QCM : Immunité innée et inflammation (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’immunité innée d’une réponse immunitaire dirigée contre un antigène particulier ?

Elle reconnaît chaque antigène grâce à un récepteur qui lui est propre.
Elle intervient après l’activation d’une réponse adaptative spécifique.
Elle cible un antigène précis après sa reconnaissance par des anticorps.
Elle se déclenche sans spécificité, quelle que soit la nature de l’antigène détecté.

Elle se déclenche sans spécificité, quelle que soit la nature de l’antigène détecté.

Explication

L’immunité innée constitue une première défense et se déclenche sans spécificité, quelle que soit la nature de l’antigène. Une réponse dirigée contre un antigène particulier relève au contraire d’une défense spécifique.

2. Quelle définition correspond à un antigène dans le contexte immunitaire ?

Une molécule reconnue par des anticorps ou des cellules immunitaires et capable de déclencher une réponse immunitaire.
Une cellule qui détruit les microorganismes avant qu’ils ne franchissent les barrières de l’organisme.
Un marqueur présent sur les cellules qui bloque toute réaction au contact d’un microorganisme.
Une substance sécrétée par les tissus qui empêche le passage des cellules immunitaires.

Une molécule reconnue par des anticorps ou des cellules immunitaires et capable de déclencher une réponse immunitaire.

Explication

Un antigène est une molécule reconnue par des anticorps ou des cellules immunitaires et susceptible de déclencher une réponse. Une cellule qui détruit des microorganismes est un acteur immunitaire, et non un antigène.

3. Une structure protège l’organisme par sa présence, tandis qu’un autre système déclenche une réaction non spécifique au contact d’un antigène ; comment les distingue-t-on ?

La première est passive et le second est actif.
La première est active et le second est passif.
Les deux sont actifs, car ils contribuent à la défense de l’organisme.
Les deux sont passifs, car ils appartiennent à l’immunité innée.

La première est passive et le second est actif.

Explication

Un système passif agit par sa seule présence, alors qu’un système actif déclenche une réaction non spécifique au contact d’un antigène. Le fait qu’ils participent tous deux à l’immunité innée ne les rend pas tous deux passifs.

4. Quel ensemble comprend les principales barrières passives de l’immunité innée ?

La peau et les muqueuses, les sécrétions corporelles et les microbes des flores protectrices.
La peau et les muqueuses, les anticorps et les cellules présentatrices d’antigène.
Les sécrétions corporelles, les lymphocytes spécialisés et les marqueurs CMH.
Les anticorps circulants, les cellules dendritiques et les macrophages.

La peau et les muqueuses, les sécrétions corporelles et les microbes des flores protectrices.

Explication

Les barrières passives comprennent la barrière cutanéo-muqueuse, des sécrétions telles que la sueur et les larmes, ainsi que des communautés microbiennes protectrices. Les anticorps et les cellules immunitaires sont des acteurs de défense, pas les éléments de cet ensemble de barrières passives.

5. Que peuvent faire les cellules dendritiques et les macrophages après avoir détruit un antigène ?

Le convertir en cellule immunitaire et le faire circuler dans le microbiote intestinal.
Le produire sous forme d’anticorps et le libérer dans les sécrétions corporelles.
Le transformer en sécrétion antimicrobienne et renforcer la barrière cutanéo-muqueuse.
Le présenter sur des marqueurs CMH et agir alors comme cellules présentatrices d’antigène.

Le présenter sur des marqueurs CMH et agir alors comme cellules présentatrices d’antigène.

Explication

Les cellules dendritiques et les macrophages peuvent présenter des antigènes sur des marqueurs CMH ; ils sont alors appelés cellules présentatrices d’antigène. La production d’anticorps n’est pas la fonction décrite pour ces cellules.

6. Dans quelle situation la réaction inflammatoire apparaît-elle généralement ?

Quand les cellules immunitaires présentent un antigène sur des marqueurs CMH.
Quand une barrière de l’organisme est franchie, par exemple après une blessure.
Quand une sécrétion corporelle est produite sans contact avec un antigène.
Quand le microbiote intestinal exerce son rôle de barrière protectrice.

Quand une barrière de l’organisme est franchie, par exemple après une blessure.

Explication

La réaction inflammatoire apparaît lorsque les barrières sont franchies, comme après une piqûre, une blessure ou une brûlure. La présentation d’un antigène par des cellules immunitaires ne constitue pas, en elle-même, le déclencheur décrit ici.

7. Quels sont les quatre signes de l’inflammation ?

La douleur, la pâleur, le froid et l’œdème.
La douleur, la rougeur, la raideur et la fièvre.
La douleur, la rougeur, la chaleur et l’œdème.
La démangeaison, la rougeur, la chaleur et la fièvre.

La douleur, la rougeur, la chaleur et l’œdème.

Explication

Les quatre signes de l’inflammation sont la douleur, la rougeur, la chaleur et l’œdème. La fièvre peut accompagner certains états inflammatoires, mais elle ne fait pas partie de cette liste de quatre signes.

8. Lors d’une inflammation, quelle association entre mécanisme vasculaire et signe clinique est correcte ?

La diapédèse entraîne rougeur et chaleur, tandis que le chimiotactisme provoque le gonflement.
La phagocytose entraîne rougeur et chaleur, tandis que la vasoconstriction provoque le gonflement.
La vasodilatation entraîne rougeur et chaleur, tandis que la sortie de plasma contribue au gonflement.
La sortie de plasma entraîne rougeur et chaleur, tandis que la vasodilatation provoque le gonflement.

