QCM : Myélome et traitements antithrombotiques — 72 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle valeur définit généralement une agranulocytose en termes de polynucléaires neutrophiles sanguins ?

Une thrombopénie profonde inférieure à 50 G/L
Une leucopénie globale inférieure à 2 G/L
Une neutropénie profonde inférieure à 0,5 G/L
Une neutropénie modérée inférieure à 1,5 G/L

Une neutropénie profonde inférieure à 0,5 G/L

Explication

L’agranulocytose correspond à une disparition ou à une diminution très profonde des polynucléaires neutrophiles, habituellement sous 0,5 G/L. L’aplasie médullaire se distingue par l’atteinte conjointe des trois lignées myéloïdes et une pancytopénie.

2. Quel mécanisme distingue principalement l’agranulocytose aiguë médicamenteuse de celle intégrée à une aplasie médullaire ?

Un mécanisme périphérique immuno-allergique sélectif de la lignée granulocytaire
Une destruction périphérique simultanée des hématies et des plaquettes
Une infiltration médullaire maligne bloquant toutes les lignées cellulaires
Un défaut central de production touchant les trois lignées sanguines

Un mécanisme périphérique immuno-allergique sélectif de la lignée granulocytaire

Explication

L’agranulocytose médicamenteuse aiguë résulte habituellement d’un mécanisme périphérique immuno-allergique ciblant la lignée granulocytaire. Le défaut central de production avec pancytopénie correspond plutôt à l’aplasie médullaire.

3. Quel tableau clinique évoque le plus une agranulocytose aiguë fébrile ?

Des ecchymoses spontanées avec un purpura cutané et une épistaxis récidivante
Une fièvre à 39 °C avec des ulcérations buccales ulcéro-nécrotiques très douloureuses
Une toux chronique avec amaigrissement progressif et adénopathies cervicales
Une pâleur isolée avec une splénomégalie indolore et une arthralgie diffuse

Une fièvre à 39 °C avec des ulcérations buccales ulcéro-nécrotiques très douloureuses

Explication

L’agranulocytose peut provoquer une fièvre supérieure à 38,5 °C, voire un syndrome septicémique, associée à des lésions muqueuses ulcéro-nécrotiques très douloureuses, surtout dans la bouche. Les ecchymoses et l’épistaxis orientent davantage vers une thrombopénie.

4. Quelle conduite s’impose immédiatement lorsqu’un médicament est suspecté dans une agranulocytose aiguë ?

Poursuivre le traitement et rechercher d’abord une infection virale associée
L’arrêter définitivement et remettre un certificat proscrivant les molécules au même principe actif
Réduire sa posologie puis contrôler la numération après quelques jours
Le remplacer par un médicament de la même famille après amélioration clinique

L’arrêter définitivement et remettre un certificat proscrivant les molécules au même principe actif

Explication

Le médicament suspect doit être arrêté immédiatement et définitivement, avec une contre-indication écrite des molécules partageant le même principe actif. Une simple réduction de dose ne prévient pas suffisamment une nouvelle exposition à risque.

5. Quelle association caractérise le mieux les syndromes myélodysplasiques ?

Une moelle pauvre sans dysplasie avec une restauration spontanée des lignées
Une prolifération de blastes dépassant le seuil diagnostique des leucémies aiguës
Des cytopénies périphériques avec une dysmyélopoïèse et un risque d’évolution leucémique
Une destruction immunologique isolée des neutrophiles après exposition médicamenteuse

Des cytopénies périphériques avec une dysmyélopoïèse et un risque d’évolution leucémique

Explication

Les syndromes myélodysplasiques associent une ou plusieurs cytopénies à une dysmyélopoïèse et peuvent évoluer vers une insuffisance médullaire ou une leucémie aiguë secondaire. Une moelle pauvre évoque plutôt l’aplasie médullaire.

6. Quel signe hématologique révèle le plus souvent un syndrome myélodysplasique ?

Une hyperleucocytose majeure, observée dans environ 20 % des cas
Une thrombopénie symptomatique, observée dans environ 50 % des cas
Une anémie, observée dans environ 80 % des cas
Une neutropénie symptomatique, observée dans environ 30 % des cas

Une anémie, observée dans environ 80 % des cas

Explication

L’anémie constitue le signe révélateur d’environ 80 % des syndromes myélodysplasiques. La thrombopénie ou la neutropénie symptomatique ne révèlent chacune la maladie que dans une faible proportion des cas, autour de 5 %.

7. Quel résultat de myélogramme confirme le diagnostic d’un syndrome myélodysplasique ?

Une moelle de cellularité normale ou augmentée avec des anomalies morphologiques d’une ou plusieurs lignées
Une moelle remplie de plus de 20 % de blastes sans anomalie morphologique associée
Une moelle très pauvre avec une disparition globale des précurseurs hématopoïétiques
Une moelle normale avec une absence complète de cytopénie dans le sang périphérique

Une moelle de cellularité normale ou augmentée avec des anomalies morphologiques d’une ou plusieurs lignées

Explication

Le myélogramme montre généralement une cellularité normale ou augmentée, des anomalies morphologiques touchant une ou plusieurs lignées et un pourcentage variable de blastes. Une moelle très pauvre correspond davantage à une aplasie médullaire.

8. Quel seuil de blastes médullaires la classification OMS utilise-t-elle notamment pour distinguer un syndrome myélodysplasique d’une leucémie aiguë myéloïde ?

Un pourcentage supérieur à 20 % dans le syndrome myélodysplasique
Un pourcentage inférieur à 20 % dans le syndrome myélodysplasique
Un pourcentage inférieur à 5 % dans le syndrome myélodysplasique
Un pourcentage fixé à 50 % dans le syndrome myélodysplasique

Un pourcentage inférieur à 20 % dans le syndrome myélodysplasique

Explication

La classification OMS retient notamment un taux de blastes médullaires inférieur à 20 % pour les syndromes myélodysplasiques. Le dépassement de ce seuil oriente vers une leucémie aiguë myéloïde.

9. Quelle définition correspond aux leucémies aiguës ?

Une destruction périphérique des neutrophiles provoquée par une réaction médicamenteuse
Une expansion clonale médullaire de précurseurs sanguins bloqués précocement au stade de blastes
Une infiltration médullaire de cellules matures conservant une différenciation complète
Une dysplasie progressive de plusieurs lignées avec une hématopoïèse inefficace

Une expansion clonale médullaire de précurseurs sanguins bloqués précocement au stade de blastes

Explication

Les leucémies aiguës sont des hémopathies malignes caractérisées par l’expansion clonale de précurseurs sanguins bloqués précocement dans leur différenciation, appelés blastes. La dysplasie avec hématopoïèse inefficace décrit plutôt les syndromes myélodysplasiques.

