Fiche de révision : Infections et prélèvements biologiques

Plan du Cours

  1. Appendicite et péritonite
  2. Tuberculose et prévention
  3. Sepsis et antibiorésistance
  4. Infections cutanées
  5. Bronchites et pneumopathies
  6. Méningites et encéphalites
  7. Diarrhées infectieuses
  8. Inflammation et maladies auto-immunes
  9. Hépatites virales
  10. Infections urinaires et prélèvements
  11. Ponction lombaire et prélèvements
  12. Précautions complémentaires d’hygiène
  13. Diagnostic microbiologique et immunitaire
  14. Physiopathologie des infections
  15. Transmission et états infectieux
  16. Vaccination et maladies évitables
  17. VIH et prise en charge
  18. Infections sexuellement transmissibles

1. Appendicite et péritonite

Notions clés & Définitions

  • Appendicite : Inflammation de l’appendice, généralement secondaire à l’obstruction de sa lumière.
  • Péritonite : Processus inflammatoire localisé ou généralisé de la membrane péritonéale.

Points essentiels

  • Les causes d’obstruction comprennent: l’hyperplasie lymphoïde, le stercolithe, le corps étranger, le bouchon muqueux, l’hypertrophie pariétale liée à la maladie de Crohn, les parasites

  • Les origines de la péritonite sont: bactérienne après appendicite, cholécystite, diverticulite, salpingite ou perforation digestive, chimique comme dans la pancréatite, liée à un corps étranger tel qu’une compresse

Astuce mémo

Obstruction de l’appendice → inflammation → péritonite

2. Tuberculose et prévention

Notions clés & Définitions

  • Tuberculose : Maladie infectieuse principalement pulmonaire et pleurale, due à l’inhalation de bacilles tuberculeux, qui peut atteindre d’autres organes et être transmissible.

★ À maîtriser

📌 L’infection tuberculeuse latente associe la présence de bacilles de Koch, un test immunologique positif, l’absence de symptômes, une radiographie pulmonaire normale et une recherche de bacilles négative, sans contagiosité.

  • La tuberculose respiratoire se transmet par voie aérienne et nécessite des précautions « air », avec un masque FFP2 pour le soignant et un masque chirurgical pour le patient.

  • Le traitement standard de la tuberculose associe une quadrithérapie pendant 2 mois2\ mois puis une bithérapie pendant 4 mois4\ mois.

  • La quadrithérapie comprend:

    • la rifampicine
    • l’isoniazide
    • le pyrazinamide
    • l’éthambutol

Compléments

  • Les facteurs favorisants comprennent:

    • les âges extrêmes
    • la chimiothérapie
    • la corticothérapie
    • le VIH
    • les cancers
    • le diabète
    • les événements traumatiques
    • les addictions
  • L’obligation vaccinale universelle par le BCG a été levée en juillet 2007, mais la vaccination reste recommandée chez les enfants à risque de tuberculose.

Astuce mémo

ITL sans symptômes ni contagiosité, tuberculose maladie symptomatique et potentiellement contagieuse

3. Sepsis et antibiorésistance

Notions clés & Définitions

  • Sepsis : Dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, causée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection.
  • Choc septique : Le choc septique est un sepsis associé à une anomalie métabolique et circulatoire nécessitant des amines pour maintenir une pression artérielle moyenne supérieure à 65 mmHg, avec une lactatémie supérieure ou égale à 2 mmol/L.
  • Antibiorésistance : Inefficacité d’un traitement antibiotique sur l’infection bactérienne ciblée.
  • Bactériémie : Présence de bactéries ou de champignons dans le sang, parfois sans symptôme.

Points essentiels

  • Les signes de gravité du sepsis comprennent une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg ou une pression artérielle moyenne inférieure à 65 mmHg, une tachycardie supérieure à 90 battements par minute, une confusion ou un coma, des marbrures, des extrémités froides et une oligurie inférieure ou égale à 500 mL par 24 heures.

  • 🔄 La conduite à tenir comprend: prévenir le médecin, réaliser des hémocultures, débuter une antibiothérapie intraveineuse, assurer un remplissage et des amines si nécessaire, surveiller les paramètres vitaux, administrer de l’oxygène

Astuce mémo

Infection → dysfonction d’organe → choc septique

4. Infections cutanées

Notions clés & Définitions

  • Infection cutanée : Infection de la peau et des tissus mous.
  • Fasciite nécrosante : Nécrose de l’aponévrose superficielle.

★ À maîtriser

📌 L’érythème est une lésion rouge qui disparaît à la vitropression, tandis que le purpura ne s’efface pas à la vitropression.

