QCM : Médicaments par voie transmuqueuse — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif peut être recherché avec une administration transmuqueuse d’un médicament ?

Une action digestive obtenue après dégradation dans l’estomac
Une action cutanée externe sans diffusion du principe actif
Une action locale ou systémique après diffusion du principe actif
Une action générale produite sans contact avec une muqueuse

Une action locale ou systémique après diffusion du principe actif

Explication

La voie transmuqueuse consiste à appliquer un médicament sur ou à travers une muqueuse pour obtenir une action locale ou systémique après diffusion du principe actif. Une action locale n’exclut pas un passage systémique, contrairement à l’idée qu’elle resterait limitée à la zone d’application.

2. Quelle définition décrit correctement une muqueuse ?

Une couche musculaire entourant les organes sans contact avec le milieu extérieur
Un tissu multicouche recouvrant une surface interne en relation avec le milieu extérieur
Une membrane formée d’une seule couche cellulaire dans les espaces internes
Un tissu superficiel recouvrant la face externe du corps et exposé à l’environnement

Un tissu multicouche recouvrant une surface interne en relation avec le milieu extérieur

Explication

Une muqueuse est constituée de plusieurs couches cellulaires et recouvre une surface interne d’un organe en relation avec le milieu extérieur. Elle se distingue ainsi d’une surface cutanée externe et d’une structure musculaire.

3. Qu’est-ce qu’un collyre ?

Une préparation semi-liquide stérile appliquée sur l’œil avec un temps de présence prolongé
Une préparation solide stérile placée sous la paupière pour libérer progressivement un principe actif
Une solution non stérile destinée à nettoyer les paupières et leurs annexes
Une solution stérile contenant un ou plusieurs principes actifs destinée à l’instillation oculaire

Une solution stérile contenant un ou plusieurs principes actifs destinée à l’instillation oculaire

Explication

Le collyre est une solution stérile contenant un ou plusieurs principes actifs et destinée à être instillée dans l’œil. La préparation semi-liquide correspond à la pommade oculaire, tandis que la forme solide placée sous la paupière est un insert.

4. Quelle caractéristique distingue principalement une pommade oculaire d’un collyre ?

Elle est solide et se dissout progressivement sous la paupière inférieure
Elle est liquide et doit être déposée directement sur la cornée avec son embout
Elle est semi-liquide et reste plus longtemps en contact avec l’œil et ses annexes
Elle est non stérile et sert principalement à nettoyer la surface oculaire

Elle est semi-liquide et reste plus longtemps en contact avec l’œil et ses annexes

Explication

La pommade oculaire est une préparation semi-liquide stérile dont le temps de présence sur l’œil et ses annexes est supérieur à celui d’un collyre. Une forme solide sous la paupière correspond plutôt à un insert ophtalmique.

5. Une patiente doit recevoir deux collyres différents, dont l’un est plus visqueux : quelle conduite est appropriée ?

Administrer les deux produits simultanément en mélangeant leurs contenus avant l’instillation
Administrer les deux produits immédiatement et placer le produit le plus visqueux en premier
Respecter un intervalle de 15 minutes et administrer le produit le plus visqueux en dernier
Respecter un intervalle de 5 minutes et administrer le produit le plus visqueux en premier

Respecter un intervalle de 15 minutes et administrer le produit le plus visqueux en dernier

Explication

Deux collyres ou pommades ophtalmiques différents doivent être séparés par un intervalle de 15 minutes, la forme généralement la plus visqueuse étant administrée en dernier. Un intervalle de 5 minutes ne respecte pas la règle indiquée et l’administration simultanée peut perturber le traitement.

6. Quelle séquence correspond à une instillation correcte d’un collyre ?

Pencher la tête en avant, regarder vers le bas, écarter la paupière supérieure et déposer la goutte sur la cornée avec l’embout
Garder la tête droite, fermer les yeux, tirer fortement sur les deux paupières et déposer la goutte au coin interne
Pencher la tête en arrière, regarder vers le bas, tirer la paupière inférieure et appliquer l’embout contre le globe oculaire
Pencher la tête en arrière, regarder vers le haut, abaisser doucement la paupière et déposer la goutte dans le cul-de-sac conjonctival sans toucher l’œil

Pencher la tête en arrière, regarder vers le haut, abaisser doucement la paupière et déposer la goutte dans le cul-de-sac conjonctival sans toucher l’œil

Explication

L’instillation correcte associe une tête inclinée en arrière, un regard vers le haut, une traction douce de la paupière inférieure et un dépôt dans le cul-de-sac conjonctival sans contact entre l’embout et l’œil. Le contact de l’embout avec le globe oculaire et les positions inversées ne correspondent pas à la technique recommandée.

