Qu’est-ce que l’insuffisance artérielle ?
Un apport sanguin artériel insuffisant par rapport aux besoins du tissu.
De quels facteurs dépend la perfusion selon sa formule ?
De la pression motrice multipliée par la conductance vasculaire.
Quelle succession mène d’une plaque artérielle à la nécrose ?
La plaque rétrécit la lumière, augmente la résistance, réduit le débit et l’apport en oxygène, provoque une ischémie, puis peut entraîner une nécrose.
Quelle est la cause la plus fréquente d’insuffisance artérielle chronique ?
L’athérosclérose.
Quelles sont les principales causes d’occlusion artérielle aiguë ?
Une thrombose in situ, une embolie, un traumatisme ou une dissection.
Quelles sont les formes possibles de thrombose in situ lors d’une occlusion aiguë ?
Une thrombose sur plaque, pontage ou stent.
De quoi dépend l’effet du tabac comme facteur de risque artériel ?
De la dose et de la durée d’exposition.
Quels facteurs de risque artériel sont modifiables ?
Le tabac, le diabète, l’hypertension, la dyslipidémie, la sédentarité et l’obésité.
En combien de temps l’ischémie aiguë s’installe-t-elle ?
En quelques heures à quelques jours.
Sur quelle durée l’insuffisance chronique progresse-t-elle ?
Sur des mois à des années.
Quelles sont les causes habituelles de l’ischémie aiguë ?
Une embolie, une thrombose ou un traumatisme.
Quel signe définit le stade II de Fontaine ?
Une claudication à la marche qui cède au repos.
Quels signes cliniques peuvent indiquer une insuffisance artérielle ?
Douleur, froideur, pâleur, diminution des pouls et troubles trophiques.
Où siège souvent une plaie artérielle ?
Aux orteils, au talon, à la malléole externe ou sur un point de pression.
Quel aspect présente souvent une plaie artérielle ?
Des bords nets, un fond pâle ou nécrotique et peu d’exsudat.
Comment se calcule l’index de pression systolique (IPS) ?
À partir de quel IPS le résultat est-il anormal ?
Un IPS inférieur ou égal à 0,90.
Que suggère un IPS supérieur à 1,40 et quel index envisager ?
Des artères non compressibles ; il faut envisager un index d’orteil.
Comment la médiacalcose liée au diabète ou à l’insuffisance rénale fausse-t-elle l’IPS ?
Elle peut rendre l’IPS peu abaissé malgré une ischémie distale, imposant de confronter les mesures à la clinique.
Quels sont les six signes des « 6 P » de l’ischémie aiguë ?
Douleur, pâleur, absence de pouls, paresthésie, paralysie et hypothermie.
Que faut-il faire devant une douleur brutale associée à un déficit neurologique ?
Déclencher immédiatement un appel médical.
Quelles évaluations initiales réaliser devant une ischémie aiguë ?
Évaluer l’heure de début et les 6 P, avec la douleur, la sensibilité, la motricité et le Doppler.
Comment protéger le membre atteint d’ischémie aiguë en attendant la prise en charge ?
Le laisser au repos, à plat ou légèrement déclive, sans compression ni chaleur directe.
Que faut-il évaluer avant tout débridement ou toute compression d’une plaie artérielle ?
La perfusion.
Quand faut-il demander un avis vasculaire pour une plaie artérielle ?
Lorsqu’une ischémie est suspectée.
Quels gestes et expositions faut-il éviter pour une plaie artérielle ?
Le débridement d’une escarre sèche non revascularisée, la compression forte sans bilan artériel, le froid, la pression et la chaleur directe.
Quelles sont les priorités de prise en charge d’un ulcère artériel ?
Restaurer le débit, contrôler la douleur et l’infection, décharger les points de pression et surveiller.
Quels signes distinguent l’insuffisance artérielle de l’insuffisance veineuse ?
L’insuffisance artérielle donne un membre froid, des pouls diminués, peu d’œdème et une plaie distale nette, peu exsudative ; l’insuffisance veineuse donne un membre chaud, des pouls conservés, un œdème fréquent et une plaie irrégulière, exsudative, souvent à la face interne de la jambe.
À quelle condition la compression traite-t-elle l’insuffisance veineuse ?
Les artères doivent être suffisantes.
Quel bilan précède la compression en cas d’insuffisance artérielle ?
Un bilan artériel.
Quels éléments composent le traitement de fond de l’AOMI ?
Arrêt du tabac, activité physique ou marche structurée, alimentation adaptée, contrôle du poids et soins des pieds.
Quelles techniques permettent une revascularisation endovasculaire ?
Angioplastie, stent, thrombectomie ou thrombolyse sélectionnée.
Quels éléments le rôle infirmier propre évalue-t-il en comparant les deux membres ?
La douleur, la couleur, la température, la sensibilité, la motricité et les pouls.
Quels signes justifient un avis rapide chez un patient surveillé pour un membre atteint ?
Une nouvelle plaie, une nécrose, une douleur de repos, une rougeur qui s’étend, un écoulement ou de la fièvre.
Quels éléments caractérisent la surveillance clinique du membre après revascularisation ?
La douleur, la couleur, la chaleur, la recoloration, les pouls ou le Doppler, la sensibilité, la motricité, l’œdème, la tension musculaire et les saignements.
Quels éléments du membre évaluent sa perfusion après revascularisation ?
La couleur, la chaleur, le temps de recoloration et les pouls ou le Doppler.
Quelles complications locales ou vasculaires peuvent survenir après revascularisation ?
Rethrombose, occlusion, embolisation distale, hémorragie, hématome, infection, désunion, complication du point de ponction, syndrome des loges, ischémie persistante, nécrose ou amputation.