10. Quelle comparaison entre les deux grands types de leucémies aiguës est exacte ?

Les leucémies aiguës myéloïdes concernent l’enfant, tandis que les lymphoblastiques apparaissent surtout après 60 ans
La fréquence des leucémies aiguës myéloïdes augmente avec l’âge, tandis que les lymphoblastiques prédominent surtout chez l’enfant
Les leucémies aiguës lymphoblastiques augmentent avec l’âge, tandis que les myéloïdes prédominent surtout chez l’enfant
Les deux types présentent une distribution identique selon l’âge, avec une fréquence maximale chez l’adulte jeune

La fréquence des leucémies aiguës myéloïdes augmente avec l’âge, tandis que les lymphoblastiques prédominent surtout chez l’enfant

Explication

Les leucémies aiguës myéloïdes deviennent plus fréquentes avec l’âge, alors que les leucémies aiguës lymphoblastiques sont surtout observées chez l’enfant, tout en pouvant aussi survenir chez l’adulte plus âgé. Inverser ces profils d’âge constitue une confusion classique.

11. Quels mécanismes expliquent principalement l’anémie, les infections et les hémorragies observées dans les leucémies aiguës ?

La destruction rénale des cellules sanguines provoque l’anémie, les infections et les hémorragies
L’insuffisance médullaire provoque l’anémie et les cytopénies, tandis que les blastes participent aux manifestations de la maladie
L’hyperleucocytose isolée explique les trois manifestations, indépendamment des cytopénies
La production excessive de plaquettes provoque les infections et la diminution des globules rouges

L’insuffisance médullaire provoque l’anémie et les cytopénies, tandis que les blastes participent aux manifestations de la maladie

Explication

Les signes cliniques résultent de l’insuffisance médullaire et de la prolifération blastique : l’anémie, les infections liées à la neutropénie et les saignements liés à la thrombopénie. Une hyperleucocytose isolée ne suffit pas à expliquer ces trois types de manifestations.

12. Quels examens permettent respectivement d’orienter puis de confirmer et typer une leucémie aiguë ?

La radiographie thoracique oriente, puis la biopsie cutanée confirme le type de leucémie
L’hémogramme oriente, puis le myélogramme confirme et précise le type de leucémie
Le myélogramme oriente, puis l’hémogramme confirme et précise le type de leucémie
Le dosage des immunoglobulines oriente, puis l’échographie confirme le type de leucémie

L’hémogramme oriente, puis le myélogramme confirme et précise le type de leucémie

Explication

L’hémogramme est anormal dans les leucémies aiguës et constitue l’examen d’orientation majeur, tandis que le myélogramme est indispensable pour confirmer et typer la leucémie. Les examens d’imagerie ou les dosages sériques ne remplacent pas cette démarche hématologique.

13. Quel examen affirme le diagnostic d’une leucémie aiguë et permet son typage ?

L’hémogramme complété par une numération réticulocytaire
Le myélogramme réalisé sur une ponction médullaire
La biopsie ganglionnaire analysée en histologie
L’électrophorèse des protéines sériques réalisée à jeun

Le myélogramme réalisé sur une ponction médullaire

Explication

Le myélogramme est l’examen clé pour confirmer une leucémie aiguë et en déterminer le type. L’hémogramme oriente le diagnostic, mais ne suffit pas à l’affirmer ni à effectuer le typage.

14. Quel profil hématologique est habituel au cours d’une leucémie aiguë ?

Une polyglobulie régénérative associée à une thrombocytose persistante
Une thrombocytose importante associée à une neutrophilie constante
Une anémie macrocytaire isolée avec des leucocytes toujours normaux
Une anémie non régénérative associée à une thrombopénie fréquente

Une anémie non régénérative associée à une thrombopénie fréquente

Explication

Les leucémies aiguës entraînent habituellement une anémie non régénérative et une thrombopénie, avec une neutropénie fréquente. La leucocytose est variable et peut être élevée, normale ou basse.

15. Quel seuil de blastose médullaire caractérise par définition une leucémie aiguë ?

Entre 10 et 15 % de blastes dans la moelle
Entre 5 et 10 % de blastes dans la moelle
Moins de 20 % de blastes dans la moelle
Au moins 20 % de blastes dans la moelle

Au moins 20 % de blastes dans la moelle

Explication

Une leucémie aiguë est définie par une moelle contenant au moins 20 % de blastes. Une blastose inférieure à 20 % oriente plutôt vers d’autres situations, notamment certains syndromes myélodysplasiques.

16. Quel résultat cytologique oriente vers une leucémie aiguë myéloïde plutôt que lymphoblastique ?

La présence de lymphocytes matures monomorphes dans le sang périphérique
La présence de granulations et parfois de corps d’Auer dans les blastes
La présence de petits blastes à cytoplasme peu abondant sans granulations
La présence de plasmocytes matures avec une chromatine régulièrement condensée

La présence de granulations et parfois de corps d’Auer dans les blastes

Explication

Les blastes myéloïdes comportent souvent des granulations et peuvent contenir des corps d’Auer. Les blastes lymphoblastiques sont généralement petits ou moyens, avec un cytoplasme peu abondant.

17. Quelles catégories appartiennent à la classification OMS des leucémies aiguës myéloïdes ?

Les LAM à prédominance B, à prédominance T, myélomateuses et lymphoplasmocytaires
Les LAM à anomalies récurrentes, dysplasie multilignée, post-chimiothérapie et autres LAM
Les LAM infectieuses, inflammatoires, auto-immunes et liées aux déficits nutritionnels
Les LAM à cellules matures, à plasmocytes, ganglionnaires et à cellules dendritiques

Les LAM à anomalies récurrentes, dysplasie multilignée, post-chimiothérapie et autres LAM

Explication

La classification OMS distingue notamment les LAM avec anomalies cytogénétiques récurrentes, avec dysplasie multilignée, secondaires à une chimiothérapie et les autres LAM. Les autres propositions mélangent des catégories qui ne correspondent pas à cette classification.

18. Quelle anomalie cytogénétique caractérise la leucémie aiguë promyélocytaire ?

La translocation t(8;21)
La translocation t(15;17)
L’inversion du chromosome 16
La délétion du chromosome 5

La translocation t(15;17)

Explication

La translocation t(15;17) est caractéristique de la leucémie aiguë promyélocytaire. La t(8;21) et l’inversion du chromosome 16 correspondent à d’autres sous-types de LAM.

