QCM : Infections urinaires (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les infections communautaires, quel rang occupent les infections urinaires en fréquence ?

Le deuxième site nosocomial
Le troisième site
Le premier site
Le deuxième site

Le deuxième site

Explication

Les infections urinaires constituent le deuxième site d’infections communautaires. Le premier rang confond leur fréquence avec celle d’un autre site, le troisième rang modifie leur classement et le site nosocomial change la catégorie d’infections considérée.

2. Une enquête compare la fréquence des infections urinaires selon l’âge et la vie reproductive. Quel profil correspond le mieux à celui observé chez les femmes ?

Une fréquence accrue surtout après 50 ans, en lien avec la prostate
Une fréquence accrue avec des pics pendant la grossesse et après l’accouchement
Une fréquence accrue avec des pics à l’adolescence et au début de l’activité sexuelle
Une fréquence accrue avec des pics au début de l’activité sexuelle et après la ménopause

Une fréquence accrue avec des pics au début de l’activité sexuelle et après la ménopause

Explication

Chez la femme, les infections urinaires sont plus fréquentes, avec des pics au début de l’activité sexuelle et après la ménopause. La grossesse et l’accouchement remplacent à tort ces périodes, l’adolescence déplace le premier pic et le profil après 50 ans concerne surtout l’homme.

3. Chez une personne sans infection urinaire, quelle partie de l’arbre urinaire peut être colonisée par la flore digestive ?

La partie distale de l’urètre
La partie proximale de l’urètre
Les uretères
La vessie

La partie distale de l’urètre

Explication

L’arbre urinaire est normalement stérile, sauf la partie distale de l’urètre, colonisée par la flore digestive. La vessie, la partie proximale de l’urètre et les uretères ne correspondent pas à cette exception.

4. Une infection débute dans la vessie puis atteint un rein. Quel mécanisme explique le mieux cette progression ?

Une voie hématogène depuis la circulation sanguine
Une extension prostatique vers le rein
Une voie ascendante depuis les voies urinaires basses
Une voie descendante partant du rein

Une voie ascendante depuis les voies urinaires basses

Explication

L’infection urinaire survient le plus souvent par voie ascendante : elle envahit la vessie, puis peut atteindre un ou plusieurs reins. La voie hématogène est plus rare, le trajet depuis le rein inverse la progression et l’extension prostatique ne décrit pas le mécanisme général.

5. Une patiente présente plusieurs éléments susceptibles de favoriser une infection urinaire. Lequel correspond à un facteur favorisant décrit ?

Une acidité urinaire accrue
Une rétention d’urine
Un flux urétéral permanent
Des mictions fréquentes

Une rétention d’urine

Explication

La rétention d’urine fait partie des facteurs favorisants des infections urinaires. L’acidité urinaire, les mictions fréquentes et le flux urétéral permanent figurent plutôt parmi les défenses naturelles urinaires.

6. Une femme de 68 ans, en bon état général et sans comorbidité, présente des brûlures mictionnelles et une pollakiurie, sans fièvre ni douleur lombaire. Quelle forme correspond à ce tableau ?

Une prostatite aiguë
Une cystite aiguë simple
Une pyélonéphrite aiguë
Une cystite aiguë compliquée

Une cystite aiguë simple

Explication

Une cystite aiguë simple peut concerner une femme de plus de 65 ans si elle est en bon état général, sans comorbidité, et présente des signes urinaires bas sans fièvre ni douleur lombaire. La pyélonéphrite implique une atteinte rénale, l’âge seul ne rend pas ici la cystite compliquée, et la prostatite concerne la prostate.

7. Une infection touche le tissu rénal plutôt que la vessie ou la prostate. Quelle forme topographique la désigne ?

Une infection vésicale
Une cystite
Une prostatite
Une pyélonéphrite

Une pyélonéphrite

Explication

La pyélonéphrite désigne une infection rénale. La cystite et l’infection vésicale concernent la vessie, tandis que la prostatite touche la prostate.

8. Une patiente a eu quatre épisodes de cystite au cours des douze derniers mois. Comment qualifier cette situation ?

Une cystite aiguë simple
Des cystites récidivantes
Une pyélonéphrite récidivante
Une cystite aiguë compliquée

Des cystites récidivantes

Explication

Les cystites sont qualifiées de récidivantes à partir d’au moins quatre épisodes en douze mois. Le seuil n’est pas supérieur à quatre, et cette fréquence ne définit pas à elle seule une forme compliquée ou une pyélonéphrite.

