QCM : Diabète de l’enfant (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne présente une glycémie à jeun de 1,26 g/L sur un premier prélèvement veineux. Quel critère doit être retrouvé pour satisfaire le critère diagnostique indiqué ?

Une glycémie aléatoire de 1,26 g/L lors d’un second prélèvement veineux
Une glycémie supérieure à 2 g/L lors d’un second prélèvement veineux
La même glycémie à jeun lors d’un second prélèvement veineux
Une glycémie à jeun de 1,26 g/L lors d’un prélèvement capillaire

La même glycémie à jeun lors d’un second prélèvement veineux

Explication

Le critère associe une glycémie à jeun de 1,26 g/L, constatée à deux reprises sur prélèvement veineux. Une seule mesure, un prélèvement capillaire ou une mesure aléatoire ne reprend pas l’ensemble de ce critère.

2. Quels sont les trois types de diabète cités dans la classification présentée ?

Le type 1, le type 2 et le type monogénique
Le type 1, le type 2 et le diabète gestationnel
Le type 2, l’insulinorésistance et le type monogénique
Le type 1, le diabète auto-immun et le type monogénique

Le type 1, le type 2 et le type monogénique

Explication

Les trois types mentionnés sont le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète monogénique. Le diabète gestationnel, une caractéristique du type 1 ou l’insulinorésistance ne remplacent pas l’un des types cités.

3. Dans une population d’enfants diabétiques, quelle proportion correspond au diabète de type 1 d’après la donnée épidémiologique indiquée ?

Environ 10 %
Environ 4 %
Environ 90 %
Entre 0,1 et 0,2 %

Environ 90 %

Explication

Le diabète de type 1 représente 90 % des diabètes de l’enfant. La valeur de 0,1 à 0,2 % désigne la prévalence française, 4 % l’augmentation annuelle de l’incidence, et 10 % inverse la proportion rapportée.

4. Si l’incidence du diabète de type 1 augmente au rythme indiqué, quelle hausse annuelle faut-il retenir ?

Une augmentation de 90 % par an
Une augmentation de 4 % par an
Une augmentation de 0,1 à 0,2 % par an
Une augmentation d’environ 3 000 % par an

Une augmentation de 4 % par an

Explication

La donnée indique une augmentation de l’incidence de 4 % par an. Les valeurs de 0,1 à 0,2 % et 90 % correspondent à d’autres données épidémiologiques, tandis qu’environ 3 000 désigne un nombre annuel de nouveaux diagnostics, pas un taux.

5. Quel mécanisme caractérise le diabète de type 1 et le distingue du diabète de type 2 associé à l’insulinorésistance ?

Une production excessive d’insuline provoquant une insulinopénie
Une insulinorésistance entraînant une baisse de l’efficacité de l’insuline
Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une insulinopénie
Une mutation isolée empêchant la sécrétion d’insuline

Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une insulinopénie

Explication

Dans le diabète de type 1, l’auto-immunité détruit les cellules bêta du pancréas et réduit la production d’insuline. L’insulinorésistance est associée au type 2, une production excessive ne correspond pas au mécanisme décrit, et une mutation isolée renvoie plutôt à une forme monogénique.

6. Chez un patient, la destruction des cellules bêta réduit fortement la sécrétion d’insuline. Quelle conséquence métabolique en découle ?

La production de glucose diminue et la glycémie reste stable
L’utilisation périphérique du glucose diminue et la glycémie baisse
L’utilisation périphérique du glucose augmente et la glycémie augmente
L’utilisation périphérique du glucose diminue et la glycémie augmente

L’utilisation périphérique du glucose diminue et la glycémie augmente

Explication

La baisse de sécrétion d’insuline diminue l’utilisation périphérique du glucose, ce qui entraîne une hyperglycémie. L’augmentation de cette utilisation inverse le mécanisme, l’hypoglycémie confond le sens de la variation de la glycémie, et la stabilité glycémique ne rend pas compte de l’hyperglycémie décrite.

7. Quels signes constituent le syndrome cardinal du diabète de type 1 ?

Polyurie, polydipsie et amaigrissement
Énurésie, polydipsie et asthénie
Polyurie, hyperphagie et asthénie
Polyurie, vomissements et amaigrissement

Polyurie, polydipsie et amaigrissement

Explication

Le syndrome cardinal associe polyurie, polydipsie et amaigrissement. L’hyperphagie et l’asthénie peuvent accompagner ces signes sans remplacer l’amaigrissement; l’énurésie et les vomissements ne font pas partie de cette triade.

