Fiche de révision : Introduction aux Maladies Respiratoires

📋 Plan du Cours

  1. Voies aériennes supérieures et inférieures
  2. Pneumonie franche lobaire aiguë définition
  3. Étiologies et facteurs de risque de la PFLA
  4. Physiopathologie et manifestations cliniques PFLA
  5. Pleurésie définition et étiologies
  6. Tableau clinique et examens de la pleurésie
  7. Ponction de plèvre préparation et surveillance
  8. Insuffisance respiratoire aiguë définition et étiologies
  9. Bronchectasie définition et signes fonctionnels
  10. Bronchite chronique définition et stades
  11. BPCO définition, causes et complications
  12. Cancer broncho-pulmonaire signes et examens

📖 1. Voies aériennes supérieures et inférieures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voies aériennes supérieures : Les voies aériennes supérieures sont les conduits qui acheminent l’air vers le pharynx et participent aux fonctions ORL comme l’olfaction.
  • Fosses nasales : Les fosses nasales sont la partie la plus élevée des voies respiratoires, siège de l’olfaction, et communiquent en arrière avec le pharynx.
  • Pharynx : Le pharynx est un conduit tapissé de muqueuse où se fait le croisement des voies aériennes et digestives.
  • Voies aériennes inférieures : Les voies aériennes inférieures sont les conduits situés sous les voies supérieures et assurant la circulation de l’air vers les poumons.

📝 Points essentiels

  • Les voies aériennes sont les conduits où circule l’air entrant dans les poumons.
  • Les voies aériennes supérieures comprennent fosses nasales et pharynx.
  • Les fosses nasales s’ouvrent vers l’extérieur par les cavités du nez.
  • En arrière, les fosses nasales communiquent avec le pharynx.
  • Le pharynx assure le croisement des voies aériennes et digestives.
  • Le pharynx est subdivisé en étages, dont le rhinopharynx en communication avec l’oreille moyenne.

💡 Astuce mémo

Nez→Pharynx : l’air passe par les fosses nasales puis croise la voie digestive au pharynx.

📖 2. Pneumonie franche lobaire aiguë définition

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pneumonie franche lobaire aiguë : La pneumonie franche lobaire aiguë est une infection pulmonaire touchant une portion de poumon, avec une atteinte lobaire et une évolution aiguë.
  • Pneumonie lobaire : La pneumonie lobaire est une pneumonie qui atteint une portion d’un ou plusieurs lobes du poumon.
  • Pneumocoque : Le pneumocoque est la bactérie responsable principalement de la pneumonie franche lobaire aiguë dans la majorité des cas.
  • Système immunitaire défaillant : Un système immunitaire défaillant correspond à une baisse des défenses de l’organisme, augmentant le risque de pneumonie franche lobaire aiguë.

📝 Points essentiels

  • La pneumonie est une infection d’une partie du poumon, pouvant être due à des bactéries, des virus ou des parasites.
  • La PFLA est une pneumopathie causée principalement par une bactérie, dans 80–90% des cas.
  • Le germe principal de la PFLA est le pneumocoque.
  • La PFLA peut aussi résulter d’une pneumonie atypique ou d’une pollution de l’air.
  • La PFLA peut toucher tout le monde, mais elle atteint surtout les enfants, les personnes âgées et celles dont l’immunité est affaiblie.
  • Les principaux facteurs de risque sont l’âge et l’affaiblissement du système immunitaire.

💡 Astuce mémo

PFLA = Pneumocoque (80–90%) + Lobes + Aiguë : enfants/âgés/immunité basse.

📖 3. Étiologies et facteurs de risque de la PFLA

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pneumocoque : Bactérie responsable de la majorité des pneumonies, notamment chez les sujets fragiles.
  • Légionelle : Germe pouvant provoquer une pneumonie atypique avec des tableaux respiratoires.
  • Haemophilus : Bactérie pouvant être à l’origine d’une pneumonie communautaire.
  • Klebsiella pneumoniae : Bactérie pouvant causer une pneumonie, surtout chez certains terrains à risque.
  • Staphylocoque : Bactérie pouvant être impliquée dans des pneumonies, selon le contexte clinique.

