QCM : Localisation des protéines (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui peut expliquer qu’une même protéine existe sous plusieurs protéoformes dans une cellule ?

Des niveaux d’expression différents sans variation de séquence ni de caractéristiques
Des séquences codantes différentes et des caractéristiques comme la glycosylation ou la phosphorylation
Des compartiments cellulaires différents et des partenaires d’interaction distincts
Des vitesses de dégradation différentes et une quantité variable de protéine

Des séquences codantes différentes et des caractéristiques comme la glycosylation ou la phosphorylation

Explication

Les protéoformes peuvent résulter de séquences codantes différentes ou de caractéristiques spécifiques, notamment la glycosylation et la phosphorylation. La localisation, la quantité et la dégradation sont des notions liées aux protéines, mais ne correspondent pas aux causes indiquées ici.

2. Dans l’étude d’une maladie infectieuse, quelle association entre protéoforme et maladie correspond à un exemple clinique établi ?

La région hypervariable de KRAS4B et la méningite cérébrospinale
La glycérophosphorylation de PilE et la méningite cérébrospinale
La tau hyperphosphorylée et la méningite cérébrospinale
La phosphorylation de cTnI et la méningite cérébrospinale

La glycérophosphorylation de PilE et la méningite cérébrospinale

Explication

La glycérophosphorylation de PilE est associée à la méningite cérébrospinale. La phosphorylation de cTnI est reliée aux lésions cardiaques, la tau hyperphosphorylée à la neurodégénérescence et KRAS4B aux protéoformes tumoraux.

3. Pourquoi la distribution des protéines entre les compartiments cellulaires est-elle importante pour leurs fonctions biologiques ?

Parce qu’elle intervient seulement après la perte de fonction des protéines
Parce qu’elle constitue un déterminant fondamental de leurs fonctions biologiques
Parce qu’elle fixe directement la quantité totale de chaque protéine
Parce qu’elle modifie nécessairement la séquence d’acides aminés des protéines

Parce qu’elle constitue un déterminant fondamental de leurs fonctions biologiques

Explication

La distribution spatio-temporelle dans les compartiments cellulaires est un déterminant fondamental des fonctions des protéines. La quantité totale et la séquence sont des aspects distincts, et la localisation n’est pas présentée comme une conséquence de la perte de fonction.

4. Une même séquence polypeptidique non modifiée est présente dans deux compartiments cellulaires aux environnements chimiques et partenaires différents. Quelle conséquence est possible ?

Elle peut assurer plusieurs fonctions grâce aux micro-environnements et partenaires distincts
Elle acquiert plusieurs fonctions parce que sa séquence d’acides aminés est modifiée
Elle conserve une fonction unique puisque sa séquence polypeptidique reste identique
Elle change de fonction parce que les partenaires d’interaction restent les mêmes

Elle peut assurer plusieurs fonctions grâce aux micro-environnements et partenaires distincts

Explication

Des localisations multiples exposent une protéine à des micro-environnements et partenaires différents, ce qui peut permettre plusieurs fonctions sans changement de séquence. Les autres interprétations attribuent à tort cette diversité à une modification de séquence ou nient le rôle du contexte cellulaire.

5. Une cellule productrice transmet un signal TNF par contact direct avec une cellule voisine. Quelle forme de TNF et quel récepteur sont préférentiellement concernés ?

Le tmTNF à la surface, se liant préférentiellement à TNFR1
Le tmTNF à la surface, se liant préférentiellement à TNFR2
Le sTNF libéré, se liant préférentiellement à TNFR1
Le sTNF libéré, se liant préférentiellement à TNFR2

Le tmTNF à la surface, se liant préférentiellement à TNFR2

Explication

Le tmTNF reste à la surface de la cellule productrice, agit par contact et se lie préférentiellement à TNFR2. Le sTNF est libéré par TACE, diffuse à distance et se lie plutôt à TNFR1.

6. Après l’endocytose d’un complexe TNFR1 activé, quelle voie de signalisation est associée à la réponse observée ?

Le Complexe II active les caspases et déclenche l’apoptose ou la nécroptose
Le Complexe I active les caspases et déclenche l’apoptose ou la nécroptose
Le Complexe I stimule NF-κB et déclenche l’apoptose ou la nécroptose
Le Complexe II stimule NF-κB et favorise la survie et l’inflammation

Le Complexe II active les caspases et déclenche l’apoptose ou la nécroptose

Explication

Après endocytose, le Complexe II active les caspases et conduit à l’apoptose ou à la nécroptose. Le Complexe I se forme à la membrane plasmique et stimule NF-κB, favorisant la survie et des signaux pro-inflammatoires.

