QCM : Mécanique de la contraction musculaire (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’un muscle reçoit un stimulus isolé, dans quel ordre se déroulent les phases de sa secousse mécanique ?

Contraction, relaxation, latence
Latence, contraction, relaxation
Contraction, latence, relaxation
Latence, relaxation, contraction

Latence, contraction, relaxation

Explication

La secousse passe successivement par une phase de latence, une phase de contraction, puis une phase de relaxation. Les autres ordres déplacent la latence, la contraction ou la relaxation de leur place dans cette succession.

2. Un muscle doit augmenter sa force : quel ensemble décrit les deux mécanismes majeurs qui permettent de la réguler ?

Recrutement spatial selon le principe de taille et variation de la fréquence des stimulations
Variation de la fréquence des stimulations et variation de la longueur des fibres
Recrutement spatial selon la relaxation et variation de la durée de contraction
Recrutement spatial selon la longueur des fibres et variation de la durée de relaxation

Recrutement spatial selon le principe de taille et variation de la fréquence des stimulations

Explication

La force musculaire est principalement régulée par le recrutement spatial des unités motrices selon le principe de taille et par la fréquence de stimulation, qui produit une sommation temporelle. Les autres propositions substituent à ces mécanismes la longueur des fibres, la relaxation ou la durée de contraction.

3. Pour allonger un muscle au repos, une force augmente de 12 N tandis que sa longueur augmente de 3 cm. Quel rapport correspond à sa raideur selon ces variations ?

15 N/cm
4 N/cm
0,25 N/cm
3 N/cm

4 N/cm

Explication

La raideur est le rapport entre la variation de force et celle de longueur : 12/3=412/3 = 4 N/cm. La valeur 0,25 inverse le rapport, tandis que 15 l’obtient par addition et 3 reprend la variation de longueur.

4. On compare la courbe tension-extension d’un ressort hookien à celle d’un muscle squelettique passif au repos. Quelle différence faut-il prévoir ?

Le ressort présente une relation linéaire, tandis que le muscle passif présente une relation non linéaire
Le ressort présente une relation non linéaire, tandis que le muscle passif présente une relation linéaire
Les deux présentent une relation non linéaire entre tension et extension
Les deux présentent une relation linéaire entre tension et extension

Le ressort présente une relation linéaire, tandis que le muscle passif présente une relation non linéaire

Explication

Une structure hookienne possède une relation tension-extension linéaire, alors que le muscle squelettique passif a un comportement non hookien et une relation non linéaire. Les autres réponses inversent ces comportements ou les attribuent à tort aux deux structures.

5. Dans la méthode de relâchement rapide isotonique, comment la compliance du muscle contracté est-elle quantifiée ?

Par le rapport entre la variation de force et la variation de longueur obtenue
Par le produit de la variation de longueur et de la variation de force
Par le rapport entre la variation de longueur et la variation de force appliquée
Par la somme de la variation de longueur et de la variation de force

Par le rapport entre la variation de longueur et la variation de force appliquée

Explication

Cette méthode exprime la compliance comme le rapport entre la variation de longueur Δl et la variation de force appliquée ΔP. Le rapport inverse correspond à la raideur, et non à la compliance.

6. Dans les relations tension-longueur du muscle, à quelle longueur de référence correspond la valeur 100 ?

À la longueur mesurée pendant une contraction concentrique
À la longueur maximale obtenue en étirement passif
À la longueur où la tension active devient nulle
À la longueur de repos l0l_0 du muscle

À la longueur de repos $$l_0$$ du muscle

Explication

La valeur 100 sert de repère et correspond à la longueur de repos l0l_0. La longueur d’étirement maximal peut accroître la tension passive, mais elle ne définit pas cette référence.

7. Quel est le rôle de la composante passive dans la tension globale développée par un muscle ?

Elle convertit directement la force musculaire en puissance, indépendamment de la vitesse.
Elle contribue à la tension grâce aux tendons, aux tissus conjonctifs et à la titine.
Elle produit la tension grâce aux ponts actine-myosine pendant une contraction isométrique.
Elle détermine la vitesse de raccourcissement en fonction de la charge imposée.