7. Quels organes et quelles zones relèvent de la voie ORL ?

Les oreilles, le nez, le larynx, la gorge et la bouche, principalement pour des traitements locaux de courte durée
L’estomac, l’intestin et le rectum, principalement pour des traitements locaux de courte durée
La peau, les muscles et les articulations, principalement pour des traitements transdermiques prolongés
Les yeux, les paupières et les voies lacrymales, principalement pour des traitements généraux prolongés

Les oreilles, le nez, le larynx, la gorge et la bouche, principalement pour des traitements locaux de courte durée

Explication

La voie ORL concerne les oreilles, le nez, le larynx, la gorge et la bouche, et sert principalement à des traitements locaux de courte durée. Les yeux relèvent de la voie oculaire, tandis que les organes digestifs et la peau appartiennent à d’autres voies d’administration.

8. Pourquoi faut-il examiner le tympan avant d’administrer des gouttes auriculaires ?

Parce qu’un tympan ouvert peut exposer l’oreille à la toxicité de nombreux composés
Parce qu’un tympan ouvert transforme systématiquement un traitement local en traitement digestif
Parce qu’un tympan intact empêche toute diffusion du médicament vers l’oreille externe
Parce que l’examen permet de choisir une température différente pour chaque solution auriculaire

Parce qu’un tympan ouvert peut exposer l’oreille à la toxicité de nombreux composés

Explication

Les gouttes auriculaires nécessitent un examen médical préalable du tympan, car son ouverture augmente le risque de toxicité de nombreux composés. Un tympan intact et un tympan ouvert ne présentent donc pas le même niveau de sécurité pour cette administration.

9. Quelle conduite faut-il adopter après l’administration de gouttes auriculaires ?

Boucher fermement l’oreille, secouer le flacon et essuyer son embout avant l’instillation
Maintenir la tête penchée sur le côté environ 5 minutes, puis nettoyer et sécher l’embout
Garder la tête inclinée vers l’avant 15 minutes, puis chauffer l’embout avant de le ranger
Redresser immédiatement la tête, rincer l’oreille et laisser l’embout humide après utilisation

Maintenir la tête penchée sur le côté environ 5 minutes, puis nettoyer et sécher l’embout

Explication

Après l’administration, la tête doit rester penchée sur le côté pendant environ 5 minutes afin de favoriser le maintien des gouttes, puis l’embout doit être nettoyé et séché. Redresser immédiatement la tête ou laisser l’embout humide ne suit pas la procédure recommandée.

10. Quelle caractéristique distingue principalement la voie perlinguale de la voie sublinguale ?

Elle inclut les muqueuses linguales ainsi que les faces internes de la bouche ou de la joue
Elle concerne la muqueuse située sous la langue et exclut les autres surfaces buccales
Elle repose sur une absorption cutanée au niveau de la région située sous la lèvre
Elle utilise la muqueuse gastrique pour permettre l’absorption du principe actif

Elle inclut les muqueuses linguales ainsi que les faces internes de la bouche ou de la joue

Explication

La voie perlinguale couvre les muqueuses linguales et les faces internes de la bouche ou de la joue, ce qui lui donne une portée plus large que la voie sublinguale. La voie sublinguale correspond plus précisément à une administration sous la langue, et non à l’ensemble des surfaces buccales.

11. Pourquoi la voie perlinguale peut-elle produire un effet thérapeutique plus rapide que la voie orale ?

Le principe actif reste dans la bouche jusqu’à ce que les sucs gastro-intestinaux déclenchent son absorption
Le principe actif traverse l’estomac plus rapidement et subit une digestion accrue avant son absorption
Le principe actif rejoint directement le sang sans passage hépatique initial ni action des sucs gastro-intestinaux
Le principe actif est transformé par le foie avant d’atteindre la circulation sanguine générale

Le principe actif rejoint directement le sang sans passage hépatique initial ni action des sucs gastro-intestinaux

Explication

L’absorption perlinguale permet au principe actif d’atteindre directement la circulation sanguine, en évitant le premier passage hépatique et l’action des sucs gastro-intestinaux. La voie orale suit au contraire un trajet digestif et expose davantage le médicament au métabolisme hépatique initial.

12. Quelle consigne favorise l’absorption d’un médicament administré par voie perlinguale ?

Prendre le médicament pendant un repas afin de maintenir une humidité buccale favorable à l’absorption
Manger une collation immédiatement avant la prise afin de protéger les muqueuses de la bouche
Prendre le médicament dans une bouche sans aliments ni boissons, idéalement 10 minutes avant ou 30 minutes après un repas
Boire abondamment juste après la prise pour faciliter le passage du principe actif vers la circulation sanguine

Prendre le médicament dans une bouche sans aliments ni boissons, idéalement 10 minutes avant ou 30 minutes après un repas

Explication

Une bouche exempte d’aliments et de boissons favorise l’absorption perlinguale, avec une prise recommandée 10 minutes avant ou 30 minutes après un repas. La consommation d’aliments ou de boissons autour de l’administration peut gêner les conditions nécessaires à cette absorption.

