QCM : Antalgiques AINS et corticoïdes (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne retire rapidement sa main après avoir touché une surface brûlante. Quel rôle de la douleur aiguë cette réaction illustre-t-elle ?

Une mesure précise de l’étendue des lésions provoquées par la chaleur
Une réponse émotionnelle qui apparaît indépendamment du stimulus
Une transmission nerveuse qui se déroule sans réaction de l’organisme
Une alarme qui favorise une réaction protectrice face à un stimulus intense

Une alarme qui favorise une réaction protectrice face à un stimulus intense

Explication

La douleur aiguë avertit l’organisme d’un stimulus intense et permet une réaction de protection. L’étendue des lésions n’est pas ce que mesure cette fonction d’alarme; une réponse indépendante du stimulus et une transmission sans réaction ne décrivent pas non plus ce rôle.

2. Lors de la transmission d’un message douloureux vers le cerveau, quelle succession d’étapes est correcte ?

Transmission par les nerfs périphériques, arrivée au cerveau, puis passage par la moelle épinière
Excitation des récepteurs, passage direct au cerveau, puis relais par les nerfs périphériques
Transmission par la moelle épinière, excitation des récepteurs, puis arrivée au cerveau
Excitation des récepteurs, transmission par les nerfs périphériques, puis par la moelle épinière

Excitation des récepteurs, transmission par les nerfs périphériques, puis par la moelle épinière

Explication

Le message naît de l’excitation des récepteurs spécialisés, puis chemine par les nerfs périphériques et la moelle épinière jusqu’au cerveau. Les autres parcours inversent des étapes ou omettent le trajet par les nerfs périphériques.

3. Après une atteinte du système nerveux central, un patient ressent une douleur liée à cette atteinte. À quelle catégorie correspond-elle ?

Douleur nociceptive
Douleur légère à moyenne
Douleur neuropathique
Douleur fonctionnelle

Douleur neuropathique

Explication

Une douleur liée à une lésion du système nerveux périphérique ou central est neuropathique. La douleur nociceptive est associée à une lésion périphérique, la douleur fonctionnelle à un fonctionnement anormal du système nerveux, et l’intensité ne définit pas à elle seule le type de douleur.

4. Une patiente présente une douleur très intense et rebelle. Selon la classification de l’OMS, quel palier antalgique correspond à cette situation ?

Palier I
Palier II
Palier III
Palier de co-antalgiques

Palier III

Explication

La classification de l’OMS réserve le palier III aux douleurs très intenses ou rebelles. Le palier I concerne les douleurs légères à moyennes, le palier II les douleurs moyennes à intenses, et les co-antalgiques ne constituent pas un palier de cette classification.

5. En comparant le paracétamol aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, quelle propriété caractérise le paracétamol ?

Il est antalgique et antipyrétique, avec un effet anti-inflammatoire absent ou très faible
Il est antalgique et anti-inflammatoire, avec un effet antipyrétique absent ou très faible
Il est antalgique, sans effet antipyrétique ni effet anti-inflammatoire notable
Il est antipyrétique et anti-inflammatoire, avec un effet antalgique absent ou très faible

Il est antalgique et antipyrétique, avec un effet anti-inflammatoire absent ou très faible

Explication

Le paracétamol est antalgique et antipyrétique, mais son effet anti-inflammatoire est absent ou très faible. L’action anti-inflammatoire est caractéristique des AINS, tandis que l’antipyrèse ne remplace pas l’action antalgique.

6. Un adulte présente une douleur modérée accompagnée de fièvre. Pour quelles manifestations le paracétamol est-il indiqué ?

La douleur très intense et l’inflammation aiguë
La douleur neuropathique et la prévention de la fièvre
La douleur légère à modérée, à l’exclusion des états fébriles
La douleur légère à modérée et l’état fébrile

La douleur légère à modérée et l’état fébrile

Explication

Le paracétamol est indiqué contre les douleurs légères à modérées et les états fébriles. Les douleurs très intenses dépassent cette indication, et la fièvre fait bien partie des situations pour lesquelles il est utilisé.

7. Un patient ayant une insuffisance rénale demande conseil avant de prendre du paracétamol. Quelle conduite correspond à la règle de contre-indication ?