9. Un patient développe brutalement une douleur lombaire unilatérale, de la fièvre, des frissons et une douleur à l’ébranlement lombaire ; il ne rapporte pas de brûlures mictionnelles préalables. Quelle forme est la plus évocatrice ?

Une prostatite aiguë
Une pyélonéphrite aiguë
Une cystite récidivante
Une cystite aiguë

Une pyélonéphrite aiguë

Explication

La pyélonéphrite débute souvent brutalement par une lombalgie unilatérale, de la fièvre, des frissons et une douleur à l’ébranlement lombaire ; les signes de cystite peuvent être discrets ou absents. Une cystite correspond à une atteinte vésicale, une prostatite à une atteinte de la prostate, et la récidive décrit la fréquence des épisodes.

10. Une analyse révèle la présence de bactéries dans les urines d’une personne qui ne présente aucun symptôme urinaire. Quel terme désigne cette situation ?

Une infection urinaire symptomatique
Une pyélonéphrite
Une bactériurie asymptomatique
Une urine sans bactérie détectable

Une bactériurie asymptomatique

Explication

La bactériurie asymptomatique correspond à des bactéries présentes dans les urines sans symptômes. Une infection symptomatique comporte des manifestations cliniques, l’absence de symptômes ne signifie pas absence de bactéries, et la pyélonéphrite est une infection rénale.

11. Une bactériurie asymptomatique est découverte chez une femme enceinte et chez une personne non enceinte sans autre indication particulière. Chez qui un traitement antibiotique est-il indiqué ?

Chez les deux personnes
Chez la femme enceinte
Chez la personne non enceinte
Chez aucune des deux personnes

Chez la femme enceinte

Explication

La bactériurie asymptomatique est traitée chez la femme enceinte ; dans les autres situations, les antibiotiques ne sont pas recommandés. Traiter les deux étendrait l’indication, tandis que traiter la personne non enceinte seule inverse la règle.

12. Lors de l’interprétation d’une bandelette urinaire, que signalent respectivement les leucocytes et les nitrites ?

Les leucocytes témoignent de la réaction à l’infection, et les nitrites sont associés à toutes les bactéries urinaires.
Les leucocytes témoignent de la réaction à l’infection, et les nitrites sont associés aux entérobactéries.
Les leucocytes identifient les entérobactéries, et les nitrites témoignent de la réaction à l’infection.
Les leucocytes indiquent une bactériurie, et les nitrites témoignent de la réaction inflammatoire.

Les leucocytes témoignent de la réaction à l’infection, et les nitrites sont associés aux entérobactéries.

Explication

Les leucocytes témoignent de la réaction à l’infection, tandis que les nitrites ne sont présents qu’avec les entérobactéries. Inverser leurs rôles confond les deux indicateurs, associer les leucocytes aux entérobactéries échange aussi leurs fonctions, et étendre les nitrites à toutes les bactéries ignore leur association spécifique.

13. Chez un patient non sondé, une infection urinaire est présente. Quelle performance de la bandelette urinaire décrit la probabilité qu’elle soit positive dans cette situation ?

Une sensibilité de 97 %.
Une sensibilité de 33 %.
Une spécificité de 33 %.
Une spécificité de 97 %.

Une sensibilité de 97 %.

Explication

La sensibilité de 97 % signifie que la bandelette est positive dans 97 % des cas où une infection urinaire est présente. La spécificité de 33 % concerne une autre performance, tandis que les valeurs 33 % et 97 % attribuées à la mesure inverse confondent les deux notions.

14. Un patient présente une cystite simple et n’a pas encore reçu d’antibiotiques. Quel examen biologique faut-il réaliser en première intention ?

Un ECBU avant antibiothérapie, comme dans les autres infections urinaires.
Un ECBU après le début de l’antibiothérapie, pour éviter un prélèvement précoce.
Une bandelette urinaire, l’ECBU n’étant pas requis dans ce cas.
Une hémoculture, comme examen initial de toute cystite simple.

Une bandelette urinaire, l’ECBU n’étant pas requis dans ce cas.