La vasodilatation entraîne rougeur et chaleur, tandis que la sortie de plasma contribue au gonflement.

Explication

La vasodilatation est associée à la rougeur et à la chaleur, alors que l’augmentation de la perméabilité permet la sortie de plasma et contribue au gonflement. L’association inverse entre sortie de plasma et rougeur confond les effets de ces deux mécanismes.

9. Quelle succession rassemble les étapes mentionnées de la réaction inflammatoire ?

Vasodilatation, coagulation, production d’anticorps, chimiotactisme et cicatrisation.
Augmentation de la perméabilité capillaire, vasodilatation, digestion, diapédèse et production d’anticorps.
Vasodilatation, augmentation de la perméabilité capillaire, diapédèse, chimiotactisme et phagocytose.
Vasoconstriction, diminution de la perméabilité capillaire, diapédèse, chimiotactisme et phagocytose.

Vasodilatation, augmentation de la perméabilité capillaire, diapédèse, chimiotactisme et phagocytose.

Explication

Les étapes citées comprennent la vasodilatation, l’augmentation de la perméabilité des capillaires, la diapédèse, le chimiotactisme et la phagocytose. La séquence fondée sur la vasoconstriction et la baisse de perméabilité inverse les deux premiers mécanismes.

10. Quel énoncé décrit le mieux la phagocytose ?

Un processus par lequel les cellules tissulaires fabriquent des microorganismes pour déclencher une réponse.
Un processus par lequel les cellules sanguines transportent l’oxygène vers les tissus altérés.
Un processus par lequel les cellules immunitaires produisent des anticorps circulant dans le plasma.
Un processus par lequel certaines cellules immunitaires éliminent des antigènes ou des débris dans les tissus.

Un processus par lequel certaines cellules immunitaires éliminent des antigènes ou des débris dans les tissus.

Explication

La phagocytose permet à certaines cellules immunitaires d’éliminer des antigènes ou des débris cellulaires présents dans les tissus. La production d’anticorps correspond à une autre fonction immunitaire et ne définit pas ce processus.

11. Quelles cellules réalisent notamment la phagocytose ?

Les macrophages, les granulocytes et les cellules dendritiques.
Les lymphocytes B, les plasmocytes et les cellules épithéliales.
Les globules rouges, les plaquettes et les cellules endothéliales.
Les fibroblastes, les neurones et les cellules musculaires.

Les macrophages, les granulocytes et les cellules dendritiques.

Explication

Les macrophages, les granulocytes et les cellules dendritiques font partie des cellules qui réalisent la phagocytose. Les lymphocytes B et les plasmocytes sont associés à la production d’anticorps plutôt qu’à cette liste de phagocytes.

12. Quelle séquence respecte les cinq étapes de la phagocytose ?

Adhésion, ingestion dans un phagosome, présentation sur le CMH, digestion dans un phagolysosome, fragmentation.
Adhésion, digestion dans un phagolysosome, ingestion dans un phagosome, présentation sur le CMH, fragmentation.
Ingestion dans un phagosome, adhésion, fragmentation, digestion dans un phagolysosome, présentation d’un fragment sur le CMH.
Adhésion, ingestion dans un phagosome, digestion dans un phagolysosome, fragmentation, présentation d’un fragment sur le CMH.

Adhésion, ingestion dans un phagosome, digestion dans un phagolysosome, fragmentation, présentation d’un fragment sur le CMH.

Explication

La phagocytose commence par l’adhésion, puis l’élément est ingéré dans un phagosome et digéré dans un phagolysosome avant d’être fragmenté; un fragment est ensuite présenté sur le CMH. Placer la présentation avant la digestion et la fragmentation inverse l’ordre des étapes tardives.

13. Dans un tableau clinique de grippe, quel classement des symptômes est correct ?

Fièvre, céphalées, pharyngite et rhinite sont généraux; asthénie, myalgie et toux sont spécifiques.
Fièvre, céphalées, asthénie et myalgie sont généraux; pharyngite, rhinite et toux sont spécifiques.
Pharyngite, rhinite et toux sont générales; fièvre, céphalées, asthénie et myalgie sont spécifiques.
Fièvre, asthénie, rhinite et toux sont générales; céphalées, myalgie et pharyngite sont spécifiques.

Fièvre, céphalées, asthénie et myalgie sont généraux; pharyngite, rhinite et toux sont spécifiques.

Explication

Dans l’exemple de la grippe, la fièvre, les céphalées, l’asthénie et la myalgie sont classées comme symptômes généraux, tandis que la pharyngite, la rhinite et la toux sont spécifiques. Classer la pharyngite et la rhinite parmi les symptômes généraux ne respecte pas cette distinction.

14. Quel marqueur peut être utilisé pour repérer une inflammation ?

L’hémoglobine glyquée.
La troponine cardiaque.
La protéine C réactive.
La thyroxine circulante.

La protéine C réactive.

Explication

La protéine C réactive est un marqueur de l’inflammation. L’hémoglobine glyquée renseigne plutôt sur la glycémie moyenne, et ne constitue pas le marqueur inflammatoire demandé.

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Quel rôle l’immunité innée joue-t-elle dans la défense de l’organisme ?

La première barrière de défense de l’organisme.

Comment l’immunité innée réagit-elle selon la nature de l’antigène détecté ?

Elle se déclenche quelle que soit sa nature, sans spécificité.

Qu’est-ce qu’un antigène ?

Une molécule reconnue par des anticorps ou des cellules immunitaires.

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