📝 Points essentiels

  • La PFLA est le plus souvent due à une bactérie (80–90% des cas), principalement du genre pneumocoque.
  • La PFLA peut aussi être liée à une pneumonie atypique.
  • La pollution de l’air peut favoriser la survenue d’une PFLA.
  • Les principaux facteurs de risque sont l’âge et l’affaiblissement du système immunitaire.
  • La pneumonie aiguë frontale touche surtout les jeunes enfants, les personnes âgées et les sujets immunodéprimés.

💡 Astuce mémo

PFLA = Pneumocoque (80–90%) + Terrain fragile (âge + immunité) + Autres causes (atypique, pollution).

📖 4. Physiopathologie et manifestations cliniques PFLA

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bronchite aiguë : La bronchite aiguë est une infection aiguë des voies aériennes inférieures, avec inflammation des bronches et bronchioles sans atteinte parenchymateuse, le plus souvent virale.
  • Hyperréactivité bronchique : L’hyperréactivité bronchique correspond à une réponse exagérée des bronches après inflammation, favorisant toux prolongée et bronchoconstriction.
  • Nécrose épithéliale : La nécrose épithéliale est la destruction de l’épithélium bronchique qui peut expliquer une expectoration purulente sans surinfection bactérienne chez le sujet sain.
  • Phase sèche de la bronchite : La phase sèche est la période initiale dominée par une toux quinteuse et rauque, souvent précédée de signes ORL et avec hyperthermie modérée.
  • Phase humide de la bronchite : La phase humide est la période où la toux devient productive, avec expectoration muqueuse ou muco-purulente et des signes auscultatoires bronchiques.

📝 Points essentiels

  • Chez le sujet jusque-là sain, la bronchite aiguë est essentiellement virale dans 70–90% des cas.
  • Virus typiques : adénovirus, coronavirus, virus de la grippe, virus respiratoire syncytial, rhinovirus.
  • Bactéries plus rares : Mycoplasma pneumonia, Chlamydiae pneumonia, Bordetella pertussis.
  • Chez le patient BPCO, les bactéries impliquées incluent Entérobactéries, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter.
  • En cas de surinfection surtout chez le fumeur : pneumocoque et Haemophilus influenzae.
  • Facteurs favorisants : froid humide, habitat insalubre, tabagisme et fumée secondaire, irritants professionnels ou domestiques, forte pollution atmosphérique, asthme, infection pulmonaire grave durant la petite enfance (

💡 Astuce mémo

Virale d’abord (70–90%) → muqueuse enflammée → toux sèche puis humide → guérison en 2–3 semaines.

📖 5. Pleurésie définition et étiologies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plèvre : La plèvre est une membrane protectrice des poumons formée de deux feuillets qui glissent l’un sur l’autre pendant la respiration.
  • Cavité pleurale : La cavité pleurale est l’espace entre les deux feuillets pleuraux, normalement très réduit, contenant le liquide pleural.
  • Liquide pleural : Le liquide pleural est un liquide lubrifiant qui facilite le glissement des feuillets pleuraux lors des mouvements respiratoires.
  • Pleurésie : La pleurésie est une inflammation de la plèvre, aiguë ou chronique, avec ou sans présence d’épanchement.
  • Pleurite : La pleurite désigne une pleurésie sèche, c’est-à-dire sans épanchement pleural.

📝 Points essentiels

  • La pleurésie peut s’accompagner d’un épanchement pleural ou rester sans liquide.
  • Une pleurésie sans épanchement est appelée pleurésie sèche ou pleurite.
  • On distingue une pleurésie primitive, liée à une atteinte directe des tissus pleuraux.
  • La pleurésie primitive peut être causée par des microbes, une blessure ou une tumeur.
  • On distingue une pleurésie secondaire, causée par une affection située à la poitrine.
  • La pleurésie secondaire peut être due à une pneumonie, une tuberculose ou un abcès du poumon.

💡 Astuce mémo

Primitive = atteinte de la plèvre; Secondaire = cause ailleurs dans la poitrine.

