QCM : Introduction aux crises épileptiques — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à l’épilepsie ?

Une atteinte cérébrale transitoire sans mécanisme électrique particulier
Un trouble neurologique défini uniquement par des absences
Une maladie chronique marquée par la répétition de crises spontanées chez un même sujet
Un épisode unique de convulsions lié à une fièvre élevée

Une maladie chronique marquée par la répétition de crises spontanées chez un même sujet

Explication

L’épilepsie est définie ici comme une maladie chronique caractérisée par la répétition de crises spontanées chez le même patient. Une crise isolée ne suffit pas à définir une maladie épileptique.

2. Quelle caractéristique distingue une crise généralisée d’une crise partielle ?

Elle touche l’ensemble du cerveau avec une décharge affectant de nombreux neurones en même temps
Elle se limite toujours à un hémicorps avec secousses locales
Elle n’entraîne jamais de modification de la conscience
Elle survient uniquement pendant le sommeil

Elle touche l’ensemble du cerveau avec une décharge affectant de nombreux neurones en même temps

Explication

Une crise généralisée concerne l’ensemble du cerveau avec une décharge diffuse et synchrone. À l’inverse, une crise partielle reste localisée dans une zone limitée du cortex.

3. Par quelle succession de phases se déroule typiquement une crise tonicoclonique ?

Phase de stupeur, phase d’aphasie, puis phase de récupération immédiate
Phase sensitive, phase motrice, puis phase psychique
Phase clonique, phase tonique, puis phase amnésique isolée
Phase tonique, phase clonique, puis phase résolutive stertoreuse

Phase tonique, phase clonique, puis phase résolutive stertoreuse

Explication

La crise tonicoclonique comprend classiquement une phase tonique, suivie d’une phase clonique, puis d’une phase résolutive stertoreuse avec confusion et amnésie. Les autres propositions mélangent des éléments d’autres types de crises.

4. Quel signe appartient surtout à la phase clonique d’une crise tonicoclonique ?

Une confusion progressive sans mouvements convulsifs
Des secousses musculaires rythmiques, bilatérales et généralisées
Une chute isolée sans contracture musculaire
Une suspension brève de la conscience sans mouvements

Des secousses musculaires rythmiques, bilatérales et généralisées

Explication

La phase clonique est définie par des secousses musculaires rythmiques, bilatérales et généralisées. La perte de conscience initiale et la chute relèvent plutôt de la phase tonique.

5. Quelle description correspond le mieux à une absence ?

Une crise brève avec regard fixe, arrêt des activités et reprise rapide sans souvenir
Des secousses brèves au réveil sans altération de la conscience
Une crise prolongée avec chute et contracture généralisée
Des sensations hallucinatoires avec déviation du regard

Une crise brève avec regard fixe, arrêt des activités et reprise rapide sans souvenir

Explication

L’absence est une crise brève avec suspension de la conscience, regard fixe, arrêt de l’activité et début/fin brusques, sans chute. Le patient reprend ensuite son activité sans souvenir.

6. Quel élément favorise typiquement une crise myoclonique ?

Une position allongée immobile pendant plusieurs heures
Une hypoglycémie prolongée après l’effort
La dette de sommeil, surtout au réveil
Une fièvre élevée chez le jeune enfant

La dette de sommeil, surtout au réveil

Explication

La crise myoclonique est favorisée par la dette de sommeil et survient souvent au réveil. Elle se manifeste par des secousses brèves sans altération de la conscience.

7. Quelle manifestation est typique d’une crise sensitive partielle ?

Une perte de connaissance prolongée avec chute
Des secousses bilatérales synchrones sans altération de la conscience
Une amnésie isolée sans symptôme sensoriel
Des paresthésies limitées à une zone

Des paresthésies limitées à une zone

Explication

La crise sensitive provoque des sensations anormales de type paresthésies limitées à une zone. Les secousses bilatérales synchrones relèvent plutôt d’une crise myoclonique.