7. Quelle réponse fait partie des effets cellulaires associés à p53 ?

La régulation du métabolisme
La fécondation
La différenciation cellulaire
La réplication de l’ADN

La régulation du métabolisme

Explication

Les réponses associées à p53 comprennent notamment la régulation du métabolisme. La réplication de l’ADN, la différenciation cellulaire et la fécondation ne figurent pas parmi les réponses énumérées.

8. Une cellule subit une érosion de ses télomères. Dans le schéma de régulation de p53, à quelle catégorie ce phénomène appartient-il ?

À une réponse cellulaire de p53
À un régulateur de p53
À un signal de stress
À une localisation de p53

À un signal de stress

Explication

L’érosion des télomères est répertoriée parmi les stress associés à la régulation de p53. MDM2 est un régulateur, le noyau une localisation et l’autophagie une réponse cellulaire.

9. Une cellule cancéreuse présente BRCA1 dans le cytoplasme plutôt que dans le noyau. Quelle fonction est associée à cette localisation cytoplasmique ?

La régulation des centrosomes et de l’apoptose indépendante de p53
La réparation de l’ADN et le contrôle du cycle cellulaire
La réparation des centrosomes et l’apoptose dépendante de p53
Le contrôle du cycle et l’apoptose indépendante de p53

La régulation des centrosomes et de l’apoptose indépendante de p53

Explication

BRCA1 cytoplasmique régule la fonction des centrosomes et l’apoptose indépendante de p53. La réparation de l’ADN et les points de contrôle du cycle correspondent à BRCA1 nucléaire.

10. Dans une cellule cancéreuse, un variant d’épissage de BRCA1 ne possède pas de signal de localisation nucléaire. Quelle localisation est alors favorisée ?

Le noyau
La membrane plasmique
Les mitochondries
Le cytoplasme

Le cytoplasme

Explication

Un variant de BRCA1 dépourvu de signal de localisation nucléaire peut entraîner sa présence dans le cytoplasme. L’absence de ce signal ne favorise ni l’importation nucléaire ni une localisation mitochondriale ou membranaire.

11. Chez un patient atteint d’un cancer du poumon non à petites cellules, une analyse révèle une expression cytoplasmique de β-caténine. Quelle interprétation pronostique correspond à cette localisation ?

Elle est associée à un bon pronostic et prédit indépendamment la survie globale.
Elle est associée à un mauvais pronostic et prédit indépendamment la survie globale.
Elle indique un mauvais pronostic, sans valeur indépendante pour la survie globale.
Elle indique un bon pronostic, sans valeur indépendante pour la survie globale.

Elle est associée à un mauvais pronostic et prédit indépendamment la survie globale.

Explication

Dans le cancer du poumon non à petites cellules, l’expression cytoplasmique ou nucléaire de β-caténine est fortement associée à un mauvais pronostic et constitue un facteur indépendant de la survie globale. L’expression membranaire est une autre localisation, le bon pronostic inverse l’association observée, et l’absence de valeur indépendante méconnaît le rôle pronostique établi.

12. Quelle observation concernant E-cadhérine a été rapportée dans les tumeurs pseudopapillaires solides du pancréas ?

Une expression nucléaire, une perte membranaire, ou les deux, dans 97 % des cas.
Une expression nucléaire, une perte membranaire, ou les deux, dans 100 % des cas.
Une expression membranaire accrue, sans expression nucléaire, dans 100 % des cas.
Une expression nucléaire, une perte membranaire, ou les deux, dans 86 % des cas.

Une expression nucléaire, une perte membranaire, ou les deux, dans 100 % des cas.

Explication

Dans les tumeurs pseudopapillaires solides du pancréas, une expression nucléaire d’E-cadhérine, une perte de son expression membranaire, ou les deux, ont été observées dans 100 % des cas. La fréquence de 97 % concerne les carcinomes à cellules de Merkel, celle de 86 % plusieurs autres cancers, et l’expression membranaire accrue inverse l’observation décrite.

13. Un patient atteint du syndrome de Swyer présente une mutation du signal de localisation nucléaire de SRY. Quel défaut de localisation cette mutation entraîne-t-elle ?

Une rétention de SRY dans le réticulum endoplasmique.
Une rétention cytoplasmique de SRY.
Une perte de localisation nucléaire de SRY.
Une perte de localisation nucléolaire de SRY.

Une perte de localisation nucléaire de SRY.

Explication

Dans le syndrome de Swyer, la mutation du signal de localisation nucléaire entraîne une perte de localisation nucléaire de SRY. La rétention cytoplasmique est notamment décrite pour SHOX, la rétention dans le réticulum endoplasmique pour d’autres protéines, et la perte de localisation nucléolaire pour RPS19.

