QCM : Infections urinaires de l’adulte — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une infection urinaire ?

Une anomalie congénitale affectant la formation des reins
Une prolifération microbienne touchant l’appareil urinaire
Une obstruction mécanique provoquée par un calcul urinaire
Une inflammation stérile limitée aux articulations pelviennes

Une prolifération microbienne touchant l’appareil urinaire

Explication

Une infection urinaire correspond à la multiplication de microorganismes dans l’appareil urinaire. Une obstruction par calcul peut favoriser l’infection, mais elle ne constitue pas sa définition.

2. Quelle localisation caractérise une infection urinaire haute plutôt qu’une infection urinaire basse ?

La vessie et la portion terminale de l’urètre
Le méat urinaire et la partie distale de l’urètre
Les voies urinaires supérieures et le parenchyme rénal
La région périnéale et la flore vaginale

Les voies urinaires supérieures et le parenchyme rénal

Explication

Une infection urinaire haute atteint les voies urinaires supérieures et le tissu rénal, tandis qu’une infection basse concerne la vessie ou l’urètre. La vessie et l’urètre correspondent donc à la localisation basse.

3. Pourquoi le recueil du deuxième jet d’urine est-il recommandé lors d’un examen microbiologique ?

Pour réduire la contamination par la flore de l’urètre distal
Pour recueillir une urine ayant séjourné dans la vessie
Pour concentrer les bactéries provenant directement du rein
Pour empêcher la dilution de l’urine par les boissons

Pour réduire la contamination par la flore de l’urètre distal

Explication

L’arbre urinaire est normalement stérile, mais la partie distale de l’urètre porte une flore digestive susceptible de contaminer le prélèvement initial. Le deuxième jet diminue ainsi cette contamination.

4. Chez une personne présentant une infection urinaire, quel mécanisme explique la majorité des disséminations vers les voies urinaires ?

Une diffusion directe depuis les tissus musculaires voisins
Une transmission lymphatique depuis les ganglions abdominaux
Une arrivée des bactéries par le sang lors d’une septicémie
Une progression ascendante à partir des régions urogénitales basses

Une progression ascendante à partir des régions urogénitales basses

Explication

La dissémination urinaire est ascendante dans environ 95 % des cas, en progressant depuis les voies basses. La voie hématogène existe, mais elle est beaucoup plus rare et s’observe notamment lors d’une septicémie.

5. Quelle affirmation situe correctement les infections urinaires dans l’épidémiologie des infections bactériennes ?

Elles représentent le premier site d’infection bactérienne et la deuxième infection nosocomiale
Elles sont moins fréquentes que les infections cutanées et dominent les infections digestives
Elles occupent le troisième rang des infections bactériennes et dominent les infections communautaires
Elles constituent le deuxième site d’infection bactérienne et l’infection nosocomiale la plus fréquente

Elles constituent le deuxième site d’infection bactérienne et l’infection nosocomiale la plus fréquente

Explication

Les infections urinaires viennent au deuxième rang des infections bactériennes, après les infections respiratoires, et constituent l’infection nosocomiale la plus fréquente. Elles ne sont donc pas classées au premier rang des infections bactériennes générales.

6. À quels moments de la vie le risque d’infection urinaire présente-t-il deux pics particulièrement marqués chez la femme ?

Au début de l’activité sexuelle et après la ménopause
Pendant l’enfance précoce et durant la grossesse
Après l’accouchement et pendant la période prémenstruelle
Lors de la puberté et au début de la vieillesse

Au début de l’activité sexuelle et après la ménopause

Explication

Près de la moitié des femmes auront une infection urinaire au cours de leur vie, avec un pic au début de l’activité sexuelle et un autre après la ménopause. Les autres périodes proposées ne correspondent pas aux deux pics épidémiologiques indiqués.

7. Quelle caractéristique définit une infection urinaire à risque de complication ?

La survenue d’une infection après une bandelette urinaire négative
La détection d’une bactérie provenant nécessairement du tube digestif
La présence d’une douleur mictionnelle sans anomalie associée
La présence d’un facteur pouvant aggraver l’infection ou compliquer son traitement

La présence d’un facteur pouvant aggraver l’infection ou compliquer son traitement

Explication

Une infection urinaire est dite à risque de complication lorsqu’au moins un facteur peut en augmenter la gravité ou rendre le traitement plus difficile. Une simple douleur mictionnelle ne suffit pas à établir ce niveau de risque.