19. Quel traitement cible la différenciation cellulaire dans la leucémie aiguë promyélocytaire t(15;17) ?

Un inhibiteur de tyrosine-kinase utilisé contre le chromosome Philadelphie
L’acide tout-transrétinoïqu'associé à une chimiothérapie
Une immunoglobulinothérapie substitutive visant l’hypogammaglobulinémie
Une corticothérapie seule destinée à supprimer les lymphoblastes

L’acide tout-transrétinoïqu'associé à une chimiothérapie

Explication

L’acide tout-transrétinoïque restaure la différenciation des cellules promyélocytaires et son association à la chimiothérapie améliore fortement le contrôle de la maladie. Les inhibiteurs de tyrosine-kinase concernent les leucémies associées au chromosome Philadelphie.

20. Quelle succession décrit correctement les principales phases du traitement d’une leucémie aiguë ?

Induction de la rémission, consolidation, puis entretien selon l’indication
Consolidation initiale, irradiation préventive, puis induction de la rémission
Entretien immédiat, autogreffe systématique, puis consolidation tardive
Surveillance simple, traitement symptomatique, puis induction en cas de rechute

Induction de la rémission, consolidation, puis entretien selon l’indication

Explication

Le traitement commence par une induction visant la rémission, suivie d’une consolidation destinée à réduire la maladie résiduelle, puis parfois d’un entretien. L’entretien est notamment utilisé dans les LAL et certaines leucémies promyélocytaires.

21. Comment se définit principalement la leucémie lymphoïde chronique ?

Une accumulation de plasmocytes sécrétant une immunoglobuline monoclonale sérique
Une prolifération monoclonale de lymphocytes B matures infiltrant le sang et la moelle
Une expansion polyclonale de lymphocytes T activés liée à une infection récente
Une prolifération aiguë de blastes immatures limitée à la moelle osseuse

Une prolifération monoclonale de lymphocytes B matures infiltrant le sang et la moelle

Explication

La LLC est une prolifération monoclonale de lymphocytes B matures qui infiltre le sang et la moelle, parfois les ganglions. Elle se distingue ainsi des leucémies aiguës constituées de blastes immatures.

22. Quelle situation évoque une leucémie lymphoïde chronique chez un patient ?

Une hyperlymphocytose supérieure à 4 G/L persistant depuis plus de 6 à 8 semaines
Une hyperlymphocytose brève apparaissant pendant quelques jours d’infection virale
Une augmentation isolée des polynucléaires dépassant 100 G/L pendant une semaine
Une lymphopénie durable associée à une neutrophilie sans anomalie morphologique

Une hyperlymphocytose supérieure à 4 G/L persistant depuis plus de 6 à 8 semaines

Explication

La LLC est évoquée devant une hyperlymphocytose supérieure à 4 G/L qui persiste au-delà de 6 à 8 semaines, avec des lymphocytes généralement normaux et monomorphes. Une élévation transitoire des lymphocytes ne suffit pas à retenir ce diagnostic.

23. Quel profil d’immunophénotypage confirme le diagnostic de LLC ?

Des lymphocytes T CD3 positifs, polyclonaux, dépourvus de CD5, avec un score de Matutes inférieur à 2
Des blastes CD34 positifs, exprimant fortement la myéloperoxydase, avec une absence de marqueurs B
Des lymphocytes B CD19 et CD20 positifs, monotypiques, exprimant habituellement CD5, avec un score de Matutes d’au moins 4
Des plasmocytes CD138 positifs, monotypiques, sans expression de CD19, avec une immunoglobuline sérique élevée

Des lymphocytes B CD19 et CD20 positifs, monotypiques, exprimant habituellement CD5, avec un score de Matutes d’au moins 4

Explication

La LLC présente des lymphocytes B CD19 et CD20 positifs, monotypiques, exprimant habituellement CD5, avec un score de Matutes supérieur ou égal à 4. Le profil des blastes CD34 et de la myéloperoxydase correspond plutôt à une leucémie aiguë myéloïde.

24. Quel critère correspond au stade C de la classification de Binet ?

Moins de trois aires ganglionnaires atteintes sans anémie ni thrombopénie
Une hyperlymphocytose supérieure à 4 G/L persistante sans atteinte ganglionnaire
Une anémie avec une hémoglobine inférieure à 100 g/L et/ou une thrombopénie sous 100 G/L
Au moins trois aires ganglionnaires atteintes avec un hémogramme conservé

Une anémie avec une hémoglobine inférieure à 100 g/L et/ou une thrombopénie sous 100 G/L

Explication

Le stade C de Binet est défini par une anémie avec une hémoglobine inférieure à 100 g/L et/ou une thrombopénie avec des plaquettes inférieures à 100 G/L. Le nombre d’aires ganglionnaires distingue surtout les stades A et B.

25. Quel ensemble d’examens correspond au bilan d’extension habituel d’un lymphome ?

Imagerie cérébrale, ponction articulaire, bilan rénal et biopsie musculaire
Radiographie des membres, bilan pancréatique, endoscopie digestive et gazométrie
Imagerie thoraco-abdomino-pelvienne, hémogramme, biopsie ostéo-médullaire et bilan hépatique
Échographie cardiaque, bilan thyroïdien, biopsie cutanée et dosage de la ferritine

Imagerie thoraco-abdomino-pelvienne, hémogramme, biopsie ostéo-médullaire et bilan hépatique

Explication

Le bilan d’extension associe l’imagerie thoracique, abdominale et pelvienne à l’hémogramme, la biopsie ostéo-médullaire et au bilan hépatique, avec une ponction lombaire dans certaines situations. Les autres ensembles ne correspondent pas aux examens de stadification habituels des lymphomes.

26. Un lymphome atteint des territoires ganglionnaires situés au-dessus et au-dessous du diaphragme, sans atteinte viscérale décrite : quel stade d’Ann Arbor faut-il retenir ?

Le stade III
Le stade II
Le stade IV
Le stade I

Le stade III

Explication

Le stade III correspond à l’atteinte de territoires ganglionnaires sus- et sous-diaphragmatiques. Le stade II reste limité à un seul côté du diaphragme, tandis que le stade IV implique une atteinte viscérale ou médullaire.

27. Quel profil de lymphome est associé au meilleur pronostic parmi les comparaisons suivantes ?

Un lymphome diffus plutôt qu’un lymphome folliculaire
Un lymphome de Hodgkin plutôt qu’un lymphome non hodgkinien
Un lymphome agressif à grandes cellules plutôt qu’un lymphome indolent
Un lymphome non hodgkinien plutôt qu’un lymphome de Hodgkin

Un lymphome de Hodgkin plutôt qu’un lymphome non hodgkinien

Explication

Le pronostic est généralement meilleur dans les lymphomes de Hodgkin que dans les lymphomes non hodgkiniens. Les lymphomes folliculaires et indolents ont également un meilleur pronostic que les formes diffuses ou agressives.