  • Les lésions élémentaires comprennent:

    • la macule plane
    • la papule en relief
    • le nodule arrondi palpable
    • la vésicule de moins de 5 mm à contenu clair
    • la bulle de plus de 5 mm à contenu clair
    • la pustule en relief contenant du pus
  • L’impétigo est une infection bactérienne superficielle due au staphylocoque ou au streptocoque du groupe A, fréquente chez l’enfant et caractérisée notamment par des lésions croûteuses mélicériques.

  • 🔄 Le traitement de la gale comprend: administrer l’ivermectine si le poids dépasse 15 kg, répéter l’ivermectine 7 jours plus tard, appliquer l’Ascabiol pendant 24 heures si indiqué, traiter simultanément les membres de la famille ou de la collectivité

Compléments

📌 Pour un impétigo atteignant moins de 2 % de la surface corporelle et moins de 5 lésions, le traitement est local par mupirocine ou acide fusidique trois fois par jour pendant 5 jours, sans antibiotique oral en général.

Astuce mémo

Érythème qui blanchit à la vitropression, purpura qui ne blanchit pas

5. Bronchites et pneumopathies

Notions clés & Définitions

  • Bronchite aiguë : Inflammation de l’arbre trachéobronchique, le plus souvent secondaire à une infection virale.
  • Pneumopathie communautaire : Infection du parenchyme pulmonaire acquise en milieu extrahospitalier ou apparaissant dans les 48 heures suivant une hospitalisation.
  • Pneumopathie nosocomiale : Survient plus de 48 heures après l’hospitalisation du patient ou chez un patient institutionnalisé.

★ À maîtriser

  • La bronchite aiguë est d’origine virale dans 90 % des cas et d’origine bactérienne dans 5 à 10 % des cas.

📌 Chez l’adulte sain présentant une bronchite aiguë, l’abstention de toute antibiothérapie doit être la règle, avec un traitement symptomatique par antipyrétique et bronchodilatateurs si nécessaire.

  • Les signes évocateurs d’une pneumopathie communautaire sont la fièvre présente dans 80 % des cas, la toux avec expectoration, la dyspnée et les douleurs thoraciques.

Compléments

  • La pneumopathie à pneumocoque représente 60 à 70 % des pneumopathies communautaires et est due à Streptococcus pneumoniae.

  • La légionellose est une infection à bacille Gram négatif intracellulaire vivant dans les milieux hydriques, avec une incubation de 2 à 10 jours et un traitement antibiotique de 14 jours.

Astuce mémo

Bronchite aiguë souvent virale et radiographie normale, pneumopathie avec atteinte du parenchyme

6. Méningites et encéphalites

Notions clés & Définitions

  • Méningite : Inflammation des méninges, le plus souvent liée à une infection virale, bactérienne, fongique ou parasitaire.

★ À maîtriser

📌 La méningite associe un syndrome infectieux et un syndrome méningé, l’encéphalite associe un syndrome infectieux et un syndrome encéphalitique, et la méningo-encéphalite associe les trois syndromes.

  • Le purpura fulminans est une urgence vitale caractérisée par une extension rapide des lésions purpuriques, avec au moins un élément nécrotique de plus de 3 mm associé à un syndrome infectieux sévère.

  • Les signes du syndrome méningé comprennent une céphalée intense et continue, des nausées ou vomissements, une photophobie et une raideur méningée douloureuse et permanente.

  • Les quatre tubes sont destinés:

    • à la cytologie
    • à la biochimie
    • à la bactériologie
    • à la biologie moléculaire

Compléments

  • Le signe de Kernig correspond à une flexion des genoux provoquée par la flexion des cuisses sur le tronc, tandis que le signe de Brudzinski correspond à une flexion des hanches et des genoux lors de la flexion de la nuque.

  • La méningite à méningocoque est principalement observée chez les sujets de moins de 25 ans, se transmet par voie aérienne et peut provoquer un purpura fulminans.

Astuce mémo

Syndrome infectieux + méningé, puis éventuellement encéphalitique

7. Diarrhées infectieuses

Notions clés & Définitions

  • Diarrhée : Élimination de plus de 3 selles non moulées par jour ou de plus de 250 g de selles en 24 heures.
  • TIAC : Apparition simultanée d’au moins deux cas de symptômes digestifs liés à une même origine alimentaire et constitue une maladie à déclaration obligatoire.
  • Infection à Clostridioides difficile : Définie par au moins 3 selles liquides, un iléus ou un mégacôlon toxique, avec confirmation bactériologique, endoscopique ou histologique.