8. Dans quelle situation une infection urinaire est-elle considérée comme grave ?

Lorsqu’elle est liée à une bactérie provenant du tube digestif
Lorsqu’elle présente des critères de sévérité du sepsis ou nécessite un drainage
Lorsqu’elle provoque une brûlure mictionnelle avec une bandelette positive
Lorsqu’elle survient chez une femme symptomatique sans facteur associé

Lorsqu’elle présente des critères de sévérité du sepsis ou nécessite un drainage

Explication

La gravité repose sur des critères de sévérité du sepsis ou sur la nécessité d’un drainage. Une bandelette positive ou l’origine digestive probable de la bactérie ne constitue pas, à elle seule, un critère de gravité.

9. Comment une cystite est-elle classée parmi les infections urinaires graves ?

Elle est classée comme grave lorsqu’elle provoque une dysurie
Elle est classée comme grave dès qu’une leucocyturie est détectée
Elle n’est pas classée comme une infection urinaire grave
Elle devient grave dès qu’elle est confirmée par un ECBU

Elle n’est pas classée comme une infection urinaire grave

Explication

La cystite n’est pas considérée comme une infection urinaire grave. La leucocyturie, la confirmation microbiologique ou la dysurie peuvent soutenir le diagnostic, mais ne suffisent pas à définir une gravité.

10. Qu’est-ce qu’une bandelette urinaire ?

Une culture bactérienne réalisée après conservation de l’urine au froid
Un dispositif recueillant le milieu du jet avant l’analyse microscopique
Une languette dont les carrés réactifs changent de couleur selon des composants urinaires
Un prélèvement stérile permettant d’identifier une bactérie et sa sensibilité

Une languette dont les carrés réactifs changent de couleur selon des composants urinaires

Explication

La bandelette urinaire est une languette munie de carrés réactifs qui changent de couleur au contact de certains composants de l’urine fraîche. L’identification du germe et l’antibiogramme relèvent de l’ECBU, pas de la bandelette.

11. Quels éléments urinaires sont principalement détectés par la bandelette, et quels seuils leur sont associés ?

La leucocyte estérase vers 10410^4 leucocytes/ml et les nitrites vers 10510^5 UFC
Les anticorps vers 10610^6 leucocytes/ml et les levures vers 10210^2 UFC
Les bactéries vers 10410^4 leucocytes/ml et les hématies vers 10510^5 UFC
Les protéines vers 10210^2 leucocytes/ml et les glucides vers 10310^3 UFC

La leucocyte estérase vers $$10^4$$ leucocytes/ml et les nitrites vers $$10^5$$ UFC

Explication

La bandelette détecte la leucocyte estérase produite par les polynucléaires neutrophiles, avec un seuil d’environ 10410^4 leucocytes/ml, ainsi que les nitrites autour de 10510^5 UFC. Les autres couples proposés ne correspondent pas aux seuils et marqueurs décrits.

12. Chez une femme symptomatique, quelle interprétation faut-il donner à une bandelette urinaire négative ?

Elle remet en cause le diagnostic de cystite aiguë simple et fait envisager une autre cause
Elle prouve la présence d’une infection à bactérie résistante aux antibiotiques
Elle impose de conclure à une infection grave nécessitant un drainage
Elle confirme une cystite aiguë simple malgré l’absence de marqueurs urinaires

Elle remet en cause le diagnostic de cystite aiguë simple et fait envisager une autre cause

Explication

Chez une femme symptomatique, une bandelette positive peut suffire au diagnostic de cystite aiguë simple, tandis qu’un résultat négatif conduit à rechercher un autre diagnostic. Il ne permet pas de conclure à une gravité ou à une résistance bactérienne.

13. Quelle conduite est appropriée chez un homme présentant une bandelette urinaire positive ?

Attendre une bandelette négative avant de demander une analyse urinaire
Conclure à une cystite simple sans examen complémentaire
Confirmer l’infection par un ECBU, malgré une valeur prédictive positive supérieure à 90 %
Écarter l’infection, car une bandelette positive est peu informative chez l’homme

Confirmer l’infection par un ECBU, malgré une valeur prédictive positive supérieure à 90 %

Explication

Chez l’homme, une bandelette positive possède une valeur prédictive positive supérieure à 90 %, mais l’infection doit être confirmée par un ECBU. À l’inverse, une bandelette négative n’élimine pas l’infection urinaire.