Utiliser le paracétamol à dose habituelle si la douleur est modérée
Ne pas utiliser le paracétamol en raison de l’insuffisance rénale
Réserver le paracétamol aux prises espacées, sans autre précaution
Utiliser le paracétamol seulement si une fièvre accompagne la douleur

Ne pas utiliser le paracétamol en raison de l’insuffisance rénale

Explication

L’insuffisance rénale figure parmi les contre-indications du paracétamol, au même titre que l’allergie et l’insuffisance hépatique. Espacer ou adapter les prises ne transforme pas cette contre-indication en simple précaution, et la présence de fièvre ne l’annule pas.

8. Un adulte de plus de 50 kg, non âgé, a pris 1 g de paracétamol à 8 h. Quelle prise respecte les limites de dose et d’intervalle indiquées ?

Prendre 1 g à partir de 10 h, sans dépasser 4 g sur 24 heures
Prendre 1,5 g à partir de midi, sans dépasser 4 g sur 24 heures
Prendre 1 g à partir de midi, sans dépasser 3 g sur 24 heures
Prendre 1 g à partir de midi, sans dépasser 4 g sur 24 heures

Prendre 1 g à partir de midi, sans dépasser 4 g sur 24 heures

Explication

La dose adulte est de 500 mg à 1 g par prise, avec au moins 4 heures entre les prises et un maximum de 4 g par 24 heures. Midi respecte les quatre heures après 8 h; 10 h raccourcit l’intervalle, 3 g est le plafond indiqué pour le sujet âgé, et 1,5 g dépasse la dose par prise.

9. Quel type d’antalgique est le néfopam pour traiter une douleur faible à modérée ?

Un antalgique périphérique non morphinique
Un opioïde faible à action centrale
Un antalgique central non morphinique
Un anti-inflammatoire à action centrale

Un antalgique central non morphinique

Explication

Le néfopam est un antalgique central non morphinique indiqué contre les douleurs faibles à modérées. Le choix d’un opioïde faible confond le néfopam avec la codéine, tandis que les deux autres choix le classent à tort comme traitement périphérique ou anti-inflammatoire.

10. Quelle propriété distingue notamment l’acide acétylsalicylique parmi ses effets pharmacologiques ?

Une inhibition sélective de la COX-2
Une action antiagrégante plaquettaire
Une action antipyrétique sans effet anti-inflammatoire
Une action anticoagulante directe

Une action antiagrégante plaquettaire

Explication

L’acide acétylsalicylique possède des propriétés antalgiques, antipyrétiques, anti-inflammatoires et antiagrégantes plaquettaires. La sélectivité pour la COX-2 caractérise les coxibs, et l’aspirine n’est pas un anticoagulant direct.

11. Chez un patient qui prend de l’aspirine, quel mécanisme explique à la fois la diminution de la synthèse des prostaglandines et de l’agrégation plaquettaire ?

L’inhibition des COX-1 et COX-2
L’inhibition des récepteurs NMDA
L’inhibition de la recapture des prostaglandines
L’inhibition sélective de la COX-2

L’inhibition des COX-1 et COX-2

Explication

L’aspirine inhibe les cyclo-oxygénases COX-1 et COX-2, ce qui réduit la synthèse des prostaglandines et l’agrégation plaquettaire. Les récepteurs NMDA concernent un mécanisme évoqué pour le néfopam, et l’inhibition sélective de la COX-2 caractérise les coxibs.

12. Un médicament inhibe les cyclo-oxygénases et réduit la synthèse des prostaglandines. Quel ensemble d’effets pharmacologiques est attendu pour un AINS ?

Des effets anti-inflammatoire, sédatif et antipyrétique
Des effets anti-inflammatoire, antalgique et antipyrétique
Des effets antiagrégant, anticoagulant et antipyrétique
Des effets anti-inflammatoire, antalgique et anticoagulant

Des effets anti-inflammatoire, antalgique et antipyrétique

Explication

L’inhibition des cyclo-oxygénases diminue la synthèse des prostaglandines et explique les effets anti-inflammatoire, antalgique et antipyrétique des AINS. L’action antiagrégante ne remplace pas l’effet antipyrétique, et les AINS ne sont pas des anticoagulants directs.

13. Un patient présentant un risque cardiovasculaire demande si un coxib est plus efficace qu’un AINS classique et dépourvu de risque cardiaque. Quelle réponse correspond aux caractéristiques des coxibs ?