★ À maîtriser

📌 Le mécanisme toxinique provoque une diarrhée aqueuse abondante sans fièvre, tandis que le mécanisme entéro-invasif provoque des selles glaireuses, sanglantes ou mucopurulentes avec fièvre.

📌 La réhydratation d’une diarrhée doit être réalisée par voie orale avec eau, glucose et électrolytes si possible, ou par voie intraveineuse en cas de déshydratation majeure, trouble de conscience, collapsus ou vomissements importants.

Compléments

  • Les exemples de diarrhée toxinique comprennent: le choléra, les Escherichia coli entérotoxinogènes, les germes responsables de toxi-infections alimentaires collectives

  • Les exemples de diarrhée entéro-invasive comprennent:

    • Shigella
    • Escherichia coli entéro-invasif
    • Escherichia coli entéro-hémorragique
    • les salmonelles non typhiques

Astuce mémo

Toxinique : diarrhée aqueuse ; entéro-invasif : sang, glaires et pus

8. Inflammation et maladies auto-immunes

Notions clés & Définitions

  • Inflammation aiguë : Brève et transitoire, caractérisée par la rougeur, la tumeur, la chaleur et la douleur, puis évoluant par phases vasculaire, cellulaire et de résolution-réparation.
  • Inflammation chronique : Inflammation persistante responsable de séquelles anatomiques et fonctionnelles potentiellement graves.
  • Maladie auto-immune : Survient lors d’une rupture de la tolérance au soi, avec production d’auto-anticorps dirigés contre les constituants de l’organisme.

★ À maîtriser

  • La polyarthrite rhumatoïde débute le plus souvent entre 40 et 60 ans, prédomine chez la femme et se manifeste par une polyarthrite bilatérale et symétrique à prédominance des extrémités des mains et des pieds.

  • Le lupus érythémateux disséminé est une maladie auto-immune caractérisée par de nombreux auto-anticorps, notamment les anticorps antinucléaires anti-ADN et anti-Sm, avec une triade d’atteintes cutanée, articulaire et rénale.

Compléments

  • La réaction inflammatoire générale associe:
    • asthénie
    • anorexie
    • amaigrissement
    • fièvre

Astuce mémo

Phase vasculaire → phase cellulaire → résolution et réparation

9. Hépatites virales

Notions clés & Définitions

  • Hépatite virale : Infection inflammatoire du foie due à un virus, transmise par voie entérique ou parentérale.
  • Hépatite fulminante : Résulte d’une destruction massive des cellules hépatiques entraînant une insuffisance hépatique, avec un risque fréquent de décès ou de transplantation.

★ À maîtriser

  • Les principaux virus des hépatites sont:

    • le virus A
    • le virus B
    • le virus C
    • le virus D
    • le virus E
  • L’hépatite aiguë évolue typiquement d’une phase d’incubation silencieuse vers une phase pré-ictérique, puis une phase ictérique avec urines foncées et selles décolorées.

  • L’hépatite chronique est définie au-delà de 6 mois et peut évoluer vers la cirrhose puis le carcinome hépatocellulaire.

Compléments

  • 🔄 L’évolution des lésions suit la séquence:

    1. foie normal
    2. inflammation
    3. nécrose
    4. fibrose
    5. cirrhose
    6. carcinome hépatocellulaire
  • La vaccination concerne les virus des hépatites A, B et D, tandis que la limitation de l’exposition concerne notamment les virus E et C.

Astuce mémo

Inflammation → nécrose → fibrose → cirrhose → carcinome

10. Infections urinaires et prélèvements

Notions clés & Définitions

  • Cystite : Infection urinaire basse associant des signes fonctionnels urinaires sans fièvre.
  • Pyélonéphrite : Infection urinaire haute associant des signes fonctionnels urinaires, une douleur lombaire latéralisée, une douleur à la percussion lombaire et de la fièvre.
  • ECBU : Examen cytobactériologique des urines utilisé pour confirmer une infection urinaire à partir d’un échantillon recueilli dans un flacon stérile.
  • Ponction lombaire : Consiste à prélever du liquide céphalorachidien dans le canal rachidien lombaire, habituellement entre L4 et L5.
  • Hémoculture : Mise en culture d’un prélèvement sanguin en milieu liquide afin d’isoler des bactéries ou des champignons.

★ À maîtriser

  • Les signes de cystite comprennent:
    • la dysurie
    • les brûlures mictionnelles
    • la pollakiurie
    • la pesanteur ou douleur pelvienne
    • l’aggravation d’une incontinence
    • la rétention aiguë d’urines

📌 La colonisation urinaire correspond à une bactériurie asymptomatique avec ECBU positif, tandis que les urines malodorantes ou troubles ne suffisent pas à diagnostiquer une infection urinaire.