14. Quelle est l’étiologie la plus fréquente des infections urinaires et quelle est son origine habituelle ?

Des bacilles à Gram positif, surtout Listeria monocytogenes, provenant généralement de l’eau
Des levures, surtout Candida albicans, provenant généralement des voies respiratoires
Des cocci à Gram positif, surtout Staphylococcus aureus, provenant généralement de la peau
Des entérobactéries à Gram négatif, surtout Escherichia coli, provenant généralement du tube digestif

Des entérobactéries à Gram négatif, surtout Escherichia coli, provenant généralement du tube digestif

Explication

Les entérobactéries à Gram négatif, en particulier Escherichia coli, sont les agents les plus fréquents et proviennent le plus souvent du tube digestif. Les autres microorganismes proposés ne correspondent pas à l’étiologie habituelle des infections urinaires.

15. Lequel de ces éléments augmente le risque d’infection urinaire à Escherichia coli producteur de BLSE ?

Une cystite simple traitée sans antibiotique au cours de l’année
Une bandelette urinaire négative lors d’un épisode symptomatique
Une hydratation régulière sans antécédent infectieux particulier
Une colonisation ou infection à BLSE dans les six derniers mois

Une colonisation ou infection à BLSE dans les six derniers mois

Explication

Une colonisation ou infection à BLSE récente fait partie des principaux facteurs de risque, comme une antibiothérapie récente, un voyage en zone d’endémie ou une hospitalisation récente. Une hydratation régulière ou une bandelette négative ne constitue pas un facteur de risque de BLSE.

16. Quelle situation correspond à une colonisation urinaire plutôt qu’à une infection urinaire ?

Pollakiurie avec nitrites positifs et syndrome inflammatoire
Fièvre avec douleur lombaire et bactérie isolée dans l’urine
Dysurie avec leucocyturie et bactérie identifiée dans l’urine
Isolement bactérien urinaire sans symptôme ni signe inflammatoire

Isolement bactérien urinaire sans symptôme ni signe inflammatoire

Explication

La colonisation urinaire se définit par la présence d’une bactérie dans l’urine sans manifestation clinique ni syndrome inflammatoire. Une infection urinaire associe au contraire la bactérie à des signes urinaires ou généraux.

17. Dans quelle situation une colonisation urinaire doit-elle être traitée ?

Lors d’une découverte fortuite sans facteur de risque
Avant un geste invasif sur les voies urinaires
En présence d’une leucocyturie isolée sans projet invasif
Après une bandelette urinaire positive sans symptôme

Avant un geste invasif sur les voies urinaires

Explication

Le traitement est indiqué avant un geste invasif des voies urinaires et chez la femme enceinte. Une colonisation asymptomatique découverte dans une autre situation ne justifie pas systématiquement une antibiothérapie.

18. Quel tableau définit le mieux une cystite aiguë simple ?

Signes urinaires, leucocytes ou nitrites à la bandelette, sans fièvre ni douleur lombaire
Douleur lombaire isolée, hémocultures positives et syndrome inflammatoire
Fièvre élevée, frissons, douleur lombaire et leucocyturie à la bandelette
Bactériurie sans symptôme urinaire, sans fièvre et sans inflammation

Signes urinaires, leucocytes ou nitrites à la bandelette, sans fièvre ni douleur lombaire

Explication

La cystite aiguë simple associe des symptômes urinaires à une bandelette positive pour les leucocytes et/ou les nitrites, sans signe d’atteinte rénale ou générale. La fièvre et la douleur lombaire orientent plutôt vers une pyélonéphrite, tandis qu’une bactériurie asymptomatique correspond à une colonisation.

19. Quel est le traitement antibiotique de première intention d’une cystite aiguë simple ?

Pivmécillinam administré pendant cinq jours
Carbapénème associé à l’amikacine pendant plusieurs jours
Fosfomycine-trométamol en dose unique
Céphalosporine de troisième génération avec amikacine

Fosfomycine-trométamol en dose unique

Explication

La fosfomycine-trométamol en dose unique constitue le traitement de première intention de la cystite aiguë simple. Le pivmécillinam pendant cinq jours est proposé en deuxième intention, tandis que les associations injectables concernent des situations plus graves.

