QCM : Insuffisance artérielle des membres inférieurs (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on l’insuffisance artérielle par rapport aux besoins d’un tissu ?

Une obstruction artérielle complète
Un apport sanguin artériel insuffisant
Une baisse de l’oxygène sanguin
Un retour veineux insuffisant

Un apport sanguin artériel insuffisant

Explication

L’insuffisance artérielle correspond à un apport sanguin artériel insuffisant par rapport aux besoins du tissu. Le retour veineux concerne le drainage, tandis qu’une obstruction complète et une baisse de l’oxygène sanguin ne définissent pas cette insuffisance.

2. Chez un patient, la pression motrice reste stable, mais une vasoconstriction diminue la conductance vasculaire. Quel changement de perfusion faut-il prévoir ?

Une augmentation de la perfusion
Une diminution de la perfusion
Une perfusion déterminée par la résistance seule
Une perfusion inchangée

Une diminution de la perfusion

Explication

La perfusion est le produit de la pression motrice par la conductance vasculaire : à pression stable, une baisse de conductance réduit la perfusion. Une hausse confond conductance et résistance, une valeur inchangée néglige la conductance, et la résistance seule n’est pas le facteur décrit.

3. Une plaque rétrécit progressivement une artère de la jambe. Quelle séquence décrit le mieux les conséquences possibles de cette lésion ?

Résistance accrue, débit réduit, apport en oxygène accru puis ischémie
Résistance réduite, débit accru, ischémie puis nécrose possible
Résistance accrue, débit et apport en oxygène réduits, ischémie puis nécrose possible
Résistance accrue, nécrose puis ischémie, avec apport en oxygène réduit

Résistance accrue, débit et apport en oxygène réduits, ischémie puis nécrose possible

Explication

Le rétrécissement augmente la résistance, réduit le débit et l’apport en oxygène, puis peut provoquer une ischémie suivie d’une nécrose. Une résistance réduite inverse le mécanisme, placer la nécrose avant l’ischémie inverse la séquence, et un apport accru contredit la baisse du débit.

4. Quelle cause est la plus fréquente dans l’insuffisance artérielle chronique et entraîne des sténoses progressives ?

L’atteinte post-procédure
L’athérosclérose
L’embolie d’origine cardiaque
L’artériopathie compressive

L’athérosclérose

Explication

L’athérosclérose est la cause la plus fréquente d’insuffisance artérielle chronique et entraîne des sténoses progressives. L’embolie relève d’une occlusion aiguë, tandis que l’artériopathie compressive et l’atteinte post-procédure sont d’autres causes.

5. Une artère se bouche brutalement après le déplacement d’un caillot provenant du cœur. Quelle cause d’occlusion aiguë correspond à cette situation ?

Un traumatisme artériel
Une sténose athéroscléreuse progressive
Une thrombose in situ sur une plaque
Une embolie d’origine cardiaque

Une embolie d’origine cardiaque

Explication

Un caillot provenant du cœur et migrant vers une artère correspond à une embolie, souvent d’origine cardiaque. La thrombose in situ se forme sur place, le traumatisme implique une lésion artérielle, et la sténose athéroscléreuse est progressive.

6. Deux personnes fument, mais l’une fume davantage et depuis plus longtemps. Quel principe décrit le mieux l’effet du tabac sur leur risque artériel ?

L’effet du tabac dépend de la durée, pas de la dose
L’effet du tabac dépend de la dose et de la durée
Le tabac intervient surtout comme cause directe d’occlusion aiguë
L’effet du tabac dépend de la dose, pas de la durée

L’effet du tabac dépend de la dose et de la durée

Explication

Le tabac est un facteur de risque majeur dont l’effet dépend à la fois de la dose et de la durée. Les réponses qui écartent l’une de ces deux dimensions négligent une partie de cette relation; l’occlusion aiguë n’est pas la définition de cet effet.

7. Une personne présente un diabète, une hypertension et une dyslipidémie. Comment classer ces trois facteurs dans l’évaluation du risque artériel ?

Trois causes d’occlusion artérielle aiguë
Deux facteurs modifiables et un facteur non modifiable
Un facteur modifiable et deux facteurs non modifiables
Trois facteurs de risque modifiables

Trois facteurs de risque modifiables

Explication

Le diabète, l’hypertension artérielle et la dyslipidémie font partie des facteurs de risque modifiables. L’âge et les antécédents sont des facteurs non modifiables, et ces trois facteurs ne sont pas des causes spécifiques d’occlusion aiguë.