8. Un enfant est diagnostiqué diabétique de type 1 lors d’un épisode d’acidocétose. Quelle fréquence correspond à ce mode d’entrée dans la maladie ?

Environ 60 à 70 % des cas
Environ 40 à 50 % des cas
Environ 50 à 60 % des cas
Environ 20 à 30 % des cas

Environ 40 à 50 % des cas

Explication

L’acidocétose constitue le mode d’entrée dans la maladie dans 40 à 50 % des cas. La fréquence de 50 à 60 % correspond plutôt à la découverte par le syndrome cardinal; les autres intervalles ne sont pas ceux indiqués pour l’acidocétose.

9. Chez un enfant atteint de diabète de type 1, une insulinopénie importante entraîne une mobilisation accrue des graisses. Quelle succession de phénomènes peut conduire à une acidocétose ?

Lipolyse accrue, accumulation de corps cétoniques, puis acidose métabolique
Lipolyse accrue, accumulation de corps cétoniques, puis alcalose métabolique
Lipolyse réduite, accumulation de corps cétoniques, puis acidose métabolique
Lipolyse accrue, diminution des corps cétoniques, puis acidose métabolique

Lipolyse accrue, accumulation de corps cétoniques, puis acidose métabolique

Explication

L’insulinopénie favorise la lipolyse, qui augmente les corps cétoniques et peut entraîner une acidose métabolique. La lipolyse réduite inverse le mécanisme, la baisse des cétones contredit leur accumulation et l’alcalose inverse le trouble acido-basique attendu.

10. Un enfant arrive aux urgences avec une acidocétose diabétique. Quelle priorité de prise en charge faut-il retenir ?

Limiter l’intervention à une surveillance sans traitement prioritaire
Organiser une prise en charge prioritaire en raison du risque vital
Programmer une prise en charge après stabilisation sans urgence
Différer la prise en charge jusqu’à la confirmation d’un œdème cérébral

Organiser une prise en charge prioritaire en raison du risque vital

Explication

L’acidocétose engage le pronostic vital et impose une prise en charge prioritaire. Attendre une stabilisation ou une complication neurologique méconnaît l’urgence, tandis qu’une simple surveillance ne répond pas au risque vital.

11. Lors de la prise en charge initiale d’une acidocétose, quel ensemble d’interventions correspond aux mesures indiquées ?

NaCl dès H0, mise à jeun, potassium, glucose en regard de l’insuline et surveillance rapprochée
NaCl après H0, alimentation maintenue, potassium, glucose indépendant de l’insuline et surveillance rapprochée
NaCl dès H0, mise à jeun, absence de potassium, glucose en regard de l’insuline et surveillance rapprochée
NaCl dès H0, mise à jeun, potassium, glucose en regard de l’insuline et surveillance espacée

NaCl dès H0, mise à jeun, potassium, glucose en regard de l’insuline et surveillance rapprochée

Explication

La prise en charge comprend l’hydratation par NaCl dès H0, la mise à jeun, l’ajout de potassium, le glucose en regard de l’insuline et une surveillance rapprochée. Les autres réponses retardent le NaCl, omettent le potassium ou relâchent la surveillance.

12. Pendant le traitement d’une acidocétose, quelle évolution thérapeutique vise les objectifs recommandés ?

Normaliser progressivement le pH, faire disparaître la cétose et diminuer lentement la glycémie
Normaliser progressivement le pH, faire disparaître la cétose et diminuer rapidement la glycémie
Normaliser rapidement le pH, faire disparaître la cétose et diminuer lentement la glycémie
Normaliser progressivement le pH, maintenir la cétose et diminuer lentement la glycémie

Normaliser progressivement le pH, faire disparaître la cétose et diminuer lentement la glycémie

Explication

Les objectifs sont une normalisation progressive du pH, la disparition de la cétose et une diminution lente de la glycémie. Une normalisation rapide du pH, le maintien de la cétose ou une baisse rapide de la glycémie s’écartent chacun d’un de ces objectifs.

13. Une équipe choisit le mode d’administration de l’insuline sous-cutanée pour un enfant atteint de diabète de type 1. Quelle stratégie correspond au schéma de prise en charge ?

