★ À maîtriser
Cinq domaines cliniques illustrent des liens entre protéiformes et maladies :
La distribution spatio-temporelle des protéines dans les compartiments cellulaires est un déterminant fondamental de leurs fonctions biologiques.
50 % des protéines humaines annotées occupent simultanément ou séquentiellement au moins deux compartiments cellulaires distincts.
Des localisations multiples exposent une protéine à différents micro-environnements chimiques et partenaires d’interaction, ce qui permet à une même séquence polypeptidique, sans modification de sa séquence d’acides aminés, d’assurer plusieurs fonctions.
Compléments
Le Human Proteoform Project vise à cartographier les protéines du corps humain (Smith et al.).
Le projet OpenCell catalogue la localisation du protéome afin d’améliorer la compréhension de l’organisation cellulaire.
Le Human Protein Atlas présente huit ressources :
★ À maîtriser
📌 Le tmTNF reste à la surface de la cellule productrice, agit par contact et se lie préférentiellement à TNFR2, tandis que le sTNF est libéré par TACE, diffuse à distance et se lie préférentiellement à TNFR1.
📌 À la membrane plasmique, le TNFR1 activé recrute le Complexe I et stimule NF-κB, favorisant la survie cellulaire et des signaux pro-inflammatoires ; après endocytose, le Complexe II active les caspases et déclenche l’apoptose ou la nécroptose.
Compléments
TNFR2 est principalement exprimé par les cellules immunitaires, notamment les Tregs, et les cellules endothéliales, où il participe à une régulation immunitaire ciblée et à des réponses protectrices.
TNFR1 est présent sur presque tous les types cellulaires et permet au sTNF de déclencher des cascades inflammatoires généralisées pouvant mener à la fièvre ou au choc.
Membrane–Complexe I–NF-κB : survie ; endosome–Complexe II–caspases : mort.
★ À maîtriser
Compléments
Le schéma associe au stress :
Le schéma cite comme régulateurs :
Le schéma associe p53 aux localisations :
Les modifications indiquées pour p53 sont :
Le schéma cite HIPK2 et les protéines ASPP parmi les cofacteurs ou modificateurs de p53.
La réponse hétérogène de p53 au stress dépend d’un « code-barres complexe » de régulation, comme le décrit l’article de Fiona Murray-Zmijewski, Elizabeth A. Slee et Xin Lu.
★ À maîtriser
📌 BRCA1 nucléaire intervient dans la réparation de l’ADN et les points de contrôle du cycle cellulaire, tandis que BRCA1 cytoplasmique régule la fonction des centrosomes et l’apoptose indépendante de p53.
Compléments
Dans les cellules normales, BRCA1 est principalement nucléaire, tandis que dans les cellules cancéreuses, il peut être cytoplasmique en raison notamment de variants d’épissage dépourvus de signal de localisation nucléaire ou d’une exportation nucléaire favorisée par p53.
Dans les cellules cancéreuses, la protéine p53 peut se trouver dans le noyau, les mitochondries ou le cytoplasme, notamment en raison de mutations, d’interactions avec MDM2 ou de son export nucléaire médié par CRM1.
Dans les cellules cancéreuses, la β-caténine peut s’accumuler dans le noyau ou le cytoplasme à la suite de mutations de l’exon 3 qui empêchent la phosphorylation ciblée par GSK3β.
Dans les cellules cancéreuses, la localisation cytoplasmique d’APC peut résulter de mutations ou d’une exportation nucléaire dépendante de CRM1 et s’accompagne d’une perte de sa fonction de suppresseur tumoral.
BRCA1 nucléaire répare l’ADN ; BRCA1 cytoplasmique régule les centrosomes et l’apoptose indépendante de p53.
★ À maîtriser
Une expression nucléaire d’E-cadhérine, une perte de son expression membranaire, ou les deux, ont été observées dans 97 % des carcinomes à cellules de Merkel, 100 % des tumeurs pseudopapillaires solides du pancréas et 86 % de plusieurs autres cancers cités dans l’étude.
Dans le cancer du poumon non à petites cellules, l’expression cytoplasmique ou nucléaire de β-caténine est fortement associée à un mauvais pronostic et constitue un facteur pronostique indépendant de la survie globale chez 309 patients.
Compléments
La coloration nucléaire du VEGFR2 est positive dans les carcinomes lobulaires invasifs du sein et négative dans les carcinomes canalaires invasifs du sein; sa localisation cytoplasmique plus marquée est associée à un pronostic défavorable dans le mélanome et le lymphome diffus à grandes cellules B.