8. Une personne présente une douleur intense apparue en quelques heures, tandis qu’une autre voit ses symptômes s’aggraver progressivement depuis plusieurs années. Quelle évolution correspond à une insuffisance artérielle chronique ?

Une progression sur plusieurs mois à plusieurs années
Une installation en quelques jours avec aggravation rapide
Une apparition en quelques heures suivie d’une évolution stable
Une installation brutale en quelques heures à quelques jours

Une progression sur plusieurs mois à plusieurs années

Explication

L’insuffisance chronique évolue progressivement sur des mois à des années, contrairement à l’ischémie aiguë qui s’installe brutalement en quelques heures à quelques jours. L’installation brutale relève de l’aigu, et une apparition en quelques heures ou jours ne décrit pas le tempo chronique.

9. Chez une personne, une occlusion artérielle survient brutalement après un événement embolique; chez une autre, une sténose s’aggrave progressivement. Quelle association de mécanismes est la plus caractéristique ?

Traumatisme pour la forme chronique; athérosclérose pour la forme aiguë
Embolie pour la forme aiguë; athérosclérose surtout pour la forme chronique
Athérosclérose pour les deux formes comme mécanisme dominant
Athérosclérose pour la forme aiguë; embolie surtout pour la forme chronique

Embolie pour la forme aiguë; athérosclérose surtout pour la forme chronique

Explication

L’ischémie aiguë est généralement liée à une embolie, une thrombose ou un traumatisme, tandis que l’athérosclérose domine dans la forme chronique. Faire de l’athérosclérose la cause aiguë dominante inverse l’association; placer l’embolie dans le chronique ou le traumatisme dans le chronique confond également les profils.

10. Une personne ressent une douleur distale au repos, surtout la nuit, sans ulcère, nécrose ni gangrène. À quel stade simplifié de Fontaine correspond cette présentation ?

Stade III
Stade IV
Stade II
Stade I

Stade III

Explication

Dans la classification simplifiée de Fontaine, le stade III correspond à une douleur de repos, souvent distale et nocturne. La claudication à la marche correspond au stade II, les lésions tissulaires au stade IV et le stade I est asymptomatique.

11. À l’examen d’un membre inférieur, quels signes réunis sont caractéristiques d’une insuffisance artérielle ?

Chaleur, pâleur, pouls diminués, peau intacte et engourdissement
Froideur, pâleur, pouls augmentés, œdème et troubles sensitifs
Douleur, froideur, pâleur, pouls diminués et troubles trophiques
Douleur, chaleur, rougeur, pouls diminués et œdème

Douleur, froideur, pâleur, pouls diminués et troubles trophiques

Explication

Les signes cliniques de l’insuffisance artérielle comprennent douleur, froideur, pâleur, diminution des pouls et troubles trophiques. La chaleur et l’œdème ne remplacent pas ce tableau, et des pouls augmentés vont à l’encontre du signe attendu.

12. Une plaie se trouve sur un orteil et présente des bords nets, un fond pâle et peu d’exsudat. Quel profil correspond le mieux à une plaie artérielle ?

Plaie péri-malléolaire interne, à bords irréguliers et très exsudative
Plaie du mollet, à bords nets, au fond rouge et modérément exsudative
Plaie distale, à bords nets, au fond pâle ou nécrotique et peu exsudative
Plaie distale, à bords irréguliers, au fond rouge et très exsudative

Plaie distale, à bords nets, au fond pâle ou nécrotique et peu exsudative

Explication

La plaie artérielle siège souvent aux orteils, au talon, à la malléole externe ou sur un point de pression; ses bords sont nets, son fond pâle ou nécrotique et son exsudat souvent faible. Une localisation péri-malléolaire interne ou un fond rouge très exsudatif ne correspond pas à ce profil.

13. Chez un patient, la pression systolique mesurée à la cheville est de 108 mmHg et celle mesurée au bras de 120 mmHg. Quel est son IPS ?

1,111{,}11
12 96012\,960
1212
0,900{,}90

$$0{,}90$$

Explication

L’IPS se calcule en divisant la pression systolique à la cheville par celle au bras : 108/120=0,90108/120 = 0{,}90. Le résultat 1,111{,}11 inverse le rapport, 1212 correspond à une soustraction et 12 96012\,960 à une multiplication.

14. Un patient présente un IPS mesuré à 1,46. Quelle interprétation et quelle mesure complémentaire sont indiquées ?

Des artères non compressibles sont évoquées, et un index d’orteil est à envisager
L’IPS est normal, et aucune mesure complémentaire n’est à envisager
Une médiacalcose est exclue, et un IPS répété au bras est la mesure indiquée
Une atteinte artérielle est confirmée, et un écho-Doppler est la mesure indiquée par ce seuil

Des artères non compressibles sont évoquées, et un index d’orteil est à envisager

Explication

Un IPS supérieur à 1,40 évoque des artères non compressibles et conduit à envisager un index d’orteil. Le considérer comme normal méconnaît le seuil, l’écho-Doppler répond à une autre question d’examen et ce résultat n’exclut pas une médiacalcose.