📖 6. Tableau clinique et examens de la pleurésie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Insuffisance respiratoire : L’insuffisance respiratoire correspond à l’incapacité de l’appareil respiratoire à fournir l’oxygène nécessaire et/ou à éliminer le CO2 au repos ou à l’effort.
  • Insuffisance respiratoire aiguë : L’insuffisance respiratoire aiguë est un échec brutal et sévère des échanges gazeux entre l’air et le sang.
  • Insuffisance respiratoire chronique : L’insuffisance respiratoire chronique s’installe progressivement, parfois après des épisodes aigus liés à des infections.
  • Gazométrie artérielle : La gazométrie artérielle est l’examen qui permet d’apprécier objectivement l’insuffisance respiratoire.
  • Radiographie pulmonaire : La radiographie pulmonaire fait partie du bilan pour évaluer l’insuffisance respiratoire et son retentissement.

📝 Points essentiels

  • Le diagnostic objectif de l’insuffisance respiratoire repose sur le dosage des gaz du sang artériel.
  • Les catégories selon l’origine du dysfonctionnement sont obstructive, restrictive et mixte.
  • L’insuffisance respiratoire aiguë donne un syndrome asphyxiante avec dyspnée, cyanose, sueurs et battements des ailes du nez, parfois des troubles psychiques.
  • Les causes d’insuffisance respiratoire aiguë incluent hypoventilation, perturbation de la circulation pulmonaire, atteinte neuromusculaire/nerveuse, atteinte de la membrane alvéolo-capillaire et défaut des centres respir
  • Le bilan d’évaluation comprend gazométrie, examen radiologique pulmonaire et surveillance clinique (cyanose, fréquence/amplitude/régularité respiratoires, toux et état de conscience).
  • Le traitement de l’aigu vise à rechercher et traiter la cause, oxygéner (faible débit 3 L/min indiqué), et surveiller/adapter l’oxygénothérapie et l’humidification des voies aériennes.

💡 Astuce mémo

Aigu = Asphyxie (Dyspnée + Cyanose + Sueurs + ailes du nez) ; Examens = Gaz du sang + Radio.

📖 7. Ponction de plèvre préparation et surveillance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ponction pleurale : Acte invasif consistant à prélever du liquide pleural ou à réaliser un geste dans l’espace pleural sous indications médicales.
  • Décubitus : Position allongée prolongée qui peut favoriser des complications cutanées comme l’escarre.
  • Insuffisance respiratoire chronique : Défaillance respiratoire qui s’installe progressivement et peut être aggravée par des épisodes infectieux ou des décompensations.
  • Gazométrie sanguine : Analyse des gaz du sang artériel ou capillaire et du pH pour évaluer l’oxygénation et la ventilation.
  • Surveillance des constantes : Recueil régulier des paramètres vitaux et de la conscience pour détecter précocement une aggravation respiratoire.

📝 Points essentiels

  • Les complications du décubitus incluent notamment l’escarre, d’où la nécessité de prévenir et surveiller la peau.
  • En insuffisance respiratoire chronique, l’installation est progressive et peut succéder à des accès aigus liés à un épisode infectieux.
  • En dehors des décompensations, la gravité est suggérée par une dyspnée au stade 4 ou 5, une cyanose des extrémités, et une fréquence respiratoire >25–30/min au repos avec tirage.
  • En décompensation, la dyspnée devient persistante et majorée, avec sueurs et troubles de conscience (somnolence diurne, agitation, agressivité, irritabilité, délire voire coma).
  • La surveillance infirmière en réanimation inclut oxygène, aspirateur et ventilation assistée à proximité, et la tenue systématique de la feuille de réanimation et de température.
  • Lors de prélèvements pour gazométrie et bilans (ionogramme sanguin, urée, créatinine, NFS), la surveillance porte aussi sur les constantes et le débit d’oxygène, et si le patient est inconscient il faut sonder.

💡 Astuce mémo

Décubitus = peau à risque (escarre) ; IRC = dyspnée + cyanose + FR élevée ; décompensation = sueurs + troubles de conscience.

