Fiche de révision : Immunité innée et reconnaissance

Plan du Cours

  1. Principes généraux de l’immunité
  2. Phases et dysfonctionnements immunitaires
  3. Barrières naturelles de l’immunité innée
  4. Barrière humorale et inflammation
  5. Cellules phagocytaires et phagocytose
  6. Cellules tueuses et présentation antigénique
  7. Signaux de danger et PRR
  8. Récepteurs TLR et NLR

1. Principes généraux de l’immunité

★ À maîtriser

📌 L’immunité innée repose sur des réponses non spécifiques qui se mettent en place indépendamment du pathogène, tandis que l’immunité adaptative repose sur des réponses spécifiques du pathogène.

📌 Le système immunitaire distingue le soi, constitué par les molécules de l’organisme, du non-soi, constitué notamment des agents pathogènes et des cellules de l’organisme modifiées.

  • Les cellules dendritiques appartiennent à l’immunité innée mais assurent le lien avec l’immunité adaptative.

Compléments

  • Les bactéries, champignons et parasites sont principalement extracellulaires, tandis que les virus se multiplient dans les cellules de l’organisme.

Astuce mémo

Innée = non spécifique et immédiate ; adaptative = spécifique et tardive

2. Phases et dysfonctionnements immunitaires

★ À maîtriser

  • L’immunité innée élimine 99,9 % des agents pathogènes, et l’immunité adaptative intervient si elle n’a pas réussi à les détruire.

  • 🔄 La réponse immunitaire se déroule selon trois phases:

    1. Phase précoce de 0 à 4 heures
    2. Phase intermédiaire de 4 à 96 heures
    3. Réponse adaptative tardive au-delà de 96 heures

Compléments

📌 Une infection ne provoque pas nécessairement une maladie, car le système immunitaire peut éliminer le pathogène avant l’apparition des symptômes.

  • Une maladie survient notamment lorsque:

    • la charge infectieuse est très importante
    • la virulence du pathogène augmente
    • le système immunitaire est défectueux
  • La réponse immunitaire peut provoquer un inconfort local, des atteintes collatérales des tissus par des molécules toxiques et des maladies auto-immunes lorsque le système immunitaire cible le soi.

Astuce mémo

Précoce 0–4 h → intermédiaire 4–96 h → adaptative >96 h

3. Barrières naturelles de l’immunité innée

Points essentiels

  • La peau couvre environ 1,7 m² et les muqueuses respiratoires, digestives et uro-génitales environ 400 m², constituant des barrières physiques imperméables à la plupart des pathogènes.

  • Le pH acide, les acides gras de la transpiration, le lysozyme, la phospholipase, les défensines et les surfactants pulmonaires limitent la croissance ou la survie des microorganismes.

  • La flore commensale agit en: sécrétant des toxines, entrant en compétition pour le fer, empêchant l’attachement aux surfaces épithéliales

  • La desquamation, les mouvements ciliaires, le péristaltisme intestinal, les liquides biologiques et le mucus éliminent ou piègent les microorganismes présents sur les surfaces épithéliales.

Astuce mémo

Barrière physique, chimique ou biologique → limitation de l’entrée et de la croissance des pathogènes

4. Barrière humorale et inflammation

Notions clés & Définitions

  • Complément : Principal facteur humoral de la réponse immunitaire non spécifique et, lorsqu’il est activé, augmente la perméabilité vasculaire, recrute les cellules phagocytaires, opsonise et élimine les bactéries.

★ À maîtriser

  • La lactoferrine et la transferrine limitent la croissance bactérienne en fixant le fer, nutriment majeur de la croissance bactérienne.

  • L’interleukine-1 stimule la production hépatique de protéines de phase aiguë, dont la protéine C-réactive, qui se fixe à la phosphocholine des parois bactériennes.

Compléments

  • Les interférons permettent la production de p53, ce qui provoque l’apoptose cellulaire et limite la réplication virale dans les cellules infectées.

5. Cellules phagocytaires et phagocytose

★ À maîtriser

📌 Les macrophages sont des cellules immobiles à longue durée de vie, dérivées des monocytes, possédant un noyau réniforme, CD14 et de nombreux lysosomes mais pas de granules.

  • Les polynucléaires neutrophiles sont des cellules mobiles caractérisées par CD15, contenant des granules bactéricides et jouant un rôle primordial dans la phagocytose.

  • Les récepteurs Fc reconnaissent le fragment Fc des anticorps et les récepteurs CR3b reconnaissent C3b du complément, permettant la capture de pathogènes opsonisés.

  • 🔄 La phagocytose comprend: le chimiotactisme, la capture par les récepteurs, l’internalisation dans un phagosome, la fusion avec les granules ou lysosomes en phagolysosome

Compléments

  • Les polynucléaires éosinophiles assurent une défense antiparasitaire, possèdent des récepteurs du complément, des IgG et des IgE, et participent à l’inflammation allergique.