14. Une personne atteinte de la maladie de Wilson porte la mutation H1069Q d’ATP7B. Où la protéine mutée est-elle retenue ?

À la membrane plasmique.
Dans les mitochondries.
Dans le cytoplasme.
Dans le réticulum endoplasmique.

Dans le réticulum endoplasmique.

Explication

La mutation H1069Q d’ATP7B entraîne sa rétention dans le réticulum endoplasmique dans la maladie de Wilson. La rétention cytoplasmique et la mauvaise localisation mitochondriale concernent d’autres mécanismes, tandis que la perte de localisation à la membrane plasmique est associée à d’autres protéines.

15. Dans une FTLD, une mutation de FUS est identifiée. Quel changement de localisation est associé à cette mutation ?

Une relocalisation de FUS vers le cytoplasme.
Une rétention de FUS dans le réticulum endoplasmique.
Une relocalisation de FUS vers les mitochondries.
Une relocalisation de FUS vers le noyau.

Une relocalisation de FUS vers le cytoplasme.

Explication

Les mutations de FUS sont associées à sa relocalisation cytoplasmique dans la FTLD. Les modifications post-traductionnelles peuvent également déplacer FOXO et p53 vers le cytoplasme, mais elles ne décrivent pas le mécanisme indiqué pour FUS; la rétention dans le réticulum endoplasmique et le déplacement vers le noyau ou les mitochondries ne correspondent pas à cette association.

16. Pour détecter une protéine dans des cellules fixées, quelle séquence de marquage faut-il utiliser en immunofluorescence ?

Fixer les cellules, appliquer un anticorps secondaire ciblant la protéine, puis un anticorps primaire fluorescent
Fixer les cellules, appliquer un anticorps primaire fluorescent, puis un anticorps secondaire ciblant la protéine
Fixer les cellules, appliquer un anticorps primaire ciblant la protéine, puis un anticorps secondaire fluorescent
Exprimer la protéine fusionnée à GFP, puis détecter sa fluorescence sans anticorps

Fixer les cellules, appliquer un anticorps primaire ciblant la protéine, puis un anticorps secondaire fluorescent

Explication

En immunofluorescence, l’anticorps primaire reconnaît la protéine et l’anticorps secondaire fluorescent permet de la détecter après fixation. Un secondaire ciblant directement la protéine inverse les rôles, un primaire fluorescent attribue le marquage au mauvais anticorps, et la fusion GFP relève d’une autre méthode.

17. Une équipe veut observer la localisation de p65 dans des cellules vivantes, avec ou sans TNFα, en utilisant GFP. Quelle stratégie convient ?

Exprimer p65 fusionnée à GFP et observer sa fluorescence dans les conditions choisies
Ajouter un anticorps anti-TNFα fluorescent pour suivre directement la localisation de p65
Exprimer séparément p65 et GFP, puis interpréter la fluorescence de GFP comme celle de p65
Fixer les cellules et révéler p65 avec un anticorps primaire et un secondaire fluorescent

Exprimer p65 fusionnée à GFP et observer sa fluorescence dans les conditions choisies

Explication

L’expression du gène de p65 fusionné à GFP produit une protéine fluorescente dont la localisation peut être suivie avec ou sans TNFα. Le marquage par anticorps correspond à l’immunofluorescence, tandis que GFP séparée ou un anticorps anti-TNFα ne marque pas directement p65.

18. Un laboratoire traite un grand nombre d’échantillons et mesure quantitativement la localisation de protéines dans des cellules au cours du temps. Quelle approche décrit cette combinaison ?

La microscopie de routine, qui associe débit de traitement et analyse de systèmes complexes
Le criblage à haut contenu, qui associe efficacité de criblage et imagerie quantitative
Le criblage biochimique, qui recueille des images spatiales et temporelles des cellules
Le criblage à haut débit, qui désigne l’imagerie quantitative des cellules dans le temps

Le criblage à haut contenu, qui associe efficacité de criblage et imagerie quantitative

Explication

Le criblage à haut contenu combine l’efficacité du criblage à grande échelle avec l’imagerie cellulaire et des données quantitatives dans l’espace et le temps. Réduire cette notion au seul débit ou à une observation non quantitative en omet la composante d’imagerie analytique.

19. Dans une analyse d’images de criblage à haut contenu, l’équipe a segmenté les noyaux avec DAPI et identifié chaque cellule. Comment obtenir le masque cytoplasmique avant de quantifier un rapporteur entre noyau et cytoplasme ?