15. Une personne diabétique présente des signes cliniques d’ischémie distale, mais son IPS est peu abaissé. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

L’absence d’un IPS très bas exclut l’ischémie distale malgré les signes cliniques
La médiacalcose abaisse fortement l’IPS et confirme une ischémie proximale
La médiacalcose peut atténuer l’abaissement de l’IPS; il faut confronter la mesure à la clinique
Un IPS peu abaissé indique des artères trop compressibles; il faut privilégier la pression au bras

La médiacalcose peut atténuer l’abaissement de l’IPS; il faut confronter la mesure à la clinique

Explication

Le diabète peut entraîner une médiacalcose et rendre l’IPS peu abaissé malgré une ischémie distale, d’où la nécessité de confronter la mesure à la clinique. L’absence d’un IPS très bas n’exclut donc pas l’ischémie; l’effet décrit n’est pas une baisse marquée ni une trop grande compressibilité.

16. Chez un patient présentant une ischémie aiguë, quelle association restitue correctement les six P ?

Douleur, pâleur, œdème, paresthésie, paralysie et hypothermie
Douleur, pâleur, absence de pouls, paresthésie, paralysie et chaleur locale
Douleur, pâleur, absence de pouls, paresthésie, paralysie et hypothermie
Douleur, pâleur, absence de pouls, claudication, paralysie et hypothermie

Douleur, pâleur, absence de pouls, paresthésie, paralysie et hypothermie

Explication

Les six P sont la douleur, la pâleur, l’absence de pouls, la paresthésie, la paralysie et l’hypothermie. L’œdème ne remplace pas l’absence de pouls, la chaleur ne remplace pas l’hypothermie et la claudication n’est pas la paresthésie.

17. Un patient décrit une douleur soudaine du membre et présente un nouveau déficit neurologique. Quelle action faut-il entreprendre ?

Appliquer une chaleur locale avant de prévenir l’équipe
Déclencher immédiatement un appel médical
Surveiller les symptômes avant de donner l’alerte
Organiser une évaluation différée du membre

Déclencher immédiatement un appel médical

Explication

Une douleur brutale associée à un déficit neurologique impose un appel médical immédiat. Attendre l’évolution, différer l’évaluation ou appliquer de la chaleur retarde l’alerte requise.

18. Face à une suspicion d’ischémie aiguë, quelle conduite initiale respecte les mesures recommandées avant le traitement prescrit par l’équipe vasculaire ?

Surélever le membre, appliquer une compression et attendre l’évolution avant de préparer les bilans
Commencer l’anticoagulation de sa propre initiative, puis évaluer les symptômes et prévenir l’équipe
Alerter sans délai, évaluer le début et les 6 P, protéger le membre à plat ou légèrement déclive sans compression ni chaleur, puis préparer les mesures prescrites
Réaliser d’abord l’imagerie, puis alerter et évaluer les 6 P après les résultats

Alerter sans délai, évaluer le début et les 6 P, protéger le membre à plat ou légèrement déclive sans compression ni chaleur, puis préparer les mesures prescrites

Explication

La conduite prévoit l’alerte immédiate, l’évaluation de l’heure de début et des 6 P, la protection du membre à plat ou légèrement déclive sans compression ni chaleur, puis la préparation des soins prescrits. Attendre l’imagerie retarde l’alerte, la surélévation avec compression contredit la protection recommandée et l’anticoagulation relève d’une prescription.

19. Une plaie artérielle est envisagée chez une personne dont le pied est froid et douloureux. Quelle démarche faut-il entreprendre avant tout débridement ou toute compression ?

Nettoyer la plaie puis choisir une compression selon son exsudat
Évaluer la perfusion et demander un avis vasculaire si une ischémie est suspectée
Débrider les tissus visibles avant d’examiner la circulation
Appliquer une compression forte puis surveiller la douleur

Évaluer la perfusion et demander un avis vasculaire si une ischémie est suspectée

Explication

Avant un débridement ou une compression, il faut évaluer la perfusion et solliciter un avis vasculaire lorsqu’une ischémie est suspectée. Déduire la perfusion de la plaie, comprimer d’emblée ou différer l’avis vasculaire ne respecte pas cette précaution.

