QCM : Introduction à la virologie et cycle viral — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un laboratoire, un agent responsable d’une maladie traverse un filtre qui retient habituellement les bactéries et conserve ensuite son pouvoir infectieux ; à l’époque, comment ce type d’agent était-il d’abord nommé ?

Protozoaire invisible
Agent ultrafiltrable
Bactérie filtrée
Toxine chimique

Agent ultrafiltrable

Explication

Le cours indique que les agents capables de traverser les filtres retenant les bactéries ont d’abord été appelés agents ultrafiltrables, ou virus filtrants. Le fait qu’ils restent infectieux après filtration est précisément le critère initial qui a servi à les distinguer.

2. Quel est le rôle principal de la capside chez un virus ?

Protéger le génome viral et participer à l’attachement aux cellules hôtes chez les virus nus
Produire l’énergie nécessaire à la réplication virale
Transformer l’ARN viral en ADN avant l’entrée dans la cellule
Assurer la division autonome du virus en deux particules filles

Protéger le génome viral et participer à l’attachement aux cellules hôtes chez les virus nus

Explication

La capside entoure le génome viral, le protège et peut intervenir dans l’attachement aux cellules hôtes chez les virus nus. Elle ne produit pas d’énergie et ne permet pas au virus de se diviser de manière autonome.

3. Quel facteur inactive surtout les virus enveloppés dans le tube digestif ?

La présence de ribosomes libres
L’augmentation de la pression osmotique
Le pH acide et les enzymes digestives
La concentration en oxygène dissous

Le pH acide et les enzymes digestives

Explication

Les virus enveloppés sont fragiles dans le tube digestif, où le pH acide et les enzymes digestives inactivent rapidement leur enveloppe. Les virus nus, eux, résistent beaucoup plus longtemps dans ce milieu.

4. En quelle année le Comité International de Taxonomie Virale a-t-il été créé ?

1975
1953
1949
2000

1975

Explication

Le Comité International de Taxonomie Virale a été créé en 1975. Les autres dates correspondent à d’autres repères historiques du cours, comme la culture des virus sur cellules ou le rapport de 2000.

5. Quelle conséquence la présence de glycoprotéines d’enveloppe a-t-elle lors de l’entrée d’un virus enveloppé ?

Elle empêche toute interaction avec la membrane de la cellule hôte
Elle remplace la capside dans la protection du génome viral
Elle permet la fixation à la membrane cellulaire puis la fusion des deux membranes
Elle oblige le virus à pénétrer uniquement par rupture mécanique de la cellule

Elle permet la fixation à la membrane cellulaire puis la fusion des deux membranes

Explication

Les glycoprotéines de l’enveloppe assurent l’attachement à la cellule hôte et déclenchent la fusion membranaire, ce qui permet l’entrée de la nucléocapside. Les autres propositions décrivent des mécanismes incompatibles avec l’entrée des virus enveloppés.

6. Que désigne le cycle de multiplication virale en six étapes ?

L’ensemble des modifications de l’enveloppe virale dans le milieu extérieur
La transformation d’un virus à ARN en ADN avant son entrée dans la cellule
Le passage du virus d’une cellule à une autre par simple diffusion
La succession ordonnée des phases allant de la fixation à la libération des nouveaux virions

La succession ordonnée des phases allant de la fixation à la libération des nouveaux virions

Explication

Le cycle de multiplication virale en six étapes correspond à l’enchaînement fixation, entrée, décapsidation, expression du génome, réplication, assemblage et libération. Les autres propositions décrivent des mécanismes partiels ou inexacts.

