QCM : Introduction à la rachianesthésie — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément fait partie du socle de sécurité avant de réaliser une anesthésie locorégionale médullaire ?

Éviter toute surveillance après l’acte
Choisir uniquement la voie la plus rapide
Connaître les indications et les contre-indications
Se fier seulement à l’absence de douleur

Connaître les indications et les contre-indications

Explication

Avant toute procédure, il faut connaître les indications et les contre-indications, ce qui fait partie du socle de sécurité. La surveillance ne s’arrête pas à l’acte et doit se poursuivre après l’intervention.

2. Quelle conduite faut-il adopter si une douleur apparaît pendant l’injection lors d’une rachianesthésie ?

Augmenter la dose pour franchir l’obstacle
Retirer définitivement l’aiguille et abandonner toute tentative
Poursuivre l’injection plus lentement
Arrêter immédiatement puis reprendre la procédure au début

Arrêter immédiatement puis reprendre la procédure au début

Explication

Une douleur à l’injection doit faire suspecter une injection intraneurale et impose un arrêt immédiat. La procédure est ensuite reprise au début, après réévaluation de la situation.

3. Quelle structure constitue la limite postérieure de l’espace péridural ?

Le filum terminale
Le ligamentum flavum
L’arachnoïde
La pie-mère

Le ligamentum flavum

Explication

Le ligamentum flavum, ou ligament jaune, forme la limite postérieure de l’espace péridural. L’arachnoïde et la pie-mère appartiennent aux méninges, pas à cette limite anatomique.

4. Dans quelle situation le blood patch est-il indiqué en priorité ?

Seulement si la patiente présente une fièvre persistante
Dès la première heure après la ponction, sans essai de traitement symptomatique
En cas d’échec du traitement symptomatique après 24 à 48 heures ou d’atteinte des nerfs crâniens
Uniquement lorsque la céphalée est non positionnelle

En cas d’échec du traitement symptomatique après 24 à 48 heures ou d’atteinte des nerfs crâniens

Explication

Le blood patch est indiqué après échec du traitement symptomatique mené pendant 24 à 48 heures, ou d’emblée en cas d’atteinte des nerfs crâniens. Il ne dépend pas d’une fièvre persistante.

5. Quel espace contient le liquide céphalorachidien ?

L’espace intervertébral
L’espace sous-arachnoïdien
L’espace sous-dural
L’espace péridural

L’espace sous-arachnoïdien

Explication

Le liquide céphalorachidien se trouve dans l’espace sous-arachnoïdien, entre l’arachnoïde et la pie-mère. L’espace sous-dural est virtuel, et l’espace péridural ne contient pas de LCR.

6. Quel est le principal intérêt des opioïdes intrathécaux ou périduraux ajoutés à la rachianesthésie ?

Prolonger le bloc sensitif sans modifier le bloc moteur
Augmenter surtout le bloc moteur au détriment du bloc sensitif
Remplacer totalement l’anesthésique local par une analgésie générale
Réduire systématiquement le risque de céphalée post-ponction

Prolonger le bloc sensitif sans modifier le bloc moteur

Explication

Les opioïdes intrathécaux ou périduraux prolongent le bloc sensitif sans modifier le bloc moteur, tout en permettant souvent de diminuer les doses d’anesthésiques locaux. Ils ne sont pas utilisés pour prévenir directement les céphalées post-ponction.

7. Quel volume de sang autologue est habituellement injecté lors d’un blood patch ?

5 ml environ
30 à 40 ml
10 à 20 ml
1 à 2 ml

10 à 20 ml

Explication

La procédure repose sur l’injection lente de 10 à 20 ml de sang autologue dans l’espace péridural. L’injection doit être arrêtée si une pression ou une douleur en barre apparaît.

8. Quel niveau correspond à une rachianesthésie haute ?

T4, au niveau des mamelons
T6, au niveau de l’appendice xiphoïde
S2, au niveau du coccyx
T10, au niveau de l’ombilic

T4, au niveau des mamelons

Explication

Une rachianesthésie haute correspond à un niveau T4, classiquement repéré par les mamelons. T10 et T6 correspondent respectivement aux niveaux bas et moyen.

9. Quel facteur augmente le risque de céphalée post-rachianesthésie ?

Âge avancé et sexe masculin
Âge jeune et sexe féminin
Utilisation systématique d’un champ stérile
Hypertension artérielle isolée

Âge jeune et sexe féminin

Explication

Parmi les facteurs de risque figurent le jeune âge et le sexe féminin, ainsi que la grossesse et certains paramètres techniques comme la taille et le type d’aiguille. Les autres propositions ne constituent pas des facteurs de risque reconnus dans ce cadre.

10. Quel facteur influence directement l’étendue du bloc en rachianesthésie en fonction de la gravité ?

La couleur du produit
La profondeur de la respiration
La baricité de la solution
La température cutanée

La baricité de la solution

Explication

La baricité, rapport entre la densité du produit et celle du LCR, détermine l’influence de la gravité sur la diffusion. Une solution hyperbare s’étend différemment d’une solution hypobare ou isobare.