Une perfusion intraveineuse continue selon un schéma basal-bolus
Un schéma basal-bolus administré au stylo ou par pompe
Une dose sous-cutanée unique couvrant les besoins basaux et les repas
Un schéma basal-bolus administré uniquement par stylo

Un schéma basal-bolus administré au stylo ou par pompe

Explication

Le traitement du diabète de type 1 repose sur une insulinothérapie sous-cutanée au stylo ou par pompe selon un schéma basal-bolus. La perfusion intraveineuse continue n’est pas la modalité décrite ici, et le schéma peut être administré par l’une ou l’autre des deux modalités citées.

14. Pour un enfant de 5 ans, une équipe envisage une pompe à insuline. Quelle conclusion correspond à la recommandation d’âge indiquée ?

La pompe est indiquée avant 6 ans et réservée à cette tranche d’âge
La pompe est possible à tous les âges sans indication particulière avant 6 ans
La pompe est indiquée avant 6 ans et reste possible à tous les âges
La pompe est indiquée à partir de 6 ans et reste possible à tous les âges

La pompe est indiquée avant 6 ans et reste possible à tous les âges

Explication

Le cours indique une pompe à insuline avant 6 ans, tout en précisant qu’elle est possible à tous les âges. Le seuil inversé est erroné, et la possibilité générale n’efface pas l’indication mentionnée pour les jeunes enfants ni ne la transforme en exclusion des autres âges.

15. Après une activité physique, quelle association de signes est compatible avec une hypoglycémie ?

Soif importante, polyurie et énurésie
Fièvre, toux et douleur à la gorge
Sueurs, tremblements et faim
Respiration rapide, nausées et haleine particulière

Sueurs, tremblements et faim

Explication

Les sueurs, les tremblements et la faim figurent parmi les symptômes cités de l’hypoglycémie. La soif et la polyurie sont associées à l’hyperglycémie, tandis que la respiration rapide et les nausées peuvent accompagner une cétose.

16. Une personne diabétique ressent des signes d’hypoglycémie pendant une activité. Quel enchaînement de gestes correspond à la conduite recommandée ?

Repos, resucrage, recherche de la cause, puis arrêt de la surveillance glycémique
Mesure de la glycémie, reprise de l’activité, resucrage, puis vérification le lendemain
Repos, mesure de la glycémie, resucrage, puis vérification après 10 à 15 minutes
Resucrage, vérification après 10 à 15 minutes, puis mesure de la glycémie

Repos, mesure de la glycémie, resucrage, puis vérification après 10 à 15 minutes

Explication

La conduite indiquée est de se mettre au repos, mesurer la glycémie, effectuer le resucrage et vérifier son efficacité après 10 à 15 minutes. Reprendre l’activité avant ces étapes ou inverser la mesure et la vérification ne respecte pas cet enchaînement.

17. Une personne dont la conscience est altérée ne peut pas prendre elle-même de sucre. Comment caractérise-t-on cette situation ?

Une hyperglycémie avec cétose, en raison du trouble de la conscience
Une hypoglycémie nocturne, caractérisée par un sommeil agité
Une hypoglycémie sévère, car elle ne peut pas se resucrer seule
Une hypoglycémie légère, car la glycémie peut encore être mesurée

Une hypoglycémie sévère, car elle ne peut pas se resucrer seule

Explication

L’hypoglycémie est dite sévère lorsque la personne est incapable de se resucrer elle-même, notamment en cas de trouble de la conscience. La possibilité de mesurer la glycémie ne définit pas une forme légère, et les signes nocturnes ne suffisent pas à caractériser cette gravité.

18. Une glycémie élevée est constatée chez un enfant utilisant une pompe à insuline. Quelle conduite est conforme aux recommandations ?

Rechercher la cause et ajuster l’insuline sans contrôler la technique ni le matériel
Rechercher la cause, vérifier la technique et le matériel, et suspendre l’insuline
Rechercher la cause, vérifier la technique et le matériel, et poursuivre l’insuline
Vérifier le matériel de la pompe et attendre sans rechercher la cause

Rechercher la cause, vérifier la technique et le matériel, et poursuivre l’insuline

Explication

Face à une hyperglycémie, il faut rechercher la cause, vérifier la technique d’injection et contrôler le matériel de pompe éventuel, sans arrêter l’insuline. La suspendre est précisément l’erreur à éviter, et négliger les vérifications laisse de côté des causes possibles du problème.