  • 🔄 Le cheminement de l’ECBU comprend: à J0, la coloration de Gram, l’ensemencement et l’incubation à 37 °C, à J1, l’identification des colonies, à J2, l’antibiogramme

  • Les tubes sont destinés:

    • à la cytologie
    • à la biochimie
    • à la bactériologie
    • à la biologie moléculaire

Compléments

  • Pour une hémoculture adulte, le remplissage recommandé est de 10 mL par flacon, avec un prélèvement du flacon aérobie avant le flacon anaérobie.

Astuce mémo

Prélèvement → identification → antibiogramme

11. Ponction lombaire et prélèvements

★ À maîtriser

  • Après le prélèvement, le médecin retire l’aiguille, l’évacue dans l’OPCT, exerce une pression sur le point de ponction, pose un pansement, identifie les prélèvements au nom du patient et les envoie au laboratoire.

  • Les céphalées post-ponction lombaire apparaissent généralement 24 à 48 heures après l’acte, durent 2 à 4 jours, augmentent en position debout et s’atténuent en position allongée.

Compléments

  • Les prélèvements de ponction lombaire comprennent notamment des tubes destinés à la chimie, à la bactériologie et à la biologie moléculaire par PCR multiplex.

  • Les complications sévères comprennent:

    • Abcès épidural
    • Infection du liquide céphalorachidien
    • Hémorragie du canal lombaire

Astuce mémo

Prélever, retirer, identifier, envoyer

12. Précautions complémentaires d’hygiène

Notions clés & Définitions

  • Précautions complémentaires d’hygiène : Ensemble de mesures mises en œuvre pour éviter la transmission d’un agent infectieux identifié, en complément des précautions standard.

★ À maîtriser

📌 Les précautions complémentaires d’hygiène sont adaptées au mode de transmission infectieuse et comprennent les précautions contact, gouttelettes et air.

Compléments

📌 Le transport d’un patient soumis à des précautions complémentaires d’hygiène doit maintenir les mesures adaptées à son mode de transmission afin d’éviter la diffusion de l’agent infectieux.

Astuce mémo

Contact, gouttelettes et air correspondent à des voies de transmission différentes

13. Diagnostic microbiologique et immunitaire

Notions clés & Définitions

  • Test ELISA : Technique immuno-enzymatique utilisée pour détecter des anticorps, des antigènes, des peptides, des protéines ou d’autres substances dans un échantillon biologique.

Points essentiels

📌 Le Western blot recherche dans le sérum des protéines antigéniques ou des anticorps dirigés contre ces protéines et peut confirmer ou infirmer un résultat ELISA parfois faussement positif.

📌 Le diagnostic direct met en évidence l’agent infectieux, son antigène ou son génome, tandis que le diagnostic indirect repose sur le sérodiagnostic.

Astuce mémo

ELISA dépiste, Western blot confirme

14. Physiopathologie des infections

Notions clés & Définitions

  • Infection : Maladie provoquée par la présence d’un micro-organisme pathogène dans un organisme.
  • Période d’incubation : Délai entre le contage et la première manifestation de la maladie.

★ À maîtriser

📌 La contamination est la pénétration d’un germe dans un organisme, tandis que la colonisation correspond à la présence de micro-organismes vivants sans agressivité pour l’hôte.

Compléments

  • Des bactéries opportunistes citées sont:
    • Legionella pneumophila
    • Serratia marcescens
    • Listeria monocytogenes

Astuce mémo

Contamination → colonisation ou infection → maladie

15. Transmission et états infectieux

★ À maîtriser

  • 🔄 Les états infectieux évoluent selon la séquence:
    1. Infection
    2. Bactériémie
    3. Sepsis
    4. Choc septique

📌 Le choc septique est défini par le recours aux vasopresseurs pour maintenir une pression artérielle moyenne supérieure à 65 mmHg malgré un remplissage vasculaire, avec une lactatémie supérieure à 2 mmol/l.

📌 Une infection communautaire est présumée acquise en dehors de l’hôpital, une infection associée aux soins survient au cours ou à la suite d’une prise en charge, et une infection nosocomiale est acquise dans un établissement de santé.

Compléments

  • Les transmissions infectieuses peuvent être directes, indirectes ou verticales et utiliser le contact, les gouttelettes, les particules aéroportées, la voie sexuelle, le sang, l’eau, les aliments, le sol ou des vecteurs.