7. Quelle différence décrit le mieux l’attachement viral par rapport au tropisme viral ?

L’attachement désigne la réplication du génome viral, alors que le tropisme correspond à l’assemblage des virions
L’attachement dépend surtout de la phase S de la cellule, alors que le tropisme dépend de la capside virale
L’attachement correspond à la liaison à un récepteur cellulaire, alors que le tropisme désigne le type de cellules qu’un virus peut préférentiellement infecter
L’attachement concerne uniquement les virus à ARN, alors que le tropisme concerne uniquement les virus à ADN

L’attachement correspond à la liaison à un récepteur cellulaire, alors que le tropisme désigne le type de cellules qu’un virus peut préférentiellement infecter

Explication

L’attachement est l’interaction initiale entre le virus et un récepteur cellulaire, tandis que le tropisme décrit la préférence d’un virus pour certains types cellulaires ou tissulaires. Les autres propositions confondent cette étape avec la réplication, le cycle cellulaire ou le type de génome.

8. Quels critères servent de base à la classification de Baltimore des virus ?

La taille du virion, la présence d’une enveloppe et le mode de transmission
Le lieu de libération, la vitesse de sédimentation et la sensibilité aux solvants
Le type d’acide nucléique, sa polarité et la stratégie d’expression ou de réplication
La forme de la capside, le tropisme cellulaire et la stabilité environnementale

Le type d’acide nucléique, sa polarité et la stratégie d’expression ou de réplication

Explication

La classification de Baltimore regroupe les virus selon la nature de leur génome, sa polarité et la stratégie qu’ils utilisent pour exprimer et répliquer ce génome. Les autres propositions décrivent d’autres caractéristiques virales, mais pas le principe de cette classification.

9. Quel type d’enzyme les virus du groupe III utilisent-ils pour produire un ARNm ?

Une ADN polymérase cellulaire
Une transcriptase virale
Une protéase ribosomique
Une ligase membranaire

Une transcriptase virale

Explication

Les virus du groupe III utilisent une transcriptase virale pour fabriquer l’ARN messager nécessaire à la synthèse des protéines virales. Les autres propositions correspondent à des enzymes qui ne remplissent pas ce rôle dans cette classification.

10. Un virus à ADN bicaténaire du groupe I infecte une cellule qui n’est pas en phase S ; quelle conséquence est la plus probable pour sa réplication ?

Son génome est directement traduit en protéines sans passer par le noyau
Il réplique plus vite grâce à l’absence de polymérases cellulaires nécessaires
Il produit d’abord un ARN complémentaire puis un ADN proviral avant de se multiplier
Sa réplication complète est bloquée, même si quelques protéines peuvent encore être produites

Sa réplication complète est bloquée, même si quelques protéines peuvent encore être produites

Explication

Les virus du groupe I doivent en général gagner le noyau et dépendent de la phase S pour répliquer complètement leur génome. En dehors de cette phase, ils peuvent au mieux exprimer certaines protéines, mais la réplication complète est compromise.

11. Quel est le rôle principal de la coloration négative lors de l’étude des virus ?

Rendre le fond opaque pour faire ressortir la forme du virion
Mesurer la capacité d’un virus à agglutiner les globules rouges
Séparer les virions selon leur densité en fonction de leur masse
Identifier les séquences nucléiques par réassociation de brins complémentaires

Rendre le fond opaque pour faire ressortir la forme du virion

Explication

La coloration négative dépose un sel métallique dense qui obscurcit le fond et met en relief la morphologie du virus. La séparation selon la densité correspond plutôt à l’ultracentrifugation, et l’identification de séquences relève de l’hybridation moléculaire.

12. Quel virus est crédité d’une stratégie de réplication qui se déroule en partie dans le cytoplasme grâce à des fonctions virales apportées au site de réplication ?

L’herpesvirus
Le poxvirus
Le rotavirus
L’hépadnavirus

Le poxvirus

Explication

Le poxvirus réalise une partie de la transcription et de la réplication dans le cytoplasme en apportant des fonctions virales au site de réplication. L’herpesvirus réplique surtout dans le noyau, tandis que l’hépadnavirus passe par un intermédiaire ARN.