Elle contribue à la tension grâce aux tendons, aux tissus conjonctifs et à la titine.

Explication

La tension passive provient notamment des tendons, des tissus conjonctifs et de la titine, tandis que la composante active est liée aux ponts actine-myosine. Cette dernière est donc un distracteur plausible, mais elle décrit la composante active plutôt que le rôle de la composante passive.

8. Lorsqu’on compare les adaptations de force à différents angles articulaires, que désigne l’angle optimal d’une relation couple-angle ?

L’angle auquel le transfert de force entre contractions devient complet pour le groupe musculaire.
L’angle auquel le groupe musculaire développe sa force maximale, selon les longueurs de ses muscles.
L’angle auquel les muscles du groupe présentent leur longueur de repos, quelle que soit la contraction.
L’angle auquel la vitesse du mouvement atteint son maximum, selon la charge appliquée.

L’angle auquel le groupe musculaire développe sa force maximale, selon les longueurs de ses muscles.

Explication

L’angle optimal correspond au maximum de force développé par le groupe musculaire et reflète le bilan des longueurs optimales de ses muscles. L’angle de vitesse maximale concerne une autre relation mécanique et ne définit pas le maximum de couple.

9. En quoi les composantes élastiques série et parallèle du modèle de Hill se distinguent-elles de la composante contractile ?

La composante parallèle emmagasine l’énergie, tandis que les deux autres composantes sont contractiles.
La composante série produit la force active, tandis que les deux autres composantes sont élastiques.
Elles représentent des éléments élastiques, tandis que la composante contractile produit la force active.
Elles produisent la force active, tandis que la composante contractile représente un élément élastique.

Elles représentent des éléments élastiques, tandis que la composante contractile produit la force active.

Explication

Le modèle de Hill distingue deux composantes élastiques, en série et en parallèle, ainsi qu’une composante contractile. Contrairement à la confusion entre les rôles des éléments, la composante contractile n’est pas l’un des éléments élastiques.

10. Quels mécanismes le travail de la souplesse mobilise-t-il pour améliorer l’aisance du mouvement et l’amplitude articulaire ?

Les mécanismes cardiovasculaires et les propriétés métaboliques du muscle
Les mécanismes respiratoires et les propriétés mécaniques des tendons
Les mécanismes neuromusculaires et les propriétés mécaniques du muscle
Les mécanismes sensoriels et les propriétés osseuses de l’articulation

Les mécanismes neuromusculaires et les propriétés mécaniques du muscle

Explication

Le travail de la souplesse fait intervenir à la fois des mécanismes neuromusculaires et les propriétés mécaniques du muscle. Les mécanismes cardiovasculaires peuvent accompagner l’exercice, mais ne sont pas les facteurs indiqués pour expliquer le travail de la souplesse.

11. Un même niveau de force musculaire peut être obtenu en recrutant peu d’unités motrices à haute fréquence ou davantage d’unités à basse fréquence. Quelle conséquence cela illustre-t-il pour la régulation de la force ?

La force augmente lorsque les stimuli sont espacés et que les unités motrices se reposent.
La force peut être modulée par différentes combinaisons de recrutement et de fréquence de stimulation.
La force dépend principalement de la durée de la phase de relaxation après chaque stimulus.
La force est déterminée par l’ordre des phases de la secousse musculaire.

La force peut être modulée par différentes combinaisons de recrutement et de fréquence de stimulation.

Explication

La force peut être régulée à la fois par le nombre d’unités motrices recrutées et par la fréquence de stimulation, et différentes combinaisons peuvent produire un même niveau de force. L’espacement des stimuli n’est pas présenté comme le mécanisme de régulation en jeu ici.

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Quelles sont les trois phases successives d’une secousse musculaire ?

La latence, la contraction et la relaxation.

Quels sont les deux mécanismes majeurs de régulation de la force musculaire ?

Le recrutement par sommation spatiale et les changements de fréquence par sommation temporelle.

Comment se définit la raideur musculaire ?

Le rapport entre la variation de force et la variation de longueur produite.

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