📖 8. Insuffisance respiratoire aiguë définition et étiologies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Insuffisance respiratoire aiguë : Trouble respiratoire d’installation rapide où l’organisme n’assure plus correctement les échanges gazeux, entraînant une gêne respiratoire et une hypoxie possible.
  • Bronchectasie : Dilatation permanente et irréversible du calibre de plusieurs bronches moyennes, pouvant être localisée ou généralisée.
  • Bronchite chronique : Toux productive durant au moins trois mois consécutifs, survenant depuis au moins deux années consécutives, avec augmentation durable des sécrétions bronchiques.
  • Asthme : Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes entraînant une obstruction par bronchospasme paroxystique, œdème et hypersécrétion de mucus lors des crises.

📝 Points essentiels

  • Les bronchectasies entraînent hypersécrétion bronchique, stase du mucus et infection de ce mucus, avec retentissement ventilatoire restrictif et parfois obstructif.
  • Les bronchectasies peuvent s’accompagner de modifications circulatoires (obstruction artérielle pulmonaire et bronchique) responsables d’hémoptysies.
  • Les bronchectasies se manifestent surtout par une bronchorrhée purulente abondante, quotidienne surtout matinale, favorisée par les changements de position, avec odeur de plâtre frais puis nauséabonde en cas de surinfe c
  • La toux des bronchectasies est productive et tenace, et la fièvre apparaît lors des poussées de surinfection.
  • Les bronchectasies acquises sont le plus souvent post-infectieuses (après rougeole ou coqueluche grave), avec aussi séquelles de tuberculose, sténoses par corps étranger ou tumeur, et séquelles de pneumothorax.
  • Les bronchectasies congénitales peuvent être liées à des déficits immunitaires ou à des maladies génétiques comme la mucoviscidose.

💡 Astuce mémo

Bronchectasie = Sécrétion + Stase + Infection (3S) → mucus purulent et hémoptysie possible.

📖 9. Bronchectasie définition et signes fonctionnels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bronchectasie : Maladie respiratoire caractérisée par une dilatation anormale et durable des bronches, entraînant une mauvaise évacuation des sécrétions.
  • Hypersécrétion muqueuse : Augmentation de la production de mucus par les cellules bronchiques, qui favorise l’encombrement et la toux productive.
  • Bronchospasme : Contraction des muscles lisses bronchiques qui diminue le calibre des bronches et gêne le passage de l’air.
  • Dyspnée expiratoire : Difficulté respiratoire surtout à l’expiration, liée à l’obstruction bronchique et ressentie comme un manque d’air.

📝 Points essentiels

  • La bronchectasie s’accompagne d’une hypersécrétion de mucus, ce qui entretient la toux et les crachats.
  • La contraction des muscles lisses bronchiques réduit le calibre des bronches et augmente la gêne au passage de l’air.
  • Les signes fonctionnels typiques associent dyspnée et toux avec expectoration de mucus.
  • La dyspnée peut s’accompagner d’une respiration sifflante audible (sifflements).
  • Les quintes de toux peuvent être inefficaces au début, puis la toux reprend avec expectoration plus difficile à éliminer.
  • Les symptômes peuvent être déclenchés ou majorés la nuit, avec réveil brutal dans les crises décrites.

💡 Astuce mémo

Mucus → Toux + Crachats ; Bronches serrées → Sifflements + Dyspnée expiratoire.

📖 10. Bronchite chronique définition et stades

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bronchite chronique : Maladie respiratoire caractérisée par une inflammation durable des bronches entraînant une toux productive persistante.
  • Stades de la bronchite chronique : Étapes évolutives décrivant la progression de la maladie et l’aggravation des symptômes respiratoires.
  • Insuffisance respiratoire : Situation où les échanges gazeux ne permettent plus d’assurer correctement l’oxygénation et/ou l’élimination du CO2CO_2.
  • Réhabilitation respiratoire : Programme de prise en charge visant à améliorer la tolérance à l’effort et la qualité de vie chez les patients insuffisants respiratoires.

📖 11. BPCO définition, causes et complications

🔑 Notions clés & Définitions

  • BPCO : La BPCO est une maladie respiratoire chronique caractérisée par une obstruction progressive des voies aériennes, responsable d’une gêne respiratoire durable.
  • Pollution atmosphérique : La pollution atmosphérique correspond à l’exposition à des substances présentes dans l’air, dont le lien avec certaines maladies respiratoires est difficile à établir avec certitude.
  • Exposition à l’amiante : L’exposition à l’amiante désigne l’inhalation de fibres d’amiante, associée à un risque accru de cancers respiratoires.
  • Travail de mines : Le travail de mines regroupe l’exposition professionnelle à des poussières et substances (fer, uranium, or, arsenic, nickel) pouvant augmenter certains risques respiratoires.

