★ À maîtriser
📌 Les lésions génitales peuvent être dues à des infections sexuellement transmissibles, à des infections non sexuellement transmissibles ou à des causes non infectieuses.
Compléments
Les IST citées comprennent:
Les causes non infectieuses comprennent: le traumatisme, les néoplasies, la maladie de Behçet, l’eczéma, le psoriasis, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, la dermite de contact, le lichen plan, la maladie de Verneuil
IST, infections non sexuellement transmissibles et causes non infectieuses ont des origines distinctes
★ À maîtriser
Chlamydia trachomatis est la première cause d’urétrite.
Chez l’homme, Chlamydia trachomatis provoque une urétrite subaiguë dans 50 % des cas et une urétrite aiguë dans 3 à 10 % des cas, pouvant évoluer vers une prostatite ou une épididymite.
Chez la femme, la cervicite à Chlamydia trachomatis est souvent asymptomatique et peut évoluer vers une endométrite ou une salpingite.
Chez l’homme, l’urétrite gonococcique est aiguë dans 90 % des cas et peut évoluer vers une orchite, une épididymite ou une prostatite.
📌 Le traitement systématique d’une gonococcie associe la ceftriaxone, à raison de 500 mg en injection intramusculaire unique, et l’azithromycine, à raison de 1 g par voie orale en prise unique.
📌 La transmission de la gonococcie et de la chlamydiose persiste pendant 7 jours après le début du traitement, et les partenaires des 60 derniers jours doivent être traités.
Compléments
Neisseria gonorrhoeae est la deuxième cause d’urétrite après Chlamydia trachomatis.
La triade extragénitale associe:
Chlamydia domine l’urétrite, gonocoque provoque surtout une urétrite aiguë
📌 Le traitement de la lymphogranulomatose vénérienne repose sur la doxycycline à 100 mg deux fois par jour pendant 21 jours, associée à la ceftriaxone selon le cours.
Micro-ulcération → adénopathie inflammatoire → fistulisation
★ À maîtriser
Compléments
Chancre → floraisons secondaires → atteintes tertiaires
★ À maîtriser
Le diagnostic de la syphilis repose sur la sérologie FTA, le TPHA positif dès J7 à J10, le VDRL positif dès J10 à J15 et éventuellement la PCR.
Le suivi sérologique de la syphilis est réalisé à M3, M6, M12 et M24, avec une diminution du VDRL par quatre à M3-M6 et une négativation à M12 pour la syphilis primaire ou à M24 pour la syphilis secondaire.
📌 Le traitement de la syphilis repose sur une à trois doses de benzathine-pénicilline, tandis que la neurosyphilis est traitée par pénicilline G intraveineuse pendant 10 à 14 jours.
📌 Les partenaires d’une personne atteinte de syphilis sont traités systématiquement si le contact date de moins de trois mois et selon leur sérologie si le contact date de plus de trois mois.
Compléments
📌 En cas d’allergie à la pénicilline, la doxycycline peut être utilisée à 100 mg deux fois par jour pendant 14 jours, tandis qu’une femme enceinte allergique doit être désensibilisée.
Sérologie → bilan des partenaires → suivi sérologique → pénicilline
★ À maîtriser
HSV-1 est asymptomatique dans la majorité des cas et 90 % des adultes sont séropositifs, tandis que HSV-2 concerne 15 à 20 % des adultes et 90 % des personnes ayant une sexualité à risque selon le cours.
Après une primo-infection, le virus herpétique persiste en latence dans un ganglion sensitif crânien pour HSV-1 ou sacré pour HSV-2, puis peut se réactiver par les voies nerveuses sensitives.
Les récidives herpétiques peuvent être déclenchées par le stress, le soleil, l’asthénie, les règles, une infection ou un déficit de l’immunité cellulaire, et elles sont moins sévères, plus courtes et plus localisées que la primo-infection.
L’excrétion virale asymptomatique diminue avec le temps mais contribue fortement à la transmission.
📌 Le diagnostic de l’herpès est avant tout clinique, et une confirmation est indiquée en cas de tableau sévère, de terrain immunodéprimé ou néonatal, ou de doute diagnostique.
📌 En présence de lésions herpétiques actives au moment de l’accouchement, une césarienne est indiquée.
Compléments
📌 Le valaciclovir per os est indiqué en prévention des récidives si elles dépassent six épisodes par an ou chez l’immunodéprimé sévère, mais ce traitement est uniquement suspensif.
Latence ganglionnaire → réactivation déclenchée ou spontanée → récidive
★ À maîtriser
Les types d’HPV sont classés ainsi:
L’infection à HPV est l’IST la plus fréquente, avec 6,2 millions de cas par an dans le monde.
Le cancer du col utérin est lié à l’HPV dans 99,7 % des cas, et 70 % des cancers associés à l’HPV sont liés aux sérotypes 16 ou 18.
📌 Le dépistage du cancer du col repose sur un frottis cervico-vaginal systématique tous les trois ans entre 25 et 65 ans après deux frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.
📌 La vaccination HPV est indiquée dès 9 ans, avec deux doses à M0-M6 ou trois doses selon le vaccin, à M0-M1-M6 pour le vaccin bivalent et à M0-M2-M6 pour le vaccin quadrivalent.
Compléments
HPV 6-11 donnent surtout des condylomes, HPV 16-18 favorisent les carcinomes
La salpingite concerne 100 000 à 200 000 cas par an en France, et 50 à 75 % des cas surviennent chez des femmes jeunes et nullipares.
Les causes microbiennes habituelles sont: Neisseria gonorrhoeae dans 20 à 50 % des cas, Chlamydia trachomatis dans 25 à 50 % des cas, Bacteroides fragilis dans 15 à 30 % des cas, les bacilles Gram négatif dans 15 à 30 % des cas
📌 La prise en charge d’une salpingite associe ceftriaxone, doxycycline et métronidazole pendant 21 jours.
Bilan des co-infections → traitement combiné → partenaires → prévention
Principales IST bactériennes
| Infection | Manifestation principale | Traitement ou suivi |
|---|---|---|
| Chlamydiose | Urétrite subaiguë ou cervicite asymptomatique | Antibiothérapie et traitement des partenaires |
| Gonococcie | Urétrite aiguë ou cervicite asymptomatique | Ceftriaxone et azithromycine |
| Syphilis | Chancre puis manifestations secondaires et tertiaires | Pénicilline et suivi sérologique |
| Lymphogranulomatose vénérienne | Adénopathie inflammatoire et anorectite | Doxycycline pendant 21 jours |
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Quelles sont les trois causes possibles des lésions génitales ?
Les infections sexuellement transmissibles, les infections non sexuellement transmissibles et les causes non infectieuses.
Quelles infections sont citées parmi les IST responsables de lésions génitales ?
La syphilis, l’herpès, Haemophilus ducreyi, la lymphogranulomatose vénérienne, la donovanose et l’HPV.
Quelles sont les causes non infectieuses des lésions génitales ?
Le traumatisme, les néoplasies, la maladie de Behçet, l’eczéma, le psoriasis, les MICI, la dermite de contact, le lichen plan et la maladie de Verneuil.
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