.

42. Quels sont les trois signaux nécessaires à l’activation complète d’un lymphocyte T ?

La reconnaissance du CMH, la recombinaison du TCR et la migration vers la moelle osseuse.
La liaison du BCR, l’activation du complément et la sécrétion d’immunoglobulines.
La phagocytose de l’antigène, l’engagement des récepteurs Fc et la production de perforine.
L’engagement TCR-CD3, un signal de costimulation et l’engagement de récepteurs de cytokines.

L’engagement TCR-CD3, un signal de costimulation et l’engagement de récepteurs de cytokines.

Explication

L’activation T repose sur la reconnaissance antigénique par TCR-CD3, la costimulation et les signaux transmis par les récepteurs de cytokines. Le BCR et les immunoglobulines appartiennent à la biologie des lymphocytes B, pas aux trois signaux d’activation T.

43. Quelle séquence décrit correctement la maturation des lymphocytes B dans la moelle osseuse ?

La chaîne lourde est recombinée, le pré-BCR est sélectionné, la chaîne légère est recombinée, puis IgM et IgD sont exprimées successivement.
Le pré-BCR est sélectionné après l’expression d’IgM et d’IgD, puis les chaînes lourde et légère sont recombinées dans cet ordre.
La chaîne légère est recombinée, le pré-BCR est sélectionné, la chaîne lourde est recombinée, puis IgD précède l’expression d’IgM.
Les chaînes lourde et légère sont recombinées simultanément, puis le pré-BCR est remplacé directement par l’expression d’IgD.

La chaîne lourde est recombinée, le pré-BCR est sélectionné, la chaîne légère est recombinée, puis IgM et IgD sont exprimées successivement.

Explication

La maturation B suit la recombinaison de la chaîne lourde, la sélection du pré-BCR, la recombinaison de la chaîne légère et l’expression d’abord d’IgM puis d’IgD. L’expression conjointe d’IgM et d’IgD caractérise le lymphocyte B mature, non la séquence initiale de recombinaison.

44. Quelle association entre chaîne lourde et classe d’immunoglobuline est correcte ?

μ correspond à IgA, δ à IgE, α à IgM, ε à IgG et γ à IgD.
μ correspond à IgM, δ à IgD, α à IgA, ε à IgE et γ à IgG.
μ correspond à IgD, δ à IgM, α à IgE, ε à IgA et γ à IgG.
μ correspond à IgM, δ à IgG, α à IgA, ε à IgD et γ à IgE.

μ correspond à IgM, δ à IgD, α à IgA, ε à IgE et γ à IgG.

Explication

Les chaînes lourdes μ, δ, α, ε et γ définissent respectivement les classes IgM, IgD, IgA, IgE et IgG. La confusion la plus fréquente consiste à intervertir μ et δ, alors que ces chaînes correspondent respectivement à IgM et IgD.

45. Que déclenche le pontage d’au moins deux BCR par un antigène ?

La phosphorylation du TCR-CD3, le recrutement de perforine et la lyse directe de la cellule présentatrice.
La libération d’anticorps préformés, l’activation des éosinophiles et la conversion immédiate du lymphocyte B en plasmocyte.
La phosphorylation des ITAM d’Igα et Igβ, le recrutement de Syk et l’expression de gènes favorisant la prolifération et la différenciation.
La dégradation des ITAM d’Igα et Igβ, l’inhibition de Syk et l’entrée du lymphocyte B en apoptose.

La phosphorylation des ITAM d’Igα et Igβ, le recrutement de Syk et l’expression de gènes favorisant la prolifération et la différenciation.

Explication

Le pontage des BCR transmet un signal par phosphorylation des ITAM d’Igα et Igβ, puis par recrutement de Syk, ce qui active des programmes de prolifération et de différenciation. La perforine et le TCR-CD3 appartiennent à des mécanismes des lymphocytes T, et non à la signalisation initiale du BCR.

46. Quelle différence oppose correctement les réponses T-indépendante et T-dépendante des lymphocytes B ?

Les polysaccharides déclenchent une réponse T-dépendante après activation des éosinophiles, tandis que les protéines provoquent une réponse T-indépendante par les macrophages.
Les glycolipides et polysaccharides peuvent ponter suffisamment les BCR sans aide T, tandis que les protéines nécessitent généralement l’aide d’un LT auxiliaire.
Les protéines activent les lymphocytes B par pontage des BCR sans aide T, tandis que les polysaccharides nécessitent généralement un LT auxiliaire.
Les glycolipides nécessitent la présentation par le CMH-II aux LT, tandis que les protéines activent les BCR par un pontage direct sans coopération cellulaire.

