QCM : Les ictères — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Lors de l’interrogatoire d’un patient présentant un ictère, quel élément contribue directement à rechercher une cause familiale ou épidémique ?

L’intensité de l’ictère et la circulation veineuse collatérale
La taille du foie et la présence d’un souffle abdominal
La dilatation des voies biliaires et les transaminases
Les cas familiaux similaires et les épisodes épidémiques

Les cas familiaux similaires et les épisodes épidémiques

Explication

L’interrogatoire explore notamment les épidémies et l’existence de cas familiaux similaires afin d’orienter l’étiologie. La circulation veineuse collatérale relève de l’examen clinique, tandis que les autres éléments proposés ne constituent pas les critères ciblés par cet interrogatoire.

2. Lequel de ces tableaux correspond à une cause de cholestase extra-hépatique ?

Une hépatite virale aiguë responsable d’une atteinte hépatocellulaire
Une maladie de Gilbert avec déficit partiel enzymatique
Une lithiase de la voie biliaire principale compliquée d’obstruction
Un syndrome de Rotor avec anomalie de transport de la bilirubine

Une lithiase de la voie biliaire principale compliquée d’obstruction

Explication

La lithiase de la voie biliaire principale fait partie des principales causes de cholestase extra-hépatique, car elle peut obstruer l’écoulement biliaire. La maladie de Gilbert et le syndrome de Rotor sont des troubles de la bilirubine, tandis que l’hépatite virale relève d’une atteinte intra-hépatique.

3. Quelle séquence correspond à l’algorithme diagnostique général d’un ictère ?

Échographie, chirurgie biliaire, biopsie, puis interrogatoire des antécédents
Interrogatoire, examen clinique, tests hépatiques, puis distinction de la bilirubine
Dosage du fer, transfusion, endoscopie, puis recherche d’une infection virale
Biopsie hépatique, traitement, examen clinique, puis classement de l’ictère

Interrogatoire, examen clinique, tests hépatiques, puis distinction de la bilirubine

Explication

L’algorithme commence par l’interrogatoire et l’examen clinique, complétés par les tests biologiques hépatiques, avant de distinguer une hyperbilirubinémie non conjuguée d’une hyperbilirubinémie conjuguée. Les autres séquences placent des examens spécialisés ou des traitements avant cette orientation initiale.

4. Quelle association décrit correctement les ictères à bilirubine non conjuguée ?

Hépatite médicamenteuse, hépatite alcoolique et cirrhose biliaire primitive
Lithiase du cholédoque, ampullome vatérien et cancer pancréatique
Cirrhose, cholangite sclérosante et cancer primitif du foie
Ictères hémolytiques, maladie de Gilbert et maladie de Crigler-Najjar

Ictères hémolytiques, maladie de Gilbert et maladie de Crigler-Najjar

Explication

Les ictères à bilirubine non conjuguée comprennent les formes hémolytiques ainsi que des formes non hémolytiques comme les maladies de Gilbert et de Crigler-Najjar. Les autres associations regroupent principalement des causes de cholestase extra-hépatique ou intra-hépatique.

5. Chez une personne présentant une peau orangée après une consommation importante de carotène, quel diagnostic faut-il envisager en premier ?

Un ictère par accumulation sanguine de bilirubine
Une mélanodermie liée à une pigmentation cutanée
Une caroténodermie sans conclure nécessairement à un ictère
Un aspect jaune cireux associé à une hypothyroïdie

Une caroténodermie sans conclure nécessairement à un ictère

Explication

La prise de carotène peut provoquer une coloration orangée appelée caroténodermie, qui ne correspond pas nécessairement à un ictère. L’ictère donne plutôt une coloration jaune due à l’accumulation de bilirubine, tandis que la mélanodermie et l’hypothyroïdie ont des aspects cutanés distincts.

6. Quelle caractéristique différencie le mieux la maladie de Gilbert de la maladie de Crigler-Najjar ?

Gilbert entraîne une cholestase obstructive, tandis que Crigler-Najjar provoque une cirrhose
Gilbert correspond à une hépatite aiguë, tandis que Crigler-Najjar résulte d’une hémolyse
Gilbert est rare et totale, tandis que Crigler-Najjar est fréquente et partielle
Gilbert est fréquente et partielle, tandis que Crigler-Najjar est rare et totale

Gilbert est fréquente et partielle, tandis que Crigler-Najjar est rare et totale

Explication

La maladie de Gilbert est fréquente et liée à un déficit partiel de la glucuronyl-transférase, alors que la maladie de Crigler-Najjar est très rare avec un déficit total. Les deux maladies sont des causes d’hyperbilirubinémie non conjuguée plutôt que des maladies obstructives ou des hépatites.