  • La flambée respiratoire produit notamment:

    • l’anion superoxyde
    • le peroxyde d’hydrogène
    • l’oxygène singulet
    • les radicaux hydroxyles

Astuce mémo

Chimiotactisme → capture → internalisation → destruction

6. Cellules tueuses et présentation antigénique

★ À maîtriser

📌 Les cellules saines expriment constitutivement le CMH de classe I et sont épargnées par les cellules NK, tandis que les cellules infectées ou malignes répriment cette expression et peuvent être détruites.

📌 Les récepteurs activateurs KAR déclenchent la destruction lorsqu’ils reconnaissent leur ligand KAL, tandis que les récepteurs inhibiteurs KIR empêchent la destruction lorsqu’ils s’associent au CMH de classe I.

  • Les cellules NK sont identifiées par CD56 et CD16 et peuvent devenir des cellules LAK à forte activité lytique sous l’influence de concentrations d’IL-2 et d’IFN-γ.

  • Les cellules dendritiques immatures capturent les antigènes dans les tissus périphériques, puis les cellules dendritiques matures migrent vers les organes lymphoïdes et stimulent les lymphocytes T naïfs.

Compléments

  • Les cellules K ne constituent pas un type cellulaire morphologiquement distinct et tuent par cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps grâce à leurs récepteurs Fc.

Astuce mémo

KIR + CMH I protège ; KAR + ligand active la destruction

7. Signaux de danger et PRR

Notions clés & Définitions

  • DAMP : Signaux de danger endogènes provenant du soi, tels que des cellules endommagées, des molécules dérivées du soi ou des perturbations physiques, et pouvant provoquer une inflammation stérile.
  • PAMP : Les PAMP sont des motifs moléculaires conservés exprimés par les pathogènes, comme le LPS des bactéries Gram négatif, le peptidoglycane des bactéries Gram positif, la flagelline, les mannanes et l’ARN double brin viral.
  • PRR : Récepteurs de reconnaissance des motifs moléculaires qui détectent les PAMP et instaurent un premier degré de spécificité relatif et faible.

Astuce mémo

DAMP = danger du soi ; PAMP = motif du non-soi microbien

8. Récepteurs TLR et NLR

Notions clés & Définitions

  • TLR : Protéines transmembranaires humaines comprenant un domaine extracellulaire riche en leucine, une région transmembranaire riche en cystéines et un domaine intracytoplasmique TIR.
  • NLR : Récepteurs intracellulaires organisés en un domaine C-terminal LRR, un domaine central NOD assurant l’auto-oligomérisation et un domaine N-terminal variable de reconnaissance.

★ À maîtriser

  • Les quatre familles de PRR sont:

    • TLR membranaires
    • NLR cytosoliques
    • CLR membranaires
    • RLR cytosoliques
  • Les TLR 1, 2, 4, 5 et 6 sont situés à la surface cellulaire et reconnaissent des composants microbiens protéiques ou lipidiques, tandis que les TLR 3, 7, 8 et 9 sont endosomaux ou lysosomaux et reconnaissent des acides nucléiques.

Compléments

  • L’être humain possède 10 TLR, qui peuvent former des homodimères ou des hétérodimères.

  • Les quatre sous-familles de NLR sont:

    • NLRA
    • NLRB
    • NLRC
    • NLRP

Astuce mémo

TLR transmembranaires ; NLR cytoplasmiques

Tableaux de synthèse

Immunité innée et adaptative

CaractéristiqueImmunité innéeImmunité adaptative
SpécificitéNon spécifiqueSpécifique
DéclenchementIndépendant du pathogèneAprès échec de l’innée
Chronologie0 à 96 heuresAu-delà de 96 heures
Cellules dendritiquesAppartiennent à cette immunité et font le lienActivent les lymphocytes T naïfs

Familles principales de PRR

RécepteurLocalisationÉlément reconnu
TLRMembranaire ou endosomalComposants microbiens ou acides nucléiques
NLRCytosoliqueMotifs intracellulaires
CLRMembranaireMotifs reconnus par les lectines de type C
RLRCytosoliqueMotifs reconnus par les récepteurs de type RIG

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1. Quelle distinction caractérise le mieux l’immunité innée et l’immunité adaptative ?

2. Quelle est la principale différence entre l’immunité innée et l’immunité adaptative ?

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Quelle immunité repose sur des réponses non spécifiques indépendantes du pathogène ?

L’immunité innée.

Immunité innée

Réponse non spécifique et immédiate

Quelle catégorie d'agents infectieux se multiplie à l'intérieur des cellules ?

Les virus.

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