QCM : Introduction aux Maladies Cardio-Vasculaires — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel prélèvement doit être réalisé avant toute antibiothérapie lorsqu’une endocardite infectieuse est suspectée ?

Trois séries d’hémocultures aéro-anaérobies prélevées dans les premières heures
Un examen d’urines avec culture avant tout autre bilan
Une sérologie virale unique avant l’imagerie
Un dosage isolé de la CRP avant traitement

Trois séries d’hémocultures aéro-anaérobies prélevées dans les premières heures

Explication

Avant toute antibiothérapie, il faut réaliser 3 prélèvements d’hémocultures pour identifier le germe et permettre l’application des critères de Duke. Les autres examens ne remplacent pas ces prélèvements microbiologiques.

2. Quel ensemble de critères correspond à une endocardite infectieuse certaine selon les critères de Duke modifiés ?

Deux critères majeurs, ou un majeur associé à trois mineurs, ou cinq mineurs
Un critère majeur et un seul critère mineur
Trois critères mineurs isolés sans autre élément
Une échographie cardiaque normale et une fièvre prolongée

Deux critères majeurs, ou un majeur associé à trois mineurs, ou cinq mineurs

Explication

La classification de Duke modifiée retient une endocardite certaine avec 2 majeurs, ou 1 majeur + 3 mineurs, ou 5 mineurs. Un seul critère majeur avec un mineur ne suffit pas pour conclure à une forme certaine.

3. Quel mécanisme décrit le mieux la formation d’une plaque athéromateuse ?

Prolifération exclusive de cellules musculaires lisses sans lipides
Dépôt de calcium d’origine osseuse dans l’intima sans réaction inflammatoire
Accumulation de LDL oxydées avec recrutement des monocytes et inflammation chronique
Obstruction veineuse responsable d’une fibrose de la média

Accumulation de LDL oxydées avec recrutement des monocytes et inflammation chronique

Explication

L’athérome naît de l’accumulation de LDL, de leur oxydation, puis du recrutement des monocytes transformés en macrophages et cellules spumeuses, entretenant une inflammation. Les autres propositions ne correspondent pas au mécanisme décrit.

4. Quel territoire est typiquement concerné par les localisations préférentielles de l’athérome ?

Les zones de flux turbulent comme les bifurcations artérielles
Les capillaires pulmonaires en réseau continu
Les veines superficielles des membres inférieurs
Les cavités cardiaques droites

Les zones de flux turbulent comme les bifurcations artérielles

Explication

L’athérome siège préférentiellement près des zones de flux turbulents, notamment les bifurcations et les ostia artériels. Les veines et les cavités cardiaques ne sont pas les localisations typiques de cette maladie.

5. Dans quels cas la formule de Friedwald peut-elle être utilisée pour estimer le LDL-cholestérol ?

Dès que le cholestérol total est élevé, quel que soit le reste
Lorsque les triglycérides sont compatibles avec le calcul, notamment en dessous de 4 g/L
Seulement si le HDL-cholestérol est inférieur à 0,4 g/L
Uniquement à jeun depuis 24 heures

Lorsque les triglycérides sont compatibles avec le calcul, notamment en dessous de 4 g/L

Explication

La formule de Friedwald est utilisable quand les triglycérides restent dans des valeurs compatibles avec le calcul, avec la limite pratique indiquée à moins de 4 g/L. Elle n’exige pas un jeûne strict pour le LDL, contrairement à ce que suggèrent certains pièges.

6. Quel traitement hypolipémiant vise surtout la baisse des triglycérides ?

Les fibrates
Les statines
Les résines
L’ézétimibe

Les fibrates

Explication

Les fibrates sont surtout orientés vers la diminution des triglycérides. Les statines ciblent principalement l’objectif de LDL-cholestérol.

7. Quelle situation définit une hypertension artérielle résistante ?

Une élévation isolée de la pression artérielle uniquement au cabinet
Une pression artérielle restant élevée malgré une trithérapie bien conduite de classes différentes, confirmée hors cabinet
Une hypertension légère contrôlée par une monothérapie
Une hypertension sévère corrigée dès la première adaptation thérapeutique

Une pression artérielle restant élevée malgré une trithérapie bien conduite de classes différentes, confirmée hors cabinet

Explication

L’HTA résistante correspond à une PA encore élevée malgré une trithérapie de trois classes différentes bien conduite, avec confirmation par auto-mesure ou MAPA. Une mesure isolée au cabinet ne suffit pas à la définir.