13. Que désigne le terme « agents ultrafiltrables » dans l’histoire de la découverte des virus ?

Des bactéries modifiées qui perdent leur paroi lors de la filtration
Des toxines chimiques qui restent bloquées par les filtres microbiologiques
Des particules cellulaires visibles uniquement au microscope optique
Des agents infectieux capables de traverser des filtres retenant habituellement les bactéries

Des agents infectieux capables de traverser des filtres retenant habituellement les bactéries

Explication

Les agents ultrafiltrables sont définis comme des agents infectieux capables de passer à travers des filtres qui retiennent habituellement les bactéries. Cette notion a servi au départ à distinguer les virus des autres agents infectieux.

14. Quelle comparaison décrit le mieux un virus géant comme le Pandoravirus par rapport à un virus classique ?

Il ne possède qu’un génome d’ARN simple brin et aucune capside
Il est exceptionnellement grand et possède un génome très riche en séquences codant des protéines
Il est plus petit qu’un virus classique et ne contient que des protéines de capside
Il se distingue surtout par une paroi cellulaire rigide similaire à celle des bactéries

Il est exceptionnellement grand et possède un génome très riche en séquences codant des protéines

Explication

Le Pandoravirus fait partie des virus géants d’amibes, de très grande taille, et son génome contient plus de 2 500 séquences codant des protéines. Les autres propositions décrivent des caractéristiques qui ne correspondent pas aux virus géants.

15. Quelle caractéristique explique surtout la sensibilité des virus enveloppés à l’éther et à la dessiccation ?

La présence d’une enveloppe lipidique fragile dérivée de la cellule hôte
La présence d’une capside faite uniquement de glucides
La composition exclusive du génome en ARN segmenté
L’absence totale de protéines de surface

La présence d’une enveloppe lipidique fragile dérivée de la cellule hôte

Explication

Les virus enveloppés possèdent une enveloppe lipidique issue de la cellule hôte, ce qui les rend sensibles aux solvants organiques comme l’éther et à la dessiccation. Les autres propositions ne décrivent pas la structure qui conditionne cette fragilité.

16. Lors de l’analyse d’un virion, on identifie un acide nucléique entouré d’une coque protéique, avec parfois une membrane d’origine cellulaire ajoutée par-dessus ; quelle structure correspond à l’ensemble acide nucléique + capside ?

La nucléocapside
La capside seule
Le peplos
Le génome viral nu

La nucléocapside

Explication

La nucléocapside est formée par le génome viral associé à la capside. Le peplos correspond à l’enveloppe membranaire éventuelle, tandis que la capside seule ne comprend pas l’acide nucléique.

17. Quel est le rôle de la fixation dans le cycle de multiplication virale ?

Libérer le génome viral après la synthèse des protéines virales
Dégrader l’enveloppe virale pour faciliter la sortie de la cellule
Assembler spontanément les nouveaux virions à partir des protéines de capside
Permettre au virus de s’accrocher à une cellule hôte indispensable à sa multiplication

Permettre au virus de s’accrocher à une cellule hôte indispensable à sa multiplication

Explication

La fixation est la première étape du cycle viral et correspond à l’attachement du virus à une cellule hôte, condition nécessaire à sa multiplication. Les autres propositions décrivent d’autres étapes du cycle, comme la décapsidation, l’assemblage ou la libération.

18. Quel élément cellulaire détermine principalement le tropisme d’un virus pour un type de cellule donné ?

La taille du génome viral
Les récepteurs présents à la surface cellulaire
La présence d’une capside icosaédrique
La température du milieu extérieur

Les récepteurs présents à la surface cellulaire

Explication

Le tropisme viral dépend surtout de la reconnaissance entre le virus et des récepteurs spécifiques de la cellule cible. La température, la taille du génome ou la symétrie de la capside n’expliquent pas directement cette spécificité d’infection.

19. Dans le cycle de multiplication des virus à ARN ou à ADN, quelle étape précède directement l’assemblage des nouveaux virions ?