Dans le cancer du sein, l’expression nucléaire d’ADA3 est associée à un bon pronostic, tandis que son expression principalement cytoplasmique est associée à un mauvais pronostic dans une série de 900 cas.
★ À maîtriser
Les mutations du signal de localisation nucléaire (NLS) entraînent une perte de localisation nucléaire de SRY dans le syndrome de Swyer, de TRPS1 dans le syndrome trichorhinophalangien (TRPS), d’ARX dans le XLAG et de FOXP2 dans les troubles du langage ; une mutation du NLS retient SHOX dans le cytoplasme dans la dyschondroostéose de Léri-Weill.
Des mutations entraînent une rétention dans le réticulum endoplasmique de la rhodopsine dans la rétinite pigmentaire et d’AVPR2 dans le diabète insipide néphrogénique ; la mutation H1069Q d’ATP7B provoque aussi une rétention dans le réticulum endoplasmique dans la maladie de Wilson.
Des mutations de FUS entraînent sa relocalisation cytoplasmique dans la FTLD, tandis que des modifications post-traductionnelles provoquent une relocalisation cytoplasmique de FOXO et p53 dans différents types de cancers.
Compléments
Une mutation du domaine à doigt de zinc (ZFD) d’AIRE entraîne sa rétention cytoplasmique dans l’APECED, tandis qu’une mutation du signal de localisation nucléolaire (NoS) de RPS19 provoque une perte de localisation nucléolaire dans l’anémie de Diamond-Blackfan.
Dans l’hyperoxalurie primitive de type 1, un polymorphisme ou une mutation d’AGT provoque une mauvaise localisation mitochondriale ; dans la laminopathie, une mutation de la lamine A/C entraîne la formation d’agrégats nucléaires de hsMOK2.
La N-myristoylation acquise de SHOC2 entraîne sa relocalisation à la membrane plasmique dans le syndrome apparenté à Noonan. - Cordeddu et al., 2009
Dans la maladie de Tangier, des mutations d’ABCA1 entraînent une perte de localisation à la membrane plasmique. - Tanaka et al., 2003
La phosphorylation excessive de Tau entraîne sa mauvaise localisation dans les épines dendritiques dans les maladies neurodégénératives ; TARDBP est relocalisée dans le cytoplasme dans la SLA et la dégénérescence lobaire frontotemporale (FTLD), par un mécanisme indiqué comme inconnu.
Perte de localisation nucléaire versus rétention dans un compartiment
★ À maîtriser
Compléments
Les méthodes d’imagerie présentées comprennent : la microscopie à fluorescence, la microscopie super-résolution, la tomographie par cohérence optique, les microscopies widefield, TIRF et confocale, les méthodes 4Pi et I⁵M, l’illumination structurée haute résolution, GSD, SSIM et STED, PALM, FPALM et STORM, la microscopie en champ proche (NSOM), la microscopie électronique, l’IRM, l’échographie et la TEP
La localisation de p65 après traitement par TNF est suivie par immunofluorescence à plusieurs temps : 15, 30, 60, 120 et 180 minutes ; des images confocales sont prises à intervalles définis.
MAVS forme des fibres auto-propagées au niveau de la membrane externe mitochondriale ; les exemples présentés comparent des cellules non infectées et infectées par le virus Sendai.
★ À maîtriser
Dans le criblage à haut contenu, le noyau est segmenté à partir d’une coloration DAPI, l’image binaire est séparée en cellules identifiées individuellement, puis un masque cytoplasmique est obtenu par différence entre les masques nucléaire et nucléaire plus cytoplasmique ; la distribution du rapporteur fluorescent entre noyau et cytoplasme est ensuite quantifiée.
Des agents peuvent modifier le trafic ou la localisation des protéines : IN3 favorise l’expression de surface de GNRHR ; la rapamycine restaure la localisation nucléaire de TARDBP ; CF35Es favorise le trafic correct de la rhodopsine ; ETP-45648 favorise la localisation nucléaire de FOXO ; et CHS828 maintient NF-κB dans le cytoplasme.
Compléments
Les protéines étudiées comprennent :
D’autres agents modifient la localisation d’AKT à la membrane plasmique (PITs), de RAS (palmostatin B), des protéines farnésylées (tipifarnib), de PLK1 (poloxin), de FOXO1 dans le noyau (resvératrol), d’ICN1 (GSIs), de p53 dans le noyau (elliticene) ou de NFAT dans le cytoplasme (INCAs).