Soustraire le masque nucléaire du masque nucléaire plus cytoplasmique
Réutiliser le masque nucléaire comme masque cytoplasmique
Soustraire le masque nucléaire plus cytoplasmique du masque cellulaire global
Soustraire le masque nucléaire plus cytoplasmique du masque nucléaire

Soustraire le masque nucléaire du masque nucléaire plus cytoplasmique

Explication

Le masque cytoplasmique s’obtient par différence entre le masque couvrant noyau plus cytoplasme et le masque nucléaire; le rapporteur peut ensuite être quantifié entre les deux compartiments. Inverser la soustraction ou réutiliser le masque nucléaire ne délimite pas le cytoplasme.

20. Dans une expérience sur NF-κB, quel composé est attendu pour maintenir le rapporteur dans le cytoplasme ?

CHS828
Rapamycine
IN3
ETP-45648

CHS828

Explication

CHS828 maintient NF-κB dans le cytoplasme. La rapamycine restaure la localisation nucléaire de TARDBP, ETP-45648 favorise la localisation nucléaire de FOXO, et IN3 favorise l’expression de surface de GNRHR.

21. Un laboratoire compare la répartition des membranes dans un hépatocyte et une cellule exocrine du pancréas. Quel profil correspond au réticulum endoplasmique rugueux et au réticulum endoplasmique lisse, dans cet ordre ?

Hépatocyte : 16 % et 35 % ; cellule pancréatique : moins de 1 % et 60 %
Hépatocyte : 60 % et moins de 1 % ; cellule pancréatique : 35 % et 16 %
Hépatocyte : 35 % et moins de 1 % ; cellule pancréatique : 60 % et 16 %
Hépatocyte : 35 % et 16 % ; cellule pancréatique : 60 % et moins de 1 %

Hépatocyte : 35 % et 16 % ; cellule pancréatique : 60 % et moins de 1 %

Explication

Les proportions du réticulum rugueux et lisse sont respectivement de 35 % et 16 % chez l’hépatocyte, contre 60 % et moins de 1 % dans la cellule exocrine du pancréas. L’inversion des profils échange les cellules, l’attribution de 60 % au réticulum lisse permute les types de réticulum, et les valeurs de membrane plasmique ne décrivent pas le réticulum lisse.

22. Dans une comparaison quantitative de membranes cellulaires, quelle proportion de la membrane totale est constituée par la membrane plasmique chez un hépatocyte et chez une cellule exocrine du pancréas, respectivement ?

35 % chez l’hépatocyte et 60 % dans la cellule pancréatique
2 % chez l’hépatocyte et 5 % dans la cellule pancréatique
16 % chez l’hépatocyte et moins de 1 % dans la cellule pancréatique
5 % chez l’hépatocyte et 2 % dans la cellule pancréatique

2 % chez l’hépatocyte et 5 % dans la cellule pancréatique

Explication

La membrane plasmique représente 2 % de la membrane totale de l’hépatocyte et 5 % de celle de la cellule exocrine pancréatique. L’inversion échange les valeurs, tandis que 16 % et moins de 1 % concernent le réticulum lisse, et 35 % et 60 % le réticulum rugueux.

23. Une protéine vient d’être synthétisée sur un ribosome cytosolique et ne porte aucun signal reconnu. Où se trouve sa destination par défaut ?

Dans le cytosol
Dans le noyau
Dans le réticulum endoplasmique
Dans le peroxysome

Dans le cytosol

Explication

Sans signal reconnu, la protéine reste dans le cytosol, qui constitue sa destination par défaut. Le réticulum endoplasmique et le noyau nécessitent un signal de ciblage approprié, tandis que l’absence de signal ne signifie pas une dégradation automatique.

24. Une protéine présente deux résidus éloignés dans sa séquence primaire, mais ces résidus se rapprochent après son repliement et forment un signal d’adressage. De quel type de signal s’agit-il ?

Un signal patch
Un peptide signal du réticulum endoplasmique
Un signal d’export nucléaire
Une séquence signal

Un signal patch

Explication

Un signal patch est formé de résidus éloignés dans la séquence primaire, mais rapprochés dans la structure tridimensionnelle. Une séquence signal correspond à des acides aminés voisins dans la séquence; un peptide du RE et un signal d’export nucléaire désignent des signaux associés à des voies particulières, et non cette organisation en patch.

25. Une protéine déjà repliée doit entrer dans le noyau, tandis qu’une autre doit en sortir. Quelle machinerie et quels signaux conviennent à ces transports ?

