QCM : Neuropsychiatrie et psychomotricité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À la suite de la réforme universitaire de 1968, quelle spécialité a été remplacée par celles de neurologue et de psychiatre ?

La neurologie
La neuropsychiatrie
La psychiatrie
La médecine militaire

La neuropsychiatrie

Explication

La réforme de 1968 a créé les spécialités distinctes de neurologue et de psychiatre, remplaçant celle de neuropsychiatre. La neurologie et la psychiatrie sont les spécialités nouvelles, tandis que la médecine militaire renvoie à un contexte d’usage antérieur du terme.

2. Après 1968, un collègue affirme que les maladies organiques et fonctionnelles relèvent de domaines nettement séparés. Quelle position Ajuriaguerra adopte-t-il face à cette distinction ?

Il soutient l’autonomisation de la psychiatrie vers 1965.
Il défend cette distinction entre neurologie et psychiatrie.
Il ne partage pas cette distinction entre neurologie et psychiatrie.
Il réunit les deux spécialités dans les services militaires.

Il ne partage pas cette distinction entre neurologie et psychiatrie.

Explication

Ajuriaguerra ne partage pas la vision qui distingue strictement les maladies organiques des maladies fonctionnelles et sépare ainsi neurologie et psychiatrie. L’adhésion à cette séparation inverse sa position, l’autonomisation vers 1965 est associée à Henri Ey, et les services militaires renvoient à une période antérieure.

3. Lors d’un examen, une personne présente des signes subtils associés à des perturbations de l’intégration sensorimotrice, mais sans permettre de localiser une lésion. Comment classer ces signes ?

Comme des signes localisant une lésion précise.
Comme des signes neurologiques de premier ordre.
Comme des signes sans perturbation sensorimotrice.
Comme des signes neurologiques mineurs.

Comme des signes neurologiques mineurs.

Explication

Les signes neurologiques mineurs sont subtils, associés à des perturbations de l’intégration sensorielle et sensorimotrice, et ne localisent pas une lésion. Les signes de premier ordre, au contraire, peuvent contribuer à une localisation lésionnelle.

4. Dans une étude portant sur 100 personnes atteintes de schizophrénie, combien de cas environ peuvent présenter des signes neurologiques mineurs, selon la fréquence rapportée ?

Environ 50 à 65 cas.
Environ 65 à 80 cas.
Environ 35 à 50 cas.
Environ 90 à 100 cas.

Environ 50 à 65 cas.

Explication

Les signes neurologiques mineurs sont rapportés dans 50 à 65 % des cas de schizophrénie : sur 100 personnes, cela correspond à environ 50 à 65 cas. Les autres intervalles correspondent à une sous-estimation ou à une surestimation de cette fréquence.

5. Comment caractériser la vulnérabilité associée aux signes neurologiques mineurs avant l’apparition d’un trouble psychiatrique ?

Ils signalent une lésion cérébrale focale responsable de manifestations neurologiques localisées.
Ils correspondent à des signes observés uniquement chez les patients atteints de schizophrénie chronique.
Ils surviennent après l’apparition des symptômes et reflètent principalement les effets des traitements.
Ils peuvent apparaître durant la phase prémorbide ou prodromique, notamment chez des personnes à haut risque familial.

Ils peuvent apparaître durant la phase prémorbide ou prodromique, notamment chez des personnes à haut risque familial.

Explication

Les signes neurologiques mineurs peuvent précéder la maladie, être présents pendant les prodromes et concerner des enfants à haut risque en raison d’antécédents familiaux. Les effets des traitements peuvent les aggraver, mais ne définissent pas leur apparition précoce.

6. Pour un trouble psychomoteur avéré, quelle séquence structure la prise en charge psychomotrice ?

Accompagnement familial, suivi et orientation, puis diagnostic psychomoteur
Dépistage et prévention, guidance parentale, puis éducation avant l’apparition du trouble
Évaluation et diagnostic psychomoteur, accompagnement familial, puis suivi et orientation
Suivi et orientation, évaluation psychomotrice, puis accompagnement familial

Évaluation et diagnostic psychomoteur, accompagnement familial, puis suivi et orientation

Explication

Pour un trouble psychomoteur avéré, la démarche commence par l’évaluation et le diagnostic, se poursuit par la prise en charge ou l’accompagnement familial, puis comprend le suivi et l’orientation. Le dépistage, la prévention et la guidance parentale relèvent plutôt de l’intervention précoce avant l’apparition d’un trouble avéré.

7. Dans la prise en charge précoce, quel rôle la psychomotricité peut-elle jouer avant qu’un trouble avéré n’apparaisse ?