📝 Points essentiels

  • La source relie des expositions professionnelles (fer, uranium, or, arsenic, nickel) à des risques respiratoires, et mentionne aussi l’amiante.
  • La pollution atmosphérique est évoquée comme facteur possible, mais son rôle exact reste difficile à établir.
  • Les régions urbaines présentent plus de cancers que les zones rurales dans les données rapportées, sans que la cause soit formellement prouvée.
  • La section fournie ne donne pas de définition spécifique de la BPCO ni de liste de complications directement attribuées à la BPCO.
  • Aucune cause ni complication de BPCO n’est détaillée dans le contenu fourni, donc il est impossible d’en extraire des faits d’examen fiables ici.

📖 12. Cancer broncho-pulmonaire signes et examens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bacille de Koch : Le bacille de Koch est la bactérie responsable de la tuberculose, à l’origine de l’infection et de la contagiosité.
  • Index tuberculinique : L’index tuberculinique correspond au nombre d’enfants dont l’IDR devient spontanément positive en 1 an après exposition.
  • Primo-infection tuberculeuse : La primo-infection tuberculeuse est le premier contact avec le bacille de Koch, suivi du virage de l’IDR au positif.
  • Tuberculose pulmonaire : La tuberculose pulmonaire est une infection du poumon et de la plèvre due au bacille de Koch, avec caractère contagieux.
  • Test tuberculinique : Le test tuberculinique regroupe des réactions cutanées qui indiquent si un individu a déjà été en contact avec le bacille de Koch.

📝 Points essentiels

  • La contamination se fait par voie aérienne indirecte (crachat sec) ou directe via des gouttelettes projetées lors de la toux ou de la parole.
  • La contamination peut aussi se faire par voie digestive (lait de vache d’un animal malade) et par la peau via des excoriations.
  • Un tuberculeux non traité contamine environ 5 personnes en 2 ans, avec 2 cas qui deviennent tuberculeux puis une chaîne de contamination.
  • Les facteurs favorisant l’évolution incluent promiscuité, sous-alimentation, prisonniers, IDR négative, quantité de BK respirée, éthylisme chronique, diabète, grossesse, tabac et corticothérapie prolongée, ainsi que VIH.
  • La primo-infection est souvent silencieuse et ne se confirme que par la positivité de l’IDR.
  • En cas de primo-infection symptomatique, on peut observer fièvre modérée, asthénie, anorexie et amaigrissement, avec toux possible.

💡 Astuce mémo

IDR = Indice de contact : silencieux au début, preuve par le virage positif.

📊 Tableaux de synthèse

Toux : sèche vs grasse (productive)

Type de touxAvec expectorationCaractéristiques à préciser
Toux sècheNonToux sans expectoration; peut être irritative/exacerbant la douleur (pleurésie)
Toux grasse (productive/humide)OuiExpectoration muqueuse, muco-purulente ou purulente; peut être hémoptoïque

Insuffisance respiratoire : aiguë vs chronique

TypeInstallationSignes de gravité (selon cours)
AiguëBrutale et sévèreSyndrome asphyxiante: dyspnée importante, cyanose, sueurs, battements des ailes du nez, parfois troubles psychiques
ChroniqueProgressive (parfois après épisodes aigus infectieux)Dyspnée stade 4-5, cyanose des extrémités, FR >25-30/min au repos avec tirage; en décompensation: dyspnée persistante + sueurs + troubles de conscience