Les glycolipides et polysaccharides peuvent ponter suffisamment les BCR sans aide T, tandis que les protéines nécessitent généralement l’aide d’un LT auxiliaire.

Explication

Les glycolipides et les polysaccharides peuvent induire une réponse T-indépendante grâce au pontage des BCR, alors que les antigènes protéiques sollicitent généralement l’aide d’un LT auxiliaire. Inverser ces catégories revient à attribuer aux protéines le mécanisme de pontage caractéristique de certains antigènes non protéiques.

47. Quelle succession décrit correctement les principales étapes d’une réponse humorale T-dépendante ?

Reconnaissance par les LB, destruction des LT, réponse IgM, puis élimination du follicule
Migration des LB vers la zone T, réponse IgG, prolifération des LT, puis production d’IgM
Reconnaissance par les LT et les LB, migration extra-folliculaire, réponse IgM, puis centre germinatif
Activation simultanée des plasmocytes, migration folliculaire, réponse IgG, puis sélection des LT

Reconnaissance par les LT et les LB, migration extra-folliculaire, réponse IgM, puis centre germinatif

Explication

La réponse T-dépendante associe la reconnaissance de l’antigène par les LT et les LB, leur migration extra-folliculaire, une première production d’IgM, puis la formation d’un centre germinatif. Les autres séquences inversent ou remplacent plusieurs étapes essentielles du processus.

48. Pourquoi un LB et un LT peuvent-ils reconnaître des épitopes différents d’un même antigène protéique ?

Le LB reconnaît une cytokine associée à l’antigène puis l’expose directement au LT
Le LB reconnaît l’antigène intact puis en présente un peptide apprêté au LT
Le LB et le LT reconnaissent le même peptide, mais avec des récepteurs différents
Le LT reconnaît l’antigène intact tandis que le LB reconnaît un peptide présenté

Le LB reconnaît l’antigène intact puis en présente un peptide apprêté au LT

Explication

Le LB lie l’antigène puis l’apprête avant d’en présenter un peptide au LT, ce qui permet la reconnaissance d’épitopes différents. L’idée d’un même épitope reconnu directement par les deux lymphocytes constitue la confusion principale.

49. Quelles interactions participent à la synapse immunologique entre un Tfh et un LB ?

TCR-CMH/peptide, CD40-CD40L et ICOS-ICOSL
CD4-CMH-II, perforine-granzyme et ICOS-CD80
TCR-CMH-I, CD28-B7 et IgM-IgD
BCR-antigène, CD8-CMH-I et Fas-FasL

TCR-CMH/peptide, CD40-CD40L et ICOS-ICOSL

Explication

La synapse entre le Tfh et le LB repose notamment sur la reconnaissance TCR-CMH/peptide et les interactions de costimulation CD40-CD40L et ICOS-ICOSL. CD40-CD40L ne correspond pas à la reconnaissance de l’antigène présenté, qui relève du TCR et du CMH associé au peptide.

50. Quel profil caractérise les plasmocytes produits lors de la première réponse humorale extra-folliculaire ?

Ils vivent peu de temps et sécrètent principalement des IgM
Ils produisent des anticorps de haute affinité après hypermutation
Ils persistent pendant des années et sécrètent principalement des IgG
Ils ne sécrètent pas d’anticorps et deviennent des LB mémoires

Ils vivent peu de temps et sécrètent principalement des IgM

Explication

Les plasmocytes de la réponse extra-folliculaire initiale sont de courte durée de vie et sécrètent des IgM. Les plasmocytes à longue durée de vie et les anticorps de haute affinité sont associés aux réactions du centre germinatif.

51. Quelle distinction entre la zone sombre et la zone claire du centre germinatif est correcte ?

La zone sombre produit les anticorps, tandis que la zone claire déclenche leur commutation
La zone sombre élimine les LB, tandis que la zone claire stimule leur hypermutation
La zone sombre sélectionne les LB, tandis que la zone claire provoque leur diversification
La zone sombre favorise la diversification, tandis que la zone claire assure la sélection

La zone sombre favorise la diversification, tandis que la zone claire assure la sélection

Explication

Dans la zone sombre, les LB prolifèrent, commutent de classe et subissent une hypermutation somatique; dans la zone claire, les cellules reconnaissant l’antigène sont sélectionnées. La sélection et la diversification ne sont donc pas principalement réalisées dans les zones inverses.