Orienter la famille vers un suivi spécialisé après l’apparition de symptômes persistants
Associer dépistage, prévention et éducation au soutien du développement et à la guidance parentale
Poser un diagnostic neurologique et débuter un traitement médicamenteux adapté
Rééduquer des déficits moteurs confirmés après une évaluation psychomotrice complète

Associer dépistage, prévention et éducation au soutien du développement et à la guidance parentale

Explication

Avant l’apparition d’un trouble avéré, la psychomotricité peut contribuer au dépistage et à la prévention, tout en soutenant le développement et en guidant les parents. L’évaluation diagnostique et l’accompagnement familial structurent plutôt la prise en charge de troubles psychomoteurs déjà avérés.

8. Dans les TNF, comment la perception du mouvement autogénéré se distingue-t-elle de la perception habituelle ?

Elle est plus forte, en lien avec une atténuation sensorielle réduite.
Elle varie uniquement selon l’intensité des stresseurs psychologiques.
Elle est plus faible, en lien avec une atténuation sensorielle renforcée.
Elle reste inchangée, malgré une activation accrue des régions motrices.

Elle est plus forte, en lien avec une atténuation sensorielle réduite.

Explication

Une atténuation sensorielle réduite rend la perception du mouvement produit par soi-même plus forte que la normale. Les stresseurs psychologiques peuvent précipiter un TNF, mais ne sont pas présentés comme la cause directe de cette altération perceptive.

9. En quoi le travail psychomoteur sur l’agentivité se distingue-t-il des autres axes de la prise en charge psychomotrice des TNF ?

Il se concentre sur la sensorialité et le schéma corporel sans travailler l’autonomisation ni l’expression émotionnelle.
Il cherche surtout à améliorer les postures et la marche par des exercices de rééducation motrice.
Il mobilise notamment la conscience de soi et des retours sensoriels pour soutenir le sentiment d’être à l’origine de ses actions.
Il vise principalement la relaxation et l’apaisement de l’anxiété afin de réduire la tension corporelle.

Il mobilise notamment la conscience de soi et des retours sensoriels pour soutenir le sentiment d’être à l’origine de ses actions.

Explication

Le travail sur l’agentivité peut associer conscience de soi, expression émotionnelle, intégration sensorielle et retours visuels, auditifs ou kinesthésiques pour renforcer le sentiment d’auteur de ses actions. La relaxation et l’apaisement constituent d’autres axes psychomoteurs possibles, mais ne définissent pas spécifiquement ce travail sur l’agentivité.

10. Quel mécanisme est associé au syndrome parkinsonien provoqué par les antipsychotiques ?

L’activation de la sérotonine, associée à des troubles de la mémoire
Le blocage de l’action de la dopamine, associé à des tremblements et à une raideur
L’augmentation de l’action de la dopamine, associée à une hyperactivité motrice
La diminution de l’acétylcholine, associée à une perte de sensibilité cutanée

Le blocage de l’action de la dopamine, associé à des tremblements et à une raideur

Explication

Le syndrome parkinsonien lié aux antipsychotiques est associé au blocage de l’action de la dopamine et peut entraîner tremblements, raideur, lenteur des mouvements et troubles de l’équilibre. L’augmentation de l’action de la dopamine ne correspond pas au mécanisme indiqué pour cet effet neurologique.

11. Dans le trouble de stress post-traumatique, quelle conséquence est associée à l’hyperactivité de l’amygdale ?

Un sentiment persistant de peur et de danger, avec des réactions émotionnelles plus vives et négatives
Des flashbacks et des reviviscences, associés à l’hyperactivité de l’insula
Une diminution de la plasticité et du volume de l’hippocampe, liée à son hypoactivité
Des difficultés à évaluer les émotions et à résoudre les conflits, liées au déficit d’activation du cortex cingulaire

Un sentiment persistant de peur et de danger, avec des réactions émotionnelles plus vives et négatives

Explication

L’hyperactivité de l’amygdale est associée à une peur et à un sentiment de danger constants, ainsi qu’à des réactions émotionnelles plus vives et négatives. Les flashbacks et les reviviscences sont plutôt associés à l’hyperactivité de l’insula.

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Que sont les signes neurologiques mineurs (NSS) à l’examen neurologique ?

Des signes subtils sans localisation lésionnelle, associés à des perturbations de l’intégration sensorielle et sensorimotrice.

Chez qui les signes neurologiques mineurs sont-ils rapportés dans 50 à 65 % des cas ?

Chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Quels psychiatres contribuent à la réglementation de la psychiatrie au XIXe siècle ?

Esquirol et Pinel.

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