Quels sont les trois processus de la fonction digestive ?
La motricité, la sécrétion et l’absorption.
Qu’est-ce que le reflux gastro-œsophagien ?
La remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage due à une défaillance du système anti-reflux.
En France, quelle proportion d’adultes ressent des symptômes évocateurs de reflux chaque jour ?
De 5 à 10 %.
Quels sont les symptômes typiques du reflux gastro-œsophagien ?
Les brûlures rétrosternales ascendantes et les régurgitations acides ou alimentaires.
Quand le reflux gastro-œsophagien devient-il pathologique ?
Lorsqu’il provoque des symptômes ou des lésions de la muqueuse œsophagienne.
Qu’est-ce qu’un ulcère gastroduodénal ?
Une plaie profonde de la paroi interne de l’estomac ou du duodénum.
Quels facteurs favorisent notamment l’ulcère gastroduodénal ?
Une gastrite liée à Helicobacter pylori et la prise d’AINS ou d’aspirine.
Comment le Gaviscon protège-t-il contre le reflux ?
Son alginate flotte au-dessus du contenu gastrique et forme une barrière visqueuse.
Où se trouve la pompe à protons et quelle sécrétion assure-t-elle ?
Au pôle apical des cellules pariétales du fundus, elle sécrète des ions H⁺ dans l’estomac.
Quels médiateurs activent la pompe à protons gastrique ?
L’histamine, l’acétylcholine et la gastrine.
Quel est l’effet des inhibiteurs de la pompe à protons sur la pompe ?
Ils la bloquent spécifiquement et irréversiblement.
Quelle est la durée approximative du blocage des pompes par les inhibiteurs de la pompe à protons ?
24 heures.
Comment les antihistaminiques H2 réduisent-ils la sécrétion d’acide gastrique ?
Ils bloquent l’histamine sur les récepteurs H2, inhibant la stimulation de la pompe à protons des cellules pariétales.
Quel risque augmente quand les antisécrétoires suppriment l’acide gastrique ?
Le risque d’infections nosocomiales et de pneumonie augmente, car l’effet bactéricide diminue.
Quel traitement court convient aux moins de 50 ans sans signe d’alarme ?
Mesures hygiéno-diététiques, alginates ou antiacides, et anti-H2 ou IPP à demi-dose.
Quelle association traite souvent l’ulcère avec infection à Helicobacter pylori ?
Un IPP avec deux antibiotiques, généralement l’amoxicilline et la clarithromycine, pendant 7 à 14 jours.
Que soulagent les antispasmodiques ?
Les spasmes des muscles lisses.
Comment les antispasmodiques neurotropes relâchent-ils les muscles ?
En bloquant les récepteurs de l’acétylcholine.
Quelles manifestations peuvent être traitées par les antispasmodiques ?
Les manifestations spasmodiques ou douloureuses digestives, biliaires, urinaires ou utérines, ainsi que les coliques hépatiques ou néphrétiques.
Quelles fonctions essentielles le foie assure-t-il dans l’organisme ?
Il métabolise les nutriments, détoxifie le sang, produit la bile et synthétise des protéines.
Que révèle l’ictère sur la bilirubine et la sécrétion biliaire ?
Une accumulation de bilirubine dans le sang traduisant une défaillance de la sécrétion biliaire.
Qu’est-ce qu’une nausée ?
Une sensation subjective de malaise gastrique avec envie de vomir, sans vomissement nécessaire.
Où se situe le centre du vomissement activé lors d’une nausée ?
Dans le tronc cérébral.
Qu’est-ce qu’un vomissement ?
L’expulsion orale forcée et involontaire du contenu gastrique, avec des contractions synchronisées des muscles abdominaux et thoraciques.
Où se situe le centre du vomissement ?
Dans la moelle allongée.
Quels signaux le centre du vomissement reçoit-il ?
Des signaux de la zone gâchette, du tube digestif, du cortex cérébral et de l’appareil vestibulaire.
Quels antagonistes dopaminergiques D2 ont une action périphérique seule ?
La dompéridone.
Quel médicament est présenté comme utilisable en cas de maladie de Parkinson ?
La dompéridone.
Quels effets anti-D2 centraux la métopimazine peut-elle provoquer ?
Des dyskinésies, un syndrome extrapyramidal et une hyperprolactinémie.
Quelle est l’indication de l’halopéridol et du dropéridol contre les nausées postopératoires ?
La prévention et le traitement des nausées et vomissements postopératoires.
Comment se définit la constipation chez l’adulte selon le rythme des selles et leur consistance ?
Moins de trois selles par semaine, avec des selles dures.
Quel est le premier traitement recommandé contre la constipation ?
Modifier l’hygiène de vie en augmentant les fibres, l’activité physique et l’hydratation.
Comment agissent les laxatifs osmotiques dans l’intestin ?