13. Quelle comparaison décrit correctement les voies rectale et vaginale ?

La voie rectale est réservée aux hormones, tandis que la voie vaginale sert principalement à traiter les troubles digestifs
La voie rectale peut être locale ou systémique, tandis que la voie vaginale est surtout locale mais peut devenir systémique avec certains traitements hormonaux
La voie rectale est principalement locale, tandis que la voie vaginale produit une action systémique pour la plupart des médicaments administrés
Les deux voies produisent une action systémique comparable, car leurs muqueuses conduisent les médicaments vers le foie

La voie rectale peut être locale ou systémique, tandis que la voie vaginale est surtout locale mais peut devenir systémique avec certains traitements hormonaux

Explication

La voie rectale peut produire une action locale ou systémique, alors que la voie vaginale est essentiellement locale, avec une possibilité systémique pour certains progestatifs et hormones œstrogéniques. Il est donc inexact de considérer que les deux voies ont habituellement la même portée systémique.

14. Quelle conduite est recommandée après l’administration rectale ou l’introduction vaginale d’un ovule ?

Reprendre immédiatement une activité physique afin de stimuler la diffusion du médicament dans les tissus
Retirer la préparation après quelques minutes afin d’éviter une exposition prolongée de la muqueuse
Boire un grand verre d’eau pendant plusieurs minutes pour accélérer la dissolution de la préparation
Rester allongé environ 20 minutes afin de favoriser le maintien du médicament au site d’administration

Rester allongé environ 20 minutes afin de favoriser le maintien du médicament au site d’administration

Explication

Il est recommandé de rester allongé environ 20 minutes après une administration rectale ou l’introduction vaginale d’un ovule. Une reprise immédiate de l’activité physique ne correspond pas à la consigne destinée à favoriser le maintien de la préparation.

15. Que faut-il faire d’une unidose après son administration, et de quoi dépend la conservation d’une multidose ?

Jeter l’unidose après administration et déterminer la durée de conservation de la multidose selon le flacon et ses conservateurs éventuels
Jeter la multidose après chaque utilisation et conserver l’unidose jusqu’à la date de péremption inscrite sur son emballage
Conserver l’unidose pour une administration ultérieure et fixer la durée de la multidose à une durée identique pour tous les flacons
Conserver les deux présentations après ouverture et appliquer une durée commune fondée sur la température de stockage

Jeter l’unidose après administration et déterminer la durée de conservation de la multidose selon le flacon et ses conservateurs éventuels

Explication

Une unidose doit être jetée après son administration, tandis que la conservation d’une multidose dépend du type de flacon et de la présence éventuelle de conservateurs. La durée d’utilisation d’une multidose n’est donc pas identique dans toutes les situations.

16. Quelles informations et quelle organisation sont requises pour l’utilisation d’un médicament en multidose ?

Attribuer un flacon à chaque service et inscrire seulement le nom du médicament et sa concentration
Partager un flacon entre plusieurs patients et noter uniquement la date de première administration du médicament
Utiliser un flacon par patient et inscrire le nom du patient, la date d’ouverture et la date de péremption
Conserver un flacon pour chaque administration et noter la date de rangement ainsi que la température ambiante

Utiliser un flacon par patient et inscrire le nom du patient, la date d’ouverture et la date de péremption

Explication

Chaque multidose doit être réservée à un patient et porter le nom du patient, la date d’ouverture et la date de péremption. Le partage d’un flacon entre plusieurs patients ne respecte pas cette règle de conservation et de sécurisation.

17. Quel énoncé compare correctement les voies perlinguale, rectale et vaginale à la voie orale classique concernant le premier passage hépatique ?

La voie orale classique l’évite, tandis que les voies perlinguale, rectale et vaginale nécessitent une transformation hépatique initiale
Les voies perlinguale, rectale et vaginale l’accentuent, tandis que la voie orale classique le contourne
La voie perlinguale l’évite, alors que les voies rectale et vaginale suivent le même trajet hépatique que la voie orale
Les voies perlinguale, rectale et vaginale l’évitent, contrairement à la voie orale classique

Les voies perlinguale, rectale et vaginale l’évitent, contrairement à la voie orale classique

Explication

Les voies perlinguale, rectale et vaginale évitent l’effet de premier passage hépatique, à la différence de la voie orale classique. Elles permettent ainsi une absorption qui ne suit pas le même trajet initial que l’administration orale.

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Qu'est-ce qu'une voie transmuqueuse en pharmacologie ?

Une voie transmuqueuse administre un médicament sur ou à travers une muqueuse.

Quel est l'objectif de la voie transmuqueuse après administration ?

Obtenir une action locale ou systémique après diffusion du principe actif.

Qu'est-ce qu'une muqueuse ?

Un tissu de plusieurs couches cellulaires recouvrant les surfaces internes en contact avec le milieu extérieur.

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