Explication

La cystite simple constitue l’exception : la bandelette urinaire suffit, alors que l’ECBU est systématique dans les autres situations et se fait avant l’antibiothérapie lorsque cela est possible. L’ECBU systématique ignore cette exception, le prélèvement après traitement inverse le moment recommandé, et l’hémoculture relève d’autres contextes.

15. L’examen direct d’un prélèvement montre une leucocyturie de 12/mm³ et une bactériurie de 8 × 10³ UFC/ml. Quel seuil biologique est dépassé pour une infection urinaire ?

Le seuil de leucocyturie, mais pas celui de bactériurie.
Aucun des deux seuils, car les deux valeurs sont inférieures au seuil requis.
Le seuil de bactériurie, mais pas celui de leucocyturie.
Les deux seuils, puisque les deux mesures sont positives.

Le seuil de leucocyturie, mais pas celui de bactériurie.

Explication

Le seuil de leucocyturie est supérieur à 10/mm³ : 12/mm³ le dépasse. La bactériurie doit dépasser 10⁴ UFC/ml, et 8 × 10³ UFC/ml reste en dessous ; confondre ou inverser les seuils conduit donc à attribuer à tort le dépassement à la bactériurie.

16. Pour un ECBU au milieu de jet, quelle séquence de prélèvement respecte la procédure recommandée ?

Se laver les mains, effectuer la toilette, rincer et appliquer un antiseptique, recueillir les premiers 20 ml puis les 20–30 ml suivants dans un flacon stérile.
Se laver les mains, effectuer la toilette, rincer et appliquer un antiseptique, éliminer 20 ml puis recueillir 20–30 ml dans un flacon propre non stérile en touchant son bord.
Se laver les mains, effectuer la toilette, appliquer un antiseptique puis rincer, recueillir 20 ml puis éliminer les 20–30 ml suivants dans un flacon stérile.
Se laver les mains, effectuer la toilette, rincer et appliquer un antiseptique, éliminer 20 ml puis recueillir 20–30 ml dans un flacon stérile sans toucher son bord.

Se laver les mains, effectuer la toilette, rincer et appliquer un antiseptique, éliminer 20 ml puis recueillir 20–30 ml dans un flacon stérile sans toucher son bord.

Explication

Le prélèvement au milieu de jet exige la toilette, le rinçage puis l’antiseptique, avant d’éliminer les premiers 20 ml et de recueillir les 20–30 ml suivants dans un flacon stérile sans en toucher le bord. Recueillir le premier jet confond les fractions, le flacon non stérile compromet la procédure, et appliquer l’antiseptique avant le rinçage inverse les étapes.

17. Un patient porteur d’une sonde urinaire doit fournir un prélèvement pour ECBU. Où faut-il le recueillir ?

À partir du sac collecteur après désinfection de son extérieur.
Dans un flacon au moment d’un milieu de jet, après retrait de la sonde.
Par ponction au site spécifique de la sonde sans désinfection préalable.
Par ponction au site spécifique de la sonde après désinfection.

Par ponction au site spécifique de la sonde après désinfection.

Explication

Chez un patient sondé, l’ECBU se recueille par ponction au site spécifique de la sonde après désinfection, et non à partir du sac collecteur. Le sac collecteur ne convient pas, la ponction sans désinfection omet une étape, et le milieu de jet correspond à une autre méthode de recueil.

18. Lorsqu’un clinicien choisit un antibiotique, quels critères doivent guider sa décision au niveau individuel et collectif ?

La tolérance, le coût et la durée du traitement
L’efficacité, la voie d’administration et le risque allergique
Le risque écologique, la gravité et la durée des symptômes
La tolérance, l’efficacité et le risque écologique

La tolérance, l’efficacité et le risque écologique

Explication

Le choix doit mettre en balance la tolérance, l’efficacité et le risque écologique individuel et collectif. Le coût, la voie d’administration ou la gravité ne remplacent pas ces critères dans cette règle.

19. Une patiente présente une cystite aiguë simple sans échec thérapeutique antérieur. Quel traitement initial et quel examen sont indiqués ?