PEX13/PEX14 avec PEX5/PEX7; PTS1 pour l’import et PTS2 pour l’export
Le pore nucléaire avec importines/exportines; NLS pour l’import et NES pour l’export
TOM/TIM avec des récepteurs mitochondriaux; MTS pour l’import et NLS pour l’export
Sec61 avec des récepteurs du RE; peptide signal pour l’entrée et NES pour la sortie

Le pore nucléaire avec importines/exportines; NLS pour l’import et NES pour l’export

Explication

Le transport nucléaire concerne des protéines repliées, peut se faire dans les deux directions et mobilise le pore nucléaire ainsi que des récepteurs d’import et d’export; NLS et NES dirigent respectivement l’import et l’export. Sec61 et TOM/TIM sont des translocateurs membranaires, tandis que les protéines PEX et les signaux PTS relèvent de l’import peroxysomal.

26. Une protéine oligomérique déjà repliée doit être importée dans un peroxysome. Quel dispositif correspond à cette voie de ciblage ?

Le complexe du pore nucléaire et les récepteurs d’import et d’export
Les complexes TOM/TIM et une séquence d’adressage mitochondriale
Le translocateur Sec61 et un peptide signal du réticulum endoplasmique
Les récepteurs PEX5 ou PEX7 et le complexe d’import comprenant PEX13 et PEX14

Les récepteurs PEX5 ou PEX7 et le complexe d’import comprenant PEX13 et PEX14

Explication

L’import peroxysomal peut prendre en charge une protéine déjà repliée, parfois oligomérique, grâce aux récepteurs PEX5 ou PEX7 et au complexe d’import comprenant notamment PEX13 et PEX14. Le pore nucléaire transporte vers le noyau, TOM/TIM cible la mitochondrie et Sec61 intervient dans la translocation vers le réticulum endoplasmique.

27. Une protéine change de localisation après qu’une phosphorylation a modifié l’accessibilité de son signal d’adressage. Quel principe explique ce changement ?

La protéine est dégradée puis synthétisée dans le compartiment cible.
Une modification post-traductionnelle peut changer l’accessibilité du signal.
Le pore nucléaire modifie directement le signal pendant son passage.
La séquence du signal est nécessairement remplacée par une autre.

Une modification post-traductionnelle peut changer l’accessibilité du signal.

Explication

La phosphorylation, comme d’autres modifications post-traductionnelles, peut modifier l’accessibilité d’un signal d’adressage. Le remplacement de séquence confond accessibilité et identité du signal, la dégradation-synthèse invoque un mécanisme différent, et l’action directe du pore n’est pas le principe décrit.

28. Dans une cellule, un signal d’adressage est masqué par la conformation de sa protéine. Quel résultat est attendu avant que le signal soit exposé ?

La protéine rejoint sa destination, car le masquage accélère son adressage.
La protéine reste dans son compartiment initial, car la machinerie ne reconnaît pas le signal.
La protéine quitte son compartiment sans destination, car le signal est inaccessible.
La protéine rejoint sa destination, car la machinerie reconnaît le signal masqué.

La protéine reste dans son compartiment initial, car la machinerie ne reconnaît pas le signal.

Explication

Un signal masqué n’est pas reconnu par la machinerie d’adressage, de sorte que la protéine reste dans son compartiment initial jusqu’à l’exposition du signal. L’adressage accéléré et la reconnaissance malgré le masquage inversent ce principe; le départ sans destination ne correspond pas au mécanisme décrit.

29. Lors d’une observation de l’enveloppe nucléaire, quelle description correspond à l’organisation et à la structure des pores nucléaires ?

Dans la membrane interne, ils forment des structures cylindriques simples à symétrie hexagonale et adaptables.
Dans la membrane externe, ils forment des structures cylindriques complexes à symétrie octogonale et fixes.
À la jonction des deux membranes, ils forment des structures sphériques complexes à symétrie octogonale et fixes.
À la jonction des deux membranes, ils forment des structures cylindriques complexes à symétrie octogonale et adaptables.

À la jonction des deux membranes, ils forment des structures cylindriques complexes à symétrie octogonale et adaptables.

Explication

Les pores nucléaires se trouvent à la jonction des membranes interne et externe; ils sont cylindriques, complexes, octogonaux et dynamiques. Les descriptions de pores sphériques ou hexagonaux déforment leur structure, tandis que les qualifier de fixes contredit leur caractère adaptable.

30. Une cellule doit importer une protéine régulatrice de l’expression génétique dans le noyau et exporter un complexe associé à un ARN vers le cytosol. Quel trajet correspond à ces besoins ?