28. Quel outil pronostique est spécifiquement utilisé pour les lymphomes diffus à grandes cellules ?

Le score ISS, fondé sur la β2-microglobuline et l’albumine
La classification de Ann Arbor, fondée sur la réponse au traitement
Le FLIPI, fondé sur les caractéristiques des lymphomes folliculaires
L’IPI, fondé sur cinq facteurs cliniques et biologiques

L’IPI, fondé sur cinq facteurs cliniques et biologiques

Explication

L’IPI évalue les lymphomes diffus à grandes cellules à partir de cinq facteurs, dont l’âge, le stade, la performance OMS, la LDH et les sites extra-nodaux. Le FLIPI concerne les lymphomes folliculaires, tandis que le score ISS est utilisé dans le myélome multiple.

29. Quelle définition caractérise le mieux la maladie de Vaquez ?

Un syndrome myéloprolifératif provoquant une polyglobulie vraie
Une thrombocytopénie réactionnelle liée à une destruction périphérique
Une anémie centrale due à une insuffisance de production médullaire
Une hémoconcentration liée à une diminution du volume plasmatique

Un syndrome myéloprolifératif provoquant une polyglobulie vraie

Explication

La maladie de Vaquez est un syndrome myéloprolifératif responsable d’une polyglobulie vraie. L’hémoconcentration réduit le volume plasmatique sans correspondre à une véritable augmentation de la masse érythrocytaire.

30. Chez quel patient la valeur d’hémoglobine doit-elle faire suspecter une maladie de Vaquez ?

Une femme ayant une hémoglobine supérieure à 130 g/L
Un homme ayant une hémoglobine supérieure à 140 g/L
Une femme ayant une hémoglobine supérieure à 150 g/L
Un homme ayant une hémoglobine supérieure à 170 g/L

Un homme ayant une hémoglobine supérieure à 170 g/L

Explication

Chez l’homme, une hémoglobine supérieure à 170 g/L doit faire suspecter une maladie de Vaquez; le seuil est supérieur à 160 g/L chez la femme. Les autres valeurs proposées ne correspondent pas aux seuils indiqués.

31. Quelle affirmation décrit correctement la mutation JAK2 V617F dans les syndromes myéloprolifératifs ?

Elle est observée dans les maladies de Vaquez mais absente des myélofibroses primitives
Elle est présente dans moins de 10 % des maladies de Vaquez et dans la majorité des myélofibroses primitives
Elle est présente dans plus de 95 % des maladies de Vaquez et dans environ la moitié des thrombocytémies essentielles
Elle est présente dans environ la moitié des maladies de Vaquez et dans plus de 95 % des thrombocytémies essentielles

Elle est présente dans plus de 95 % des maladies de Vaquez et dans environ la moitié des thrombocytémies essentielles

Explication

La mutation JAK2 V617F est retrouvée dans plus de 95 % des maladies de Vaquez, mais aussi dans environ 50 % des thrombocytémies essentielles et des myélofibroses primitives. Elle n’est donc pas spécifique de la maladie de Vaquez.

32. Quelle combinaison de critères permet d’établir le diagnostic de maladie de Vaquez ?

Un seul critère majeur associé à un résultat normal de l’érythropoïétine
Deux critères mineurs associés à une mutation JAK2 absente
Les deux critères majeurs et un critère mineur, ou un critère majeur et deux critères mineurs
Un critère majeur accompagné d’une thrombocytose sans autre élément diagnostique

Les deux critères majeurs et un critère mineur, ou un critère majeur et deux critères mineurs

Explication

Le diagnostic repose sur deux critères majeurs et un critère mineur, ou sur un critère majeur et deux critères mineurs. La présence d’une thrombocytose ou d’une mutation ne suffit pas à elle seule à appliquer cette règle diagnostique.

33. Quelle cellule est à l’origine de la prolifération tumorale dans le myélome multiple ?

Un clone de lymphocytes T infiltrant principalement la peau
Un clone de plasmocytes envahissant la moelle hématopoïétique
Un clone de granulocytes détruisant les cellules érythroïdes
Un clone de mégacaryocytes produisant des plaquettes anormales

Un clone de plasmocytes envahissant la moelle hématopoïétique

Explication

Le myélome multiple est une hémopathie maligne caractérisée par un clone de plasmocytes tumoraux qui envahit la moelle hématopoïétique. Les autres lignées cellulaires proposées correspondent à d’autres mécanismes hématologiques.

34. Quelle association correspond à la forme habituelle du myélome multiple ?

Infiltration plasmocytaire médullaire, immunoglobuline monoclonale et atteinte osseuse
Hyperplasie érythroïde médullaire, déficit immunitaire et atteinte neurologique
Infiltration lymphocytaire cutanée, immunoglobulines polyclonales et atteinte articulaire
Aplasie médullaire, absence de protéine monoclonale et atteinte musculaire

Infiltration plasmocytaire médullaire, immunoglobuline monoclonale et atteinte osseuse

Explication

La forme habituelle associe une infiltration plasmocytaire de la moelle, une immunoglobuline monoclonale sérique ou urinaire et une atteinte osseuse. Une immunoglobulinémie polyclonale ou l’absence de protéine monoclonale orienteraient vers d’autres situations.

35. Quelle présentation des douleurs osseuses est la plus caractéristique au diagnostic d’un myélome multiple ?

Elles concernent environ 50 % des patients et touchent principalement les muscles proximaux
Elles concernent environ 70 % des patients et touchent habituellement le squelette axial
Elles concernent environ 20 % des patients et touchent habituellement les petites articulations
Elles concernent environ 90 % des patients et touchent surtout les os du visage

Elles concernent environ 70 % des patients et touchent habituellement le squelette axial

Explication

Les douleurs osseuses sont présentes chez environ 70 % des patients au diagnostic et concernent habituellement le squelette axial. Leur absence n’exclut toutefois pas la maladie, qui peut être découverte chez un patient asymptomatique.

36. Quel résultat du myélogramme établit le diagnostic de myélome multiple sur le plan médullaire ?

Une infiltration plasmocytaire représentant plus de 10 % des éléments nucléés
Une absence de plasmocytes avec une moelle globalement hypocellulaire
Une infiltration plasmocytaire représentant moins de 5 % des éléments nucléés
Une infiltration granulocytaire représentant plus de 20 % des éléments nucléés

Une infiltration plasmocytaire représentant plus de 10 % des éléments nucléés

Explication

Le myélogramme contribue au diagnostic en montrant une infiltration plasmocytaire supérieure à 10 % des éléments nucléés. Une faible proportion de plasmocytes ou une infiltration d’une autre lignée ne répond pas à ce critère.