20. Quel ensemble de signes évoque typiquement une pyélonéphrite aiguë ?

Dysurie isolée, pollakiurie et absence de fièvre ou de douleur lombaire
Rétention urinaire chronique sans fièvre ni douleur du flanc
Début brutal, fièvre supérieure à 38,5 °C, frissons et douleur lombaire
Bactériurie asymptomatique avec leucocyturie sans syndrome inflammatoire

Début brutal, fièvre supérieure à 38,5 °C, frissons et douleur lombaire

Explication

La pyélonéphrite aiguë se manifeste typiquement par un début brutal, une forte fièvre avec frissons et une douleur lombaire souvent unilatérale. Une cystite reste limitée aux voies urinaires basses et ne comporte pas habituellement ces signes généraux ou lombaires.

21. Quel examen biologique doit être réalisé avant tout antibiotique dans une pyélonéphrite aiguë simple ?

Des hémocultures chez toute patiente
Un examen cytobactériologique des urines
Une échographie rénale systématique
Un uroscanner abdominopelvien urgent

Un examen cytobactériologique des urines

Explication

Dans une pyélonéphrite aiguë simple, l’ECBU est le seul examen biologique nécessaire et doit précéder l’antibiothérapie. L’imagerie est réservée à certaines présentations ou à une évolution défavorable, tandis que les hémocultures ne sont pas systématiques dans la forme simple.

22. Quelle patiente atteinte de pyélonéphrite aiguë simple justifie plus particulièrement une hospitalisation ?

Une patiente dont les symptômes urinaires régressent rapidement sous traitement
Une patiente stable, peu algique et capable de suivre le traitement
Une patiente sans fièvre, sans douleur et avec une bandelette négative
Une patiente présentant des vomissements empêchant la prise du traitement

Une patiente présentant des vomissements empêchant la prise du traitement

Explication

Les vomissements font partie des situations pouvant imposer une hospitalisation, notamment parce qu’ils compromettent l’hydratation et la prise du traitement. Une forme simple, stable et compatible avec une bonne observance est habituellement traitée en ambulatoire.

23. Quelle prise en charge correspond à une pyélonéphrite aiguë grave ?

Hospitalisation facultative, ECBU seul et pivmécillinam pendant cinq jours
Surveillance simple, bandelette urinaire répétée et absence d’antibiothérapie empirique
Hospitalisation, uroscanner urgent et céphalosporine de troisième génération avec amikacine
Traitement ambulatoire, échographie différée et fosfomycine en dose unique

Hospitalisation, uroscanner urgent et céphalosporine de troisième génération avec amikacine

Explication

La forme grave impose l’hospitalisation, un uroscanner en urgence et une antibiothérapie empirique adaptée, notamment une céphalosporine de troisième génération associée à l’amikacine. En cas de choc septique, un carbapénème associé à l’amikacine peut être utilisé.

24. Comment doit être classée une infection urinaire chez l’homme ?

Comme une infection simple lorsque la bandelette est positive
Comme une infection à risque de complication
Comme une colonisation si la fièvre apparaît après la dysurie
Comme une cystite simple si les symptômes restent urinaires

Comme une infection à risque de complication

Explication

Le sexe masculin constitue en lui-même un facteur de risque de complication, si bien que toute infection urinaire masculine est considérée comme à risque. La présence limitée de signes urinaires ou une bandelette positive ne transforme pas cette infection en cystite féminine simple.

25. Quel signe doit faire évoquer en première intention une infection urinaire chez l’homme ?

Une pollakiurie isolée sans fièvre ni douleur
Une leucocyturie isolée sans manifestation clinique
Une bactériurie découverte sans symptôme
Une rétention aiguë d’urine fébrile

Une rétention aiguë d’urine fébrile

Explication

Une rétention aiguë d’urine accompagnée de fièvre doit faire rechercher en priorité une infection urinaire masculine. Chez l’homme, l’infection peut aussi se manifester par des signes urinaires, des frissons ou un choc septique.

26. Quelle stratégie diagnostique est appropriée devant une suspicion d’infection urinaire masculine ?

Réaliser une bandelette seule et réserver l’ECBU aux symptômes persistants
Commencer l’antibiotique avant l’ECBU et exclure l’infection si la bandelette est négative
Réaliser un ECBU avant le traitement et des hémocultures en cas de fièvre
Effectuer des hémocultures chez tous les patients et éviter l’ECBU préalable

Réaliser un ECBU avant le traitement et des hémocultures en cas de fièvre

Explication

L’ECBU doit être réalisé avant le traitement chez l’homme, et les hémocultures sont indiquées en cas de fièvre. Une bandelette négative n’élimine pas une infection urinaire masculine et ne permet donc pas de se dispenser de l’évaluation adaptée.