Les deux cargaisons entrent du cytosol au noyau, car elles participent à l’expression génétique.
La protéine régulatrice entre du cytosol au noyau, tandis que le complexe associé à l’ARN sort du noyau au cytosol.
Les deux cargaisons sortent du noyau au cytosol, car elles traversent le pore nucléaire.
La protéine régulatrice sort du noyau au cytosol, tandis que le complexe associé à l’ARN entre du cytosol au noyau.

La protéine régulatrice entre du cytosol au noyau, tandis que le complexe associé à l’ARN sort du noyau au cytosol.

Explication

Les pores transportent des protéines régulatrices de l’expression génétique du cytosol vers le noyau et des ribonucléoprotéines associées aux ARN du noyau vers le cytosol. Inverser le trajet de la protéine régulatrice ou faire entrer le complexe associé à l’ARN confond les directions; le passage par le pore ne donne pas aux deux cargaisons le même sens.

31. Des protéines ribosomales viennent d’être traduites dans le cytosol. Quelle séquence décrit leur parcours avant que les sous-unités ribosomales puissent fonctionner dans le cytosol ?

Assemblage avec l’ARN ribosomal dans le cytosol, importation dans le noyau, puis réexportation.
Importation dans le noyau, réexportation vers le cytosol, puis assemblage avec l’ARN ribosomal.
Importation dans le noyau, assemblage avec l’ARN ribosomal, puis réexportation vers le cytosol.
Importation dans le noyau, assemblage avec l’ARN ribosomal, puis maintien des sous-unités dans le noyau.

Importation dans le noyau, assemblage avec l’ARN ribosomal, puis réexportation vers le cytosol.

Explication

Les protéines ribosomales synthétisées dans le cytosol sont importées dans le noyau, assemblées avec l’ARN ribosomal, puis les sous-unités sont réexportées dans le cytosol. L’assemblage cytosolique inverse l’étape de formation, la réexportation avant assemblage change l’ordre, et le maintien dans le noyau omet le retour des sous-unités.

32. Des particules d’or recouvertes de signaux de localisation nucléaire sont injectées dans des cellules vivantes. Quel trajet leur observation met-elle en évidence au niveau des pores nucléaires ?

Du nucléole vers le cytosol sans franchir le pore
De la face cytosolique vers la face nucléaire
Autour de l’enveloppe sans traverser le pore
De la face nucléaire vers la face cytosolique

De la face cytosolique vers la face nucléaire

Explication

Les particules portant un signal de localisation nucléaire progressent de la face cytosolique vers la face nucléaire des pores. Le trajet inverse renverse le sens observé, le contournement évite à tort le pore et le trajet nucléolaire ne correspond pas à l’observation.

33. Après l’injection de particules d’or portant un signal de localisation nucléaire, où sont-elles observées à 50 minutes ?

Au centre du canal de diffusion du pore
Près des fibrilles cytosoliques du pore
Exclusivement sur la face cytosolique du pore
Sur la face nucléaire du pore

Sur la face nucléaire du pore

Explication

À 50 minutes, les particules sont observées sur la face nucléaire, après leur présence sur la face cytosolique aux temps précédents. Les fibrilles cytosoliques caractérisent l’observation à 10 minutes, la face cytosolique celle de 30 et 40 minutes, et le centre du canal n’est pas la localisation rapportée.

34. Une cellule produit des protéines ribosomales dans le cytoplasme et traite le précurseur d’ARNr 45S dans le nucléole. Quel devenir correspond à la formation des sous-unités ribosomales ?

Les protéines s’assemblent avec les ARNr, puis les sous-unités 40S et 60S restent dans le nucléole
Les protéines s’assemblent avec les ARNr, puis les sous-unités 40S et 60S sont exportées vers le cytoplasme
Les protéines s’assemblent avec les ARNr, puis les sous-unités 40S et 60S deviennent fonctionnelles dans le noyau
Les protéines sont produites dans le nucléole, puis les sous-unités 40S et 60S sont exportées vers le cytoplasme

Les protéines s’assemblent avec les ARNr, puis les sous-unités 40S et 60S sont exportées vers le cytoplasme

Explication

Les protéines ribosomales produites dans le cytoplasme s’assemblent avec les ARNr pour former les sous-unités 40S et 60S, qui sont transportées vers le cytoplasme et activées en ribosomes fonctionnels. L’ARNr 5S est produit hors du nucléole, les protéines ne sont pas produites dans le nucléole, et les sous-unités exportées ne sont pas activées dans le noyau.