37. Lequel constitue un facteur de mauvais pronostic du myélome multiple ?

Une albumine sérique basse
Une albumine sérique normale
Une calcémie constamment normale
Une absence de lésions osseuses

Une albumine sérique basse

Explication

Une albumine sérique basse est associée à un pronostic défavorable, au même titre qu’une β2-microglobuline élevée, certaines anomalies cytogénétiques et la délétion 17p. Une albumine normale ne constitue pas ce facteur péjoratif.

38. Un patient présente une β2-microglobuline à 3,0 mg/L et une albumine à 32 g/L. À quel stade de l’index pronostique international appartient-il ?

Au stade I
Au stade III
Au stade II
À un stade non défini par ces paramètres

Au stade II

Explication

Une β2-microglobuline inférieure à 3,5 mg/L associée à une albumine inférieure à 35 g/L correspond au stade II. Le stade I exige une albumine au moins égale à 35 g/L, tandis que le stade III repose sur une β2-microglobuline au moins égale à 5,5 mg/L.

39. Quelles sont les survies médianes approximatives associées respectivement aux stades I, II et III de l’index pronostique international du myélome ?

29, 44 et 62 mois
60, 30 et 15 mois
44, 62 et 29 mois
62, 44 et 29 mois

62, 44 et 29 mois

Explication

La survie médiane diminue avec le stade et s’établit à environ 62 mois au stade I, 44 mois au stade II et 29 mois au stade III. L’ordre inversé ne respecte pas l’aggravation pronostique liée à l’augmentation du stade.

40. Quelle complication du myélome multiple peut résulter de l’atteinte osseuse ou de l’excès de résorption osseuse ?

Une cataracte précoce ou une otite externe
Une neutropénie isolée ou une hypoglycémie
Une fracture pathologique ou une hypercalcémie
Une cirrhose biliaire ou une hyperthyroïdie

Une fracture pathologique ou une hypercalcémie

Explication

Les fractures pathologiques et l’hypercalcémie font partie des complications fréquentes du myélome, auxquelles s’ajoutent les compressions radiculaires ou médullaires. Les autres associations ne correspondent pas aux complications caractéristiques de cette maladie.

41. Comment se distinguent principalement les activités anti-Xa et anti-IIa des différents anticoagulants hépariniques ?

Les HNF agissent sur Xa et IIa, les HBPM surtout sur Xa, et le fondaparinux sur Xa
Les HNF agissent sur IIa, les HBPM exclusivement sur IIa, et le fondaparinux sur Xa
Les HNF, les HBPM et le fondaparinux ont une activité équivalente sur Xa et IIa
Les HNF agissent surtout sur Xa, les HBPM sur Xa et IIa, et le fondaparinux sur IIa

Les HNF agissent sur Xa et IIa, les HBPM surtout sur Xa, et le fondaparinux sur Xa

Explication

Les héparines non fractionnées inhibent le facteur Xa et la thrombine, les HBPM ont une activité anti-Xa prédominante et le fondaparinux une activité anti-Xa exclusive. Confondre l’activité principale des HBPM avec celle des HNF conduit à une distinction incorrecte.

42. Quel suivi biologique est habituellement utilisé pour adapter un traitement curatif par héparine non fractionnée ?

Le TCA, généralement entre 2 et 3 fois le témoin
L’INR, généralement entre 1 et 1,5 fois le témoin
Le temps de saignement, généralement entre 3 et 4 fois le témoin
La numération plaquettaire, généralement entre 2 et 3 fois la normale

Le TCA, généralement entre 2 et 3 fois le témoin

Explication

Le traitement curatif par HNF est surveillé par un TCA cible habituellement compris entre deux et trois fois le témoin, ou par une héparinémie de 0,2 à 0,7 UI/ml. L’INR sert principalement au suivi des antivitamines K.

43. Quelle stratégie anticoagulante est adaptée chez un patient présentant une insuffisance rénale sévère avec une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min ?

Utiliser le fondaparinux comme traitement de référence
Privilégier l’HNF plutôt qu’une HBPM
Privilégier une HBPM plutôt qu’une HNF
Remplacer toute héparine par un antiagrégant

Privilégier l’HNF plutôt qu’une HBPM

Explication

Les HBPM sont contre-indiquées en cas d’insuffisance rénale sévère avec une clairance inférieure à 30 ml/min, tandis que l’HNF peut être utilisée. Le fondaparinux n’est pas la solution de référence dans cette situation rénale sévère.

44. Quelle conduite impose une thrombopénie induite par l’héparine ?

Attendre la normalisation spontanée des plaquettes avant toute modification
Poursuivre l’héparine et augmenter sa dose pour prévenir la thrombose
Arrêter immédiatement l’héparine et instaurer un anticoagulant rapide tel que le danaparoïde
Remplacer l’héparine par un antiagrégant sans anticoagulation complémentaire

Arrêter immédiatement l’héparine et instaurer un anticoagulant rapide tel que le danaparoïde

Explication

La thrombopénie induite par l’héparine impose l’arrêt immédiat de l’HNF ou de l’HBPM et le relais par un anticoagulant d’action rapide comme le danaparoïde. La poursuite de l’héparine expose à une aggravation du risque thrombotique.

45. Quel est le mécanisme d’action des antivitamines K ?

Elles potentialisent l’antithrombine et accélèrent l’inactivation de la thrombine circulante
Elles perturbent le cycle hépatique de la vitamine K et réduisent l’activation des facteurs II, VII, IX et X ainsi que des protéines C et S
Elles empêchent l’agrégation plaquettaire en bloquant la cyclo-oxygénase plaquettaire
Elles dissolvent directement la fibrine en activant la transformation du plasminogène

Elles perturbent le cycle hépatique de la vitamine K et réduisent l’activation des facteurs II, VII, IX et X ainsi que des protéines C et S

Explication

Les AVK interfèrent avec le cycle hépatique de la vitamine K et empêchent l’activation de plusieurs facteurs de coagulation ainsi que des protéines C et S. La potentialisation de l’antithrombine correspond au mécanisme des héparines, et non à celui des AVK.

46. Quelle expression permet de calculer l’INR à partir des temps de Quick ?

INR=(temps de Quick du teˊmointemps de Quick du malade)ISIINR = \left(\frac{\text{temps de Quick du témoin}}{\text{temps de Quick du malade}}\right)^{ISI}
INR=(temps de Quick du maladetemps de Quick du teˊmoin)×ISIINR = \left(\text{temps de Quick du malade} - \text{temps de Quick du témoin}\right) \times ISI
INR=temps de Quick du malade+temps de Quick du teˊmoinISIINR = \frac{\text{temps de Quick du malade} + \text{temps de Quick du témoin}}{ISI}
INR=(temps de Quick du maladetemps de Quick du teˊmoin)ISIINR = \left(\frac{\text{temps de Quick du malade}}{\text{temps de Quick du témoin}}\right)^{ISI}

$$INR = \left(\frac{\text{temps de Quick du malade}}{\text{temps de Quick du témoin}}\right)^{ISI}$$

Explication

L’INR est obtenu en élevant le rapport entre le temps de Quick du malade et celui du témoin à la puissance ISI. Inverser le rapport ou remplacer la puissance par une différence ne permet pas de normaliser correctement le résultat.