11. Quelle attitude de surveillance est requise après une anesthésie locorégionale médullaire ?

Une surveillance per- et post-opératoire avec standards minimaux de sécurité
Aucune surveillance si l’intervention est terminée sans incident
Seulement une surveillance respiratoire en salle de réveil
Une surveillance différée uniquement en cas de douleur

Une surveillance per- et post-opératoire avec standards minimaux de sécurité

Explication

La chirurgie sous ALR impose une surveillance per- et post-opératoire avec application des standards minimaux de sécurité, comme pour toute anesthésie. La vigilance reste nécessaire même si la technique est locorégionale.

12. Parmi les propositions suivantes, quelle technique utilise une injection dans l’espace péridural par le hiatus sacré ?

L’anesthésie péridurale
L’anesthésie caudale
L’anesthésie intraveineuse régionale
La rachianesthésie

L’anesthésie caudale

Explication

L’anesthésie caudale consiste à injecter l’anesthésique local dans l’espace péridural par le hiatus sacré. La rachianesthésie, elle, cible l’espace intra-thécal ou sous-arachnoïdien.

13. Que doit faire évoquer une régression inhabituelle du bloc avec persistance du bloc moteur ?

Une complication nécessitant avis neurologique ou neurochirurgical rapide avec imagerie
Une simple variation attendue de la sensibilité
Une indication de reprise immédiate de la même injection sans bilan
Une récupération normale du bloc

Une complication nécessitant avis neurologique ou neurochirurgical rapide avec imagerie

Explication

Une persistance anormale du bloc moteur doit faire suspecter une complication neurologique mécanique ou chimique. La conduite recommandée est un avis spécialisé rapide avec imagerie.

14. Laquelle des situations suivantes constitue une contre-indication absolue à une anesthésie locorégionale médullaire ?

Infection au point de ponction
Plaquettes à 80 000/mm3
INR à 1,4
TP à 65%

Infection au point de ponction

Explication

Une infection au point de ponction fait partie des contre-indications absolues. Les autres valeurs proposées relèvent plutôt de situations relatives ou acceptables selon le contexte.

15. Quelle description correspond le mieux à une céphalée post-rachianesthésie typique ?

Céphalée pulsatile, aggravée en position allongée, immédiate après l’injection
Céphalée isolée sans lien avec la position, survenant plusieurs jours plus tard
Céphalée dépendante de la position, apparaissant 24 à 48 heures après la ponction
Céphalée frontale permanente liée à une infection locale

Céphalée dépendante de la position, apparaissant 24 à 48 heures après la ponction

Explication

La céphalée post-ponction est classiquement orthostatique, avec apparition 24 à 48 heures après la ponction. Elle est souvent bilatérale fronto-occipitale et peut irradier vers la nuque.

16. Quel opioïde est surtout indiqué pour des métamères proches du niveau de ponction en raison de son caractère lipophile ?

L’adrénaline
La morphine
La clonidine
Le fentanyl

Le fentanyl

Explication

Les opioïdes lipophiles agissent surtout sur des métamères proches du point de ponction, et les exemples donnés sont le fentanyl et le sufentanil. La morphine est au contraire un opioïde hydrophile.

17. Quelle est la définition la plus juste de l’anesthésie médullaire ?

Une technique où des anesthésiques locaux sont administrés au voisinage de la moelle épinière
Une technique où l’anesthésique local est injecté exclusivement dans l’espace sous-arachnoïdien
Une technique réservée à l’anesthésie des nerfs périphériques distaux
Une technique où l’anesthésique local est administré uniquement par voie intraveineuse

Une technique où des anesthésiques locaux sont administrés au voisinage de la moelle épinière

Explication

L’anesthésie médullaire correspond à l’administration d’anesthésiques locaux au voisinage de la moelle épinière. Elle ne se limite pas à la seule rachianesthésie, qui n’en est qu’une variante.

18. Quel est l’ordre correct d’installation des fibres lors d’une rachianesthésie ?

Aα puis Aβ puis C/Aδ puis B
B puis Aβ puis C/Aδ puis Aα
C/Aδ puis B puis Aβ puis Aα
B puis C/Aδ puis Aβ puis Aα

B puis C/Aδ puis Aβ puis Aα

Explication

L’installation suit l’ordre : fibres B, puis C/Aδ, puis Aβ, puis Aα. Cela explique que le bloc sympathique apparaît avant le bloc sensitif puis moteur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction à la rachianesthésie.

Anesthésie médullaire — définition ?

Injection d’anesthésique près de la moelle épinière.

Rachianesthésie — technique ?

Injection d’anesthésique dans l’espace sous-arachnoïdien.

Anesthésie péridurale — localisation ?

Dans l’espace péridural, sous la dure-mère.

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