8. Quel est l’objectif tensionnel général chez l’adulte ?

Une PAD supérieure à 90 mmHg tant que la PAS est normale
Une PAS supérieure à 150 mmHg si le patient est asymptomatique
Une PAS inférieure à 120 mmHg chez tous les patients
Une PAS de 130 à 139 mmHg et une PAD de 70 à 79 mmHg

Une PAS de 130 à 139 mmHg et une PAD de 70 à 79 mmHg

Explication

Chez tout adulte, l’objectif est une PAS entre 130 et 139 mmHg et une PAD entre 70 et 79 mmHg. Les objectifs plus bas ou plus élevés ne correspondent pas à la cible générale indiquée.

9. Quelle affirmation décrit le mieux la claudication veineuse ?

La douleur est toujours déclenchée par le froid et soulagée par la chaleur
La douleur impose l’arrêt complet de la marche dès son apparition
La douleur disparaît immédiatement dès l’arrêt de l’effort
La douleur s’améliore avec la marche et le froid, et s’aggrave en station debout ou assise prolongée

La douleur s’améliore avec la marche et le froid, et s’aggrave en station debout ou assise prolongée

Explication

La claudication veineuse s’améliore avec la marche et le froid, alors qu’elle s’aggrave en station prolongée et avec la chaleur. Elle n’empêche pas forcément la poursuite de la marche.

10. Quel élément doit faire suspecter une insuffisance valvulaire veineuse profonde primitive ?

Un reflux veineux uniquement dans les veines superficielles
Une douleur nocturne isolée du mollet après effort
Un trouble trophique veineux apparaissant anormalement tôt
Une absence totale de symptômes veineux chez un sujet âgé

Un trouble trophique veineux apparaissant anormalement tôt

Explication

L’insuffisance valvulaire profonde primitive est rare et doit être évoquée devant un trouble trophique veineux survenant précocement. Les autres propositions ne correspondent pas à ce signal d’alerte.

11. Quelle situation correspond le mieux à une varice systématisée ?

Une thrombose veineuse superficielle aiguë
Des varicosités diffuses sans lien avec un tronc veineux
Une varice développée aux dépens de la grande ou de la petite saphène
Une obstruction artérielle responsable de claudication

Une varice développée aux dépens de la grande ou de la petite saphène

Explication

Les varices systématisées se développent aux dépens des veines saphènes ou de leurs affluents et traduisent une incontinence tronculaire. Les varicosités diffuses relèvent au contraire des varices non systématisées.

12. Quel signe évoque le plus une insuffisance valvulaire veineuse profonde primitive ?

Une claudication qui empire à la marche
Une douleur pulsatile soulagée par l’effort
Une fièvre associée à des hémocultures positives
Un trouble trophique veineux apparaissant de façon anormalement précoce

Un trouble trophique veineux apparaissant de façon anormalement précoce

Explication

Une insuffisance valvulaire veineuse profonde primitive est rare et doit être suspectée devant un trouble trophique veineux survenant précocement. Les autres propositions relèvent d’autres pathologies, notamment artérielles ou infectieuses.

13. Quel ensemble de signes est le plus évocateur d’une embolie pulmonaire massive ?

Douleur posée à l’inspiration et frottement péricardique
Dyspnée, cyanose et signes d’insuffisance cardiaque droite
Œdèmes chroniques des membres inférieurs sans retentissement aigu
Bradycardie isolée avec hypertension artérielle

Dyspnée, cyanose et signes d’insuffisance cardiaque droite

Explication

L’embolie pulmonaire massive peut provoquer un choc obstructif avec dyspnée, cyanose et signes d’insuffisance cardiaque droite. Le frottement péricardique oriente plutôt vers une péricardite.

14. Quel événement peut déclencher une décompensation cardiaque selon le cours ?

Une varice systématisée
Une hypercholestérolémie isolée
Une embolie pulmonaire
Une conduction intra-auriculaire ralentie

Une embolie pulmonaire

Explication

L’embolie pulmonaire fait partie des facteurs déclenchants possibles d’une insuffisance cardiaque. Les autres propositions ne sont pas présentées comme des déclencheurs de décompensation aiguë.

15. Quel tissu assure la conduction intra-ventriculaire ?

Le muscle auriculaire contractile
Le nœud sino-auriculaire
Le tissu valvulaire
Le réseau de Purkinje situé dans l’endocarde

Le réseau de Purkinje situé dans l’endocarde

Explication

Le réseau de Purkinje constitue le support de la conduction intra-ventriculaire et se situe dans l’endocarde. Le nœud sino-auriculaire est au contraire un centre d’automatisme initial.