52. Que devient la spécificité d’un anticorps lorsqu’un LB réalise une commutation isotypique ?

Elle est modifiée par mutation, tandis que la chaîne lourde reste inchangée
Elle disparaît, tandis que la chaîne légère acquiert un nouvel isotype
Elle est remplacée par une spécificité indépendante de l’antigène initial
Elle est conservée, tandis que l’isotype de la chaîne lourde est remplacé

Elle est conservée, tandis que l’isotype de la chaîne lourde est remplacé

Explication

La commutation isotypique remplace l’isotype de la chaîne lourde, par exemple des IgM et IgD par des IgG, sans modifier la spécificité antigénique. La modification de l’affinité relève plutôt de l’hypermutation somatique.

53. Quel mécanisme relie l’interaction CD40-CD40L à la commutation de classe ?

Elle inhibe AID, ce qui déplace directement la chaîne légère vers une région constante
Elle active une perforine, qui détruit la région variable des immunoglobulines
Elle déclenche une hypermutation du CMH, qui remplace l’isotype de la chaîne lourde
Elle active AID, qui intervient au niveau des séquences SWITCH des immunoglobulines

Elle active AID, qui intervient au niveau des séquences SWITCH des immunoglobulines

Explication

Le signal CD40-CD40L active la protéine AID, laquelle intervient dans les régions SWITCH et permet le changement de classe de la chaîne lourde. La perforine et l’hypermutation du CMH ne participent pas à ce mécanisme.

54. Quel est l’effet principal de l’hypermutation somatique sur les anticorps produits par les LB ?

Elle supprime les régions variables afin de produire des anticorps moins spécifiques
Elle remplace l’isotype de la chaîne lourde tout en conservant l’affinité de l’anticorps
Elle peut modifier l’affinité de l’anticorps en introduisant des mutations dans son domaine variable
Elle change les régions constantes sans introduire de mutations dans le récepteur

Elle peut modifier l’affinité de l’anticorps en introduisant des mutations dans son domaine variable

Explication

L’hypermutation somatique introduit de nombreuses mutations ponctuelles dans le domaine variable pendant la prolifération des LB, ce qui peut modifier l’affinité. Le remplacement de l’isotype sans changement de spécificité correspond à la commutation de classe.

55. Quelle association entre les chaînes des récepteurs antigéniques et leurs chromosomes est correcte ?

Chaîne α du TCR : chromosome 2 ; chaîne légère du BCR : chromosome 7
Chaîne α du TCR : chromosome 14 ; chaîne β du TCR : chromosome 7
Chaîne α du TCR : chromosome 7 ; chaîne β du TCR : chromosome 14
Chaîne légère du BCR : chromosome 14 ; chaîne lourde du BCR : chromosome 2

Chaîne α du TCR : chromosome 14 ; chaîne β du TCR : chromosome 7

Explication

La chaîne α du TCR est codée par le chromosome 14 et sa chaîne β par le chromosome 7; pour le BCR, la chaîne légère relève du chromosome 2 et la chaîne lourde du chromosome 14. Les autres associations échangent ces localisations chromosomiques.

56. Dans quel ordre se déroule la recombinaison de la chaîne β du TCR ?

Une recombinaison D-J précède une recombinaison V-DJ
Une recombinaison V-D précède une recombinaison J-DV
Une recombinaison V-J précède une recombinaison D-J
Les segments V, D et J s’associent en une seule recombinaison

Une recombinaison D-J précède une recombinaison V-DJ

Explication

La chaîne β du TCR est réarrangée en deux temps : les segments D et J s’unissent d’abord, puis V rejoint le segment DJ formé. L’association directe V-J caractérise plutôt la chaîne α du TCR.

57. Quelle différence oppose la diversité combinatoire à la diversité jonctionnelle des récepteurs antigéniques ?

La première combine les segments V, D et J, tandis que la seconde modifie les jonctions par ajout ou retrait de nucléotides
La première ajoute des nucléotides aux jonctions, tandis que la seconde combine les segments V, D et J
La première dépend de l’affinité antigénique, tandis que la seconde remplace l’isotype des anticorps
La première modifie les régions constantes, tandis que la seconde sélectionne les lymphocytes fonctionnels

La première combine les segments V, D et J, tandis que la seconde modifie les jonctions par ajout ou retrait de nucléotides

Explication

La diversité combinatoire provient des différentes associations entre segments géniques V, D et J, alors que la diversité jonctionnelle vient de l’ajout ou du retrait de nucléotides aux jonctions. La sélection et la commutation d’isotype sont des mécanismes distincts.

