QCM : Infections associées aux soins (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proportion des infections associées aux soins peut être évitée ?

De 40 à 50 %.
De 30 à 40 %.
De 10 à 20 %.
De 20 à 30 %.

De 20 à 30 %.

Explication

La proportion estimée d’IAS évitables se situe entre 20 et 30 %. Une estimation de 30 à 40 % place cette proportion au-dessus de la fourchette indiquée.

2. Quand une infection est-elle considérée comme associée aux soins ?

Lorsqu’elle survient après une intervention chirurgicale et qu’elle touche le site opératoire.
Lorsqu’elle est causée par un acte thérapeutique, quelle que soit la date de son apparition.
Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et qu’elle n’était ni présente ni en incubation à son début.
Lorsqu’elle apparaît à l’hôpital, même si elle était déjà en incubation avant l’admission.

Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et qu’elle n’était ni présente ni en incubation à son début.

Explication

La définition repose sur le lien temporel avec une prise en charge et sur l’absence d’infection présente ou en incubation au début de celle-ci. Une infection déjà en incubation au commencement de la prise en charge ne répond donc pas à ce critère.

3. Un patient hospitalisé développe une infection après un contact avec un autre malade porteur d’un micro-organisme. Quelle origine possible de l’infection ce scénario illustre-t-il ?

Une infection transmise par un membre du personnel.
Une contamination provenant de l’environnement hospitalier.
Une infection issue de la flore propre du patient.
Une transmission croisée entre patients.

Une transmission croisée entre patients.

Explication

Le passage d’un micro-organisme d’un malade à un autre correspond à une transmission croisée. Une infection issue de la flore propre du patient provient de ses propres micro-organismes, et non d’un autre malade.

4. Quel ordre de grandeur décrit la fréquence des infections associées aux soins chez les patients hospitalisés ?

Environ 5 % des patients, soit 470 000 cas par an.
Environ 10 % des patients, soit 470 000 cas par an.
Environ 15 % des patients, soit 470 000 cas par an.
Environ 5 % des patients, soit 47 000 cas par an.

Environ 5 % des patients, soit 470 000 cas par an.

Explication

Les IAS touchent environ 5 % des patients hospitalisés, ce qui représente 470 000 cas annuels. L’estimation de 47 000 cas réduit d’un facteur dix le nombre annuel associé à cette proportion.

5. Que désigne le bionettoyage dans la prévention des infections associées aux soins ?

La surveillance des infections et leur transmission aux autorités sanitaires à l’échelle régionale
Le nettoyage et la désinfection des matériels et des surfaces selon des procédures et des fréquences adaptées
La stérilisation de tous les dispositifs médicaux après chaque acte réalisé auprès d’un patient
La formation des professionnels aux gestes de vaccination et à la maîtrise de l’antibiorésistance

Le nettoyage et la désinfection des matériels et des surfaces selon des procédures et des fréquences adaptées

Explication

Le bionettoyage associe le nettoyage et la désinfection des matériels et des surfaces selon des modalités adaptées. La stérilisation des dispositifs médicaux constitue une opération distincte et ne définit pas le bionettoyage.

6. Laquelle de ces conséquences physiques ou psychosociales peut être causée par une infection associée aux soins ?

Une hausse du nombre de places hospitalières disponibles
Une transmission automatique de la responsabilité pénale à l’établissement
Une diminution de la couverture vaccinale des soignants
Une incapacité temporaire ou définitive

Une incapacité temporaire ou définitive

Explication

Une infection associée aux soins peut altérer la santé et entraîner une incapacité temporaire ou définitive. La couverture vaccinale des soignants relève des enjeux de prévention, et non d’une conséquence subie par la personne infectée.

7. Dans quelles conditions un professionnel de santé peut-il être poursuivi pénalement à la suite de la transmission d’une infection associée aux soins ?