Ils retiennent l’eau dans l’intestin par effet osmotique.
Comment définit-on la diarrhée selon le nombre et la consistance des selles ?
Au moins trois selles liquides ou molles par jour.
Quelle est la priorité du traitement de la diarrhée ?
Éviter la déshydratation par l’hydratation et les solutions de réhydratation orale.
Quel effet le lopéramide exerce-t-il sur le tonus du sphincter anal ?
Il augmente le tonus du sphincter anal.
Quelles zones la maladie de Crohn peut-elle atteindre, et où se situe-t-elle souvent ?
Toute partie du tube digestif, souvent l’iléon terminal et le côlon.
Quelles parties de la paroi intestinale la maladie de Crohn enflamme-t-elle ?
Toute l’épaisseur de la paroi intestinale.
Où la rectocolite hémorragique commence-t-elle et quelles zones peut-elle atteindre ?
Elle commence au rectum et peut s’étendre continûment dans le côlon.
Quelle couche intestinale la rectocolite hémorragique touche-t-elle ?
La muqueuse seulement.
À quoi sert la transformation digestive des molécules organiques alimentaires ?
À permettre leur passage à travers la paroi digestive et leur absorption dans le sang ou la lymphe.
Quels facteurs favorisent le reflux gastro-œsophagien ?
Le surpoids, les repas copieux, le tabac et l’alcool.
Chez quelle proportion de malades les symptômes typiques suffisent-ils au diagnostic de reflux ?
Neuf malades sur dix.
Combien de temps l’effet toxique des AINS persiste-t-il après leur arrêt ?
Environ deux mois.
Quels symptômes peuvent révéler un ulcère gastroduodénal ?
Des douleurs épigastriques brûlantes ou des crampes, parfois accompagnées d’hémorragies avec méléna.
Quand dîner pour réduire les symptômes de reflux ?
Au moins trois heures avant de se coucher.
Quand le plateau antisécrétoire des inhibiteurs de la pompe à protons est-il atteint ?
Entre le troisième et le cinquième jour de traitement.
Quel suffixe caractérise généralement les inhibiteurs de la pompe à protons ?
Le suffixe « -prazole ».
Quels sont les cinq inhibiteurs de la pompe à protons cités ?
Oméprazole, ésoméprazole, lansoprazole, pantoprazole et rabéprazole.
Quels effets indésirables fréquents sont rapportés avec les inhibiteurs de la pompe à protons ?
Des céphalées et des troubles digestifs de toute nature.
Quels anti-H2 sont cités dans cette section ?
La cimétidine, la ranitidine et la famotidine.
Comment les anti-H2 sont-ils administrés ?
Une ou deux fois par jour, par voie orale ou intraveineuse.
Quels effets indésirables les anti-H2 peuvent-ils provoquer ?
Diarrhée, éruption cutanée, fièvre, douleurs musculaires ou confusion.
Quels effets la cimétidine et, moindrement, la ranitidine peuvent-elles provoquer ?
Gynécomastie, hyperprolactinémie et confusion mentale.
Qu’associe un spasme d’un organe creux ?
Une contraction intense et durable des fibres musculaires lisses et une douleur.
De quels traitements les antispasmodiques se distinguent-ils ?
Des myorelaxants périphériques ou centraux et des inhibiteurs morphinomimétiques du péristaltisme.
Quels récepteurs les antispasmodiques atropiniques bloquent-ils ?
Les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine.
Quels effets indésirables atropiniques dose-dépendants peuvent survenir avec les antispasmodiques digestifs ?
Sécheresse buccale, constipation, mydriase, troubles de l’accommodation, élévation de la pression intraoculaire, diminution de la sécrétion lacrymale, tachycardie, palpitations, rétention urinaire et épaississement des sécrétions bronchiques.
Dans quelles situations les antispasmodiques neurotropes atropiniques sont-ils contre-indiqués ?
En cas de troubles vésico-prostatiques, de cardiopathie décompensée, de glaucome par fermeture de l’angle ou pendant l’allaitement.
Comment les maladies hépatiques peuvent-elles évoluer avant leur détection ?
Elles peuvent être aiguës ou chroniques, rester silencieuses au début et entraîner de graves conséquences si elles sont repérées tardivement.
Par quelles voies les virus hépatiques peuvent-ils se transmettre ?
Par le sang, les rapports sexuels ou, pour l’hépatite A, l’eau contaminée ingérée.
Quelle est une cause majeure de cirrhose en France et dans le monde ?
La consommation excessive d’alcool.
À quelle maladie hépatique le prurit généralisé est-il notamment associé ?
À la cholestase.
Que désigne l’hépatomégalie ?
Une augmentation de la taille du foie.
Quels éléments peuvent figurer dans le bilan initial des maladies hépatiques ?
Les transaminases, la gamma-GT, la bilirubine, d’autres marqueurs hépatiques et parfois des sérologies virales.