58. Quelle combinaison décrit correctement les IgM et les IgG ?

Les IgM sont pentamériques, de valence 10 et ont une demi-vie de 5 jours, tandis que les IgG sont monomériques, de valence 2 et ont une demi-vie de 21 jours.
Les IgM sont monomériques, de valence 2 et ont une demi-vie de 21 jours, tandis que les IgG sont pentamériques, de valence 10 et ont une demi-vie de 5 jours.
Les IgM sont dimériques, de valence 4 et ont une demi-vie de 10 jours, tandis que les IgG sont monomériques, de valence 2 et ont une demi-vie de 21 jours.
Les IgM sont pentamériques, de valence 2 et ont une demi-vie de 21 jours, tandis que les IgG sont monomériques, de valence 10 et ont une demi-vie de 5 jours.

Les IgM sont pentamériques, de valence 10 et ont une demi-vie de 5 jours, tandis que les IgG sont monomériques, de valence 2 et ont une demi-vie de 21 jours.

Explication

Les IgM forment des pentamères comportant dix sites de liaison et leur demi-vie est d’environ cinq jours, alors que les IgG sont monomériques, bivalentes et persistent environ vingt et un jours. La confusion vient du fait que les IgG ont la plus longue demi-vie, mais pas la valence la plus élevée.

59. Quelle immunoglobuline présente la concentration sérique la plus élevée et la demi-vie la plus longue ?

Les IgG, avec une concentration d’environ 8 à 12 g/L et une demi-vie de 21 jours
Les IgE, avec une concentration d’environ 0,01 à 0,1 g/L et une demi-vie de 2 jours
Les IgM, avec une concentration d’environ 8 à 12 g/L et une demi-vie de 5 jours
Les IgA, avec une concentration d’environ 3 à 5 g/L et une demi-vie de 10 jours

Les IgG, avec une concentration d’environ 8 à 12 g/L et une demi-vie de 21 jours

Explication

Les IgG dominent dans le sérum, avec environ 8 à 12 g/L, et leur demi-vie atteint 21 jours. Les IgM ont une valence supérieure, mais leur demi-vie est plus courte et elles ne constituent pas la classe la plus concentrée.

60. Quel rôle caractérise les récepteurs Fc dans la coopération entre anticorps et immunité innée ?

Ils permettent aux cellules innées d’utiliser la spécificité des anticorps pour diriger leurs fonctions effectrices vers des agents pathogènes.
Ils permettent aux lymphocytes T de reconnaître directement les antigènes natifs circulant dans les liquides biologiques.
Ils assurent la production d’anticorps par les macrophages après internalisation des agents infectieux.
Ils transforment les anticorps liés aux antigènes en molécules capables de présenter des peptides au CMH.

Ils permettent aux cellules innées d’utiliser la spécificité des anticorps pour diriger leurs fonctions effectrices vers des agents pathogènes.

Explication

Les récepteurs Fc relient la partie constante des anticorps aux cellules de l’immunité innée, ce qui oriente leur action vers la cible reconnue par l’anticorps. La reconnaissance directe d’antigènes natifs relève plutôt du BCR que des récepteurs Fc.

61. Quelle association entre récepteur Fc, cellules porteuses et classe d’anticorps est correcte ?

Le FcαR des granulocytes reconnaît les IgE, le FcεR des cellules myéloïdes reconnaît les IgA, et le FcγR reconnaît les IgM.
Le FcαR des cellules myéloïdes reconnaît les IgA, le FcεR des granulocytes et mastocytes reconnaît les IgE, et le FcγR reconnaît les IgG.
Le FcαR des mastocytes reconnaît les IgG, le FcεR des cellules myéloïdes reconnaît les IgM, et le FcγR reconnaît les IgA.
Le FcαR des lymphocytes T reconnaît les IgA, le FcεR des macrophages reconnaît les IgG, et le FcγR reconnaît les IgE.

Le FcαR des cellules myéloïdes reconnaît les IgA, le FcεR des granulocytes et mastocytes reconnaît les IgE, et le FcγR reconnaît les IgG.

Explication

Le FcαR est associé aux cellules myéloïdes et aux IgA, le FcεR aux granulocytes et mastocytes ainsi qu’aux IgE, tandis que le FcγR reconnaît les IgG sur de nombreuses cellules. Les autres associations inversent soit la classe d’anticorps, soit le type cellulaire exprimant le récepteur.