47. Quelle cible d’INR est habituellement retenue pour une fibrillation auriculaire à risque thromboembolique ?

Un INR compris entre 2 et 3
Un INR compris entre 1 et 1,5
Un INR compris entre 4,5 et 6
Un INR compris entre 3 et 4,5

Un INR compris entre 2 et 3

Explication

La cible habituelle pour une fibrillation auriculaire à risque est un INR compris entre 2 et 3. Les cibles plus élevées concernent notamment certaines valvulopathies mitrales ou prothèses valvulaires mécaniques.

48. Lors de l’instauration d’un traitement par AVK, quand faut-il réaliser le premier contrôle de l’INR ?

Deux à trois jours après la première prise
Après trois mois de traitement continu
Dix à quatorze jours après la première prise
Le jour même avant la première prise

Deux à trois jours après la première prise

Explication

Le premier contrôle de l’INR est réalisé deux à trois jours après la première prise, puis les doses sont ajustées par paliers de 25 %. Attendre plusieurs semaines retarderait une adaptation nécessaire du traitement.

49. Quelle caractéristique distingue principalement le TRALI du TACO ?

Le TRALI apparaît plusieurs semaines après une allo-immunisation
Le TRALI associe une surcharge volémique avec œdème pulmonaire aigu
Le TRALI associe une détresse respiratoire aiguë sans surcharge circulatoire
Le TRALI correspond à une hémolyse liée aux anticorps du receveur

Le TRALI associe une détresse respiratoire aiguë sans surcharge circulatoire

Explication

Le TRALI est une détresse respiratoire aiguë apparaissant dans les six heures suivant la transfusion, sans signe de surcharge circulatoire. Le TACO correspond au contraire à une surcharge volémique responsable de complications respiratoires.

50. Quel mécanisme explique principalement une réaction hémolytique transfusionnelle aiguë ?

Une incompatibilité entre les antigènes érythrocytaires transfusés et les anticorps du receveur
Une réaction respiratoire liée à une surcharge volémique post-transfusionnelle
Une allo-immunisation apparaissant plusieurs jours après l’administration du produit
Une accumulation progressive de fer chez un patient chroniquement polytransfusé

Une incompatibilité entre les antigènes érythrocytaires transfusés et les anticorps du receveur

Explication

La réaction hémolytique résulte principalement d’une incompatibilité antigène-anticorps entre les hématies transfusées et le receveur. Une erreur d’identification ou l’absence de contrôle ultime peut favoriser cet accident, mais l’accumulation de fer et l’allo-immunisation retardée relèvent d’autres mécanismes.

51. Parmi les événements suivants, lequel appartient aux accidents transfusionnels retardés ?

Une allo-immunisation érythrocytaire apparaissant secondairement
Un accident ABO lié à une erreur d’identification du patient
Une réaction fébrile non hémolytique survenant pendant la transfusion
Un TRALI avec hypoxie dans les six heures suivant la transfusion

Une allo-immunisation érythrocytaire apparaissant secondairement

Explication

Les allo-immunisations érythrocytaires, leucocytaires ou plaquettaires apparaissent secondairement et sont donc classées parmi les accidents retardés. Les autres événements proposés surviennent autour de la transfusion et relèvent des accidents immédiats.

52. Quelle infection virale transfusionnelle présente, selon les fréquences rapportées, le risque estimé le plus élevé ?

Le VIH 1 et 2, avec environ un cas sur 2,5 à 4,5 millions
L’hépatite B, avec environ un cas sur un à deux millions
L’hépatite C, avec environ un cas sur sept à huit millions
L’hépatite B, avec environ un cas sur sept à huit millions

L’hépatite B, avec environ un cas sur un à deux millions

Explication

La fréquence rapportée est d’environ un cas d’hépatite B sur un à deux millions, ce qui correspond au risque estimé le plus élevé parmi ces trois infections. Les fréquences du VIH et de l’hépatite C sont plus faibles selon les valeurs indiquées.

53. Que désigne la traçabilité transfusionnelle ?

La vérification clinique de la tolérance du produit après la fin de la transfusion
La décision médicale d’administrer un produit sanguin selon l’état clinique et les résultats biologiques
La surveillance organisée des effets inattendus liés aux produits sanguins labiles chez les donneurs et les receveurs
La possibilité de retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit grâce à une identification enregistrée

La possibilité de retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit grâce à une identification enregistrée

Explication

La traçabilité repose sur une identification enregistrée permettant de retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit ou d’une activité. La surveillance des effets indésirables relève de l’hémovigilance et non de la définition de la traçabilité.

54. Quel élément doit faire partie de la traçabilité d’une transfusion ?

La composition nutritionnelle des repas pris le jour de la transfusion
La réalisation du contrôle ultime et les éventuels effets indésirables chez le receveur
Le résultat d’une consultation spécialisée sans lien avec le produit transfusé
L’historique des traitements prescrits avant l’hospitalisation

La réalisation du contrôle ultime et les éventuels effets indésirables chez le receveur

Explication

La traçabilité doit notamment enregistrer les produits transfusés, le patient, le moment, les professionnels, le contrôle ultime et les effets indésirables éventuels. Les autres éléments ne constituent pas les données spécifiques exigées pour suivre l’acte transfusionnel.

55. Quel est le rôle principal de l’hémovigilance ?

Évaluer la compatibilité ABO au lit du malade avant chaque transfusion de concentré érythrocytaire
Surveiller et prévenir les effets inattendus ou indésirables liés aux produits sanguins labiles sur toute la chaîne transfusionnelle
Enregistrer la localisation des produits sanguins sans analyser leurs conséquences cliniques
Contrôler la prescription des médicaments dérivés du sang après leur délivrance au patient

Surveiller et prévenir les effets inattendus ou indésirables liés aux produits sanguins labiles sur toute la chaîne transfusionnelle

Explication

L’hémovigilance organise la surveillance allant de la collecte du sang au suivi des receveurs afin de recueillir, évaluer et prévenir les effets indésirables liés aux PSL. La compatibilité ABO au lit du malade est une étape de sécurité transfusionnelle, mais elle ne définit pas l’ensemble de l’hémovigilance.

56. Que doit faire un professionnel de santé qui constate un effet indésirable probablement lié à un produit sanguin labile ?