16. Dans quelle situation un pacemaker est-il particulièrement envisagé ?

Une douleur thoracique avec troponine normale
Une tachycardie sinusale transitoire liée à l’effort
Un trouble de conduction symptomatique non réversible, notamment un BAV III
Une hypertension artérielle isolée

Un trouble de conduction symptomatique non réversible, notamment un BAV III

Explication

Un pacemaker est envisagé en cas de trouble de conduction symptomatique non corrigible, en particulier pour les blocs infra-hissiens et le BAV III. Une tachycardie sinusale ou une hypertension isolée ne constituent pas des indications.

17. Quel facteur peut favoriser l’allongement du QTc et exposer à une torsade de pointes ?

Une hypomagnésémie
Une sténose valvulaire aortique
Une hypernatrémie
Une polyglobulie

Une hypomagnésémie

Explication

L’hypomagnésémie fait partie des troubles électrolytiques qui allongent le QTc et favorisent les torsades de pointes. Le cours cite aussi l’hypokaliémie et l’hypocalcémie comme facteurs favorisants.

18. Quel médicament est classiquement associé à un allongement du QTc ?

Le furosémide
Le propranolol
Le sotalol
L’amoxicilline

Le sotalol

Explication

Le sotalol fait partie des antiarythmiques pouvant allonger le QTc. Les autres médicaments proposés ne sont pas cités comme causes typiques d’allongement du QTc dans le cours.

19. Quel mécanisme explique l’œdème aigu pulmonaire cardiogénique ?

Une baisse de la pression artérielle pulmonaire sans retentissement alvéolaire
Une rupture de la plèvre avec épanchement gazeux
Une obstruction bronchique par bronchospasme
Une élévation de la pression capillaire pulmonaire avec inondation alvéolaire

Une élévation de la pression capillaire pulmonaire avec inondation alvéolaire

Explication

L’œdème aigu pulmonaire cardiogénique résulte d’une hausse de la pression hydrostatique capillaire pulmonaire entraînant une inondation alvéolaire. Ce n’est pas un mécanisme respiratoire obstructif ou pleural.

20. Quelle description correspond le mieux à une insuffisance cardiaque diastolique ?

Un trouble du remplissage avec distensibilité du ventricule gauche diminuée
Une augmentation de la fréquence cardiaque sans retentissement mécanique
Une baisse de la contractilité sans anomalie du remplissage
Une maladie valvulaire uniquement droite

Un trouble du remplissage avec distensibilité du ventricule gauche diminuée

Explication

L’insuffisance cardiaque diastolique correspond à un trouble du remplissage lié à une compliance augmentée vers le haut, avec ventricule gauche plus raide et/ou relaxation très ralentie. La forme systolique concerne plutôt une défaillance de pompe.

21. Quel aspect électrocardiographique évoque typiquement une péricardite aiguë ?

Un sus-décalage du segment ST à profil concave vers le haut
Un allongement isolé de l’intervalle PR sans anomalie du ST
Un sus-décalage du segment ST à profil convexe vers le bas
Un sous-décalage diffus du segment ST avec onde Q profonde

Un sus-décalage du segment ST à profil concave vers le haut

Explication

La péricardite aiguë donne classiquement un sus-décalage du ST concave vers le haut. Un sus-décalage convexe évoque davantage un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage.

22. Quelle association clinique et thérapeutique correspond le mieux à une péricardite aiguë ?

Douleur thoracique aggravée en décubitus, soulagée assis, traitée par aspirine ou AINS avec colchicine et IPP
Douleur thoracique prolongée avec troponine positive, traitée par angioplastie en urgence
Douleur thoracique brutale avec douleur transfixiante, traitée par anticoagulation seule
Douleur thoracique d’effort, soulagée par repos, traitée par thrombolyse et bêtabloquant

Douleur thoracique aggravée en décubitus, soulagée assis, traitée par aspirine ou AINS avec colchicine et IPP

Explication

La péricardite aiguë se manifeste souvent par une douleur modifiée par la position, aggravée en décubitus et améliorée en position assise. Le traitement associe aspirine ou AINS, colchicine et protection gastrique par IPP.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Introduction aux Maladies Cardio-Vasculaires.

Endocardite infectieuse — définition ?

Infection de l’endocarde avec végétations

Critères de Duke modifiés — rôle ?

Diagnostiquer l’endocardite

Végétations valvulaires — composition ?

Fibrine, plaquettes, micro-organismes

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