Quelles complications générales ou de reperfusion peuvent suivre une revascularisation ?
Syndrome de reperfusion, rhabdomyolyse, hyperkaliémie, insuffisance rénale aiguë, hémorragie, infarctus, AVC, événement thromboembolique ou réaction au contraste.
Quelles complications rénales peuvent accompagner une revascularisation ?
Une insuffisance rénale aiguë ou une atteinte rénale liée au contraste.
Quels signes imposent une alerte immédiate après revascularisation ?
Perte d’un pouls, membre froid ou pâle, douleur croissante, déficit neurologique, hémorragie ou dyspnée.
Quel type d’hypoperfusion menace davantage le tissu ?
Une hypoperfusion intense et prolongée.
Quelles réponses peuvent compenser initialement l’hypoperfusion ?
La vasodilatation distale, le recrutement des collatérales et l’extraction accrue d’oxygène.
Comment le débit varie-t-il avec le rayon vasculaire ?
Il varie proportionnellement à la quatrième puissance du rayon.
Quelles catégories regroupent les causes artérielles non athéromateuses ?
Les artériopathies inflammatoires, dysplasiques ou compressives.
Quelles circonstances peuvent provoquer une atteinte artérielle iatrogène tardive ?
Une irradiation ou une procédure.
Quels facteurs artériels sont non modifiables ou associés ?
L’âge, les antécédents cardiovasculaires, le terrain familial d’athérosclérose précoce et la maladie rénale.
Comment sont les collatérales dans l’ischémie aiguë ?
Elles sont absentes ou insuffisantes.
Comment évoluent les collatérales dans l’ischémie chronique ?
Elles peuvent se développer progressivement.
De quoi dépend la vitesse d’évolution chronique d’une artériopathie ?
Du débit résiduel, des collatérales et des besoins du tissu.
Quelles formes peut prendre la douleur liée à l’insuffisance artérielle ?
Une claudication cédant au repos ou une douleur de repos parfois soulagée en déclive.
Quand la pâleur et la rougeur déclive peuvent-elles apparaître ?
La pâleur peut apparaître à l’élévation et une rougeur déclive est possible.
Quels troubles trophiques peuvent accompagner l’insuffisance artérielle ?
Une peau fine et luisante, une dépilation, des ongles altérés et des plaies.
Quels signes cutanés entourent une plaie artérielle ?
Une peau froide, pâle ou cyanotique, avec une pilosité rare.
Quels signes vasculaires et douloureux peuvent entourer une plaie artérielle ?
Des pouls distaux diminués ou absents et une douleur importante, parfois nocturne.
Que permettent de faire le Doppler et l’écho-Doppler ?
Ils localisent les lésions et mesurent les flux.
Quels inconvénients présente l’angioscanner dans la cartographie des lésions ?
Il implique l’utilisation d’iode et une irradiation.
Quel avantage de l’angio-IRM concerne l’exposition aux rayons X ?
Elle cartographie les lésions sans rayons X.
Quel est le statut de l’artériographie et à quel geste est-elle souvent associée ?
C’est l’examen de référence invasif, souvent couplé au geste thérapeutique.
Quels risques peut entraîner une ischémie aiguë ?
Nécrose, infection, syndrome de reperfusion, amputation ou décès.
Quels éléments évalue-t-on lors du soin local d’une plaie artérielle ?
La douleur, la taille, la profondeur, l’exsudat, l’infection et la perfusion.
Avec quoi nettoyer doucement une plaie artérielle ?
Avec du sérum physiologique ou de l’eau tiède.
Quelle supériorité des pansements a été démontrée pour un ulcère artériel ?
Aucun pansement n’a démontré à lui seul une supériorité robuste.
Que recommande l’éducation des pieds concernant l’inspection et le signalement des lésions ?
Inspecter quotidiennement toute la peau des pieds et signaler immédiatement toute lésion.
Quels traitements médicamenteux peuvent accompagner la prise en charge de l’AOMI ?
Un antiagrégant si elle est symptomatique, une statine à forte intensité si indiquée, le contrôle de l’hypertension et du diabète, et un antithrombotique adapté au profil.
De quels facteurs dépend le choix de la revascularisation ?
De l’urgence, de la viabilité du membre, de l’anatomie des lésions, du terrain et du projet du patient.
Dans quels cas l’amputation peut-elle être envisagée ?
Lorsque le tissu est irréversible ou que l’infection est incontrôlée.
Que surveille l’infirmier sur la peau et les plaies ?
La peau, les plaies, l’exsudat et les signes infectieux.
De quoi l’infirmier protège-t-il le membre au quotidien ?
Du froid, des traumatismes et de la pression.
Quels thèmes l’éducation infirmière aborde-t-elle notamment ?
Le tabac, la marche, l’observance et les soins des pieds.
Que fait l’infirmier selon prescription ou protocole ?
Il administre et surveille les traitements et antalgiques, contribue à l’IPS ou au Doppler, réalise les soins prescrits et prépare les examens ou la revascularisation.
Quels paramètres généraux et bilans surveille-t-on après une intervention vasculaire ?
Le pansement, la plaie, le drain, le point de ponction, les paramètres vitaux, la diurèse, les traitements prescrits et les bilans prescrits.
Quels bilans biologiques peuvent être prescrits après revascularisation ?
Hémoglobine, créatinine, potassium, CK et coagulation.
Teste tes connaissances avec un QCM de 31 questions sur Insuffisance artérielle des membres inférieurs.
1. Comment définit-on l’insuffisance artérielle par rapport aux besoins d’un tissu ?
2. Chez un patient, la pression motrice reste stable, mais une vasoconstriction diminue la conductance vasculaire. Quel changement de perfusion faut-il prévoir ?
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