Il inhibe sélectivement COX-2, sans efficacité supérieure et avec un risque cardiovasculaire possible
Il inhibe COX-1 et COX-2, avec une efficacité supérieure et un risque cardiovasculaire possible
Il inhibe sélectivement COX-2, avec une efficacité supérieure et sans risque cardiovasculaire notable
Il inhibe sélectivement COX-1, avec une efficacité supérieure et un risque cardiovasculaire moindre

Il inhibe sélectivement COX-2, sans efficacité supérieure et avec un risque cardiovasculaire possible

Explication

Aux doses usuelles, les coxibs inhibent sélectivement COX-2, sans être plus efficaces que les AINS classiques, et peuvent entraîner des effets cardiovasculaires graves. L’efficacité supérieure et l’absence de risque cardiovasculaire sont donc des idées erronées; l’inhibition de COX-1 et COX-2 ne décrit pas leur sélectivité.

14. Une patiente enceinte arrive au début du sixième mois de grossesse et envisage de prendre un AINS. Quelle conduite découle de la contre-indication liée à la grossesse ?

Éviter les AINS seulement en cas d’allergie associée
Éviter les AINS à partir de ce stade de grossesse
Éviter les AINS seulement au cours du dernier mois
Éviter les AINS seulement après l’accouchement

Éviter les AINS à partir de ce stade de grossesse

Explication

Les AINS sont contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse, de sorte que la prise doit être évitée dès ce stade. Attendre le dernier mois ou l’accouchement retarde à tort le seuil, tandis que l’allergie constitue une contre-indication distincte.

15. Un enfant atteint de varicelle présente de la fièvre et des douleurs. Quelle décision concernant les AINS est recommandée ?

Les remplacer par un autre AINS de la même classe
Les éviter en raison du risque de syndrome de Reye
Les réserver aux douleurs et les éviter pour la fièvre
Les utiliser pour traiter la fièvre liée à la varicelle

Les éviter en raison du risque de syndrome de Reye

Explication

Les AINS sont à éviter lors d’infections virales comme la varicelle, en raison du risque de syndrome de Reye. Leur emploi contre la fièvre dans ce contexte néglige cette précaution; changer pour un autre AINS ne supprime pas le risque lié à la classe.

16. Comment caractériser les corticoïdes, aussi appelés anti-inflammatoires stéroïdiens ?

Des glucocorticoïdes de synthèse dérivés de la cortisone, aux propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et antiallergiques
Des dérivés synthétiques de la cortisone, aux propriétés anti-inflammatoires mais dépourvus d’action immunitaire
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens dérivés de la cortisone, aux propriétés antalgiques et antipyrétiques
Des glucocorticoïdes naturels sécrétés par les surrénales, aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques

Des glucocorticoïdes de synthèse dérivés de la cortisone, aux propriétés anti-inflammatoires, immunosuppressives et antiallergiques

Explication

Les corticoïdes sont des glucocorticoïdes de synthèse dérivés de la cortisone, dotés d’effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs et antiallergiques. Les AINS sont non stéroïdiens, les surrénales produisent naturellement des hormones, et l’action immunosuppressive fait partie des propriétés des corticoïdes.

17. Deux médicaments réduisent l’inflammation : le premier bloque la formation de l’acide arachidonique en amont, tandis que le second inhibe les COX. Quelle distinction décrit correctement leurs mécanismes ?

Les deux sont des AINS agissant à des étapes différentes
Les deux sont des corticoïdes agissant à des étapes différentes
Le premier est un corticoïde et le second un AINS
Le premier est un AINS et le second un corticoïde

Le premier est un corticoïde et le second un AINS

Explication

Les corticoïdes agissent en amont en inhibant la formation de l’acide arachidonique, alors que les AINS inhibent les COX et réduisent la production de prostaglandines. Inverser ces mécanismes confond les deux classes, et leur attribuer un mécanisme identique efface leur distinction.

18. Une patiente a suivi une corticothérapie pendant huit semaines et doit l’arrêter. Quel schéma de réduction permet de favoriser la reprise de la production surrénalienne de cortisone ?

Diminuer la dose de 10 % tous les mois
Arrêter le traitement d’un seul coup
Diminuer la dose de 10 % tous les 15 jours
Diminuer la dose de 10 % chaque semaine

Diminuer la dose de 10 % tous les 15 jours

Explication

Après une corticothérapie prolongée de plus de quatre semaines, la dose doit être réduite progressivement de 10 % tous les 15 jours afin de permettre la reprise de la production de cortisone par les surrénales. L’arrêt brutal néglige ce besoin, tandis que les deux autres rythmes ne correspondent pas à la règle indiquée.

19. Un patient a reçu une corticothérapie courte et un autre une corticothérapie prolongée. Quelle consigne d’arrêt tient compte de la durée de chaque traitement ?