WGA provoque une exclusion nucléaire non spécifique ; bimax1/2 empêche la libération de cargos nucléaires par l’importine-α ; les analogues de LMB entraînent une rétention nucléaire non spécifique via CRM1.
★ À maîtriser
Compléments
Le schéma identifie les structures suivantes : le noyau, les réticulums endoplasmiques rugueux et lisses, le lysosome, le centriole, le peroxysome, le cytosquelette : microtubules, filaments intermédiaires et microfilaments, le flagelle, absent de la plupart des cellules végétales
La cellule eucaryote comprend notamment des ribosomes, l’appareil de Golgi, la membrane plasmique, des mitochondries, un noyau, des réticulums endoplasmiques rugueux et lisses, des lysosomes, des peroxysomes, des endosomes, un cytosquelette et, dans certaines cellules, un flagelle ou un centriole.
La membrane plasmique représente 2 % de la membrane totale chez l’hépatocyte et 5 % chez la cellule exocrine du pancréas.
La surface membranaire totale est de 110 000 µm² pour un hépatocyte de 5 000 µm³ et de 13 000 µm² pour une cellule exocrine du pancréas de 1 000 µm³.
★ À maîtriser
📌 Un signal d’adressage peut être une séquence signal formée d’acides aminés voisins dans la séquence primaire, ou un signal patch formé par des résidus éloignés dans la séquence primaire mais rapprochés dans la structure tridimensionnelle.
La translocation à travers une membrane concerne généralement des protéines non repliées, se fait principalement par import et utilise Sec61 pour le réticulum endoplasmique ou les complexes TOM/TIM pour la mitochondrie, avec des signaux propres à chaque destination.
L’importation peroxysomale peut concerner une protéine déjà repliée, parfois oligomérique, et mobilise les récepteurs PEX5 ou PEX7 ainsi que le complexe d’import comprenant notamment PEX13 et PEX14.
Compléments
Pore nucléaire : protéine repliée et trafic bidirectionnel ; translocateur : protéine généralement non repliée et import.
★ À maîtriser
L’accessibilité d’un signal d’adressage peut être modifiée par la conformation de la protéine, par son association ou dissociation avec un partenaire protéique et par des modifications post-traductionnelles telles que la phosphorylation.
Un signal masqué n’est pas reconnu par la machinerie d’adressage et la protéine reste dans son compartiment initial ; lorsque le signal est exposé et reconnu, la protéine est relocalisée vers sa destination.
Compléments
Signal masqué → non reconnu → protéine maintenue dans son compartiment ; signal exposé → reconnu → relocalisation.
★ À maîtriser
Les pores nucléaires se situent à la jonction des membranes interne et externe ; leur structure est cylindrique, complexe et de symétrie octogonale, et le complexe du pore nucléaire est dynamique et adaptable.
Du cytosol au noyau, les pores nucléaires transportent notamment les histones, l’ADN et l’ARN polymérase, des protéines régulatrices de l’expression génétique et des protéines de la membrane interne ; du noyau au cytosol, ils transportent notamment des ribonucléoprotéines associées aux ARN.
🔄 Le trajet des sous-unités ribosomales comprend : les protéines ribosomales sont traduites dans le cytosol, elles sont importées dans le noyau, elles sont assemblées avec l’ARN ribosomal, les sous-unités ribosomales sont réexportées dans le cytosol
Compléments
Sous-unités ribosomales : import dans le noyau → assemblage avec l’ARN ribosomal → réexport.
★ À maîtriser
Dans le nucléole, le précurseur d’ARNr 45S est traité pour produire les ARNr 18S, 5,8S et 28S, tandis que l’ARNr 5S est synthétisé hors du nucléole; les protéines ribosomales produites dans le cytoplasme sont assemblées avec ces ARN pour former les sous-unités 40S et 60S, qui sont transportées vers le cytoplasme et activées en ribosomes fonctionnels.
Des particules d’or colloïdal recouvertes de peptides portant des signaux de localisation nucléaire sont injectées dans des cellules vivantes puis observées en microscopie électronique après fixation à différents temps; elles se déplacent de la face cytosolique vers la face nucléaire des complexes du pore nucléaire.
Compléments
Le traitement du précurseur d’ARNr 45S fournit les ARNr 18S, 5,8S et 28S, tandis que l’ARNr 5S est produit hors du nucléole.
Les particules d’or observées sont beaucoup plus grandes que le canal de diffusion du pore, ce qui implique que les pores ont été élargis pour permettre leur passage.