Si une plainte est déposée et que le dommage est constaté, même sans faute ni lien de causalité établi
Si une plainte est déposée et qu’une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux sont établis
Si un dommage et un lien de causalité sont établis, même en l’absence de plainte et de faute prouvée
Si une faute est établie et qu’une plainte est déposée, même si aucun dommage n’est démontré

Si une plainte est déposée et qu’une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux sont établis

Explication

La responsabilité pénale suppose une plainte ainsi que la preuve d’une faute, d’un dommage et d’un lien de causalité entre eux. Un dommage constaté ne suffit pas à lui seul si la faute ou ce lien n’est pas établi.

8. Comment les infections associées aux soins influent-elles sur l’offre de places dans les établissements de santé et d’hébergement ?

Elles la concentrent dans les établissements d’hospitalisation de courte durée.
Elles la déplacent vers les structures de soins de suite et de réadaptation.
Elles l’augmentent en accélérant la rotation des patients dans les structures.
Elles la réduisent en mobilisant des places dans plusieurs types de structures.

Elles la réduisent en mobilisant des places dans plusieurs types de structures.

Explication

Les infections associées aux soins diminuent l’offre de places dans les hôpitaux, les structures de réadaptation et les établissements d’hébergement pour personnes âgées ou handicapées. Le transfert vers les structures de réadaptation ne décrit pas cet effet général sur la capacité d’accueil.

9. Quelle différence distingue le rôle du CPIAS de celui de l’EOH ou de l’EMHT dans la prévention des infections associées aux soins ?

Le CPIAS coordonne les actions à l’échelle régionale, tandis que l’EOH ou l’EMHT recense les infections de l’établissement et propose des actions locales.
Le CPIAS définit les objectifs nationaux, tandis que l’EOH ou l’EMHT transmet les questions du service et relaie les informations reçues.
Le CPIAS transmet les infections de chaque service à l’EOH, tandis que l’EOH fixe les objectifs régionaux de prévention.
Le CPIAS évalue les pratiques de chaque établissement, tandis que l’EOH recense les infections de l’ensemble de sa région.

Le CPIAS coordonne les actions à l’échelle régionale, tandis que l’EOH ou l’EMHT recense les infections de l’établissement et propose des actions locales.

Explication

Le CPIAS recense les infections à l’échelle régionale, les transmet à l’ARS et propose des actions régionales, alors que l’EOH ou l’EMHT agit à l’échelle de l’établissement. La définition des objectifs nationaux relève du PROPIAS, et non du CPIAS.

10. Comment un acte invasif peut-il contribuer à une infection associée aux soins provenant des micro-organismes du patient ?

Il transforme une contamination de l’environnement en infection contractée à l’hôpital.
Il prolonge la prise en charge jusqu’à ce qu’une infection préexistante apparaisse.
Il transmet nécessairement au patient des micro-organismes provenant du personnel soignant.
Il peut favoriser l’infection à partir de micro-organismes déjà présents chez le patient.

Il peut favoriser l’infection à partir de micro-organismes déjà présents chez le patient.

Explication

Un acte invasif peut favoriser l’infection par les propres micro-organismes du patient, notamment lorsque celui-ci présente une fragilité particulière. Une transmission par le personnel correspond à une autre origine possible, et non à ce mécanisme.

11. Pour estimer l’effet d’un dispositif invasif sur le risque infectieux, quel multiplicateur du risque d’infection du patient faut-il retenir ?

Le risque est multiplié par 4,61.
Le risque est multiplié par 0,61.
Le risque est multiplié par 3,00.
Le risque est multiplié par 5,00.

Le risque est multiplié par 4,61.

Explication

Le port d’un dispositif invasif multiplie par 4,61 le risque d’infection du patient. Le chiffre de 5 % correspond à la proportion de patients hospitalisés concernés par les IAS, et non au multiplicateur de risque.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Infections associées aux soins.

Quand une infection est-elle considérée comme associée aux soins ?

Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et qu’elle était absente et non incubée à son début.

Quelles sont les origines possibles des IAS ?

Les micro-organismes du patient, les autres malades, les personnels ou l’environnement hospitalier.

Quelle proportion des patients hospitalisés est concernée par les IAS ?

5 % des patients hospitalisés.

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