27. À quelle fréquence la colonisation urinaire doit-elle être dépistée chez la femme enceinte ?

Par ECBU unique au terme de la grossesse
Par ECBU mensuel à partir du quatrième mois de grossesse
Par ECBU trimestriel à partir du sixième mois
Par bandelette hebdomadaire dès le début de la grossesse

Par ECBU mensuel à partir du quatrième mois de grossesse

Explication

Chez la femme enceinte, le dépistage repose sur un ECBU réalisé une fois par mois à partir du quatrième mois. Une bandelette hebdomadaire ou un examen unique ne correspond pas à cette stratégie de surveillance.

28. Quel ensemble d’éléments permet de retenir le diagnostic d’infection urinaire sur sonde ?

Une bandelette urinaire positive sans signe clinique ni bactériurie significative
Une bactériurie d’au moins 10510^5 UFC/ml en l’absence de tout signe clinique
Une leucocyturie élevée associée à une bactériurie inférieure à 10510^5 UFC/ml
Des signes cliniques associés à une bactériurie d’au moins 10510^5 UFC/ml, quelle que soit la leucocyturie

Des signes cliniques associés à une bactériurie d’au moins $$10^5$$ UFC/ml, quelle que soit la leucocyturie

Explication

Le diagnostic repose sur l’association de signes cliniques et d’une bactériurie supérieure ou égale à 10510^5 UFC/ml, tandis que la leucocyturie est peu informative chez le patient sondé. Une bactériurie isolée peut correspondre à une colonisation plutôt qu’à une infection.

29. Comment réaliser l’ECBU lorsqu’une infection urinaire sur sonde est suspectée ?

Le prélever sur l’opercule de la sonde sans remplacer celle-ci
Le prélever après avoir changé la sonde afin d’éviter toute contamination
Le réaliser par bandelette urinaire avant de décider d’un prélèvement microbiologique
Le recueillir dans le sac collecteur après avoir laissé s’accumuler les urines

Le prélever sur l’opercule de la sonde sans remplacer celle-ci

Explication

La bandelette urinaire n’est pas utile dans cette situation et l’ECBU doit être prélevé directement sur l’opercule de la sonde. Le sac collecteur ne constitue pas le site recommandé et le changement préalable de sonde n’est pas requis pour effectuer le prélèvement.

30. Quelle conduite adopter devant une colonisation urinaire asymptomatique chez un patient porteur d’une sonde ?

Prescrire un antibiotique afin de prévenir une infection après le retrait de la sonde
Traiter dès qu’une bactériurie est détectée, même en l’absence de manifestation clinique
Réaliser une bandelette urinaire régulière pour surveiller l’évolution de la colonisation
Ne pas la dépister ni la traiter de façon systématique, y compris avant l’ablation

Ne pas la dépister ni la traiter de façon systématique, y compris avant l’ablation

Explication

Une colonisation urinaire sur sonde ne justifie pas un dépistage ou un traitement systématique, notamment avant l’ablation de la sonde. La présence d’une bactériurie sans symptômes ne suffit pas à conclure à une infection nécessitant des antibiotiques.

31. Quelle présentation clinique peut rendre une infection urinaire moins typique chez une personne âgée ?

Une douleur thoracique aiguë, accompagnée d’une hypertension et d’une agitation
Une fièvre constante, des douleurs lombaires intenses et une conservation de l’état général
Une dysurie isolée, sans modification de l’état général ni douleur abdominale
Une fièvre absente, des douleurs abdominales et une altération de l’état général ou une confusion

Une fièvre absente, des douleurs abdominales et une altération de l’état général ou une confusion

Explication

Chez les sujets âgés, la fièvre manque dans environ 30 % des cas, les douleurs abdominales peuvent remplacer les douleurs lombaires et une confusion ou une altération de l’état général peut dominer. La présentation ne se limite donc pas au tableau classique avec fièvre et douleur lombaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Infections urinaires de l’adulte.

Qu'est-ce qu'une infection urinaire ?

Une prolifération microbienne de l'appareil urinaire.

Quelles parties touchent les infections urinaires basses ?

La vessie et l'urètre.

Quelles parties touchent les infections urinaires hautes ?

Les voies urinaires supérieures et le parenchyme rénal.

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