62. Lequel de ces ensembles regroupe des mécanismes effecteurs des anticorps ?

Synthèse du complément par les anticorps, maturation des lymphocytes T, lyse osmotique et sécrétion d’insuline
Activation du complément, neutralisation des toxines, opsonisation, ADCC et sensibilisation cellulaire par les IgE
Présentation antigénique par le CMH, recombinaison des TCR, phagocytose autonome et production de cytokines par les hématies
Reconnaissance des antigènes par le BCR, réplication virale, réparation tissulaire et formation des jonctions cellulaires

Activation du complément, neutralisation des toxines, opsonisation, ADCC et sensibilisation cellulaire par les IgE

Explication

Les anticorps peuvent activer le complément, neutraliser des toxines, faciliter la phagocytose par opsonisation, induire l’ADCC et sensibiliser des cellules effectrices via les IgE. La présentation par le CMH et la recombinaison des récepteurs lymphocytaires sont des processus de reconnaissance adaptative, non un ensemble de fonctions effectrices des anticorps.

63. Quelle succession décrit correctement l’opsonisation par un macrophage ?

Le pathogène est neutralisé par un anticorps soluble, puis une cellule NK libère des granzymes pour l’ingérer.
Le macrophage dégrade d’abord le pathogène, puis un anticorps se fixe aux fragments et le complément déclenche leur exportation.
L’anticorps se fixe au récepteur Fc du macrophage, le pathogène s’y attache ensuite et est détruit par des perforines.
L’anticorps se fixe au pathogène, son fragment Fc est reconnu par un récepteur Fc, puis le complexe est internalisé et digéré.

L’anticorps se fixe au pathogène, son fragment Fc est reconnu par un récepteur Fc, puis le complexe est internalisé et digéré.

Explication

Pendant l’opsonisation, l’anticorps recouvre le pathogène et son fragment Fc est saisi par un récepteur Fc du macrophage, ce qui favorise l’internalisation et la digestion. La libération de perforines et de granzymes caractérise l’ADCC des cellules cibles, et non l’ingestion opsonisée.

64. Comment les cellules NK réalisent-elles une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps ?

Elles internalisent des pathogènes recouverts d’anticorps et les digèrent dans des compartiments phagocytaires.
Elles présentent des peptides d’origine virale au CMH afin d’activer les lymphocytes T auxiliaires.
Elles se lient à des cellules infectées couvertes d’anticorps et libèrent des perforines et des granzymes pour les tuer.
Elles empêchent les toxines de se fixer à leurs récepteurs en masquant directement leurs sites de liaison.

Elles se lient à des cellules infectées couvertes d’anticorps et libèrent des perforines et des granzymes pour les tuer.

Explication

Dans l’ADCC, les cellules NK reconnaissent des anticorps fixés à une cellule infectée, puis libèrent des perforines et des granzymes qui provoquent sa destruction. L’internalisation et la digestion d’un pathogène correspondent plutôt à l’opsonisation réalisée par un phagocyte.

65. Quelle distinction entre le TCR et le BCR est correcte ?

Le TCR et le BCR reconnaissent les antigènes après leur dégradation et leur présentation par le CMH, selon des mécanismes équivalents.
Le TCR est un anticorps membranaire qui reconnaît l’antigène natif, tandis que le BCR reconnaît des peptides présentés par le CMH.
Le TCR reconnaît un antigène dégradé et présenté par le CMH, tandis que le BCR est un anticorps membranaire pouvant reconnaître l’antigène natif.
Le TCR reconnaît les antigènes natifs sans présentation, tandis que le BCR agit comme un récepteur intracellulaire après phagocytose.

Le TCR reconnaît un antigène dégradé et présenté par le CMH, tandis que le BCR est un anticorps membranaire pouvant reconnaître l’antigène natif.

Explication

Le TCR nécessite la présentation d’un antigène dégradé par une molécule du CMH, alors que le BCR correspond à un anticorps ancré dans la membrane du lymphocyte B et peut lier l’antigène sous sa forme native. Les deux récepteurs ne partagent donc pas la même modalité de reconnaissance.

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Qu'est-ce que l'immunité ?

Un mécanisme de résistance aux maladies, notamment infectieuses.

Quels sont les principaux composants de l'immunité innée ?

Les épithéliums, phagocytes, cellules dendritiques, cellules NK, cytokines et protéines plasmatiques.

Quelles sont les trois catégories de barrières anatomiques ?

Physiques ou mécaniques, chimiques et écologiques.

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