10 min près des fibrilles, 30–40 min côté cytosolique, 50 min côté nucléaire.
★ À maîtriser
Compléments
La morphologie générale du complexe du pore nucléaire est conservée.
Les nucléoporines forment des associations permanentes avec le noyau et constituent le cœur du complexe du pore nucléaire.
★ À maîtriser
Compléments
Des modèles structuraux du pore nucléaire humain couvrant plus de 90 % de son échafaudage auparavant non caractérisé ont capturé des états de constriction et de dilatation.
Les nucléoporines liantes flexibles organisent spatialement l’échafaudage du pore nucléaire entre différents sous-complexes.
Selon les simulations de dynamique moléculaire rapportées, l’échafaudage protéique n’est pas nécessaire pour stabiliser la fusion des membranes nucléaires interne et externe; sa fonction mécanique principale est d’élargir le pore central contre la tension naturelle de la membrane.
Les interactions entre domaines désordonnés remplissent le canal et créent la barrière sélective.
★ À maîtriser
Zila et al. montrent en 2021 que les NPC de cellules T infectées sont suffisamment dilatés pour permettre le passage de capsides coniques du VIH-1 apparemment intactes.
Kreysing et al. décrivent en 2025 un passage de capsides coniques du VIH-1 à travers des pores nucléaires de macrophages humains primaires, avec ouverture locale des anneaux du NPC (« cracking ») pour potentiellement soulager un blocage stérique. - Passage of the HIV capsid cracks the nuclear pore
📌 Selon Hou et al. (2025), l’import nucléaire du VIH-1 est sélectif et dépend à la fois de l’élasticité de la capside et de l’adaptabilité du pore, les cores plus petits étant favorisés par rapport aux cores coniques. - HIV-1 nuclear import is selective and depends on both capsid elasticity and nuclear pore adaptability
Compléments
Lors de l’entrée nucléaire du VIH-1, la cyclophiline A est retirée de la capside, dont les collisions avec les FG-Nups peuvent provoquer une fissure du NPC.
Le transport d’un cargo très volumineux résulte d’une interaction mécanique entre un cargo déformable et un pore adaptable.
NPC suffisamment dilaté pour laisser passer la capside, mais susceptible de se fissurer lors du passage
★ À maîtriser
📌 La perturbation des interactions hydrophobes entre FG-nucléoporines empêche l’expansion du pore, entraîne un défaut d’import nucléaire et compromet l’expansion du noyau.
Compléments
📌 Les FG-nucléoporines contribuent à la fois à la barrière sélective du transport et au rôle structural de dilatation du pore pendant son assemblage.
Interactions hydrophobes des FG-nucléoporines → dilatation du pore
★ À maîtriser
📌 Le cluster WH2 de JMY chevauche une séquence de localisation nucléaire atypique bipartite, et l’actine monomérique liée aux domaines WH2 bloque la liaison des importines à cette séquence, empêchant l’import nucléaire de JMY.
📌 Les dommages à l’ADN induisent la polymérisation cytoplasmique de l’actine et l’import nucléaire de JMY, lequel dépend de la région WH2/NLS et de l’importine β.
Compléments
📌 Les mutations qui diminuent la liaison de l’actine à JMY, ou les perturbations cellulaires qui favorisent l’assemblage des filaments d’actine et réduisent l’actine monomérique cytoplasmique, entraînent l’accumulation nucléaire de JMY.
Actine monomérique liée aux WH2 : import bloqué ; polymérisation de l’actine : accumulation nucléaire de JMY
Voies de signalisation du TNF
| Caractéristique | Survie et inflammation | Mort cellulaire |
|---|---|---|
| Localisation | Membrane plasmique | Endosome intracellulaire |
| Complexe | Complexe I | Complexe II |
| Médiateur clé | Activation de NF-κB | Activation des caspases |
| Issue | Survie et signaux pro-inflammatoires | Apoptose ou nécroptose |
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1. Qu’est-ce qui peut expliquer qu’une même protéine existe sous plusieurs protéoformes dans une cellule ?
2. Dans l’étude d’une maladie infectieuse, quelle association entre protéoforme et maladie correspond à un exemple clinique établi ?
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Qu’est-ce qu’un protéiforme ?
Une protéine présente sous plusieurs variations dans la cellule.
À quelle maladie associe-t-on la tau hyperphosphorylée et la neurodégénérescence ?
À la maladie d’Alzheimer.
Quel est le rôle fonctionnel de la distribution spatio-temporelle des protéines ?
Elle détermine fondamentalement leurs fonctions biologiques.
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