La décapsidation du génome après l’entrée
La libération des virions par bourgeonnement
La réplication du génome viral et la synthèse des protéines virales
La fixation du virus à la cellule hôte

La réplication du génome viral et la synthèse des protéines virales

Explication

L’assemblage ne peut avoir lieu qu’après la duplication du génome viral et la production des protéines de capside nécessaires. La fixation, la décapsidation et la libération sont des étapes situées plus tôt ou plus tard dans le cycle.

20. Quelle conséquence le bourgeonnement a-t-il lors de la sortie d’un virion enveloppé ?

Il libère directement un génome nu dans le milieu extérieur
Il lui permet d’acquérir une enveloppe d’origine membranaire de la cellule hôte
Il remplace la capside par une paroi protéique plus rigide
Il provoque la rupture immédiate de la cellule hôte

Il lui permet d’acquérir une enveloppe d’origine membranaire de la cellule hôte

Explication

Le bourgeonnement permet au virion enveloppé de sortir en emportant une portion de membrane cellulaire qui devient son enveloppe. Ce mode de libération ne correspond pas à une lyse immédiate de la cellule.

21. Qu’est-ce que l’électrofocalisation utilisée dans l’étude des virus ?

Une électrophorèse avec gradient de pH qui concentre les constituants à leur point isoélectrique
Une technique d’hybridation qui associe deux brins d’acides nucléiques complémentaires
Une méthode de marquage métallique qui met en relief la forme des virions
Une séparation des particules selon leur densité dans un gradient continu

Une électrophorèse avec gradient de pH qui concentre les constituants à leur point isoélectrique

Explication

L’électrofocalisation est une électrophorèse réalisée avec un gradient de pH, ce qui fait migrer et se concentrer les molécules à leur point isoélectrique. La séparation par densité correspond à l’ultracentrifugation en gradient, pas à l’électrofocalisation.

22. Quelle différence oppose le mieux la filtration sur gels à l’ultracentrifugation pour l’étude des virus ?

La filtration sur gels révèle surtout la composition en bases, tandis que l’ultracentrifugation révèle la symétrie de la capside
La filtration sur gels sert à observer la forme en relief, tandis que l’ultracentrifugation sert à colorer négativement les particules
La filtration sur gels sépare surtout selon la taille, tandis que l’ultracentrifugation repose sur la vitesse de sédimentation
La filtration sur gels mesure surtout le point isoélectrique, tandis que l’ultracentrifugation mesure la charge électrique

La filtration sur gels sépare surtout selon la taille, tandis que l’ultracentrifugation repose sur la vitesse de sédimentation

Explication

La filtration sur gels sépare les particules selon leur taille grâce au calibrage du gel. L’ultracentrifugation caractérise les virus par leur constante de sédimentation, liée à leur taille.

23. Quelle caractéristique décrit le mieux le cycle des hépadnavirus ?

Ils réalisent l’essentiel de leur transcription dans le cytoplasme
Ils répliquent entièrement leur ADN dans le noyau sans intermédiaire
Ils possèdent un génome à ARN segmenté en plusieurs fragments
Ils utilisent une étape intermédiaire d’ARN au cours de leur réplication

Ils utilisent une étape intermédiaire d’ARN au cours de leur réplication

Explication

Les hépadnavirus ont un cycle particulier avec une étape intermédiaire ARN, ce qui les distingue des herpesvirus et des poxvirus. Les autres propositions correspondent à d’autres familles ou à des erreurs de stratégie de réplication.

24. Quelle limite d’observation approximative du microscope optique explique que la plupart des virus nécessitent un microscope électronique ?

Environ 3 nm
Environ 300 nm
Environ 30 µm
Environ 3 µm

Environ 300 nm

Explication

La plupart des virus sont trop petits pour être résolus au microscope optique, dont la limite est d’environ 300 nm. En dessous de cette échelle, un microscope électronique devient nécessaire pour les observer.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction à la virologie et cycle viral.

Ivanowski — découverte ?

Agent transmissible passant les filtres de bactéries

Beijerinck — démonstration ?

Agent se reproduisant dans le filtrat

Agents ultrafiltrables — définition ?

Agents infectieux passant filtrations bactériennes

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