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre toux sèche et toux grasse: la toux sèche n’a pas d’expectoration, alors que la toux productive s’accompagne d’expectorations (muqueuses, muco-purulentes, purulentes).
  2. Croire que l’expectoration purulente prouve une surinfection bactérienne chez le sujet sain: le cours dit que cela correspond souvent à une nécrose épithéliale.
  3. Mélanger pleurésie et pleurite: pleurite = pleurésie sèche sans épanchement; pleurésie peut s’accompagner d’un épanchement.
  4. Sous-estimer la gravité de l’insuffisance respiratoire aiguë: le cours insiste sur le syndrome asphyxiante (dyspnée + cyanose + sueurs + ailes du nez + parfois troubles psychiques).
  5. Oublier que seule la gazométrie artérielle objective l’insuffisance respiratoire: le cours le précise explicitement.
  6. Se tromper sur la lecture de l’IDR: la réaction se lit entre le 2e et le 4e jour (préférence 72h) et est positive si induration ≥5 mm.
  7. Confondre les localisations de la tuberculose: le cours distingue notamment tuberculose pulmonaire, osseuse (mal de POTT), rénale/génitale, cérébrale et atteintes des séreuses.

✅ Checklist Examen

  1. Définir les voies aériennes supérieures (fosses nasales, pharynx) et inférieures (trachée, bronches) et décrire le croisement voies aériennes/digestives au pharynx.
  2. Définir la PFLA, préciser le principal germe (pneumocoque 80–90%), et citer les populations à risque (enfants, personnes âgées, immunité défaillante).
  3. Citer au moins trois éléments des signes fonctionnels, généraux et physiques de la PFLA (ex: point de côté, frisson/fièvre en plateau, matité + râles crépitants).
  4. Décrire la phase de début puis la phase d’état de la PFLA (toux sèche puis productive, expectoration rouillée/ muco-purulente, fièvre à 40°C, tachycardie, oligurie).
  5. Expliquer l’évolution de la PFLA non traitée (suppuration: abcès/pleurésie/pneumothorax) et l’évolution favorable sous traitement.
  6. Décrire la conduite infirmière en PFLA: recueil des expectorations (3 fois sur 3 jours, pas salivaires), prélèvements sanguins, surveillance (feuille), transport labo/radio, hygiène et recherche du terrain.
  7. Définir la bronchite aiguë (infection virale le plus souvent, inflammation muqueuse sans atteinte parenchymateuse) et citer au moins trois virus responsables.
  8. Citer au moins trois facteurs favorisants de bronchite aiguë (froid humide, habitat insalubre, tabagisme/fumée secondaire, irritants, forte pollution, asthme, infection grave petite enfance).
  9. Décrire les deux phases de la bronchite aiguë (phase sèche: toux quinteuse/rauque, souvent précédée ORL; phase humide: toux productive muqueuse ou muco-purulente).
  10. Décrire la pleurésie: définition, pleurite (pleurésie sèche sans épanchement), et distinguer pleurésie primitive vs secondaire avec au moins trois étiologies.
  11. Lister les signes cliniques majeurs de pleurésie (douleur point de côté, toux sèche irritative, dyspnée tachypnée superficielle, abolition vibrations vocales, abolition murmure vésiculaire, matité à la percussion) et le
  12. Décrire la ponction pleurale: but (diagnostique/évacuatrice/biopsie), préparation (radiographies, risque hémorragique, prémédication), matériel et surveillance (pouls, faciès, malaise, dyspnée/toux, débit/quantité).
  13. Définir l’insuffisance respiratoire et distinguer obstructif/restrictif/mixte; définir l’insuffisance respiratoire aiguë et chronique et donner les signes de gravité de chacune.
  14. Citer les bilans para-cliniques demandés dans l’IRC (gazométrie, radiographie, ECG, NFS/ionogramme, exploration fonctionnelle respiratoire) et décrire le rôle infirmier (admission, surveillance, recherche cyanose/dyspnée

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction aux Maladies Respiratoires avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelles voies aériennes correspondent aux conduits qui acheminent l’air vers le pharynx et participent à l’olfaction ?

2. Quel rôle est attribué au pharynx dans les voies respiratoires ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Maladies Respiratoires avec 23 flashcards interactives.

Voies aériennes supérieures — définition ?

Conduits acheminant l’air vers le pharynx, fonctions ORL.

Fosses nasales — rôle ?

Olfaction, passage de l’air, humidification.

Pharynx — localisation ?

Conduit entre cavités nasales, bouche et larynx.

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