20. Une personne présente une escarre sèche sur un membre artériel qui n’a pas été revascularisé. Quelle conduite est appropriée ?

Débrider l’escarre et protéger le membre du froid, de la pression et de la chaleur directe
Éviter le débridement et réchauffer directement la zone pour stimuler la circulation
Éviter le débridement et protéger le membre du froid, de la pression et de la chaleur directe
Éviter le débridement et appliquer une compression forte sans bilan artériel

Éviter le débridement et protéger le membre du froid, de la pression et de la chaleur directe

Explication

Une escarre sèche non revascularisée ne doit pas être débridée, et il faut également éviter le froid, la pression et la chaleur directe. Débrider l’escarre, comprimer fortement sans bilan ou chauffer directement la zone contrevient à ces précautions.

21. Quelle combinaison correspond aux priorités de prise en charge d’une plaie artérielle ?

Choisir un pansement, contrôler l’œdème, surélever le membre et surveiller
Restaurer le débit, contrôler douleur et infection, comprimer le membre et surveiller
Restaurer le débit, contrôler douleur et infection, décharger les points de pression et surveiller
Débrider la plaie, contrôler douleur et infection, décharger les points de pression et surveiller

Restaurer le débit, contrôler douleur et infection, décharger les points de pression et surveiller

Explication

Les priorités sont de restaurer le débit, de contrôler la douleur et l’infection, de décharger les points de pression et de surveiller. Le choix du pansement, la compression ou le débridement ne remplace pas ces priorités.

22. Une personne présente un membre chaud, des pouls conservés, un œdème fréquent et une plaie irrégulière et exsudative à la face interne de la jambe. Quel tableau correspond le mieux à ces signes ?

Une plaie artérielle distale à bords nets
Une insuffisance artérielle
Une insuffisance veineuse
Une atteinte artérielle mixte caractérisée par des pouls absents

Une insuffisance veineuse

Explication

La chaleur, les pouls généralement conservés, l’œdème fréquent et la plaie interne irrégulière et exsudative caractérisent le tableau veineux. Le membre froid et la plaie distale nette et peu exsudative évoquent plutôt une atteinte artérielle.

23. Avant d’envisager une compression chez une personne ayant une plaie et une insuffisance artérielle suspectée, quelle étape est nécessaire ?

Commencer une compression comme traitement de première intention
Surélever le membre sans évaluer les artères
Choisir d’abord un pansement absorbant
Réaliser un bilan artériel préalable

Réaliser un bilan artériel préalable

Explication

En cas d’insuffisance artérielle, un bilan artériel préalable est nécessaire avant d’envisager la compression. La compression est un traitement clé de l’insuffisance veineuse lorsque les artères sont suffisantes, mais cette règle ne peut pas être appliquée sans évaluation artérielle.

24. Quel ensemble constitue le traitement de fond visant à réduire le risque cardiovasculaire et à améliorer la marche ?

Arrêt du tabac, traitement médicamenteux, compression et soins des pieds
Contrôle du poids, soins des plaies, anticoagulation et limitation de la marche
Marche structurée, repos prolongé, alimentation adaptée et surveillance des plaies
Arrêt du tabac, activité physique ou marche structurée, alimentation adaptée, contrôle du poids et soins des pieds

Arrêt du tabac, activité physique ou marche structurée, alimentation adaptée, contrôle du poids et soins des pieds

Explication

Le traitement de fond associe des mesures de mode de vie : arrêt du tabac, activité physique ou marche structurée, alimentation adaptée, contrôle du poids et soins des pieds. Les médicaments, la compression ou le repos ne remplacent pas cet ensemble.

25. Quelle association distingue correctement les possibilités de revascularisation endovasculaire et chirurgicale ?

Endovasculaire : pontage ou embolectomie ; chirurgicale : angioplastie ou stent
Endovasculaire : angioplastie ou endartériectomie ; chirurgicale : stent ou thrombolyse
Endovasculaire : embolectomie ou pontage ; chirurgicale : thrombectomie ou angioplastie
Endovasculaire : angioplastie ou stent ; chirurgicale : pontage ou endartériectomie

Endovasculaire : angioplastie ou stent ; chirurgicale : pontage ou endartériectomie

Explication

L’angioplastie et le stent sont des techniques endovasculaires, tandis que le pontage et l’endartériectomie sont des interventions chirurgicales. Les autres associations mélangent les deux voies de revascularisation.

26. Lors d’une évaluation infirmière des membres d’un patient, quels éléments faut-il examiner et comparer entre les deux côtés ?