7. Chez un patient présentant une bilirubine non conjuguée augmentée, quel profil biologique oriente vers une hémolyse ?

Une forte élévation des transaminases avec absence de réticulocytose
Une dilatation des voies biliaires avec élévation de la bilirubine conjuguée
Une absence de dilatation biliaire avec syndrome de cholestase intra-hépatique
Une augmentation du fer sérique et du nombre de réticulocytes

Une augmentation du fer sérique et du nombre de réticulocytes

Explication

L’augmentation du fer sérique et des réticulocytes oriente vers une destruction accrue des globules rouges, donc vers une hémolyse. Une forte élévation des transaminases oriente plutôt vers une hépatite aiguë, ce qui constitue la confusion diagnostique la plus fréquente.

8. Quel ensemble de signes est caractéristique d’un syndrome de cholestase ?

Polyurie, polydipsie, acidocétose et neuropathie périphérique
Prurit, stéatorrhée avec amaigrissement, carences en vitamines liposolubles et xanthomes
Fièvre, toux productive, hémoptysie et hippocratisme digital
Céphalées, photophobie, raideur méningée et déficit moteur focal

Prurit, stéatorrhée avec amaigrissement, carences en vitamines liposolubles et xanthomes

Explication

La cholestase peut associer prurit, stéatorrhée avec amaigrissement, malabsorption des vitamines A, D, E et K, ainsi que des xanthomes liés à l’hypercholestérolémie. Les autres ensembles décrivent des tableaux appartenant à d’autres syndromes et ne regroupent pas les manifestations de la cholestase.

9. Quel aspect des urines oriente vers un ictère à bilirubine conjuguée ?

Des urines blanchâtres et troubles
Des urines habituellement claires
Des urines très foncées
Des urines légèrement orangées

Des urines très foncées

Explication

La bilirubine conjuguée étant excrétée dans les urines, elle peut leur donner une coloration très foncée. Des urines claires orientent plutôt vers une hyperbilirubinémie non conjuguée, sauf en cas d’hémoglobinurie liée à une hémolyse intravasculaire.

10. Quelle démarche permet de préciser le mécanisme d’un ictère après son identification clinique ?

Remplacer l’examen clinique par une analyse urinaire
Fonder l’orientation sur la couleur des selles
Commencer par une biopsie hépatique systématique
Associer l’examen clinique à une échographie abdominale

Associer l’examen clinique à une échographie abdominale

Explication

Le diagnostic de l’ictère est d’abord clinique, puis l’échographie abdominale, interprétée avec l’examen clinique, aide à distinguer un mécanisme obstructif d’un mécanisme non obstructif. L’analyse urinaire peut apporter des informations complémentaires, mais elle ne constitue pas l’examen principal permettant de préciser ce mécanisme.

11. Quelle séquence décrit correctement le devenir de la bilirubine non conjuguée ?

Excrétion biliaire immédiate, transformation hépatique, puis transport vers les hépatocytes
Captation par les bactéries intestinales, transport par l’albumine, puis stockage hépatique
Transport par les sels biliaires, conjugaison intestinale, puis élimination rénale directe
Transport par l’albumine, captation hépatocytaire, conjugaison, puis excrétion biliaire

Transport par l’albumine, captation hépatocytaire, conjugaison, puis excrétion biliaire

Explication

La bilirubine non conjuguée circule liée à l’albumine, est captée par les hépatocytes, conjuguée par la glucuronyl-transférase, puis excrétée dans la bile. La bilirubine conjuguée est donc la forme excrétée dans la bile, et non la forme transportée par l’albumine.

12. Quelles sont les deux grandes catégories de cholestase pouvant provoquer une hyperbilirubinémie conjuguée ?

La cholestase infectieuse aiguë et la cholestase familiale congénitale
La cholestase hémolytique périphérique et la cholestase médullaire centrale
La cholestase extra-hépatique par obstruction et la cholestase intra-hépatique
La cholestase artérielle hépatique et la cholestase veineuse portale

La cholestase extra-hépatique par obstruction et la cholestase intra-hépatique

Explication

Une bilirubine conjuguée augmentée peut résulter d’une obstruction des voies biliaires extra-hépatiques ou d’une atteinte intra-hépatique. L’hémolyse concerne plutôt la bilirubine non conjuguée et les autres catégories ne correspondent pas à cette classification.