Consigner l’événement dans le dossier sans transmettre de signalement spécifique
Adresser directement le patient au laboratoire sans déclarer l’événement
Le signaler sans délai au correspondant d’hémovigilance de l’établissement
Attendre la confirmation biologique avant d’informer tout responsable

Le signaler sans délai au correspondant d’hémovigilance de l’établissement

Explication

Tout professionnel qui constate un effet inattendu ou indésirable dû ou susceptible d’être dû à un PSL doit le signaler sans délai au correspondant d’hémovigilance. Une confirmation biologique peut être utile à l’analyse, mais elle ne doit pas retarder le signalement.

57. Dans quelle situation la recherche d’agglutinines irrégulières est-elle habituellement valide pour prescrire des concentrés de globules rouges ?

Lorsqu’elle date de moins de six mois avec un groupage valide
Lorsqu’elle date de moins de 21 jours dans toute situation clinique
Lorsqu’elle date de moins de 72 heures
Lorsqu’elle a été réalisée avant la dernière hospitalisation du patient

Lorsqu’elle date de moins de 72 heures

Explication

La RAI nécessaire à la prescription de CGR doit habituellement dater de moins de 72 heures, avec des documents de groupage valides. Le délai de 21 jours correspond à une situation particulière et conditionnelle, et non à la règle générale.

58. Chez un patient d’oncohématologie, sous quel seuil une transfusion prophylactique de plaquettes est-elle habituellement indiquée ?

Sous 20 G/l, avec un seuil pouvant atteindre 50 G/l dans certains services
Sous 50 G/l, avec un seuil pouvant atteindre 100 G/l dans certains services
Sous 100 G/l, avec un seuil pouvant atteindre 150 G/l dans certains services
Sous 10 G/l, avec un seuil pouvant atteindre 20 G/l dans certains services

Sous 10 G/l, avec un seuil pouvant atteindre 20 G/l dans certains services

Explication

La transfusion prophylactique de plaquettes est habituellement envisagée sous 10 G/l, ou sous 20 G/l dans certains services. Le seuil de 50 G/l concerne plutôt la réalisation d’un geste invasif, et non la prophylaxie habituelle.

59. Quelle séquence correspond aux vérifications à effectuer avant une transfusion ?

Vérifier l’identité, la concordance des documents et du produit, la péremption, puis réaliser le contrôle ABO au lit pour les CGR
Commencer la transfusion, vérifier ensuite l’identité, puis contrôler la péremption en cas de réaction
Contrôler la péremption, administrer le produit, puis comparer les documents après la transfusion
Réaliser le contrôle ABO au laboratoire, puis transfuser sans nouvelle vérification auprès du patient

Vérifier l’identité, la concordance des documents et du produit, la péremption, puis réaliser le contrôle ABO au lit pour les CGR

Explication

Avant la transfusion, il faut vérifier l’identité du patient, la concordance des documents et du produit ainsi que sa péremption, puis effectuer le contrôle ultime ABO au lit pour les CGR. Une vérification réalisée après le début ou la fin de l’administration ne prévient pas une erreur transfusionnelle.

60. Quelle conduite adopter immédiatement devant un signe d’intolérance transfusionnelle ?

Retirer la voie veineuse, jeter les produits et attendre l’avis du médecin avant toute mesure
Arrêter la transfusion, maintenir une voie veineuse, appeler le médecin et conserver les produits pour analyse
Arrêter la surveillance, administrer le produit suivant et déclarer l’événement le lendemain
Poursuivre la transfusion à débit réduit, puis réévaluer le patient après la fin du produit

Arrêter la transfusion, maintenir une voie veineuse, appeler le médecin et conserver les produits pour analyse

Explication

Il faut interrompre immédiatement la transfusion tout en maintenant une voie veineuse, appeler le médecin, examiner le patient, traiter l’urgence, conserver les produits et prélèvements, puis déclarer l’événement. Réduire le débit ou jeter les produits compromet la prise en charge et l’analyse de l’accident.

61. Laquelle des situations suivantes correspond à une hémorragie grave sous anticoagulant ?

Une ecchymose localisée sans retentissement général
Un saignement léger contrôlé par une compression simple
Une hémorragie entraînant une instabilité hémodynamique
Une petite épistaxis cessant spontanément rapidement

Une hémorragie entraînant une instabilité hémodynamique

Explication

Une hémorragie est grave lorsqu’elle provoque une instabilité hémodynamique, menace une fonction vitale, résiste aux moyens usuels ou impose une transfusion ou une hémostase urgente. L’abondance apparente ne suffit pas à elle seule à définir la gravité.

62. Quel traitement d’urgence est recommandé devant une hémorragie grave survenant sous AVK ?

Poursuivre l’AVK, donner de la protamine et surveiller les plaquettes
Donner de la vitamine K seule et attendre la correction spontanée du saignement
Arrêter l’AVK, administrer du PPSB à 25 UI/kg et donner 10 mg de vitamine K
Administrer du PPSB seul puis reprendre immédiatement l’anticoagulation

Arrêter l’AVK, administrer du PPSB à 25 UI/kg et donner 10 mg de vitamine K

Explication

La prise en charge associe l’arrêt de l’AVK, un concentré de PPSB à 25 UI/kg et 10 mg de vitamine K, avec traitement de l’hémorragie massive. Le PPSB corrige rapidement mais transitoirement, tandis que la vitamine K agit plus lentement et durablement.

63. Quelle affirmation décrit correctement l’action du sulfate de protamine sur les héparines ?

Il réduit l’effet anticoagulant des HBPM, mais augmente celui de l’HNF en présence d’un saignement
Il neutralise complètement les HBPM, mais reste sans effet sur l’HNF administrée par voie injectable
Il neutralise 100 U d’HNF par millilitre, mais laisse une activité anti-Xa résiduelle avec les HBPM
Il neutralise les deux héparines avec une efficacité identique et supprime toute activité anti-Xa

Il neutralise 100 U d’HNF par millilitre, mais laisse une activité anti-Xa résiduelle avec les HBPM

Explication

Un millilitre de sulfate de protamine neutralise 100 U d’HNF, tandis que l’antagonisation des HBPM est incomplète et laisse persister une activité anti-Xa. L’efficacité de la protamine n’est donc pas identique pour les deux types d’héparine.

64. Quelle présentation évoque le plus une thrombopénie induite par l’héparine ?

Une baisse plaquettaire modérée dès le premier jour, sans événement thrombotique associé
Une thrombopénie tardive après plusieurs mois, accompagnée d’un saignement cutané isolé
Une diminution progressive des plaquettes liée à une carence martiale sans complication vasculaire
Une chute plaquettaire de plus de 50 % entre le cinquième et le vingt-et-unième jour, avec thromboses

Une chute plaquettaire de plus de 50 % entre le cinquième et le vingt-et-unième jour, avec thromboses

Explication

La thrombopénie induite par l’héparine est immunologique, survient typiquement entre les jours 5 et 21 et s’accompagne souvent d’une chute plaquettaire supérieure à 50 % avec un risque thrombotique élevé. Elle se distingue ainsi d’une thrombopénie précoce non thrombotique.

