QCM : Introduction aux Troubles du Comportement Alimentaire — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction de l’alimentation consiste à fournir les éléments nécessaires à la construction et au maintien de l’organisme ?

La croissance et l’entretien
Le lien social
La constitution de réserves
Le plaisir alimentaire

La croissance et l’entretien

Explication

La fonction vitale de croissance et d’entretien fournit les constituants nécessaires à la construction et au maintien de l’organisme. La constitution de réserves correspond plutôt au stockage des nutriments.

2. Quelle fonction de l’alimentation renvoie au fait de favoriser les relations avec la famille, les pairs et le milieu professionnel ?

La constitution de réserves
Les dépenses énergétiques
La croissance et l’entretien
Le lien social

Le lien social

Explication

Le lien social est une fonction de l’alimentation qui participe aux relations avec les autres. Les dépenses énergétiques concernent, elles, les besoins physiologiques et psychologiques.

3. Chez le nourrisson, quelle situation est décrite comme l’ingestion de substances non comestibles en dehors de la période normale d’exploration alimentaire ?

Le pica
L’anorexie du bébé
Les coliques du nourrisson
Le syndrome de carence maternelle

Le pica

Explication

Le pica correspond à l’ingestion de substances non comestibles, classiquement entre 4 et 10 mois. Les coliques concernent surtout une souffrance chez les bébés de moins de 4 mois.

4. Quel signe soulage typiquement les coliques du nourrisson ?

La succion et le bercement
La restriction volontaire des prises
L’évitement de toute stimulation
Les vomissements provoqués

La succion et le bercement

Explication

Les coliques du nourrisson sont typiquement soulagées par la succion et le bercement. Les vomissements provoqués relèvent d’autres troubles, pas des coliques.

5. Quelle caractéristique définit le mieux la boulimie nerveuse à l’adolescence ?

Une ingestion de substances non comestibles
Des crises d’hyperphagie avec stratégies de contrôle du poids
Une restriction alimentaire isolée avec poids bas
Une absence totale de préoccupation corporelle

Des crises d’hyperphagie avec stratégies de contrôle du poids

Explication

La boulimie nerveuse associe des crises d’hyperphagie à des stratégies de contrôle du poids. La restriction isolée avec poids bas évoque plutôt l’anorexie mentale.

6. Quelle affirmation correspond à l’hyperphagie boulimique chez l’adolescent ?

Des épisodes répétés d’hyperphagie sans comportements compensatoires récurrents inappropriés
Une ingestion de substances non comestibles entre 4 et 10 mois
Des crises de boulimie suivies de vomissements répétés
Une restriction alimentaire avec perte de poids importante

Des épisodes répétés d’hyperphagie sans comportements compensatoires récurrents inappropriés

Explication

L’hyperphagie boulimique se définit par des épisodes récurrents d’hyperphagie incontrôlée sans compensations récurrentes inappropriées. Les vomissements répétés orientent plutôt vers la boulimie nerveuse.

7. Quel élément fait partie de la définition de l’anorexie mentale ?

Une ingestion de substances non comestibles
Une restriction associée à une perte de poids et/ou un poids bas
Une détresse liée uniquement à des douleurs abdominales
Des crises d’hyperphagie sans retentissement psychique

Une restriction associée à une perte de poids et/ou un poids bas

Explication

L’anorexie mentale associe une restriction des apports à une perte de poids et/ou un poids bas. Les crises d’hyperphagie sont au contraire caractéristiques de la boulimie ou de l’hyperphagie boulimique.

8. Quelle stratégie de contrôle du poids est citée dans la boulimie nerveuse ?

La succion et le bercement
La prise de nourriture plus lente
Les vomissements, l’exercice, les diurétiques ou les laxatifs
L’absence de toute préoccupation corporelle

Les vomissements, l’exercice, les diurétiques ou les laxatifs

Explication

Dans la boulimie nerveuse, les stratégies de contrôle du poids citées incluent les vomissements, l’exercice, les diurétiques et les laxatifs. La succion et le bercement concernent les coliques du nourrisson.