Quel rôle l’area postrema joue-t-elle dans les sensations nauséeuses ?
Elle coordonne les signaux impliqués dans les sensations nauséeuses.
Quels signes peuvent accompagner une nausée ?
Un malaise épigastrique, une salivation excessive, des vertiges, une pâleur, des sueurs froides ou une accélération cardiaque.
Quel est le premier mouvement du processus de vomissement ?
La fermeture du pylore.
Avec quels traitements les antagonistes dopaminergiques D2 sont-ils contre-indiqués ?
Avec la L-DOPA, les IMAO-B et les neuroleptiques dopaminergiques.
Quels syndromes peuvent être des effets indésirables des neuroleptiques antiémétiques ?
Le syndrome extrapyramidal et le syndrome malin des neuroleptiques.
Quelle est la dose habituelle maximale de dompéridone par jour ?
30 mg par jour.
Quelle enzyme métabolise la dompéridone ?
Le CYP3A4.
Pourquoi la dompéridone provoque-t-elle peu d’effets centraux ?
Elle traverse peu la barrière hémato-encéphalique.
Quel trouble cardiaque grave peut provoquer la dompéridone ?
Des torsades de pointe.
Quels effets anticholinergiques la métopimazine peut-elle provoquer ?
Sécheresse buccale, constipation, rétention urinaire, troubles de l’accommodation, mydriase, photosensibilité et sédation.
Pourquoi utiliser la métopimazine avec prudence chez les personnes âgées ?
En raison des risques de sédation et d’hypotension.
Dans quelle situation la métopimazine peut-elle être utilisée pendant la grossesse ?
Elle peut être utilisée si nécessaire.
Quelles situations contre-indiquent la métopimazine ?
Le glaucome à angle fermé et l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Quel effet indésirable exceptionnel le métoclopramide peut-il provoquer ?
Un syndrome malin des neuroleptiques.
Chez quels patients le métoclopramide est-il contre-indiqué ?
En cas de dyskinésie tardive aux neuroleptiques ou de méthémoglobinémie antérieure, de phéochromocytome, pendant la grossesse ou l’allaitement et avant 18 ans.
Quels symptômes abdominaux peuvent accompagner la constipation ?
Un inconfort abdominal, des crampes et des ballonnements.
Quels facteurs peuvent déclencher une constipation occasionnelle ?
Des changements d’habitudes, des voyages, le stress, l’immobilisation, certains médicaments ou le fait de se retenir.
Quels facteurs peuvent favoriser une constipation chronique ?
Une alimentation pauvre en fibres, une hydratation insuffisante, l’inactivité, certains médicaments ou des maladies.
Dans quels cas les laxatifs osmotiques sont-ils contre-indiqués ?
En cas de maladie inflammatoire du côlon, d’occlusion ou de douleur abdominale inexpliquée.
Quels effets indésirables les laxatifs osmotiques provoquent-ils fréquemment au début ?
Des ballonnements, des douleurs abdominales, des flatulences et des diarrhées.
Quelles sont les principales causes de diarrhée ?
Les infections virales ou bactériennes, certains médicaments et les intolérances alimentaires.
Quelle institution recommande la préparation orale indiquée pour la diarrhée ?
L’OMS.
Comment prépare-t-on une solution de réhydratation orale en sachet ?
En dissolvant un sachet dans 200 ml d’eau faiblement minéralisée.
Quelle est la dose initiale de lopéramide chez l’adulte ?
4 mg.
Pourquoi le lopéramide est-il déconseillé lors d’une diarrhée infectieuse invasive ?
Il peut retenir les toxines ou favoriser la diffusion de l’infection.
Quand la mésalamine et la sulfasalazine sont-elles prescrites dans la rectocolite hémorragique ?
En première intention dans les formes légères à modérées.
Quel est le rôle des corticoïdes dans les maladies inflammatoires intestinales ?
Traiter rapidement les poussées aiguës en cures courtes.
Quand les immunomodulateurs de fond sont-ils indiqués dans les maladies inflammatoires intestinales ?
Dans les formes modérées à sévères si les corticoïdes sont insuffisants ou pour réduire la dépendance à ceux-ci.
Quels anti-TNF ciblés traitent les formes modérées à sévères des maladies inflammatoires intestinales ?
L’infliximab et l’adalimumab.
Quels facteurs sont associés à l’ulcère gastroduodénal en plus des médicaments ?
Le tabagisme ou l’alcoolisme chronique, le stress prolongé et l’alimentation.
Combien de nouveaux cas d’ulcères sont diagnostiqués chaque année en France ?
90 000 cas, par endoscopie digestive haute.
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1. En France, quelle description correspond aux fréquences rapportées des symptômes évocateurs de RGO ?
2. Une personne présente des brûlures rétrosternales ascendantes après le repas et des régurgitations acides ; quelles interprétations sont exactes ?
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