8. Quel exemple correspond le mieux à une crise psychique partielle ?

Des secousses toniques d’un hémicorps
Des fourmillements limités à la main
Une perte de conscience brutale avec chute
Une sensation de déjà-vu avec état de rêve

Une sensation de déjà-vu avec état de rêve

Explication

La crise psychique associe des troubles du vécu comme le déjà-vu, l’état de rêve, les hallucinations ou l’aphasie. Les fourmillements renvoient à une crise sensitive.

9. Quel critère définit un état de mal épileptique tonicoclonique convulsif généralisé ?

Une seule crise brève avec récupération complète
Des convulsions généralisées durant plus de 5 minutes ou des crises répétées sans reprise de conscience
Des absences répétées avec conscience préservée
Une crise myoclonique au réveil avec dette de sommeil

Des convulsions généralisées durant plus de 5 minutes ou des crises répétées sans reprise de conscience

Explication

L’état de mal est défini par des convulsions tonicocloniques généralisées prolongées au-delà de 5 minutes ou par des crises répétées sans reprise de conscience. C’est une urgence médicale.

10. Pourquoi l’état de mal épileptique constitue-t-il une urgence médicale ?

Parce qu’il disparaît toujours spontanément en quelques secondes
Parce qu’il engage le pronostic vital et cérébral
Parce qu’il correspond à une absence isolée sans conséquence
Parce qu’il ne nécessite jamais de prise en charge hospitalière

Parce qu’il engage le pronostic vital et cérébral

Explication

L’état de mal est une urgence car il met en jeu le pronostic vital et cérébral. Il ne s’agit pas d’une simple crise courte ou bénigne.

11. Quel examen est indispensable dans le diagnostic de l’épilepsie pour enregistrer l’activité électrique cérébrale et aider au suivi des crises ?

L’électroencéphalogramme
La radiographie du crâne
La ponction lombaire
Le scanner cérébral

L’électroencéphalogramme

Explication

L’EEG enregistre l’activité électrique cérébrale et participe au diagnostic comme au suivi. Le scanner recherche surtout une lésion sous-jacente, mais ne remplace pas l’EEG.

12. Parmi les situations suivantes, laquelle peut provoquer une crise isolée sans permettre à elle seule de conclure à une épilepsie ?

Une absence typique de l’enfant
Une crise myoclonique au réveil
Une forme rémittente-récurrente
Une hypoglycémie

Une hypoglycémie

Explication

Une crise peut survenir isolément dans un contexte métabolique comme l’hypoglycémie. Cela ne suffit pas, à lui seul, à définir une maladie épileptique.

13. Quelle est la stratégie initiale habituelle du traitement médicamenteux de l’épilepsie après confirmation du diagnostic ?

Attendre une nouvelle crise avant tout traitement
Associer d’emblée plusieurs antiépileptiques
Réserver le traitement aux seules crises généralisées
Commencer par une monothérapie

Commencer par une monothérapie

Explication

Le traitement débute généralement par une monothérapie, avec augmentation progressive des doses. Les associations sont envisagées seulement si les crises persistent.

14. Quel antiépileptique de première génération est cité avec une contre-indication importante chez les filles, les adolescentes et les femmes en âge de procréer ?

Riluzole
Valproate de sodium
Lamotrigine
Corticoïdes

Valproate de sodium

Explication

Le valproate de sodium fait partie des antiépileptiques cités et comporte de fortes restrictions chez les femmes en âge de procréer. La lamotrigine appartient à une autre génération et n’a pas cette contrainte dans la source.

15. Quelle anomalie physiopathologique est au cœur de la sclérose en plaques et ralentit ou bloque l’influx nerveux ?

L’augmentation de la myéline
L’excès de dopamine
La calcification des neurones
La démyélinisation

La démyélinisation

Explication

La SEP entraîne une perte de myéline, c’est-à-dire une démyélinisation, qui ralentit ou bloque la conduction nerveuse. Ce mécanisme est central dans la maladie.