19. Chez un enfant diabétique, quelle plage glycémique correspond à la cible indiquée pour le suivi ?

De 180 à 250 mg/dL
De 70 à 180 mg/dL
De 90 à 180 mg/dL
De 70 à 126 mg/dL

De 70 à 180 mg/dL

Explication

La cible glycémique indiquée s’étend de 70 à 180 mg/dL. La valeur de 126 mg/dL renvoie à un seuil diagnostique à jeun, tandis que les autres propositions modifient les bornes de la cible.

20. Un adolescent diabétique commence une séance de sport ; quelle évolution de sa glycémie est la plus probable pendant l’effort et dans les heures suivantes ?

Une baisse, pendant l’activité et dans les heures qui suivent
Une hausse, pendant l’activité puis une baisse dans les heures qui suivent
Une stabilité pendant l’activité puis une hausse dans les heures qui suivent
Une hausse pendant l’activité et dans les heures qui suivent

Une baisse, pendant l’activité et dans les heures qui suivent

Explication

L’exercice améliore le contrôle du diabète, mais fait le plus souvent baisser la glycémie pendant l’activité et durant les heures suivantes. Les propositions de hausse inversent cette tendance, et la stabilité ne correspond pas à l’effet le plus fréquent.

21. Quel ensemble regroupe les complications à long terme citées du diabète ?

Rétinopathie, néphropathie, neuropathie et complications cardiovasculaires
Hypoglycémie, acidocétose, rétinopathie et complications cardiovasculaires
Rétinopathie, atteinte digestive, neuropathie et complications cardiovasculaires
Rétinopathie, néphropathie, atteinte cutanée et complications cardiovasculaires

Rétinopathie, néphropathie, neuropathie et complications cardiovasculaires

Explication

Les complications à long terme citées touchent la rétine, les reins, les nerfs ainsi que le système cardiovasculaire. L’hypoglycémie et l’acidocétose sont des situations aiguës, tandis que les atteintes digestive et cutanée ne font pas partie de l’ensemble indiqué.

22. Un adolescent présente une insulinorésistance, tandis qu’un autre patient a une destruction auto-immune des cellules bêta ; quelle interprétation distingue correctement ces mécanismes ?

L’insulinorésistance évoque le type 2, et la destruction auto-immune le type 1
L’insulinorésistance évoque le type 1, et la destruction auto-immune le type 2
Les deux mécanismes évoquent le type 2
Les deux mécanismes évoquent le type 1

L’insulinorésistance évoque le type 2, et la destruction auto-immune le type 1

Explication

Le diabète de type 2 est associé à l’insulinorésistance, alors que le type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules bêta. Les autres interprétations inversent cette distinction ou attribuent à un même type deux mécanismes différents.

23. Un enfant atteint de diabète de type 1 présente les premiers symptômes attribuables à l’insulinopénie. Quelle diminution du nombre de cellules β est associée à leur apparition ?

Une diminution de plus de 80 %
Une diminution de plus de 20 %
Une diminution d’environ 50 %
Une diminution de moins de 20 %

Une diminution de plus de 80 %

Explication

Les symptômes apparaissent lorsque le nombre de cellules β a diminué de plus de 80 %. Le seuil de plus de 20 % confond diminution et apparition des symptômes, tandis que les diminutions de moitié ou de moins de 20 % ne correspondent pas au seuil indiqué.

24. Un enfant présentant une hyperglycémie développe des nausées, des douleurs abdominales et une respiration rapide. Dans quelle plage les notes situent-elles l’apparition de la cétose ?

Entre 250 et 300 mg/dL
Entre 120 et 180 mg/dL
À partir de 180 mg/dL, sans plage supérieure précisée
Entre 180 et 250 mg/dL

Entre 180 et 250 mg/dL

Explication

Les notes situent l’apparition de la cétose entre 180 et 250 mg/dL, en lien avec des signes tels que nausées, douleurs abdominales et respiration rapide. Le seuil de 180 mg/dL seul concerne les signes généraux d’hyperglycémie; les deux autres plages déplacent les valeurs indiquées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Diabète de l’enfant.

Quel seuil de glycémie à jeun permet de diagnostiquer le diabète ?

1,26 g/L.

Combien de fois le seuil diagnostique doit-il être constaté ?

À deux reprises.

Quels types de diabète sont cités ?

Le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète monogénique.

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