9. Quel critère temporel minimal est requis pour poser l’hyperphagie boulimique ?

Seulement pendant les périodes de jeûne
Au moins deux fois par jour pendant 1 mois
Au moins une fois par semaine pendant au moins 3 mois
Au moins une fois par mois pendant 6 mois

Au moins une fois par semaine pendant au moins 3 mois

Explication

La fréquence minimale donnée pour l’hyperphagie boulimique est d’au moins une fois par semaine pendant au moins 3 mois consécutifs. Une fréquence mensuelle ne suffit donc pas.

10. Quel élément fait partie des signes accompagnant un épisode d’hyperphagie boulimique ?

Une ingestion limitée à de petites quantités de nourriture
Une sensation de perte de contrôle avec détresse marquée après l’épisode
Des compensations récurrentes inappropriées comme des vomissements
Une absence de faim physique et de gêne après le repas

Une sensation de perte de contrôle avec détresse marquée après l’épisode

Explication

La perte de contrôle et la détresse marquée après l’épisode sont des éléments centraux de l’hyperphagie boulimique. Les vomissements répétés orientent plutôt vers la boulimie nerveuse.

11. Quel énoncé décrit le mieux le modèle des origines multifactorielles des troubles des conduites alimentaires ?

Les troubles apparaissent uniquement à partir d’un facteur organique
La présence d’un seul événement explique à elle seule l’évolution du trouble
Plusieurs facteurs peuvent s’enchaîner et conduire à des trajectoires différentes
Une cause unique produit toujours un même trouble chez tous les individus

Plusieurs facteurs peuvent s’enchaîner et conduire à des trajectoires différentes

Explication

Le modèle est dit multifactoriel : plusieurs facteurs interagissent et peuvent mener à des trajectoires cliniques שונות. Le texte insiste justement sur le fait qu’il ne faut pas raisonner en « une cause = une conséquence ».

12. Lequel des facteurs suivants fait partie des éléments cités dans l’émergence des troubles des conduites alimentaires ?

Un stress comme une séparation, un deuil ou un traumatisme
Une infection bactérienne isolée
Une malformation digestive congénitale
Une carence en vitamine D comme cause principale

Un stress comme une séparation, un deuil ou un traumatisme

Explication

Le texte cite des facteurs comme le stress, la séparation, le deuil, le traumatisme, ainsi que la dépression et l’anxiété. Les autres propositions ne sont pas présentées comme des facteurs du modèle multifactoriel.

13. Quel exemple illustre le mieux l’influence des normes culturelles sur les troubles des conduites alimentaires ?

L’absence de tout effet des médias sur les comportements alimentaires
La diminution universelle des troubles après l’âge adulte
L’augmentation de la préoccupation pondérale après l’arrivée de la télévision satellite aux Fidji
La disparition complète des préoccupations corporelles en contexte urbain

L’augmentation de la préoccupation pondérale après l’arrivée de la télévision satellite aux Fidji

Explication

L’exemple des Fidji montre une augmentation de la préoccupation pondérale et des régimes après l’arrivée de la télévision satellite. Le texte utilise ce cas pour illustrer l’impact des normes corporelles diffusées par les médias.

14. À quoi l’effet Werther-Becker est-il associé dans les éléments culturels et sociaux évoqués ?

À une carence nutritionnelle spécifique de l’enfance
À une transmission génétique directe de l’anorexie
À la diffusion de comportements et d’attitudes après exposition prolongée à la télévision
À un mécanisme de guérison rapide des troubles alimentaires

À la diffusion de comportements et d’attitudes après exposition prolongée à la télévision

Explication

L’effet Werther-Becker est présenté comme lié à la diffusion de comportements et d’attitudes après exposition prolongée à la télévision. Il s’inscrit donc dans l’idée de contagion comportementale par les médias.

15. Quelle affirmation correspond à l’idée actuelle sur le rôle de la famille dans les troubles des conduites alimentaires ?

Le trouble dépend seulement d’un facteur alimentaire individuel
La famille est toujours l’unique cause du trouble
Le fonctionnement familial peut moduler l’expression symptomatique de l’adolescent
La famille n’a aucun effet sur l’évolution des symptômes

Le fonctionnement familial peut moduler l’expression symptomatique de l’adolescent

Explication

Le texte souligne que le fonctionnement familial et le retentissement d’un enfant malade peuvent moduler l’expression symptomatique. Il remet ainsi en question l’ancienne vision d’un dysfonctionnement familial comme cause unique.