16. Quelle forme de sclérose en plaques correspond à une aggravation clinique continue en dehors des poussées ?

La forme progressive primaire
La forme post-traumatique
La forme rémittente-récurrente
La forme aiguë isolée

La forme progressive primaire

Explication

La forme progressive primaire se définit par une aggravation continue, sans alternance de rémissions entre les épisodes. La forme rémittente-récurrente alterne au contraire poussées et rémissions.

17. Quel élément clinique est présenté comme le signe le plus fréquent de la sclérose en plaques ?

Les troubles sensitifs
Les crises tonicocloniques
Les douleurs thoraciques
La perte de connaissance prolongée

Les troubles sensitifs

Explication

Les troubles sensitifs, comme les fourmillements ou engourdissements, sont décrits comme les plus fréquents. Les crises tonicocloniques ne font pas partie des signes typiques de la SEP.

18. Quel couple de critères est nécessaire pour poser le diagnostic de sclérose en plaques dans la source ?

Au moins deux poussées et au moins deux lésions distinctes
Une baisse visuelle isolée et un EEG anormal
Une seule poussée et une seule lésion
Une ponction lombaire positive et une fièvre

Au moins deux poussées et au moins deux lésions distinctes

Explication

Le diagnostic repose sur au moins deux poussées et au moins deux lésions distinctes. La ponction lombaire peut aider, mais elle n’est pas le critère principal.

19. Quel est l’objectif principal du traitement des poussées de sclérose en plaques ?

Accélérer la récupération et limiter le handicap
Guérir définitivement la maladie
Éviter toute hospitalisation dans tous les cas
Supprimer toute démyélinisation

Accélérer la récupération et limiter le handicap

Explication

Le traitement des poussées vise à accélérer la récupération et à limiter le handicap. Il ne s’agit pas d’un traitement curatif définitif de la SEP.

20. Quel traitement est indiqué pour une poussée sévère de sclérose en plaques selon la source ?

Des antibiotiques à large spectre
Des corticoïdes intraveineux à forte dose pendant trois jours
Un traitement chirurgical urgent
Du valproate de sodium en monothérapie

Des corticoïdes intraveineux à forte dose pendant trois jours

Explication

Les poussées sévères sont traitées par des corticoïdes IV à forte dose pendant trois jours. Les autres propositions ne correspondent pas à la prise en charge décrite.

21. Quelle caractéristique définit le mieux la sclérose latérale amyotrophique ?

Une atteinte aiguë des nerfs sensitifs responsable de paresthésies isolées
Une maladie neurodégénérative progressive touchant les motoneurones qui commandent les muscles volontaires
Une maladie inflammatoire démyélinisante évoluant par poussées et rémissions
Une maladie musculaire primitive limitée aux muscles respiratoires

Une maladie neurodégénérative progressive touchant les motoneurones qui commandent les muscles volontaires

Explication

La SLA est définie comme une maladie neurodégénérative progressive atteignant les motoneurones impliqués dans la commande des muscles volontaires. Les propositions sur la démyélinisation ou les nerfs sensitifs correspondent à d’autres affections.

22. Quel signe clinique est typique d’une forme bulbaire de SLA ?

Des difficultés d’articulation et de déglutition au début de la maladie
Une atteinte oculomotrice avec diplopie isolée
Des crises d’absence avec regard fixe et reprise immédiate
Des troubles sensitifs avec fourmillements des extrémités

Des difficultés d’articulation et de déglutition au début de la maladie

Explication

La forme bulbaire débute par une atteinte du tronc cérébral, avec des troubles de l’articulation et de la déglutition. Les autres propositions évoquent des signes d’épilepsie, de SEP ou des atteintes non décrites ici.

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Épilepsie — définition ?

Maladie chronique avec crises répétées.

Crise d’épilepsie — mécanisme ?

Décharge hyper-synchrone de neurones.

Crise généralisée — localisation ?

Tout le cerveau, décharge globale.

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