Nitrofurantoïne en première intention, sans ECBU de routine
Fosfomycine-trométamol en dose unique, sans ECBU de routine
Fosfomycine-trométamol en dose unique, avec ECBU systématique
Pivmécillinam en première intention, avec ECBU de routine

Fosfomycine-trométamol en dose unique, sans ECBU de routine

Explication

La cystite aiguë simple relève en première intention de la fosfomycine-trométamol en dose unique, et l’ECBU n’est pas recommandé sauf en cas d’échec thérapeutique. Le pivmécillinam est le traitement de deuxième intention, tandis que la nitrofurantoïne concerne la cystite à risque de complication lorsque l’antibiogramme ne peut être attendu.

20. Une cystite présente un risque de complication, mais il n’est pas possible d’attendre l’antibiogramme. Quel antibiotique faut-il choisir en première intention ?

Le pivmécillinam
La nitrofurantoïne
La fosfomycine-trométamol
Un aminoside

La nitrofurantoïne

Explication

Si l’antibiogramme ne peut être attendu pour une cystite à risque de complication, la nitrofurantoïne est le premier choix. La fosfomycine-trométamol est ici le deuxième choix et constitue le premier choix dans la cystite simple.

21. Une patiente est diagnostiquée avec une pyélonéphrite grave. Quelle stratégie thérapeutique correspond à cette forme clinique ?

Une hospitalisation et une bithérapie associant une C3G ou une fluoroquinolone à un aminoside
Une bithérapie associant deux fluoroquinolones en ambulatoire
Une hospitalisation avec nitrofurantoïne et fosfomycine-trométamol
Un traitement ambulatoire par C3G parentérale ou fluoroquinolone seule

Une hospitalisation et une bithérapie associant une C3G ou une fluoroquinolone à un aminoside

Explication

La pyélonéphrite grave se traite en milieu hospitalier par une bithérapie associant une C3G ou une fluoroquinolone à un aminoside. Une monothérapie correspond plutôt à la prise en charge décrite pour une pyélonéphrite aiguë simple.

22. Quelle place occupent les infections urinaires parmi les infections nosocomiales, et à quel facteur sont-elles principalement associées ?

Elles représentent 100 % des infections nosocomiales et sont surtout liées au sondage vésical
Elles représentent 40 % des infections nosocomiales et sont surtout liées au sondage vésical
Elles représentent 30 % des infections nosocomiales et sont surtout liées au sondage vésical
Elles représentent 40 % des infections nosocomiales et sont surtout liées aux sondages intermittents

Elles représentent 40 % des infections nosocomiales et sont surtout liées au sondage vésical

Explication

Les infections urinaires représentent 40 % des infections nosocomiales et sont essentiellement liées au sondage vésical. Les valeurs de 30 % à J3 et de 100 % à J30 concernent la colonisation des sondes, non la part des infections nosocomiales.

23. Dans un service, une sonde vésicale est en place depuis trois jours chez un patient. Quelle proportion des sondes est colonisée par des bactéries à ce stade ?

100 %
70 %
30 %
40 %

30 %

Explication

À J3, 30 % des sondes vésicales sont colonisées par des bactéries; le taux atteint 100 % à J30. La valeur de 40 % correspond à la part des infections urinaires parmi les infections nosocomiales.

24. Un patient hospitalisé n’a plus d’indication claire à une sonde vésicale permanente. Quelle démarche préventive est la plus appropriée ?

Réévaluer quotidiennement l’indication et retirer la sonde dès que possible; privilégier l’intermittent si possible
Remplacer la sonde chaque jour et maintenir le sondage permanent
Retirer la sonde dès que possible, mais éviter le sondage intermittent
Conserver la sonde jusqu’à la sortie et privilégier l’intermittent si possible

Réévaluer quotidiennement l’indication et retirer la sonde dès que possible; privilégier l’intermittent si possible

Explication

La prévention repose sur la limitation des indications, leur réévaluation quotidienne et le retrait de la sonde dès que possible; le sondage intermittent est à privilégier chaque fois que possible. Le maintien sans réévaluation et la préférence pour le sondage permanent vont à l’encontre de ces mesures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Infections urinaires.

Quel est le deuxième site d’infections communautaires ?

Les infections urinaires.

Chez qui les infections urinaires sont-elles plus fréquentes ?

Chez la femme.

À quels moments les infections urinaires sont-elles plus fréquentes chez la femme ?

Au début de l’activité sexuelle et après la ménopause.

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