La peau, les plaies, l’exsudat, les signes infectieux et la température
La douleur, la sensibilité, la motricité, le pansement et le point de ponction
La douleur, la couleur, la température, la sensibilité, la motricité et les pouls
La douleur, la couleur, la température, l’œdème, le pansement et les pouls

La douleur, la couleur, la température, la sensibilité, la motricité et les pouls

Explication

Le rôle infirmier propre comprend l’évaluation de ces paramètres neurovasculaires, avec comparaison des deux membres. L’absence de comparaison bilatérale néglige cette exigence, l’œdème et le pansement ne remplacent pas l’ensemble des paramètres, et l’examen cutané seul est incomplet.

27. Une personne suivie pour une atteinte artérielle présente une rougeur qui s’étend autour du pied et de la fièvre. Quelle conduite infirmière convient ?

Renouveler le pansement puis réévaluer au prochain contrôle
Solliciter rapidement un avis clinique
Poursuivre la surveillance habituelle sans signalement
Attendre une modification des pouls avant de signaler

Solliciter rapidement un avis clinique

Explication

Une rougeur qui s’étend et de la fièvre justifient un avis rapide, comme une nouvelle plaie, une nécrose, une douleur de repos ou un écoulement. La surveillance ordinaire minimise ces signes, attendre une atteinte des pouls ajoute un critère qui n’est pas requis, et le soin local seul retarde l’alerte.

28. Après une revascularisation, un patient présente un œdème du membre opéré. Quel ensemble d’éléments complète le mieux la surveillance de ce membre ?

Pansement, plaie, drain, point de ponction, température et diurèse
Tension artérielle, fréquence cardiaque, saturation, température et bilans sanguins
Douleur, couleur, chaleur, recoloration, pouls ou Doppler, sensibilité, motricité, tension musculaire et saignement
Douleur, plaie, diurèse, créatinine, potassium et traitements prescrits

Douleur, couleur, chaleur, recoloration, pouls ou Doppler, sensibilité, motricité, tension musculaire et saignement

Explication

La surveillance du membre revascularisé associe l’évaluation de la douleur, de la perfusion, des pouls ou du Doppler, des fonctions neurologiques, de l’œdème, de la tension musculaire et d’un éventuel saignement. Le pansement et les paramètres vitaux relèvent d’autres volets de la surveillance postopératoire; les bilans biologiques ne remplacent pas l’examen du membre.

29. Quelle complication appartient au groupe des complications locales ou vasculaires après une revascularisation ?

Une hyperkaliémie
Une embolisation distale
Un infarctus du myocarde
Une atteinte rénale liée au contraste

Une embolisation distale

Explication

L’embolisation distale fait partie des complications locales ou vasculaires, avec notamment la rethrombose, l’hémorragie et le syndrome des loges. L’hyperkaliémie relève des complications de reperfusion ou générales, tandis que l’infarctus et l’atteinte rénale liée au contraste sont des complications générales.

30. Après une revascularisation, quelle complication relève du groupe des complications de reperfusion ou générales plutôt que des complications locales ou vasculaires ?

Une occlusion de pontage
Une complication du point de ponction
Une désunion de plaie
Une rhabdomyolyse

Une rhabdomyolyse

Explication

La rhabdomyolyse figure parmi les complications de reperfusion ou générales, aux côtés notamment de l’hyperkaliémie et de l’insuffisance rénale aiguë. Le point de ponction, l’occlusion de pontage et la désunion relèvent des complications locales ou vasculaires.

31. Quelques heures après une revascularisation, un patient signale une douleur croissante et son membre devient froid et pâle. Quelle conduite s’impose ?

Réévaluer au prochain contrôle programmé
Déclencher une alerte immédiate
Documenter les signes et en parler lors de la relève
Administrer l’antalgique prescrit puis attendre son effet

Déclencher une alerte immédiate

Explication

Un membre froid ou pâle et une douleur croissante imposent une alerte immédiate après revascularisation, même sans attendre la perte d’un pouls. Les considérer comme une douleur ordinaire ou différer leur signalement retarde la prise en charge d’une complication potentiellement grave.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Insuffisance artérielle des membres inférieurs.

Qu’est-ce que l’insuffisance artérielle ?

Un apport sanguin artériel insuffisant par rapport aux besoins du tissu.

De quels facteurs dépend la perfusion selon sa formule ?

De la pression motrice multipliée par la conductance vasculaire.

Quelle succession mène d’une plaque artérielle à la nécrose ?

La plaque rétrécit la lumière, augmente la résistance, réduit le débit et l’apport en oxygène, provoque une ischémie, puis peut entraîner une nécrose.

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Consultez la fiche de révision complète sur Insuffisance artérielle des membres inférieurs.

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