35. Quelle description quantitative correspond au pore nucléaire de levure ?

Environ 300 protéines appartenant à 30 types différents
Plus de 456 protéines appartenant à 15 types différents
Plus de 456 protéines appartenant à 30 types différents
30 protéines appartenant à plus de 456 types différents

Plus de 456 protéines appartenant à 30 types différents

Explication

Le pore nucléaire de levure comprend plus de 456 protéines réparties en 30 types. La réponse qui inverse protéines et types confond ces deux quantités, celle qui propose 15 types modifie leur diversité, et celle qui réduit l’effectif protéique ne respecte pas le seuil indiqué.

36. Lorsqu’une macromolécule traverse le complexe du pore nucléaire, quelle organisation des nucléoporines délimite son passage ?

Des couches longitudinales formant un tube périphérique
Des couches concentriques laissant le passage à l’extérieur du complexe
Des couches concentriques formant un tube central
Une couche concentrique formant un anneau sans tube central

Des couches concentriques formant un tube central

Explication

Les nucléoporines s’organisent en couches concentriques qui forment le tube central emprunté par les macromolécules. Une disposition longitudinale change leur organisation, un anneau sans tube omet le conduit central, et un passage extérieur ne correspond pas au trajet à travers le pore.

37. Dans le canal central d’un pore nucléaire, quel rôle jouent les domaines désordonnés des nucléoporines lorsqu’ils interagissent entre eux ?

Ils organisent les sous-complexes sans remplir le canal central.
Ils forment un échafaudage rigide qui ferme le canal central.
Ils forment un réseau dynamique constituant la barrière sélective.
Ils restent des filaments indépendants sans former de barrière.

Ils forment un réseau dynamique constituant la barrière sélective.

Explication

Les domaines désordonnés interagissent pour former un réseau dynamique qui remplit le canal central et constitue la barrière sélective. Les filaments indépendants ne rendent pas compte de ce réseau, l’échafaudage rigide confond barrière dynamique et structure fixe, et l’organisation des sous-complexes relève des nucléoporines liantes.

38. Dans une expérience, la réduction des ponts disulfure entre nucléoporines diminue la densité du filtre d’un pore nucléaire. Quel effet sur sa perméabilité faut-il prévoir ?

Une perméabilité plus faible, associée à un filtre plus dense.
Une perméabilité plus élevée, associée à un filtre plus dense.
Une perméabilité plus faible, associée à un filtre moins dense.
Une perméabilité plus élevée, associée à un filtre moins dense.

Une perméabilité plus élevée, associée à un filtre moins dense.

Explication

Une faible densité du filtre est associée à une perméabilité élevée; la réduction des ponts disulfure conduit ici à une densité moindre. L’option associant faible densité et faible perméabilité inverse la relation, tandis que les réponses évoquant une densité accrue contredisent la situation décrite.

39. Lors d’observations de cellules T infectées par le VIH-1, quelle conclusion décrit le passage des capsides coniques à travers les pores nucléaires ?

Les pores de macrophages primaires se fissurent pour laisser passer les capsides.
Les pores sont suffisamment dilatés pour laisser passer des capsides apparemment intactes.
Les pores laissent passer les capsides après leur désassemblage complet.
Les pores laissent passer les capsides uniquement après une ouverture locale des anneaux.

Les pores sont suffisamment dilatés pour laisser passer des capsides apparemment intactes.

Explication

Chez les cellules T infectées, les pores nucléaires sont suffisamment dilatés pour permettre le passage de capsides coniques apparemment intactes. Le désassemblage complet n’est pas la conclusion rapportée, les macrophages relèvent d’une autre observation et la fissuration locale est décrite dans ce contexte distinct.

40. Une capside conique du VIH-1 traverse un pore nucléaire de macrophage humain primaire et semble rencontrer un blocage stérique. Quel changement local du pore peut accompagner ce passage ?

Une dilatation générale du pore sans ouverture locale des anneaux.
Une déformation de la capside sans changement local du pore.
Un désassemblage complet de la capside avant son entrée dans le pore.
Une ouverture locale des anneaux du pore, appelée « cracking ».

Une ouverture locale des anneaux du pore, appelée « cracking ».

Explication

Lors du passage dans les macrophages humains primaires, les anneaux du NPC peuvent s’ouvrir localement, phénomène appelé « cracking », et potentiellement soulager un blocage stérique. Une dilatation générale n’exprime pas cette ouverture locale, et les deux autres réponses n’indiquent pas le changement décrit.

41. Deux cores du VIH-1 doivent importer leur matériel génétique dans le noyau : l’un est petit, l’autre conique. Quel principe prédit le mieux lequel sera favorisé ?

L’import favorise les cores coniques, indépendamment de l’élasticité et de l’adaptabilité.
L’import dépend de l’élasticité de la capside, tandis que l’adaptabilité du pore est sans effet notable.
L’import dépend de l’élasticité de la capside et de l’adaptabilité du pore, avec un avantage aux cores plus petits.
L’import dépend de la taille du pore, tandis que l’élasticité de la capside est sans effet notable.