16. Quelle donnée d’héritabilité est indiquée pour l’anorexie mentale ?

Environ 70 %
Environ 10 %
Environ 30 %
Environ 90 %

Environ 70 %

Explication

La source indique une héritabilité de 70 % pour l’anorexie mentale. La valeur de 30 % est donnée pour la boulimie, ce qui en fait un distracteur plausible mais incorrect ici.

17. Quelle évolution est décrite comme plus sombre dans le pronostic de l’anorexie mentale ?

Un âge de début après 20 ans
Une absence totale de crises alimentaires
Un IMC inférieur à 13
Une prise de poids rapide au début

Un IMC inférieur à 13

Explication

Le texte précise que le pronostic est plus sombre lorsque l’IMC est inférieur à 13. Les autres propositions ne correspondent pas au critère pronostique cité.

18. Quelle affirmation décrit le mieux l’évolution de l’anorexie mentale sur le long terme ?

Aucune rémission n’est observée au cours du temps
L’évolution est identique chez tous les patients
La guérison survient toujours en quelques semaines
Des formes chroniques peuvent persister même après 20 ans d’évolution

Des formes chroniques peuvent persister même après 20 ans d’évolution

Explication

Le texte mentionne des formes chroniques pouvant persister au-delà de 20 ans. L’évolution n’est donc ni uniforme ni forcément rapide.

19. Quel chiffre est associé à la mortalité standardisée en population clinique pour l’anorexie mentale ?

27
2
54
12

12

Explication

La source indique un SMR de 12 pour l’anorexie mentale. Les autres nombres correspondent à d’autres données du texte, comme des proportions de décès ou des fréquences.

20. Quelle complication ou conséquence mortelle est spécifiquement rapportée pour la boulimie nerveuse ?

Un SMR clinique de 12
Un risque suicidaire 7 à 31 fois plus fréquent que dans la population générale
Une absence d’excès de risque par rapport à la population générale
Une mortalité due surtout à la dénutrition osseuse

Un risque suicidaire 7 à 31 fois plus fréquent que dans la population générale

Explication

Le texte rapporte que le risque suicidaire est 7 à 31 fois plus fréquent dans la boulimie nerveuse. Le SMR de 12 concerne l’anorexie mentale, pas la boulimie.

21. Quel est l’objectif principal de la prise en charge thérapeutique lors d’une forte dénutrition liée à un trouble du comportement alimentaire ?

Obtenir l’adhésion au soin et renforcer la motivation à s’engager dans un traitement multidisciplinaire
Prescrire d’emblée un traitement médicamenteux comme solution principale
Attendre la normalisation spontanée des apports avant toute intervention
Se concentrer uniquement sur la prise de poids sans travailler les pensées associées

Obtenir l’adhésion au soin et renforcer la motivation à s’engager dans un traitement multidisciplinaire

Explication

Lors d’une forte dénutrition, l’objectif central est de favoriser l’adhésion au soin et la motivation à entrer dans un traitement multidisciplinaire. Le travail porte aussi sur la restauration d’habitudes alimentaires saines et sur les pensées dysfonctionnelles, pas seulement sur le poids.

22. Quelle modalité de soin est particulièrement recommandée chez l’enfant et l’adolescent dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire ?

Un traitement médicamenteux de première intention par antidépresseurs
Une psychothérapie strictement individuelle sans implication de la famille
La thérapie familiale avec soutien familial et guidance parentale
Une hospitalisation prolongée systématique pour tous les patients

La thérapie familiale avec soutien familial et guidance parentale

Explication

Chez l’enfant et l’adolescent, la famille est mobilisée comme alliée thérapeutique, avec soutien familial, guidance parentale et thérapie familiale si nécessaire. Les médicaments sont décrits comme anecdotiques et ne constituent pas le premier axe du traitement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Introduction aux Troubles du Comportement Alimentaire.

Fonctions de l’alimentation

Construire, brûler, stocker, plaisir, lien social.

TCA du nourrisson

Troubles liés à alimentation, coliques, pica, carence affective.

TCA chez l’adolescent

Anorexie, boulimie, hyperphagie; prévalence et évolution.

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