Astuce mémo

Réservoir, transmission, infection, sepsis

16. Vaccination et maladies évitables

★ À maîtriser

📌 La vaccination injecte un virus inactivé ou atténué afin de stimuler une production spécifique d’anticorps et une mémoire immunitaire, tandis que la sérothérapie injecte directement des anticorps pour obtenir une défense rapide.

  • La vaccination procure une protection individuelle directe et une protection collective indirecte lorsque le seuil de couverture vaccinale est atteint.

  • La primo-vaccination DTP est prévue à 2, 4 et 11 mois, avec des rappels à 6 ans, 11 ans, 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans.

Compléments

  • La vaccination contre le papillomavirus est recommandée entre 11 et 15 ans avant les premiers rapports sexuels en 2 doses à M0 et M6, avec un rattrapage jusqu’à 19 ans en 3 doses à M0, M2 et M6.

Astuce mémo

Vaccination = prévention active, sérothérapie = défense immédiate par anticorps

17. VIH et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • VIH : Virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida à un stade avancé de l’infection.

Points essentiels

  • Le traitement post-exposition au VIH doit commencer le plus tôt possible, idéalement dans les 4 heures et au maximum dans les 48 heures, puis être poursuivi pendant 4 semaines.

  • Le test ELISA combiné de quatrième génération détecte les anticorps anti-VIH et l’antigène P24, tandis que le Western blot ou l’immunoblot confirme le diagnostic.

  • Les objectifs du traitement antirétroviral sont de restaurer un nombre de CD4 supérieur à 500/mm3, d’obtenir une charge virale indétectable inférieure à 20 copies/ml et de réduire le risque de transmission du VIH.

Astuce mémo

Dépister, traiter, suivre, prévenir la transmission

18. Infections sexuellement transmissibles

Notions clés & Définitions

  • Syphilis primaire : Se manifeste par un chancre, ulcération généralement unique, indolore, à fond propre et très contagieuse.

Points essentiels

  • La syphilis se diagnostique par sérologie et se traite par injection intramusculaire d’Extencilline, en dose unique si elle est précoce et en trois injections si elle est tardive, avec traitement des partenaires sexuels.

  • Le gonocoque provoque chez l’homme une dysurie et un écoulement purulent, tandis que les femmes présentent souvent des signes plus discrets comme des leucorrhées ou une dyspareunie; le diagnostic repose notamment sur une PCR.

  • Les infections à Chlamydia trachomatis sont souvent asymptomatiques, notamment dans 50 % des urétrites aiguës et 70 à 95 % des cervicites aiguës, et se diagnostiquent par PCR.

  • La prévention des IST repose sur:

    • Dépistage
    • Préservatif
    • Vaccination contre les HPV et les hépatites A et B
    • PrEP contre le VIH
    • TPE après exposition
    • Dépistage des partenaires

Astuce mémo

Syphilis, gonocoque et chlamydia sont bactériennes, tandis que VIH, HPV et herpès sont viraux

Tableaux de synthèse

Principales infections respiratoires

AffectionOrigine ou définitionÉléments distinctifs
Bronchite aiguëInflammation trachéobronchique, virale dans 90 % des casRadiographie généralement normale, antibiotiques non systématiques
Pneumopathie communautaireInfection du parenchyme acquise hors hôpital ou dans les 48 heuresFièvre, toux, dyspnée, radiographie anormale
Pneumopathie nosocomialeSurvenue après plus de 48 heures d’hospitalisationGermes nosocomiaux, antibiothérapie probabiliste puis adaptée

Types de diarrhée infectieuse

MécanismeSellesSignes associés
ToxiniqueAqueuses et abondantesDéshydratation, généralement sans fièvre
Entéro-invasifGlaireuses, sanglantes ou mucopurulentesFièvre, douleurs, épreintes et ténesme
MixteGastro-entériteRisque de diffusion bactériémique, surtout chez l’immunodéprimé

Teste tes connaissances

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1. Quelle structure est principalement enflammée lors d’une appendicite ?

2. Lequel de ces éléments peut obstruer la lumière appendiculaire et favoriser une appendicite ?

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Qu'est-ce que l'appendicite ?

L'inflammation de l'appendice due à l'obstruction de sa lumière.

Quelles sont les causes d'obstruction de la lumière appendiculaire ?

L'hyperplasie lymphoïde, stercolithe, corps étranger, bouchon muqueux, maladie de Crohn et parasites.

Qu'est-ce que la péritonite ?

Un processus inflammatoire de la membrane péritonéale.

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