L’import dépend de l’élasticité de la capside et de l’adaptabilité du pore, avec un avantage aux cores plus petits.

Explication

L’import nucléaire du VIH-1 dépend à la fois de l’élasticité de la capside et de l’adaptabilité du pore, et les cores plus petits sont favorisés par rapport aux cores coniques. Les réponses qui écartent l’un de ces deux facteurs négligent une composante de cette dépendance, tandis que l’avantage accordé aux cores coniques inverse la sélectivité observée.

42. Après la mitose, l’insertion des FG-nucléoporines, notamment Nup98, favorise l’élargissement d’un pore membranaire initial. Quel mécanisme contribue à cette dilatation et à la formation du canal central ?

Les liaisons ioniques entre nucléoporines non-FG
La fermeture de l’enveloppe autour du pore
Les interactions hydrophobes entre FG-nucléoporines
L’ancrage des filaments cytoplasmiques à l’anneau

Les interactions hydrophobes entre FG-nucléoporines

Explication

Les interactions hydrophobes entre FG-nucléoporines contribuent à dilater le pore pendant l’assemblage et à former son canal central. Les liaisons ioniques et les nucléoporines non-FG attribuent le mécanisme à d’autres éléments, tandis que la fermeture de l’enveloppe ne décrit pas cette expansion.

43. Dans une cellule en reconstruction après la mitose, une perturbation empêche les interactions hydrophobes entre FG-nucléoporines. Quelle conséquence est attendue ?

L’expansion du pore reste normale, mais la barrière sélective devient plus efficace
Le pore se dilate davantage, l’import augmente et le noyau s’étend normalement
L’expansion du pore est empêchée, l’import nucléaire est déficient et le noyau s’étend mal
Le pore se ferme, tandis que l’import et l’expansion du noyau restent préservés

L’expansion du pore est empêchée, l’import nucléaire est déficient et le noyau s’étend mal

Explication

La perturbation des interactions hydrophobes empêche l’expansion du pore et entraîne à la fois un défaut d’import nucléaire et une expansion compromise du noyau. Une dilatation accrue inverse l’effet, tandis que les autres réponses écartent à tort le défaut structural ou ses conséquences fonctionnelles.

44. Une expérience révèle que l’actine monomérique est liée aux domaines WH2 de JMY. Quel effet cette liaison a-t-elle sur l’import nucléaire de JMY ?

Elle masque la séquence de localisation chevauchant le cluster WH2 et empêche la liaison des importines
Elle expose la séquence de localisation chevauchant le cluster WH2 et facilite la liaison des importines
Elle bloque la liaison de l’actine aux domaines WH2 et libère la séquence pour les importines
Elle déplace la séquence de localisation hors du cluster WH2 et favorise l’entrée nucléaire

Elle masque la séquence de localisation chevauchant le cluster WH2 et empêche la liaison des importines

Explication

Le cluster WH2 chevauche une séquence de localisation nucléaire atypique bipartite; l’actine monomérique liée aux WH2 bloque la liaison des importines à cette séquence. L’exposition ou la libération de la séquence inverse cet effet, et la séquence est bien située dans la région chevauchant le cluster.

45. Après des dommages à l’ADN, une cellule présente une polymérisation cytoplasmique de l’actine. Quel mécanisme accompagne l’import nucléaire de JMY ?

L’import dépend de l’importine β, tandis que la région WH2/NLS est dispensable
L’import dépend de la région WH2/NLS de JMY et de l’importine α
L’import dépend de la région WH2/NLS de JMY sans intervention d’une importine
L’import dépend de la région WH2/NLS de JMY et de l’importine β

L’import dépend de la région WH2/NLS de JMY et de l’importine β

Explication

Les dommages à l’ADN induisent la polymérisation cytoplasmique de l’actine et l’import nucléaire de JMY, qui dépend de la région WH2/NLS et de l’importine β. L’importine α substitue à tort le facteur indiqué; les autres réponses omettent l’une des deux dépendances ou inversent le lien avec les dommages.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Localisation des protéines.

Qu’est-ce qu’un protéiforme ?

Une protéine présente sous plusieurs variations dans la cellule.

À quelle maladie associe-t-on la tau hyperphosphorylée et la neurodégénérescence ?

À la maladie d’Alzheimer.

Quel est le rôle fonctionnel de la distribution spatio-temporelle des protéines ?

Elle détermine fondamentalement leurs fonctions biologiques.

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Consultez la fiche de révision complète sur Localisation des protéines.

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