Arrêt progressif après un traitement court comme après un traitement prolongé
Arrêt progressif après un traitement court, mais arrêt brutal après un traitement prolongé
Arrêt brutal après un traitement court comme après un traitement prolongé
Arrêt brutal possible après un traitement court, mais arrêt progressif après un traitement prolongé

Arrêt brutal possible après un traitement court, mais arrêt progressif après un traitement prolongé

Explication

Un traitement corticoïde prolongé doit être arrêté progressivement pour prévenir une insuffisance surrénalienne, alors qu’un traitement court peut être arrêté brutalement. Inverser les consignes expose au risque après un traitement prolongé, et appliquer un seul mode d’arrêt aux deux durées méconnaît la distinction.

20. Quels médicaments représentent principalement les opioïdes faibles utilisés comme antalgiques de palier II ?

La morphine, l’oxycodone et le fentanyl
La codéine, la dihydrocodéine et le tramadol
La codéine, l’ibuprofène et l’aspirine
Le tramadol, le paracétamol et le néfopam

La codéine, la dihydrocodéine et le tramadol

Explication

Le palier II comprend des opioïdes faibles, principalement la codéine, la dihydrocodéine et le tramadol. La morphine, l’oxycodone et le fentanyl relèvent des opioïdes forts de palier III, tandis que les deux autres listes mélangent des médicaments non opioïdes aux opioïdes faibles.

21. Un patient prend du tramadol, dont l’effet implique à la fois des récepteurs opioïdes et la recapture de neurotransmetteurs. Quel profil pharmacologique correspond à ce médicament ?

Agoniste non sélectif des récepteurs μ, δ et κ, avec une affinité supérieure pour μ, et inhibiteur de la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine
Agoniste non sélectif des récepteurs μ, δ et κ, avec une affinité supérieure pour κ, et inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la sérotonine
Antagoniste des récepteurs μ, δ et κ, avec une affinité supérieure pour μ, et inhibiteur de la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine
Agoniste sélectif des récepteurs μ, sans effet sur la recapture de la noradrénaline ou de la sérotonine

Agoniste non sélectif des récepteurs μ, δ et κ, avec une affinité supérieure pour μ, et inhibiteur de la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine

Explication

Le tramadol agit comme agoniste non sélectif des récepteurs μ, δ et κ, avec une affinité plus élevée pour μ, et inhibe aussi la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine. Le limiter à μ omet son action non sélective, remplacer la noradrénaline par la dopamine change son profil, et le qualifier d’antagoniste inverse son action sur les récepteurs.

22. Une personne prend une association contenant de l’opium et du paracétamol, ainsi qu’un autre médicament contenant du paracétamol. Quelle règle doit-elle appliquer pour limiter le risque de surdosage ?

Additionner le paracétamol de tous les médicaments et ne pas dépasser 4 g par jour
Ne pas dépasser 4 g par jour pour chaque médicament contenant du paracétamol
Compter le paracétamol de l’association et exclure celui des autres médicaments
Ne pas dépasser 4 g de paracétamol à chaque prise, quel que soit le cumul quotidien

Additionner le paracétamol de tous les médicaments et ne pas dépasser 4 g par jour

Explication

La limite de 4 g concerne la quantité totale de paracétamol consommée par jour, toutes sources médicamenteuses confondues. Une limite calculée par médicament ou par prise, ou l’exclusion des autres médicaments, sous-estime le cumul quotidien.

23. Un patient reçoit de l’oxycodone pour une douleur intense. Quelle exigence s’applique à la délivrance de ce médicament ?

Une ordonnance simple, car l’oxycodone appartient aux opioïdes faibles du palier II
Une prescription hospitalière, car l’oxycodone est réservée aux soins hospitaliers
Une ordonnance sécurisée, car tout antalgique nécessite ce type de prescription
Une ordonnance sécurisée, car l’oxycodone est un opioïde fort classé comme stupéfiant

Une ordonnance sécurisée, car l’oxycodone est un opioïde fort classé comme stupéfiant

Explication

L’oxycodone est un opioïde fort de palier III, classé comme stupéfiant, dont la délivrance requiert une ordonnance sécurisée. La confusion avec le palier II classe à tort l’oxycodone parmi les opioïdes faibles ; l’ordonnance simple ne répond pas à l’exigence indiquée ; la prescription hospitalière n’est pas la règle énoncée.