13. Quelle association entre une coloration cutanée et sa cause est correcte sans conclure nécessairement à un ictère ?

Teinte jaune cireuse dans l’hypothyroïdie, pigmentation dans la mélanodermie et coloration orangée avec le carotène
Pigmentation dans l’hypothyroïdie, coloration orangée dans la mélanodermie et teinte jaune cireuse avec le carotène
Coloration orangée dans l’hypothyroïdie, teinte jaune cireuse dans la mélanodermie et pigmentation avec le carotène
Teinte jaune cireuse avec le carotène, pigmentation dans l’hypothyroïdie et coloration orangée dans la mélanodermie

Teinte jaune cireuse dans l’hypothyroïdie, pigmentation dans la mélanodermie et coloration orangée avec le carotène

Explication

L’hypothyroïdie peut donner un aspect jaune cireux, la mélanodermie une pigmentation cutanée et la prise de carotène une coloration orangée, sans accumulation obligatoire de bilirubine. Une coloration orangée liée au carotène ne doit donc pas être confondue avec le jaune de l’ictère.

14. Chez un patient présentant une bilirubine conjuguée augmentée, comment interpréter une échographie montrant une dilatation des voies biliaires ?

Elle impose de rechercher d’abord une hépatite par ponction-biopsie
Elle oriente vers un obstacle à l’écoulement de la bile
Elle indique une hémolyse responsable d’une bilirubine non conjuguée
Elle oriente vers une maladie de Gilbert sans atteinte des voies biliaires

Elle oriente vers un obstacle à l’écoulement de la bile

Explication

La dilatation des voies biliaires à l’échographie suggère un obstacle responsable d’une cholestase extra-hépatique. À l’inverse, l’absence de dilatation conduit à rechercher une lésion hépatique par la biologie, la répétition de l’échographie et, si nécessaire, la ponction-biopsie.

15. Chez un patient présentant un ictère, quel rôle revient respectivement à l’examen clinique et à l’échographie abdominale ?

L’examen clinique oriente et l’échographie précise le mécanisme
L’examen clinique quantifie la bilirubine et l’échographie identifie la cause infectieuse
L’examen clinique confirme l’obstruction et l’échographie mesure la douleur
L’examen clinique évalue le pronostic et l’échographie remplace l’interrogatoire

L’examen clinique oriente et l’échographie précise le mécanisme

Explication

L’examen clinique établit l’orientation initiale, tandis que l’échographie abdominale contribue surtout à préciser si le mécanisme est obstructif ou non obstructif. L’échographie ne remplace pas l’interrogatoire et ne mesure pas directement la bilirubine.

16. Quelle association entre la nature de l’ictère et la couleur des selles est correcte ?

Selles verdâtres dans l’ictère non conjugué et orangées dans l’ictère conjugué
Selles blanches mastic dans l’ictère non conjugué et très foncées dans l’ictère conjugué
Selles très foncées dans l’ictère non conjugué et blanches mastic dans l’ictère conjugué
Selles jaunes pâles dans l’ictère non conjugué et noires goudronneuses dans l’ictère conjugué

Selles très foncées dans l’ictère non conjugué et blanches mastic dans l’ictère conjugué

Explication

Les selles sont très foncées dans l’ictère à bilirubine non conjuguée, tandis qu’une absence de pigments biliaires dans l’intestin peut les rendre blanches mastic dans l’ictère conjugué. Les selles blanches mastic ne caractérisent donc pas l’ictère non conjugué.

17. Qu’est-ce qui définit l’ictère ?

Une pigmentation mélanique donnant une teinte brunâtre aux conjonctives
Une accumulation sanguine de bilirubine colorant la peau et les conjonctives en jaune
Une accumulation de carotène colorant uniformément la peau en jaune
Une baisse de l’albumine entraînant une pâleur cutanée diffuse

Une accumulation sanguine de bilirubine colorant la peau et les conjonctives en jaune

Explication

L’ictère correspond à une coloration jaune de la peau et des conjonctives provoquée par l’accumulation sanguine de bilirubine. La prise de carotène peut modifier la couleur de la peau, mais elle ne constitue pas un ictère lié à la bilirubine.

18. Chez un patient ictérique, que suggère la palpation d’une grosse vésicule biliaire selon la loi de Courvoisier-Terrier ?

Une hépatite virale aiguë sans obstruction des voies biliaires
Une hémolyse aiguë responsable d’une production accrue de bilirubine
Une maladie de Gilbert avec déficit partiel enzymatique
Un obstacle du cholédoque, notamment lié à un cancer de la tête du pancréas

Un obstacle du cholédoque, notamment lié à un cancer de la tête du pancréas

Explication

Une grosse vésicule biliaire palpable indique un obstacle à l’écoulement de la bile au niveau du cholédoque, notamment en cas de cancer de la tête du pancréas. La maladie de Gilbert et l’hémolyse provoquent une hyperbilirubinémie sans expliquer ce signe obstructif.

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Qu'est-ce que l'ictère ?

Une coloration jaune de la peau et des conjonctives.

À quoi est due la coloration jaune de l'ictère ?

À l'accumulation sanguine de bilirubine.

Par quoi est transportée la bilirubine non conjuguée ?

Par l'albumine.

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