65. Quel agent infectieux présente le risque de transmission le plus élevé après une exposition percutanée au sang ?

Le virus de l’hépatite C, avec un risque proche de 5 %
Le virus de l’hépatite B, avec un risque de 20 à 30 %
Le virus de l’immunodéficience humaine, avec un risque proche de 0,32 %
Le virus de l’hépatite B, avec un risque inférieur à 1 %

Le virus de l’hépatite B, avec un risque de 20 à 30 %

Explication

Après une exposition percutanée, le risque de transmission est estimé à 20–30 % pour le VHB, contre 5 % pour le VHC et 0,32 % pour le VIH. Le VHB est donc l’agent associé au risque le plus élevé parmi ces trois virus.

66. Quelle démarche fait partie de la prise en charge immédiate d’une exposition professionnelle au VIH ?

Traiter la plaie par antibiotiques et réserver l’évaluation du sujet source à la consultation annuelle
Attendre la séroconversion avant de nettoyer la plaie et commencer un traitement antiviral
Administrer une sérovaccination contre le VIH puis contrôler l’hémogramme à distance
Désinfecter la plaie, évaluer le sujet source, envisager une prophylaxie et organiser un suivi spécialisé

Désinfecter la plaie, évaluer le sujet source, envisager une prophylaxie et organiser un suivi spécialisé

Explication

La prise en charge comprend la désinfection de la plaie, l’évaluation sérologique du sujet source, une prophylaxie post-exposition si elle est indiquée et un suivi spécialisé. Attendre une séroconversion ferait perdre l’intérêt de la prophylaxie précoce.

67. Dans quel délai la prophylaxie post-exposition au VIH doit-elle être commencée ?

Au moment du premier contrôle sérologique, généralement plusieurs semaines après l’exposition
De préférence dans les quatre premières heures et au plus tard dans les quarante-huit heures
Après obtention des résultats sérologiques définitifs, même si plusieurs jours se sont écoulés
De préférence après une semaine et au plus tard dans le mois suivant l’exposition

De préférence dans les quatre premières heures et au plus tard dans les quarante-huit heures

Explication

La prophylaxie post-exposition au VIH est urgente : elle doit idéalement débuter dans les quatre premières heures et au plus tard dans les quarante-huit heures. Le suivi sérologique intervient secondairement et ne doit pas retarder cette prise en charge.

68. Quelle sérovaccination est indiquée dans les quarante-huit heures chez une personne non immunisée exposée au VHB ?

Une dose d’immunoglobulines anti-VHC associée à une vaccination contre le VIH
Une première injection vaccinale seule, sans immunoglobulines spécifiques
Un traitement antiviral oral associé à une vaccination différée contre le VHB
500 UI d’immunoglobulines anti-HBs associées à une première injection vaccinale

500 UI d’immunoglobulines anti-HBs associées à une première injection vaccinale

Explication

Chez une personne non immunisée exposée au VHB, la sérovaccination précoce associe 500 UI d’immunoglobulines anti-HBs à une première injection de vaccin. Cette stratégie est distincte de la prise en charge du VHC, pour lequel aucune prophylaxie post-exposition n’est disponible.

69. Quel mécanisme explique l’anémie par carence martiale ?

Une diminution de la synthèse de l’hème due à un défaut de fer
Une production excessive d’hémoglobine entraînant une hémolyse secondaire
Une destruction immunologique des globules rouges par des anticorps circulants
Une rétention du fer dans les macrophages liée à une inflammation chronique

Une diminution de la synthèse de l’hème due à un défaut de fer

Explication

L’anémie par carence martiale est une anémie centrale provoquée par un manque de fer, qui diminue la synthèse de l’hème. La rétention du fer dans les macrophages évoque plutôt le contexte de l’anémie inflammatoire.

70. Quel profil biologique est typique d’une anémie par carence martiale ?

Une anémie microcytaire, hypochrome et arégénérative avec un VGM inférieur à 80 fL
Une anémie macrocytaire, normochrome et régénérative avec un VGM supérieur à 100 fL
Une anémie normocytaire, hyperchrome et arégénérative avec un VGM supérieur à 95 fL
Une anémie microcytaire, hyperchrome et régénérative avec un VGM inférieur à 80 fL

Une anémie microcytaire, hypochrome et arégénérative avec un VGM inférieur à 80 fL

Explication

La carence martiale donne une anémie microcytaire, hypochrome et arégénérative, avec un VGM inférieur à 80 fL et une CCMH diminuée. Un profil macrocytaire ou régénératif oriente vers d’autres mécanismes.

71. Quel résultat du bilan martial soutient le diagnostic d’une carence en fer chez une femme ?

Une ferritine inférieure à 20 μg/L associée à un fer sérique inférieur à 11 μmol/L
Une ferritine supérieure à 30 μg/L associée à un fer sérique inférieur à 5 μmol/L
Une ferritine normale associée à un fer sérique supérieur à 15 μmol/L
Une ferritine supérieure à 100 μg/L associée à un fer sérique supérieur à 20 μmol/L

Une ferritine inférieure à 20 μg/L associée à un fer sérique inférieur à 11 μmol/L

Explication

Chez la femme, une ferritine inférieure à 20 μg/L et un fer sérique inférieur à 11 μmol/L sont compatibles avec une carence martiale. Une ferritine normale ou augmentée ne correspond pas au profil classique attendu dans cette situation.

72. Quel traitement martial oral est recommandé chez l’adulte atteint d’anémie ferriprive ?

Un sel de fer ferreux à 200 mg par jour pendant au moins trois mois, poursuivi jusqu’à normalisation de la ferritine
Une supplémentation intraveineuse systématique à faible dose pendant trois mois, sans contrôle de la ferritine
Un sel de fer ferreux à 200 mg par jour pendant deux semaines, arrêté dès disparition de la fatigue
Un sel de fer ferrique à 50 mg par semaine pendant un mois, arrêté dès la remontée de l’hémoglobine

Un sel de fer ferreux à 200 mg par jour pendant au moins trois mois, poursuivi jusqu’à normalisation de la ferritine

Explication

Le traitement repose sur un sel de fer ferreux oral à 200 mg par jour pendant au moins trois mois, avec poursuite jusqu’à normalisation de la ferritine. L’arrêt dès l’amélioration clinique ou la remontée de l’hémoglobine expose à une reconstitution insuffisante des réserves.

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