24. Quel mécanisme contribue à l’analgésie produite par la morphine ?

Elle se fixe sur les récepteurs de la substance P et active leur libération
Elle stimule la libération de substance P après fixation notamment sur les récepteurs μ et κ
Elle inhibe la libération de substance P après fixation notamment sur les récepteurs μ et κ
Elle bloque la naloxone après fixation notamment sur les récepteurs μ et κ

Elle inhibe la libération de substance P après fixation notamment sur les récepteurs μ et κ

Explication

La morphine se fixe notamment sur les récepteurs opioïdes μ et κ et inhibe la libération de substance P, contribuant ainsi à une analgésie intense, constante et dépendante de la dose. Stimuler la substance P inverse cet effet ; bloquer la naloxone confond les rôles de deux médicaments ; les récepteurs de la substance P ne sont pas ceux mentionnés.

25. Une intoxication aux opioïdes nécessite un antagoniste qui empêche leur action sans activer les récepteurs. Quel médicament convient ?

Le fentanyl
La buprénorphine
La morphine
La naloxone

La naloxone

Explication

La naloxone se fixe sur un récepteur opioïde sans l’activer et empêche les agonistes d’agir ; elle sert donc d’antidote des opioïdes. La morphine et le fentanyl sont des opioïdes agonistes, tandis que la buprénorphine n’est pas l’antidote indiqué ici.

26. Une personne porte un patch de fentanyl et présente de la fièvre. Quelle mesure réduit le risque de surdosage lié à l’application ?

Couper le patch et l’appliquer sur une peau saine et sèche
Éviter les sources de chaleur et surveiller le risque d’absorption accrue
Ajouter une source de chaleur pour stabiliser la délivrance du médicament
Appliquer le patch sur une peau humide afin de limiter son absorption

Éviter les sources de chaleur et surveiller le risque d’absorption accrue

Explication

La fièvre et les sources de chaleur peuvent augmenter l’absorption du fentanyl et le risque de surdosage ; il faut donc les éviter et rester vigilant. La chaleur n’est pas un moyen de stabiliser la délivrance, le patch ne doit pas être coupé et il s’applique sur une peau saine, propre, sèche et glabre.

27. Lors du suivi d’un patient traité par opioïde fort, quelle conduite relève de la surveillance infirmière ?

Surveiller les effets indésirables sans contrôler les doses ni les délais d’administration
Modifier les doses selon la douleur ressentie sans respecter les délais prescrits
Évaluer l’efficacité et interrompre le traitement dès que la douleur diminue
Respecter doses et délais, évaluer l’efficacité, rechercher les effets indésirables et accompagner le sevrage

Respecter doses et délais, évaluer l’efficacité, rechercher les effets indésirables et accompagner le sevrage

Explication

La surveillance comprend le respect des doses, des délais et de la décroissance posologique, l’évaluation de l’efficacité, le dépistage des effets indésirables et du surdosage, ainsi que l’accompagnement au sevrage. Se limiter à l’efficacité ou aux effets indésirables laisse de côté des volets essentiels ; modifier les doses sans respecter les prescriptions et arrêter brutalement ne correspond pas à cette conduite.

28. Un patient sous traitement antalgique est suivi régulièrement. Quel bénéfice ce suivi fréquent vise-t-il à favoriser ?

Évaluer la douleur et le confort, soutenir l’observance et prévenir les effets indésirables
Augmenter les doses à intervalles réguliers afin de maintenir l’analgésie
Éliminer tout risque d’effet indésirable sans évaluer le confort du patient
Prévenir le sevrage en remplaçant l’évaluation de la douleur

Évaluer la douleur et le confort, soutenir l’observance et prévenir les effets indésirables

Explication

Un suivi fréquent permet d’évaluer la douleur et le confort, de favoriser l’observance et de prévenir les effets indésirables. Il ne suppose pas une augmentation automatique des doses, ne se substitue pas à l’évaluation de la douleur et ne garantit pas l’élimination de tout risque.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Antalgiques AINS et corticoïdes.

Quel rôle joue la douleur aiguë face à un stimulus intense ?

Elle alerte l’organisme et lui permet de réagir et de se protéger.

Où naît le message douloureux et jusqu’où est-il transmis ?

Il naît dans les récepteurs spécialisés et atteint le cerveau via les nerfs périphériques et la moelle épinière.

Qu’est-ce qui distingue les douleurs nociceptives, neuropathiques et fonctionnelles ?

Les nociceptives résultent d’une lésion périphérique, les neuropathiques d’une lésion nerveuse et les fonctionnelles d’un fonctionnement nerveux anormal.

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